Mille pardons pour ce retard ! Tout d'abord, je souhaite à tous une bonne année 2012 ! Voici un nouveau chapitre de ma fic. J'espère que vous aimerez.

Merci à Lunastrelle, Didine22, ArynLuna, NocturneShadow et Sylvie pour leurs reviews.

Bonne lecture !

DISCLAIMER : Aucun personnage ne m'appartient, tout est à Jim Henson.


Chapitre 3 :

Maggy et Foufou

Sarah traversa rapidement l'enceinte de l'université. Aujourd'hui avait été sa première journée de cours. Elle était épuisée. Déjà, elle avait eu du mal à se repérer dans cet immense établissement. Le fait qu'elle ait mal dormi cette nuit ne l'aidait pas.

En plus, son livre rouge du Labyrinthe avait disparu ! Et cette chipie d'Isabella Hauterive et ses copines étaient dans sa classe, ce qui n'arrangeait rien. Elles n'avaient aucun mal pour répondre aux questions des professeurs ou captiver l'attention de la classe avec des remarques que tous semblaient juger fort intéressantes.

Enfin, ce soir, elle allait manger en ville, pour se détendre. Elle ne rentrerait pas tout de suite dormir dans sa chambre. Sa blessure n'avait pas cessé de lui faire mal de la journée. Elle avait besoin de se changer les idées.

Un garçon de sa classe lui avait recommandé un petit restaurant pas très loin, où les étudiants allaient manger le soir, souvent. Pas cher, et en plus, ceux suivant un cursus artistique pouvaient s'y produire.

Une fois assise à une table, la jeune fille attendit qu'on lui serve son dîner en écoutant un jeune guitariste jouer un air de musique.

Bientôt, la musique s'arrêta. Le garçon s'inclina, puis on tira les rideaux. Une serveuse arriva juste à ce moment et servit à Sarah une assiette de soupe aux légumes.

Lorsque les rideaux se levèrent, Sarah vit que la scène avait changé. Un petit tabouret avait été installé. Dans un coin à gauche, on pouvait voir le guitariste jouant à présent du piano.

Sarah regarda le prospectus posé sur la table. On annonçant un show spécial ce soir, avec en tête Maggy Trudot. La jeune fille se souvint soudain que c'était le nom de sa future colocataire, à l'université ! Intéressant.

Elle leva les yeux et vit une fille monter sur scène. Elle était bien en chair, coiffée d'un haut-de-forme, vêtue d'un pantalon noir, de bottes en cuir, une chemise blanche, un nœud papillon noir et une veste rouge.

Tout le monde l'applaudit pour l'encourager. Elle s'inclina, tandis que le garçon jouait du piano.

« Merci, merci, merci, merci, mesdames et… Euh… »

Le garçon continuait de jouer du piano, la musique montait et couvrait presque la voix de Maggy.

« ARRÊTE ÇA ! » hurla Maggy.

Le pianiste s'exécuta, sous les rires du public.

« Hum ! Mesdames et messieurs, voici maintenant Foufou, le chien savant ! »

Aussitôt, un adorable petit caniche blanc frisé arriva sur scène et sauta sur le tabouret.

« Oui ! Merc. Très bien, Foufou. Et maintenant, pour son deuxième tour… »

« Deuxième tour ? » demanda le pianiste.

Pour son deuxième tour… » dit Maggy, d'une voix où trahissait la colère.

Juste à ce moment, Foufou se mit à se gratter la tête frénétiquement. Une fois qu'il eut fini, Maggy reprit la parole :

« Très bien. Maintenant, pour son troisième tour, je vais demander à Foufou de me résoudre un problème mathématique difficile. Foufou, combien font deux plus deux ? »

« Ouah, ouah, ouah ! »

Maggy se pencha pour murmurer : « Encore un ! »

Sarah sourit. Là, ce show commençait à lui plaire ! Soudain, le pianiste se remit à jouer. Marry l'arrêta en criant : « Il n'a pas fini ! Trois est faux. »

« Je sais, mais je pensais que c'était le nombre le plus proche qu'il pourrait nous donner. Ha, ha, ha ! » dit le pianiste.

« Ha, ha, ha… Hum ! Nous allons recommencer. Cette fois, laisse-la finir ! Foufou chéri, combien font deux plus deux ? »

Tout le monde écouta attentivement le chien.

« Ouah, ouah, ouah… ouah ! »

Maggy lance un « aha » satisfait, quand Foufou lança un cinquième « Ouah ! »

Le pianiste saisit l'occasion pour se remettre à jouer.

« NON ! Mais que fais-tu ? » demanda Maggy.

