77Hildegard : Draco n'est plus si en colère que ça maintenant et je te rassure, il n'a rien fait de mal à Blaise, il a encore tout ce qui faut là où il faut. Et oui, heureusement que Blaise à su faire parler Harry, il en allait de sa vie quand même. Par contre pour ta question, je ne peux pas y répondre, c'est à toi de deviner.
brigitte26 : peut-être... peut-être pas. Qui sais ? ( moi ! )
Liily54 : Pour commencer, si tout le monde devine, c'est plus drôle. L'une de tes hypothèses est la bonne, la question est : laquelle .? (^^) Pour ce qui est de Carter... tu n'est pas la seule à souhaiter sa mort, ça fait plaisir. Et enfin en ce qui concerne Blaise et Draco... c'était juste un mauvais moment a passé. Mais je le crie haut et fort... jamais, JAMAIS mon Blaise d'amour aura peur de mon Draco chéri au point de finalement le laisser tout seul. Draco sans Blaise... ce n'est plus Draco !
Merci mille fois pour les reviews et bonne lecture, j'espère que ce chapitre vous plaira !.
Chapitre 9 : foret interdite
Pendant un instant, Blaise avait vraiment cru que l'autre Serpentard allait lui déchiqueter la gorge, mais ce qu'il fit à la place, le stupéfia plus surement qu'un sort. Draco l'avait embrassé ! Sur la joue, d'accord, mais il l'avait embrassé avant de se précipiter dans le dortoir ! Qu'était-il censé comprendre ? Était-il ravit que le cœur de son Harry ait été prit par un autre ? C'était à n'y rien comprendre.
Le brun secoua la tête et partit se coucher à son tour, il aurait tout le temps d'y réfléchir devant un grand bol de thé le lendemain matin.
Quand Blaise ouvrit les yeux aux environs de huit heures et demi le lendemain, il trouva tous ses camarades encore couchés, sauf le lit de Draco qui était vide. Il soupira en entendant l'eau de la douche et rabattit la couverture sur sa tête, souhaitant replonger dans le sommeil. Mais c'était sans compter sur le blond Serpentard qui vint le réveiller dix minutes plus tard, habillé, parfaitement coiffé et l'air surexcité.
- Draco... gémit-il, laisse moi tranquille...
- Non, aller on va déjeuner !
- Il est trop tôt...
- Faux ! Il est bientôt neuf heure.
- On est dimanche.
- Et moi j'ai faim ! répliqua le blond en rejetant la couverture au bat du lit, découvrant un Blaise en bas de Pyjama, les bras recouvrant son visage.
- Trêve d'enfantillage, Blaise.
- Donne moi une bonne raison de me lever... marmonna-t-il.
- Je suis sûr qu'une certaine personne qui se trouve tout en haut de ta chère liste s'y trouve.
- Tu as lu ma liste ? s'écria le mulâtre en se redressant d'un bon.
Draco eut la bonne idée de rougir et de détourner le regard.
- Draco ! Je te l'avais formellement interdit, je pensais vraiment pouvoir compter sur toi.
- Oh, ce n'est pas si grave.
- Oh que si ça l'est ! J'espère que tu es fière de toi, maintenant !
- Etant donné que tu as rayé Harry de ta liste, oui, je suis satisfait.
A peine avait-il commencé à fuir qu'un oreiller atterrit violemment sur sa tête. Avec un grand sourire, Draco sortit du dortoir.
~~HPDM~~
- Tu ne trouves pas qu'il est mignon ?
- Et depuis quand est-ce que tu trouves Harry mignon ?
- Depuis que je sais de qui il est amoureux.
Blaise ouvrit la bouche en le fixant un moment sans rien dire avant de poser la question qui lui brûlait les lèvres.
- Il y a quelque chose que je ne comprends pas. Pourquoi as-tu l'air si content que ton Gryffon soit amoureux de ce Gabriel ? Tu le connais ?
- Il se trouve que oui. Ce n'est pas... comment dire... un obstacle.
Le Serpentard s'apprêta à ajouter quelque chose mais renonça, fixant pendant quelques seconde le blond avant de tourner le regard pour le reposer sur le Carter qui avait présentement la mine sombre. Que lui était-il arrivé à celui-là ?
Quelques minutes plus tard, les rouges et ors firent une entrée bruyante, comme à leur habitude.
La journée passa rapidement et dans le calme. Malgré la fraîcheur de l'extérieur, une bonne partie des élèves étaient sortis dehors. D'autres, comme Hermione, avaient préférés rester à la bibliothèque pour faire leurs devoirs ou réviser. Et comme Hermione aimait le faire, elle avait traîné ses deux meilleurs amis avec elle, malgré leur protestations.
