Hello tout le monde ! Me revoilà avec une nouvelle fanfiction sortie fraichement de mon esprit dérangé xD Cette idée m'est venue après avoir potassé un livre sur les légendes les plus célèbres dans lequel figurait bien sûr celle de la Bête du Gévaudan. Etant par ailleurs fan d'heroic-fantasy, je me suis dit que ça pourrait donner quelque chose de sympa de mixer un contexte legendaire/historique avec Teen Wolf. Attention, cette fanfiction est un UA !

L'histoire se passe au temps de Louis XV mais le contexte de cette fanfiction ne cadre pas à 100% historiquement parlant alors navrée d'avance pour les historiens pointilleux. De même pour le langage, je n'allais pas m'amuser à faire un langage type Ancien Français ^^' Et ok l'histoire se passe en France (pour coller à la légende), mais j'ai tout de même conservé les noms des personnages de la série tels qu'ils sont.

Disclaimers : Comme toujours les personnages de la série Teen Wolf ne m'appartiennent pas et la légende de la Bête du Gévaudan n'est pas non plus de ma création mais ça tout le monde s'en doute hein :p

Voilà, je vous souhaite une bonne lecture et laissez-moi vos avis !


C'était à la fin de l'année 1764, à Langogne, chef-lieu de la province du Gévaudan. Autrefois paisible et retirée de tout, cette province était depuis plusieurs mois au centre de toutes les discussions et de toutes les inquiétudes. En effet, les habitants, au même titre que les gazettes du coin, ne cessaient de rapporter des attaques incessantes de bête sauvage dans les environs. Le Gévaudan tremblait. Bon nombre de femmes et d'enfants avaient trouvé la mort dans de terribles circonstances. Les proies de la bête étaient essentiellement des gardiens de troupeaux qui restaient auprès de leur bétail parfois même durant la nuit. Tout le monde était terrifié par ce qui se disait dans les journaux. Les corps avaient été retrouvés atrocement mutilés : démembrés, égorgés, souvent défigurés à tel point qu'ils n'avaient plus rien d'humain. D'où pouvait sortir cette créature infernale ? Quelle était-elle exactement et que recherchait-elle si ce n'était de tuer des innocents ? Personne n'en savait rien et c'était surement ça le plus inquiétant. Plus les semaines passaient, plus les abominables tueries se multipliaient et les habitants restaient totalement impuissants face au phénomène. C'était de véritables carnages qui étaient en train de faire sombrer le Gévaudan tout entier dans l'horreur.

Bien sûr, à défaut de savoir exactement à quoi s'en tenir, on avait tenté de récolter les avis des uns et des autres un peu partout dans la province. Les éleveurs de bétail parlaient d'un loup féroce avide de chair humaine, quant aux ecclésiastiques, il ne faisait nul doute à leurs yeux qu'il s'agissait là d'une manifestation démoniaque, d'une bête envoyée par les Forces du Mal afin de punir les habitants pour tous les péchés qu'ils auraient pu commettre. Ainsi, le Gévaudan se sentait impuissant, ne pouvant qu'espérer que cette bête finirait par disparaître aussi soudainement qu'elle était apparue et que la vie pourrait ainsi reprendre son cours normal.

Toutefois, tout le monde ne s'avouait pas vaincu pour autant. Ayant pris la tête d'une troupe de hardis paysans, le capitaine Duhamel s'était fixé pour but de débusquer le mystérieux animal et de le tuer, même si pour cela il devait risquer sa vie. Il tua plusieurs loups des environs, pourtant les attaques continuaient toujours et semblaient même se multiplier, comme si la bête semblait prendre un malin plaisir à narguer les Hommes qui s'étaient mis en tête d'en finir avec elle.

Les témoignages recueillis de ceux qui l'avaient aperçue ne firent que renforcer les inquiétudes en province. Tous s'accordaient à dire que la bête était énorme et massive, bien plus que ne l'aurait été un loup banal et le détail qui revenait le plus souvent dans les conversations était sans nul doute la couleur de ses yeux qui –disait-on- luisaient d'une lueur rouge comme le sang.

Ainsi en cette fin du mois de novembre 1764, la terreur avait atteint son paroxysme, tant et si bien que l'affaire était parvenue jusqu'aux oreilles du roi Louis XV lui-même, lequel avait alors fait appel à ses meilleurs louvetiers afin de ratisser la région et de tenter de mettre enfin un terme à toutes ces horreurs. Mais les moyens mis en œuvre semblaient être bien dérisoires à côté du pouvoir de la bête qui ne cessait de tuer. Le mystère était encore loin d'être résolu et personne ne savait encore avec exactitude à quelle sorte d'animal ou d'abomination on avait alors affaire...