« Je jouais la fin du spectacle, ha, ha, ha ! »

Foufou se mit soudain à pleurer.

« Oh, génial, maintenant tu l'as rendu tout triste. »

« Oooooh, désolé ! Peut-être que c'est trop dur pour lui. Laisse-le faire des choses simples comme se rouler par terre et faire le mort, ha, ha, ha ! »

« Et si je te roulais par terre et t'y laissais mort ? » dit Maggy.

Sarah secoua la tête. Elle sentit que la colocation avec cette fille n'allait pas être de tout repos.

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Tobby jeta son cartable par terre et courut dans sa chambre. Il avait l'intention de s'allonger sur son lit et lire des BDs en mangeant son goûter, avant que sa mère se rende compte qu'il en avait déjà pris un à l'école avant de rentrer.

Mais lorsqu'il ouvrit la porte de sa chambre, il vit que quelqu'un s'y trouvait déjà, assis sur son lit.

« Bonsoir, Tobby », dit Jareth.

L'enfant lâcha la poignée de la porte qui se referma seule dans son dos. Il n'y comprenait rien. Qui était cet homme ? Il était sûr de ne l'avoir jamais vu et pourtant, sa voix lui était familière.

« Comment vous connaissez mon nom ? » demanda l'enfant.

« Je te connais bien. Même mieux que tu ne pourrais le croire, grâce à ta sœur. »

« Ma sœur ? »

« Sarah. Elle ne t'a jamais parlé de moi ? »

« Non. »

Jareth croisa les bras.

« Je suppose que cela devrait me vexer. Mais non. Qu'importe. Si je suis là, c'est pour te demander de l'aide. »

« Pour faire quoi ? »

« Pour aider ta sœur, elle a des ennuis. »

« Elle est à l'université, elle ne peut pas avoir d'ennuis ! »

« Assieds-toi, je vais tout t'expliquer. »

Il tapota le lit à côté de lui. Tobby fit la moue. Il n'avait pas confiance en cet homme. Sarah lui avait dit de ne pas obéir aux étrangers. Mais ce mystérieux monsieur lui était vraiment familier, et il sentait qu'il n'allait pas lui faire de mal.

Il choisit donc de s'asseoir en tailleur à même le sol. Jareth le considéra un moment avant de prendre la parole.

« Je sais que ta sœur t'a donné une coupe magique avant de partir. Ne la cherche pas, car je l'ai prise. »

« Mais pourquoi ? ! Elle est à moi, elle me l'a donnée ! »

« Cette coupe n'appartient à personne, Tobby. Elle est dangereuse. Elle appartenait à une reine autrefois, une femme malfaisante. Son esprit est enfermé à l'intérieur. Et il s'en prend à Sarah, maintenant. »

« Comment ça ? »

« Ta sœur y a longtemps déversé toute son amertume, sa colère, son chagrin dedans. Et la reine aimait ça. Mais depuis que tu t'es retrouvé entre ses mains, elle est en colère. Car ta sœur n'a plus rien à lui donner. »

« Et moi ? Pourquoi j'aurais rien à lui donner ? »

« Tu n'es qu'un enfant innocent. Tu n'as pas l'esprit assez noir pour elle. »

Tobby croisa les bras.

« Alors, la reine fait du mal à ma sœur ? »

« Oui. Mais je peux l'aider. »

« Comment ? »

« Il faut que tu me demandes d'emmener ta sœur dans mon royaume. Là, je pourrai la protéger. »

Tobby cligna des yeux, étonné.

« Pourquoi vous ne l'emmenez pas, tout simplement ? Pourquoi vous avez besoin que je vous le demande ? »

« Parce que c'est la règle. Je ne peux emmener que les gens ou les enfants qu'on me demande d'emmener si on le demande en prononçant la bonne formule. Alors, tu dois réciter la formule dans ce livre », dit le roi en lui tendant le petit livre rouge.

Tobby prit le livre entre ses mains et hésita. Voyant cela, le roi se pencha vers lui avec un sourire malicieux et dit : « Si tu le fais, je t'offrirai le nouveau vélo dont tu rêves tant. »

Cette fois bien décidé, l'enfant ouvrit le livre à la page indiquée par le roi, lut rapidement la ligne, puis dit : « Je souhaite que les gobelins viennent et emportent Sarah sur-le-champ ! »

Soudain, l'horloge dans le salon retentit les coups de dix-huit heures. Tobby tourna la tête vers la porte. Puis, lorsqu'il reporta son regard vers le lit, il vit que le roi avait disparu. Une chouette blanche vola jusqu'à sa fenêtre qui s'ouvrit seule, puis disparut dans le ciel.