- Ron, tu vas le finir un jour ce devoir ?
- J'essaie ! protesta Ron.
- Et toi, Harry. Tu as fini ?... Harry ! Tu m'écoutes ?
Le Gryffondor était complètement perdu dans ses pensées comme à son habitude. Ce n'est que lorsqu'il se prit un coup de livre sur la tête qu'il sembla se rendre compte qu'Hermione lui parlait.
- Tu as terminé ton devoir de métamorphose ?
- Oui.
- Donne, je vais le vérifier.
Harry lui tendit la feuille avant de poser sa tête sur ses bras repliés sur la table. Il ne parvenait pas à oublier son visage fin, ses pommettes hautes, ses yeux gris orageux. Et ses lèvres... si douce, si fines mais si délicieuse... c'était peut être à cause de ça. Peut être que Gabriel refusait de se montrer parce qu'il avait été gêné par son baiser. Il avait eu l'air surprit mais... peut-être avait-il détesté ça. Harry soupira et se passa une main lasse dans les cheveux. Oui... Gabriel avait détesté ça, c'était la seule explication plausible.
- Psst... chéri...
Harry fronça les sourcils, mais secoua la tête, pensant avoir rêvé.
- 'Ry chéri !
Le Gryffondor releva la tête pour regarder ses ami, mais Ron était bien trop occupé à grogner et Hermione à écrire frénétiquement sur son parchemin pour avoir entendu. Il se retourna et entre-aperçut Blaise derrière lui, cachée par des livres. Il se releva discrètement, ne souhaitant pas attirer l'attention sur lui. Il rejoignit le Serpentard derrière la rangée de livres mais fut immédiatement tiré par la cravate et assailli par les lèvres affamées de Blaise. Harry ne put s'empêcher de gémir, mais ne tarda pas à le repousser.
- Pas ici, Blaise. Tu es fou, et si on nous voit ?
- Pourquoi ne dis-tu pas à tout le monde qu'on est ensemble, dit-il en l'enlaçant.
- Un Gryffondor et un Serpentard ? T'es complètement fou !
- Tu as quelque chose contre ma Maison ? s'enquit Blaise les yeux plissés.
- Ne soit pas ridicule, tu sais bien que non. Seulement...
- Seulement, tu sais que les gens ne vont pas accepter, qu'ils vont croire que je t'ai ensorcelé et tout ça tout ça, oui, je sais. Mais il faudra bien que tu arrêtes de t'inquiéter, surtout avec ce qui va, j'en suis sûr, très vite arriver.
- Qu'est-ce qui va arriver ?
- Ne fait pas attention à ça. Ça te dirait de passer un moment avec le mec le plus beau de Poudlard ?
- Evidemment, il est où ? ajouta-il en faisant semblant de chercher autour d'eux.
- Harry ! C'est de moi que je parle ! Alors, tu viens ou pas ?
- Salle sur Demande ? demanda-t-il avec un regard lubrique.
- Non, sourit l'autre, un tour dehors, j'ai vu que Granger ne te lâchait pas. Tu as bien besoin de t'aérer la tête. Comme ça, tu pourras me parler plus en détails de ton amoureux invisible.
- Non Blaise, tu sais bien qu'on ne doit pas nous voir ensemble.
- Mais qu'est-ce qu'on peut faire alors ?
- Hum... Je ne sais pas... S'amuser dans la salle sur demande ?
- Mmm... tu es un petit obsédé, toi.
- Si c'est le cas, c'est à cause de toi. Et puis non, je ne parle pas de partie de jambes en l'air, on peut très bien s'amuser autrement. Bataille explosive ? Partie d'échec ?
- Touche touche glaçon ? susurra-t-il avec un regard suggestif.
- C'est un jeu pour enfant... et pour pervers. C'est non. Bon vient, cette bibliothèque me donne sérieusement mal à la tête.
~~HPDM~~
Comme presque tous les soirs après le dîner, Harry sortit dehors afin de prendre l'air, couvert par la cape d'invisibilité, la carte du Maraudeur en main. Il marcha le plus silencieusement possible sous le couvert des arbres avant de laisser glisser sa cape sur le sol et de la mettre en boule au pied d'un arbre. Il vérifia une dernière fois la carte avant de murmurer " Méfait accomplit " de la replier et de la poser sur la cape. Il n'eut pas à se concentrer longtemps avant de sentir son corps se transformer, mais alors que la métamorphose allait s'achever, un bruit attira son attention. Le processus cessa immédiatement et il dut faire de très gros effort pour redevenir complètement humain. Sa tête le lançait affreusement et il faillit trébucher quand il sentit son monde tourner autour de lui.