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La nuit allait bientôt tomber et un jeune adolescent, âgé d'à peu près dix-sept ans, regardait le soleil décliner derrière les collines au loin. Il soupira en songeant à la longue nuit qu'il allait devoir passer, une fois de plus, à surveiller le troupeau de moutons que sa mère, Melissa, avait placé sous son entière responsabilité. Son père ne vivait plus avec eux, et étant fils unique, c'était donc à lui qu'il appartenait d'exécuter cette tâche. Mais Scott – car en effet le jeune homme aux yeux sombres se prénommait ainsi – rêvait d'autre chose, d'une toute autre vie. Non pas que la sienne était des plus pénibles, il pouvait même encore s'estimer heureux car sa mère était tolérante et d'une grande gentillesse, mais il savait au plus profond de lui-même que la vie d'éleveur de moutons n'était pas faite pour lui. Scott, sûrement comme tous les garçons de son âge, rêvait d'une vie faite de voyages et d'aventures insolites, de découvertes. Mais au lieu de parcourir la campagne, il se trouvait là à devoir surveiller un troupeau de moutons idiots qui passait son temps à bêler et à manger de l'herbe.
« Passionnant », songea-t-il avec amertume. Cependant il ne servait à rien de se monter la tête avec de tels espoirs qu'il savait vains. Il était condamné à cette vie quasi monacale pour le restant de ses jours. Heureusement qu'il y avait au moins Stiles, le fils de ses voisins, du même âge que lui, avec qui il pouvait partager ses rêves d'adolescent. Avec lui il pouvait faire les quatre cent coups, rire, parler de tout et de rien, bref se sentir libre de penser et de dire tout ce qui lui passait par la tête et ça faisait un bien fou !
Cela mettait au moins un peu d'animation dans son quotidien trop bien réglé. Scott se levait le tous les jours aux aurores pour rentrer du foin et nourrir les bêtes, puis il devait mener le troupeau au pâturage et veiller sur lui toute la journée. Il n'avait malheureusement que de trop rares occasions pour passer du temps avec son meilleur ami et cela lui manquait cruellement, surtout en ce moment.

En effet, Scott n'était pas sans savoir ce qui se racontait au village. Cela faisait des mois que les habitants ne parlaient plus que de la mystérieuse créature qui attaquait tant les troupeaux que les êtres humains...surtout les êtres humains même. Stiles devait lui aussi être au courant de tout ceci et Scott regrettait de ne pouvoir en parler avec lui. Son meilleur ami avait toujours été un peu excentrique alors ce genre d'histoire c'était tout à fait pour lui. Scott se mit d'ailleurs à sourire largement en imaginant Stiles, en train de formuler tout un tas d'hypothèses toutes plus loufoques les unes que les autres à ce sujet. Ça devait valoir le détour.

Malgré sa bonne humeur naissante, le jeune homme s'efforça de se tirer de sa rêverie pour jeter un œil au troupeau. Tout semblait calme. Comme toujours d'ailleurs. A la vue de l'obscurité qui commençait à envelopper le ciel, les moutons se rassemblèrent, prêts à passer la nuit et Scott devait bien admettre que lui aussi avait très envie de dormir. C'était sa dernière nuit ici, demain en fin de journée il pourrait enfin ramener les bêtes à la ferme et retrouver des activités plus sociales pour un adolescent de son âge. Il avait hâte.

Il s'assit sur le sol, se cala contre un rocher, prit son épais châle en laine et s'emmitoufla dedans. Lorsqu'il eut enfin trouvé la position la plus confortable, il cessa de bouger et ferma lentement les yeux. La journée avait été longue et il avait plus que tout besoin de repos.

Scott ne mit pas bien longtemps avant de s'endormir, mais alors qu'il se laissait doucement aller au pays des rêves, les bêlements soudains et intempestifs de ses moutons l'en tirèrent. Il rouvrit donc aussitôt les yeux d'un air mécontent et se leva pour s'approcher de plus près des animaux. Il en caressa quelques-uns au passage et se mit à leur parler d'une voix calme pour tenter de les apaiser.

- On se calme, tout va bien. Qu'est-ce qui vous prend ? Vous avez peur du noir maintenant ?

