Hello les amis ! Me revoilà pour vous poster un nouveau chapitre qui j'espère vous enthousiasmera plus que le premier...à vrai dire j'ai l'impression que ce chapitre à un peu fait un flop... ^^' Mais c'est pas grave, je vais essayer de me rattraper avec celui-ci

Un grand, un immense merci à Constance ! Je te remercie mille fois de m'avoir encouragée à continuer, sans ta review je ne suis pas sûre que j'aurais eu le courage d'écrire le chapitre 2 alors merci à toi ! :D Et ravie que l'idée d'un Scott en berger t'ai plu ^^

Sinon, je reprécise que le style de langage que j'emploi dans cette fanfic relève surtout du délire et de la personnalité des personnages de la série, mais il ne colle en aucun cas au contexte historique de l'époque. Eh oui, il faudra vous y faire :p

Sinon voilà, je crois avoir tout dit. Bonne lecture :)


- Stiles ! Stiles !

Une voix tonitruante se faisait entendre à travers toute l'habitation, tandis qu'un jeune homme aux yeux chocolat, encore à moitié endormi, peinait à émerger de son sommeil. Celui-ci tenta d'ignorer les appels de son père et se retourna dans son lit, décidé à se rendormir, tout en remontant son épaisse couverture sur ses épaules, mais il comprit bien vite que ça n'allait de toute évidence pas être possible. Monsieur Stilinski en avait décidé autrement.
Alors, l'adolescent soupira profondément, agacé, et se rendit dans la cuisine, depuis laquelle son père n'avait de cesse de l'appeler.

- Stiles, tu as vu l'heure qu'il est ?! Je suis en retard, quant à toi tu devrais déjà avoir nourri les bêtes !

En effet, monsieur Stilinski tenait un rôle capital dans la vie du village, contribuant à la fois à la sécurité des éleveurs du coin et au bon fonctionnement de la vie communautaire, étant de ce fait très occupé par ses fonctions. C'était sans nul doute un homme très apprécié. Mais plus que cela, il était aussi un père très attentif, surtout depuis la mort de sa femme, survenue quelques années auparavant. Ni lui ni Stiles n'y faisaient jamais allusion, mais au fond, John savait que son fils portait encore de profondes blessures suite à cette sombre période de leur vie.

Pressé par le temps, il termina d'une traite son bol de chicorée, tapota affectueusement sur l'épaule de son fils tout en lui rappelant la liste des choses à faire en son absence à vitesse grand V, puis quitta la maison, laissant Stiles seul, planté dans la cuisine.
Celui-ci s'installa donc autour de la table en bois, et, tout en entamant son petit-déjeuner, tenta de se remémorer, dans un ordre plus ou moins correct, les directives données par son père. Petit 1 : nourrir les bêtes. Ça c'était dans ses cordes, une chance. Bon. Petit 2 : aller chercher des œufs chez Monsieur et Madame Argent. Désespérant. Stiles avait toujours eu une sainte horreur des jours où son père l'envoyait chercher des œufs frais chez les Argent, à l'autre bout du village. Non pas que c'était loin, quoique, Stiles aurait largement préféré faire des grâces matinées au lieu de traverser tout le village pour accomplir ses corvées, mais il les avait toujours trouvé bien trop rigides et plus que tout, Gerard, le grand-père, qui s'occupait justement des poules, lui fichait royalement la trouille. D'apparence cet homme s'était toujours montré poli et souriant, mais Stiles sentait bien qu'il y avait quelque chose de déplaisant chez lui, sans pour autant être en mesure de dire quoi exactement. Mais il allait devoir mettre ses ressentis de côté et aller récupérer ces foutus œufs.
Petit 3 : balayer et laver les sols. Stiles soupira et leva les yeux au ciel, tout en émettant des commentaires pour lui-même :

- Génial, merci papa ! Il m'a pris pour Cendrillon (#1) ou quoi ?

