Disclaimer : Je ne possède pas les décors, les personnages et la trame de l'histoire de World of Warcraft, ceux-ci appartiennent à Blizzard Entertainment. Toutefois, je tiens à l'histoire de mes personnages et au temps que je passe sur cette fanfiction donc si vous souhaitez reposter cette histoire ou en utiliser des éléments, merci de m'en faire part avant. C'est la moindre des choses.

Rating : M par prudence (présence de violence, de torture, et de sang). Hey, c'est l'histoire du passé de draeneis après tout, et ils en ont vu de toutes les couleurs ! Il n'y aura pas de présence de lemon ou autre description de scènes de sexe, donc ceux qui sont venus pour cela à cause du « M » seront bien déçus. Par contre, il y aura tout de même une histoire d'amour !

Note : Je m'inspire à la fois des livres (notamment Ascension de la Horde), des nouvelles mais aussi des quêtes in-game de World of Warcraft. Mais le lore de Warcraft est si vaste que je suis toute ouïe pour toutes remarques et contestations constructives dans les reviews !

Remarque : Il est évident que quelques libertés minimes ont été prises au niveau de détails dans le lore durant cette fanfiction. J'ai pris également quelques libertés dans la chronologie des évènements, car certaines informations se contredisent. Je m'explique : Il est dit que les draeneis et les orcs se sont rencontrés plus de deux cent ans avant l'ouverture de la porte. Il est aussi dit que les légendes disent qu'Oshu'gun est sortie de terre. On dit aussi « les décénnies s'écoulant » les orcs ont commencé à vénérer la montagne. Un orc vit en moyenne entre 40 et 60 ans. Si on compte là dedans une mort par broyage de torse sous le sabot d'un Sabot-fourchu, cela ne fait que 4 générations d'orcs qui se seraient écoulées depuis le crash. En 4 générations, il me semble qu'il y'a des chances pour que 2 des générations soit au moins présentes en même temps : ils se rappelleraient donc exactement l'évènement de l'apparition de la montagne non ?

Je m'appuie donc sur ce « plus de » pour gager que les Draenei sont là depuis 300 ans au moins, mais qu'ils restaient cacher. Cela n'influencera que l'âge d'Herella, donc ce n'est pas un détail très important, mais si quelqu'un trouve ou connait une info' pour me tirer de ces théories qui s'emmêlent dans ma tête, je suis preneuse !

Voilà, j'ai fait le tour. Bonne lecture !


Prologue : Souvenirs d'un vieux morse.

Le vent soufflait avec ardeur sur les plaines glacées de la Désolation des Dragons. Pourtant, l'ossuaire à ciel ouvert ne fut jamais aussi calme que ce derniers temps. Les restes de l'invasion des forces d'Aile-de-mort avaient été nettoyés et les rescapés du Fléau se concentraient dans la Couronne de Glace. Les dragons se faisaient également de plus en plus rares, ne revenant que lors de leur réunion annuelle ou pour venir y mourir, s'éteignant dans leurs sanctuaires respectifs, entourés de leurs proches. Toutefois, la nature suivait son cours et les tempêtes de neiges faisaient partie du lot. Aujourd'hui, chaque habitant de la vallée gelée restait enfermé chez lui, se protégeant du blizzard mordant qui se déchainait au dehors.

Dans le petit village rohart de la Désolation, Port-Moa'ki, un ancien Kalu'ak au visage ridé se préparait un thé au miel pour se réchauffer. Il s'agissait là du maire de cette petite localité. L'odeur des feuilles infusées vint chatouiller ses narines et un sourire de contentement se dessina sous la moustache drue du vieux morse. Ces derniers temps, la nouvelle quiétude des lieux avait bien profité aux roharts. Les poissons étaient revenus vers leurs eaux de naissance, trop longtemps fuies devant la corruption du Fléau et avaient ramené avec eux leurs prédateurs naturels : les baleines et épaulards à cornes, principales cibles de chasse des pécheurs Kalu'aks. Les réserves de viande de cétacé grandissaient à vue d'œil alors que le village prospérait doucement mais sûrement. Mais il n'y avait pas que ça. Depuis quelques jours, leur Petite Protégée était revenue de son pèlerinage dans les Pics Foudroyés. S'enfonçant dans l'un de ses fauteuils, le vieil homme sirota tranquillement sa tisane, se replongeant dans les souvenirs de l'arrivée de ces étranges créatures à la peau bleutée et aux sabots fourchus.

Il était plus jeune à l'époque et supervisait la chasse d'une baleine adulte à bord de l'une de leurs énormes tortues de voyage. L'équipage restait silencieux, prêt à frapper dès que la créature remonterait pour prendre une goulée d'air. Mais alors qu'ils observaient la surface de l'eau, le ciel commença à crépiter. Il se déchira en un endroit et quelque chose bondit au travers, s'écrasant dans l'océan. Une explosion se fit entendre et la faille se referma aussi vite qu'elle était apparue. Méfiants, les roharts s'approchèrent de l'objet non identifié, pour découvrir une sorte d'énorme caravane tirée par deux étranges créatures aux longues défenses et au long nez, qui peinaient à se maintenir en surface. Ils coulaient. Une gigantesque bête ailée pourvue de deux têtes faisait son possible pour maintenir l'embarcation improvisée à flot, ses membres battant frénétiquement l'air pour se tenir en place. Des créatures humanoïdes ouvrirent alors les pans de tissus de la roulotte, paniqués. Ils avaient la peau bleue ou violette, une carrure impressionnante et de puissantes jambes arquées se terminant par des sabots. Voyant les roharts, ils leur firent de grands signes, les implorant de les aider. Bien sûr, les tuskars ne compensèrent pas leur langue, mais il n'y avait pas besoin de mots pour ressentir leur désespoir et leur besoin d'aide. Le futur maire morse fit un signe à une autre tortue, au loin, pour qu'elle les rejoigne et ensemble ils aidèrent les étrangers à regagner la rive, remorquant leur caravane en l'accrochant aux carapaces des deux reptiles marins.