Il s'assit précautionneusement par terre et attendit que la terre arrête de tourner, enfin, aussi rapidement qu'elle le faisait. Il jeta un œil autour de lui, mais ne voyait rien, la lumière de la lune parvenait à filtrer entre les arbres. Alors qu'il se relevait avec un grognement rageur, il vit quelque chose devant lui et se figea. C'était un mouvement rapide, à peine perceptible, mais il l'avait vu, il en était sûr. Il attendit un moment sans bouger avant de le revoir. Plus près, cette fois. Il glissa sa main dans sa poche et en sortit sa baguette, se yeux plissés dans l'espoir d'apercevoir quelque chose.
Il attendit ainsi un moment, osant à peine respirer. Au bout d'un quart d'heure, il reprit une respiration normale. Alors qu'il prenait de nouveau la carte du Maraudeur dans sa main pour vérifier qu'il n'y avait personne, il se figea de nouveau. Son cœur rata un battement avant de se mettre à tambouriner dans sa poitrine. C'était lui. Il en était sûr. Mais ça faisait si longtemps qu'il ne l'avait pas vu. Ces yeux si vifs... si expressifs... si intense... il les reconnaîtrait entre mille. Sans qu'il ne s'en rende compte, la carte lui échappa des mains et tomba doucement sur le sol, sans bruit.
Il fit un pas hésitant, ne souhaitant pas le faire fuir, avant de se figer à nouveau. Il ne savait pas quoi faire. Bouger ? Ne pas bouger ? Parler ? Attendre ? Mais attendre quoi ?
- Harry...
Ça ne faisait plus aucun doute, c'était bel et bien lui. Le garçon fit quelques pas et s'arrêta devant le Gryffondor avec un sourire hésitant. Lui non plus ne savait plus quoi faire. Il leva doucement la main et caressa la joue d'Harry.
- Ça fait un moment qu'on ne s'est pas vu.
Harry resta silencieux, gardant ses yeux encrés dans les deux orbes saphir.
- Tu fuis, dit-il dans un souffle.
Ses grands yeux bleus s'écarquillèrent, ne s'attendant visiblement pas à sa. Il retira sa main du visage du Gryffondor avant de faire un pas en arrière.
- Je sais. Mais... j'étais occupé, il y avait des choses auxquels je devais penser et... je ne savais pas si je devais revenir.
- A cause de moi ? A cause de... à cause du baiser ? demanda Harry, craignant la réponse.
- Entre autres.
- Je suis désolé, Gabriel, je n'aurais pas dû.
- Tu regrettes ? demanda-t-il, les yeux profondément enfouit dans ceux du brun.
- Je... et bien... non, je ne pense pas que je regrette, c'est juste que... après ça...
- Tu ne m'as plus revu, acheva le garçon en soupirant. Mais j'étais revenu, au début... seulement, je n'étais pas sûr de vouloir... enfin, je ne savais pas comment réagir, alors je me cachais. Mais c'est fini maintenant, je sais ce que je veux. Aller viens, dit-il en lui prenant la main, un lare sourire aux lèvres, allons discuter ailleurs, on est trop près du château.
Gabriel le guida pendant un moment à travers les arbres, s'enfonçant plus encore au cœur de la foret. En temps normal, Harry aurait eut peur, mais il savait que l'autre garçon savait ce qu'il faisait. S'il l'emmenait là-bas, c'est qu'il n'y avait rien à craindre.
Il le mena dans un espace un peu plus clair où les arbres se faisaient plus espacés, laissant un plus grand espace aux rayons clair de la lune. Lui tenant toujours fermement la main, le garçon ralentit le pas, lui enjoignit de se taire en mettant un doigt sur ses lèvres, et le poussa doucement devant lui. Ce que vit Harry derrière ce qui semblait être un mur de pierre, le sidéra. Se trouvait là des arbres avec le tronc d'une étrange couleur argent. Entre leur branche, sautillant innocemment, des écureuils balançaient leur tête aux petits yeux bruns, leur queue frémissant derrière eux. Poussé par Gabriel, il fit un pas de plus et aperçut, se faufilant entre quelques arbres ou se cachant dans les herbes hautes, des lapins d'un blanc pur, si pur que la neige en aurait paru sombre à côté. D'autres étaient plus clair, passant dans différentes nuances de marrons.
- Tu aimes ? demanda la voix de Gabriel à son oreille.
Les yeux toujours écarquillés, Harry hocha la tête.
- Avance, ordonna gentiment le garçon.