Et enfin, petit 4 : préparer le déjeuner. Bon sang, là il avait vraiment l'impression de tenir le rôle de la gentille petite épouse au foyer. A tous les coups son père finirait encore par lui faire remarquer que le repas était trop cuit, ou pire, qu'il ne ressemblait...à rien, ce qui arrivait le plus souvent. Mais après tout, monsieur Stilinski avait l'habitude du manque évident de talent culinaire de son fils.
Stiles ingurgita rapidement quelques tartines accompagnées de marmelade, ainsi qu'un bol de chocolat chaud (#2), avant d'aller rapidement s'habiller. Il était déjà suffisamment en retard comme ça. Une fois fin prêt, il se rendit dans l'étable où il prit une fourche et commença à étaler du foin pour nourrir les vaches. Au milieu des beuglements intempestifs et de l'odeur prononcée de...crottin, l'adolescent soupira profondément. Bon sang...ce qu'il aurait aimé que Scott soit là. Surtout avec toutes les histoires qu'il avait entendues ces derniers temps. Tout le monde était inquiet au village et il avait pu, à plusieurs reprises, entendre les conversations de son père au sujet de la bête sauvage. Plus que tout il aurait voulu pouvoir en discuter avec Scott, mais celui-ci avait déjà bien assez à faire avec ses moutons. Depuis qu'il les avait emmenés en transhumance quelques semaines auparavant, il n'avait plus eu l'occasion de le voir et le quotidien que lui vivait ici était plus que pesant. Déprimant.
Stiles termina de nourrir les animaux et retourna dans la maison, se postant quelques instants devant le miroir pour s'assurer qu'il était relativement présentable, assez du moins pour se rendre chez les Argent. Il prit donc un panier en osier et s'en-alla, le visage sombre.
Il coupa par quelques raccourcis qu'il connaissait bien, déboucha près de l'église du village et emprunta le chemin principal qui menait à la maison des Argent. Stiles trainait les pieds et ne cessait de soupirer, bien qu'il essayait tout de même de positiver. Remarque, avec un peu de chance peut-être que le patriarche ne serait pas là, songea-t-il pour tenter de se donner du courage.

Lorsqu'il arrive au portail et qu'il fit tinter la cloche à l'entrée, deux gros chiens vinrent immédiatement se coller contre la barrière en aboyant d'un air menaçant. Stiles recula d'ailleurs de quelques pas.

- On se calme les gros toutous...Gentils...

Leur dit-il d'un ton qui peinait à masquer sa crainte. Après quelques instants, une voix empreinte d'autorité rappela les deux canidés qui, aussitôt, s'écartèrent du portail. Celui-ci s'ouvrit alors sur Christopher Argent, plus communément appelé « Chris » par les habitants du village. Le visage de ce dernier resta parfaitement impassible. Ce type-là aussi lui faisait froid dans le dos.

- Ah...Bonjour monsieur Argent, lança Stiles d'un air faussement jovial.

Avec Chris tout comme avec Gerard, Stiles avait toujours eu la désagréable impression que les deux hommes parvenaient à lire en lui comme dans un livre ouvert.

- Bonjour Stiles. Tu es venu chercher les œufs pour ton père j'imagine ?

- Oui...c'est ça, répondit Stiles, tout en se passant nerveusement la main derrière la tête, en affichant un sourire figé et forcé.

- Hm. Tu peux entrer, mon père est au poulailler justement.

Chris Argent s'écarta quelque peu pour laisser l'adolescent pénétrer dans la propriété et referma assez brusquement le portail derrière lui, de quoi le faire sursauter. Puis, il l'abandonna au milieu de l'immense cour, lui disant qu'il avait affaire et que de toute manière il connaissait le chemin.
Une fois seul, Stiles inspira profondément et redressa les épaules. Il était temps d'aller voir Gerard. Mais alors qu'il s'apprêtait à prendre la direction du poulailler, une main se posa sur son épaule et Stiles sursauta vivement, avant de se rendre compte qu'il ne s'agissait que d'Allison, la fille de Chris. Celle-ci était plutôt jolie, avec de petits yeux marron pétillants et de beaux cheveux bruns soyeux et ondulés. Jolie, certes, mais pas son type. Et puis de toute manière, l'adolescent n'avait d'yeux que pour Lydia Martin, une ravissante blonde vénitienne aux yeux verts qui n'était autre que la fille du précepteur du village. Une jeune fille distinguée, pas du tout de sa condition. Mais ce n'était pas le moment de se perdre dans ce genre de pensées. Allison, c'était la fille dont Scott n'arrêtait pas de lui rabâcher les oreilles depuis des mois. Aucun doute, son meilleur ami en était raide dingue et Stiles supposait qu'Allison n'était elle-même pas insensible au charme de Scott. Ne restait plus qu'à savoir si Scott se déciderait un jour à avouer ses sentiments à Allison, ou s'il allait continuer à jouer les amoureux transit en secret...enfin plus ou moins en secret, sachant qu'il n'était pas du tout discret.