Les étranges personnages étaient frigorifiés, aussi les invitèrent-il à venir se réchauffer dans sa tente, leur servant la même tisane au miel qu'il savourait aujourd'hui. Leur donnant des couvertures chaudes et attisant le feu au centre de la pièce, il leur désigna des sièges et les voyageurs s'y installèrent volontiers, grelottant encore. Ils étaient cinq deux femmes, et trois hommes. Celui qui semblait être le plus ancien du groupe se leva et inclina respectueusement la tête devant le rohart. Il avait six longs appendices de chair qui tombaient de son menton, décorés d'anneaux de métal précieux et l'un étant mutilé. Il portait également un cache-œil qui cachait partiellement une profonde cicatrice sur toute la face gauche du visage. Ne comprenant la langue ni de l'un, ni de l'autre, ils communiquèrent par gestes. Désignant son groupe, il prononça le mot « draenei » avec une voix forte mais toutefois mélodieuse. Puis, il posa sa main contre son torse et articula avec sa meilleure diction « Mendaar ». Le Kalu'ak comprit alors qu'il lui donna son prénom et le nom de son groupe. Il désigna alors à son tour les amis qui avaient suivi ce nouvel attroupement dans la tente et articula « rohart » pour ensuite poser à son tour sa main sur son torse et prononcer d'un sourire « Ko'nani ». Inclinant la tête d'un air satisfait, le draenei retourna auprès des siens.

Quand ils furent reposés, les étrangers allèrent s'occuper de leur roulotte, restée à l'entrée du village. Les bêtes se trouvant à l'intérieur étaient pour le moins étranges des sortes d'immenses cheveux pourvus d'impressionnantes paires de cornes frappaient le sol de leurs sabots rageurs, inquiets. « Talbuk » lui souffla alors un autre des hommes en flattant l'encolure de l'une de ces créatures qui sembla se calmer quelque peu. Les deux femmes quant à elles s'occupaient des deux énormes créatures qui étaient harnachées à la remorque et qui avaient manqué de se noyer plus tôt. Elles mangeaient volontiers les céréales que leurs tendaient les femelles draenei, épuisées. Deux monstrueux loups de la taille d'ours, un noir et un blanc, s'étaient allongés dans la neige, profitant d'une sieste bien méritée. D'immenses crocs dépassaient de leurs babines et des grondements s'échappaient de leurs gorges alors qu'ils se reposaient. Effrayants. Le majestueux animal à deux têtes qui avait maintenu tout ce petit monde en vie avait replié ses ailes et s'était posé sur le toit d'une habitation rohartes, observant tout ce petit monde d'un air intrigué. Bien qu'impressionnante aux premiers abords, cette créatures semblait paisible et douce. Toute cette agitation intrigua les autres villageois et bientôt tout Port-Moa'ki s'était attroupé autour de ces nouveaux venus.

Les draeneis apprirent bien vite à communiquer avec eux en Tuskarr, et les roharts leur apprirent également le Commun. Il était amusant de les voir buter sur certains morts plus gutturaux, et cela déclenchait souvent des fous rires dans l'assemblée. Partageant leurs savoirs respectifs, les Bleutés devinrent bien vite des membres à part entière du village. Très vite, le Mystique du village s'intéressa à la plus jeune fille du groupe, Herella, et à ses talents avec les bêtes. En effet, elle savait comme personne comprendre les animaux sauvages, et pouvait communiquer avec les fantômes des bêtes rôdant dans les plaines du Norfendre. Le vieux sage la prit sous son aile, lui promettant de lui apprendre tous les secrets de la communion avec les anciens.

C'étaient là les débuts d'une longue amitié.

Terminant sa tasse de tisane, le vieux morse soupira de contentement, son esprit apaisé par ce petit bonheur simple. Il se pourlécha les lèvres, récupérant les dernières traces de miel. À bien y penser, il ignorait tout du passé de ces draeneis. À chaque fois qu'il leur posait la question, leur regard lumineux et pétillant se voilait d'une tristesse et d'une douleur infinie, aussi il n'insista pas et, au bout d'un temps, ne retenta même plus d'en parler, bien que la question lui trottinait dans la tête. Qu'avait-il bien pu leur arriver, pour qu'ils refusent d'en parler de la sorte ? L'esprit miné, il fut tenté de reposer la question à Herella le lendemain, mais se le refusa immédiatement. Plus que quiconque dans le groupe, elle était celle qui semblait le plus marquée par ce sombre passé. Mais vraiment… qu'avait-il bien pu leur arriver ?


Merci de m'avoir lue ! Je travaille déjà sur le prochain chapitre.