Gabriel dû le tirer par la manche pour qu'Harry se résout à avancer. Il le fit asseoir au pied de l'un des arbres à l'écorce d'une couleur inhabituel et avant que le Gryffondor ne puisse faire un geste, un lapin couleur noisette s'approcha craintivement de lui avant de lui sauter sur les genoux. Son sursaut de surprise arracha un rire à l'autre garçon.
- Ca ne sert à rien d'avoir peur, il n'est pas méchant.
- Je n'ai pas peur, répliqua Harry, vexé, il m'a juste surprit, voilà tout.
- C'est cela, oui, répondit l'autre avec un sourire taquin.
Harry ne répondit rien et plongea son regard dans les petits yeux bruns de l'animal. Il le regardait curieusement, comme s'il l'étudiait, amusé, Harry passa doucement la main sur le pelage marron du lapin. Il sentit l'animal se figer sur ses genoux avant qu'il ne se prête à ses douces caresses, poussant de légers bruits qui firent sourire le garçon.
- J'aimerais te parler de quelque chose, dit soudain Gabriel, attirant l'attention de Harry.
- Je t'écoute.
- Est-ce que tu te souviens la fois où tu m'as demandé ce que j'étais ?
- Oui, tu m'as répondu que tu ne voulais pas me faire fuir.
- Ne t'es-tu jamais reposé la question après ça ?
- Si... et je pense avoir trouvé une réponse, mais je ne préfère pas te faire par de mon hypothèse. Surtout que ça, ( il montra les animaux d'un geste vague de la main ) me fait penser que j'ai tort.
- Je veux savoir. Qu'en penses-tu ?
- Tu vas te moquer de moi.
- Je t'assure que non, dit-il sérieusement.
Harry hésita un moment, avant de détourner la tête.
- Je pensais que... et bien que peut-être tu étais... un vampire.
Le dernier mot n'était rien de plus qu'un murmure, mais il était sûr que son camarade l'avait entendu.
- Qu'est-ce qui te fait penser ça ? demanda le garçon sans trace de moquerie dans la voix.
- Et bien, une fois, tu m'as dit qu'à partir d'un certain temps, la nourriture normale ne serait plus suffisante. Tu m'as dit que tu avais peur de perdre le contrôle à ce moment là... que tu ne voulais faire de mal à personne. Cette nuit-là, tu m'avais demandé de rester auprès de toi, tu m'avais demandé si une fois que tu changerais, je resterais toujours avec toi.
- Mais ça ne veut rien dire, cela pourrait aussi signifier que je suis un loup-garou.
- Non, c'était la pleine lune ce soir-là.
Gabriel eut un doux sourire avant de prendre la main de Harry.
- Alors... même si je suis un vampire... tu resteras avec moi ?
- Je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas le cas.
Le cœur d'Harry manqua un battement quand Gabriel plongea son regard dans le sien, le fixant avec ses yeux qui ne serrait de lui faire tourner la tête. Il avait tellement envie de l'embrasser à cet instant-là. Mais il y renonça rapidement. Il ne prendrait certainement pas le risque de le faire fuir une seconde fois.
- Qu'est-ce que tu ressens pour moi, Harry ?
Le cœur du Gryffondor manqua plus d'un battement cette fois-ci. Il détourna le regard, reportant son attention sur le lapin roulé en boule sur ses cuisses. Il ne pouvait pas le lui dire.
- Pourquoi ?
- Je veux le savoir.
Harry ne répondit rien, son cœur se serrant à l'idée que celui qu'il aimait prenne mal sa déclaration et le repousse.
- S'il te plait... j'ai besoin de le savoir.
- Pourquoi faire, interrogea-t-il en se décidant à le regarder.
- Parce que je me verrais très mal te dire que je veux ton sang au même titre que ton cœur, si tu ne ressens absolument rien pour moi... à part de l'amitié.
Harry le fixa un moment, battant frénétiquement les paupières, ne sachant trop quoi répondre. Gabriel prit doucement le menton du Gryffondor et se pencha sur ses lèvres, déposant un doux baiser sur elles avant de s'éloigner rapidement, attendant une réaction.
- Tu... tu veux mon sang ?
- Et ton cœur, Harry.
- Qu'est-ce que ça veut dire ?
- A ton avis ? Je sais que ce n'est pas très romantique dis comme ça, mais ce n'est pas trop mon genre de déclamer des poèmes... Alors ? Que me réponds-tu ?
- Je ne sais pas... pour ce qui est de mon sang. Par contre, ajouta-t-il en rougissant, mon cœur t'appartient déjà.
- J'en étais presque sûr, sourit Gabriel avant de reprendre ses lèvres.
Plus fermement... plus profondément... et sans même s'en rendre compte, plus amoureusement.
Une gentille review avant la rentrée ?