Allison ne put s'empêcher de rire en voyant la mine déconfite qu'affichait Stiles.

- Je t'ai fait peur à ce point ?

- Pas du tout. C'est juste que tu m'as...surpris.

La jeune fille ne perdit pas son sourire, loin de là. Elle discuta un peu avec Stiles, de tout et de rien, jusqu'au moment où la voix de sa mère, cette harpie de Victoria Argent, se fit entendre, alors qu'elle appelait sèchement sa fille, la rappelant à ses occupations. L'adolescente haussa les épaules d'un air navré, s'excusa auprès de Stiles et lui faussa compagnie, le laissant à nouveau seul dans la cour, avec les deux chiens de Chris qui l'observaient avec curiosité.

- Génial..., marmonna Stiles avant de se rendre pour de bon au poulailler, dans lequel Gerard terminait de récolter les œufs du jour, panier à la main.

Ce dernier entendit aussitôt Stiles arriver et sortit du baraquement en bois dans lequel logeaient les gallinacés.

- Tiens, bonjour Stiles. Tu viens récupérer les œufs ? Déclara-t-il avec un fin sourire, exactement celui qui faisait intérieurement frissonner l'adolescent. Ce vieil homme avait quelque chose de perturbant, c'était un fait établi.

Stiles acquiesça en souriant nerveusement et suivi le patriarche qui avait déjà préparé la commande de son père.

- Tend ton panier, ordonna Gerard.

Stiles s'exécuta et pendant que l'autre remplissait son panier, l'adolescent se prit à le détailler avec attention. Ses yeux étaient petits et perçants, sa mâchoire dure et carrée retranscrivait parfaitement toute la vigueur du personnage malgré son âge et Stiles avait bien l'impression que la capacité d'analyse de cet homme devait être au-dessus de la normale. Il le sentait. En résumé Gerard n'était pas le genre de type à se laisser mener en bateau. Un vieil oiseau de proie toujours alerte, voilà ce à quoi il lui faisait penser.
Une fois le panier rempli, Gerard lui adressa un sourire satisfait et lui tapota l'épaule.

- Et voilà, une belle douzaine d'œufs frais. Ton père va certainement se régaler. Tu m'en diras des nouvelles.

- Oui, c'est sûr. Tenez, et merci pour tout.
Stiles lui donna l'argent qu'il lui devait, et alors qu'il s'apprêtait à partir après avoir poliment salué le vieil homme, celui-ci le retint assez fermement par le bras, provoquant la surprise de Stiles qui le regardait, ne sachant quoi dire ou quoi faire exactement.

- Dis-moi mon garçon, ton père a-t-il eu du nouveau concernant les récentes attaques ?

Son ton avait l'air étrangement intéressé, inquiétant même. Stiles sentit son estomac se nouer. Il ne savait pas grand-chose, que quelques bribes récoltées par-ci par-là grâce à ses oreilles indiscrètes, mais il n'avait nullement l'intention de partager ce qu'il savait avec Gerard Argent. La seule personne à laquelle il avait envie d'en parler était Scott, son meilleur ami, et personne d'autre. Alors, en s'efforçant de prendre l'air le plus honnête et détaché possible, Stiles haussa les épaules.

- Non, pas vraiment, il est tout aussi perplexe que les gens du village à vrai dire.

- Hm. Je vois. Bon, dans ce cas passe-lui le bonjour de ma part, conclut Gerard en souriant finement comme il savait si bien le faire.

Le vieil homme le raccompagna jusqu'au portail et, alors qu'il s'apprêtait à partir, il vit Chris passer, accompagné de ses chiens, armé d'une arbalète. A voir le regard un peu trop curieux que lui lançait Stiles, Gerard le poussa littéralement vers la sortie en lui disant, toujours dans un sourire, que son fils partait simplement chasser. Sans plus de cérémonie, le portail se referma, laissant Stiles bêtement planté, son panier chargé d'œufs à la main.
Alors l'adolescent s'en-alla et émit quelques réflexions ironiques pour lui-même sur le chemin du retour.

- Tss, y'a pas à dire, c'est toujours aussi sympa l'accueil chez eux.