Mais le troupeau ne semblait pas être enclin à se calmer, bien au contraire. Les bêlements devenaient de plus en plus pressants et affolés tandis que le troupeau s'agglutinait autour de Scott, qui lui, tentait tant bien que mal de se frayer un passage au milieu de ces stupides ovidés. Il ne comprenait vraiment pas ce qui était en train de se passer dans leurs petites têtes. Le jeune homme tenta de faire de grands gestes pour attirer leur attention comme il aurait pu le faire avec des humains, mais bien sûr, cela restait sans effet. Abandonnant tout espoir de les canaliser de cette façon, il tenta alors de déceler la cause exacte de leur subit énervement.
Scott fit donc quelques pas, scruta dans tous les sens, mais il n'y avait rien. Absolument rien, ce qui le laissait encore plus perplexe. Avaient-ils perdu la raison ? Du moins à supposer qu'ils en avaient un jour eu une. L'adolescent leva les yeux au ciel d'un air dépité. « Bah, ils finiront bien par se calmer de toute façon » Songea-t-il, peu soucieux, avant de retourner près du rocher où il s'était précédemment assoupi. Il espérait bien que lorsque ces bêtes auraient retrouvé leur sérénité, il pourrait poursuivre sa nuit. Mais alors qu'il rajustait son châle sur ses épaules, Scott se figea en apercevant, à la limite de la forêt qui bordait le champ, des prunelles d'un rouge luisant qui le fixaient. Totalement sidéré, Scott se frotta les yeux, croyant qu'il avait affaire à une illusion d'optique. Lorsqu'il regarda à nouveau dans cette direction, il n'y avait plus rien et les moutons avaient retrouvé leur calme. Il resta encore figé quelques instants, ne sachant trop quoi penser de ce qui venait de se produire. Mais irrémédiablement, l'histoire de la mystérieuse bête qui terrorisait la région lui vint à l'esprit. Voyons...il avait quand même dix-sept ans ! Et puis il était presque un homme, alors ce n'était tout de même pas une histoire de bête sauvage qui allait lui faire peur non ? Ou peut-être que si après tout...
Scott sentit un frisson remonter le long de sa colonne vertébrale. Il n'aimait pas ça, pas du tout même. Et si c'était vraiment cette créature qu'il avait crû apercevoir à l'instant, dans ce cas il était absolument hors de question qu'il la laisse s'approcher de son troupeau !

Peut-être aurait-dû aller chercher de l'aide, mais en considérant bien les choses le village était en contrebas, à bien vingt minutes de marche et il n'y avait pas âme-qui-vive aux alentours. Abandonner les moutons ici pour aller rameuter les paysans du village aurait été pure folie, alors Scott se sorti cette idée de la tête. Non, il allait se débrouiller tout seul.

Dans un regain de confiance, ou plutôt après s'être efforcé d'enterrer ses craintes au plus profond de lui, l'adolescent, armé d'une simple canne de berger, se dirigea vers l'endroit exact où il avait cru apercevoir les yeux de la bête. Il écarta quelques buissons fournis à l'aide de son bâton mais ne vit rien. Pourtant quelque chose était étrange, il le sentait même s'il n'arrivait pas à savoir quoi. Scott fit alors quelques pas supplémentaires, oubliant sa peur au même titre que sa prudence, et il commença à s'enfoncer dans les bois. Mais il faisait sombre à présent, bien trop sombre pour pouvoir y voir quoi que ce soit. C'était inutile.

Après quelques minutes, Scott décida de rebrousser chemin pour retourner auprès du troupeau qu'il avait délibérément laissé sans surveillance, mais un « crac » sonore de brindille écrasée le fit stopper net. De toute évidence il n'était pas seul et il y avait quelqu'un d'autre ici...

L'adolescent sentit la peur s'emparer de lui et son cœur battait à tout rompre, cognant comme un animal apeuré à l'intérieur de sa poitrine. Des bruits de pas, de feuilles remuées et de brindilles se firent à nouveau entendre et Scott n'attendit pas davantage pour se mettre à courir. Il détala à une allure folle à travers les bois, ne sachant même pas où il allait, mais au final à côté du désir de sauver sa vie, l'itinéraire pouvait bien être considéré comme un détail.

Mais il était suivi, il le sentait, ce qui le poussa à redoubler d'effort pour tenter de distancer son poursuivant. C'est alors que, soudain, son visage entra sévèrement en contact avec un parterre de feuilles sèches et de terre, et Scott sentit une douleur aigüe traverser sa jambe gauche. Etalé de tout son long sur le sol, l'adolescent venait de se prendre le pied dans une racine. Il peina à se relever et à reprendre ses esprits, mais l'instinct de survie devait être le plus fort, car, malgré la douleur dans sa jambe, Scott se remit à courir. Toutefois il fut brusquement et soudainement tiré en arrière. La panique commença à s'emparer de lui. Il ne parvenait pas à voir son assaillant dans une telle obscurité et sa force était colossale. Il tenta bien sûr de se débattre, de lui faire lâcher prise, mais une douleur terrible le foudroya soudain. Il venait de ressentir une brûlure à couper le souffle au niveau de son abdomen. Sa chair venait de se déchirer et il se mit à hurler de douleur. Quelque chose l'avait mordu. Dans un ultime élan, Scott envoya un puissant coup de pied dans cette...chose qui venait de l'agresser et, avec soulagement, il constata que cela l'avait mise en déroute. Alors il tenta de se relever et souleva son haut pour constater l'ampleur de la blessure. Il faisait nuit noire à présent, pourtant il put très nettement distinguer qu'il y avait du sang qui maculait sa peau et ses vêtements. La douleur était intense et lancinante. Bon sang...mais que s'était-il passé au juste ? Et qu'est-ce que c'était ? Un loup ? C'est du moins la première chose à laquelle pensa Scott, avant que, totalement à bout de forces, il ne retombe inconscient sur le sol humide, enveloppé par le voile sombre de la nuit...


Alors, ça vous a plu? Que pensez-vous du fait de voir Scott en gardien de moutons? Fun non? Moi en tout cas je me suis beaucoup amusée à l'imaginer ainsi xD