Mis à part Allison qu'il parvenait encore relativement à apprécier, il avait tout bonnement une sainte horreur de la famille Argent et en particulier du grand-père.
Stiles marcha durant de longues minutes, plus ou moins contraint d'adopter une allure modérée à cause des œufs qu'il transportait. S'ils venaient à se casser avant qu'il n'ait atteint la maison, son père allait encore l'enguirlander en le traitant de maladroit et de tête-en-l'air. Non, il voulait éviter ça. Après un dernier embranchement, il s'engagea sur le petit chemin qui menait à sa ferme, lorsqu'il entendit soudain une voix l'appeler. Cette voix il la connaissait par cœur. Il se retourna et aperçut Scott, le rejoindre par le champ, à quelques mètres de lui. Son visage s'illumina aussitôt d'un sourire radieux. Lorsque son meilleur ami, accompagné de son troupeau de mouton, fut enfin arrivé à sa hauteur, Stiles voulut lui donner l'accolade, mais Scott recula. Le jeune Stilinski ne comprit pas ce que signifiait cet étrange comportement, mais une chose était sûre, Scott n'avait de toute évidence pas l'air d'être dans son assiette. Son visage était très pâle, ses yeux cernés et il semblait éprouver des difficultés à se tenir droit. Alors Stiles s'approcha à nouveau de lui, mais plus doucement cette-fois, tout en venant déposer une main réconfortante sur l'épaule de son meilleur ami.

- Ça ne va pas ?

- Stiles... Hier soir y'a une bête qui m'a attaqué... Je...

Scott souleva lentement son haut, révélant la plaie béante et douloureuse aux yeux de Stiles qui lui semblait effaré. Malgré le sang on distinguait clairement des traces de morsure.

- Mais c'était quoi ce truc ? Un puma ?! Un loup ?! Demanda Stiles, paniqué.

- Je crois que c'était un loup...Enfin, j'en sais rien, j'ai pas vraiment vu...
C'est tout ce que fus capable de répondre Scott. Bien sûr il avait vu ou plutôt cru voir cette paire d'yeux rouges, mais avec tout ça...il n'était plus certain de rien. Son esprit était bien trop embrouillé et surtout la douleur qu'il ressentait était à la limite du supportable, comme si elle envahissait son corps tout entier, lui coupant presque la respiration par moment.

Stiles, constatant que son ami était vraiment dans un sale état le pris doucement par le bras.

- Tu devrais rentrer montrer ça à ta mère, Scott, lui conseilla-t-il.
Mais Scott secoua négativement la tête.

- Nan je peux pas. Si elle voit ça elle va paniquer, je veux pas...

En un sens Stiles comprenait sa réponse. Après tout s'il avait été dans le même état que celui dans lequel Scott se trouvait actuellement, son père aurait probablement été dans tous ses états. Et avec le vent de panique qui soufflait actuellement sur la région, il était inutile d'aggraver encore la situation.

- Bon, alors viens chez moi je vais soigner ça, mon père est parti de toute façon. Et puis comme ça au moins je pourrais te raconter de quoi Allison et moi avons discuté ce matin.
Proposa Stiles, terminant sa réplique par un sourire malicieux, pour changer les idées de son meilleur ami.

Scott lui rendit son sourire, plus que tout curieux de savoir la moindre chose que Stiles avait pu apprendre, dire ou entendre au sujet de sa précieuse Allison. Les deux amis rejoignirent ensembles la ferme Stilinski dans une relative bonne humeur, sans se douter qu'un peu plus loin la bête guettait sa proie...


Voilà, j'espère que ce chapitre vous a plu ? Sachez que vous découvrirez Derek dans le chapitre suivant ;)

Sinon, voici juste quelques petites précisions pour les plus pointilleux d'entre vous :

(#1) Cendrillon : La première édition de ce conte a été réalisée par Charles Perrault en 1697, ça colle donc avec mon contexte historique, Stiles en tout à fait en mesure de le connaître.

(#2) : J'ai cru comprendre que c'est à peu près à cette période qu'ont commencé à se développer les petits déjeuners « traditionnels » avec de la confiture etc… Et le chocolat chaud était très apprécié.

Voilà, c'est à peu près tout. Sinon que dire de plus ? Laissez-moi des reviews, ça fait toujours plaisir et ça me donne le courage de continuer à écrire !