Voilà pour ce chapitre. Je ne sais même plus c'était quand que j'avais publié le précédent mais je sais que celui qui suivra celui-ci ne viendra pas rapidement, malheureusement. J'espère quand même qu'il viendra avant deux semaines, espérons !
Non mais dites moi franchement, ce n'est pas un peu poussé de donner des devoir la première semaine de la rentrée ? Pour moi si !
Vrit : je suis du même avis que toi, c'est vrai que Draco devrait lui dire. Enfin bon, il ne va pas le faire tout de suite mais Harry va finir par le savoir de toute façon.
Liily54 : ben voilà enfin la réponse dans ce chapitre. Même si elle était assez évidente. Et puis, Draco est fils unique... ici en tout cas.
brigitte26 : Blaise adore jouer. C'est une chose que j'aime particulièrement chez lui, mais ne t'inquiète pas, il va finir la fic en un seul morceau. Et comme il est écrit dans le chapitre précédent, Blaise à rayé Harry de sa liste étant donné qu'il "est" à Draco.
Vous ai-je déjà dis que je vous adore ? Non ? Bah maintenant vous le savez ! Merci pour les reviews et pour votre soutient évidement et bonne lecture !
Chapitre 10 : chantage et première morsure
Cela faisait deux semaines que chaque soir, Harry retrouvait Gabriel dans la forêt interdite, deux semaines que Draco semblait étrangement euphorique, deux semaines que Blaise essayait de percer le secret du mystérieux amoureux de Harry, tout en courant après sa proie qui, d'après lui, ne tarderait pas à finir dans son lit. Deux semaines également que Ron Weasley semblait en froid avec Hermione Granger pour des choses qu'elle ne comprenait même pas.
Harry attendait chaque soir avec impatience de pouvoir retrouver les bras protecteurs de Gabriel, ses lèvres chaudes, sa langue possessive, ses douces étreintes. Il y pensait à chaque moment de la journée, se désintéressant complètement des cours, ce que McGonagall ne manqua pas de faire remarquer un jour, à la fin de son cours alors qu'elle venait de surprendre Harry en train de rêvasser.
- Mr. Potter, puis-je savoir, enfin, ce qui vous arrive ?
- Euh... je... rien.
- Vous avez passé une bonne partie de mon cours la tête ailleurs, alors il est normal que je souhaite en connaitre la raison.
- Je... je suis vraiment désolé, c'est juste... le prochain match de Quidditch qui arrive.
- J'ai toujours su que vous aimiez beaucoup le Quidditch, mais cela n'avait jamais été au point de rester tête en l'air pendant près de deux heures. Vous a-t-on déjà dit que vous mentiez très mal Mr. Potter ?
Oui, Gabriel le lui répétait souvent quand il essayait de lui cacher quelque chose. Rouge de honte, il ouvrit la bouche pour répondre, mais elle le devança.
- Inutile, si vous ne souhaitez pas m'en parler, je n'insisterai pas. Mais sachez que je ne tolérerais plus un tel comportement dans ma classe, comprit ?
- Oui, Madame.
- En revanche, dit-elle plus doucement, si vous avez besoin de parler, n'hésitez pas à venir me voir.
- J'y penserais Madame.
- Vous pouvez y aller.
Il ne se le fit pas dire deux fois et quitta rapidement la salle de Métamorphose. Gabriel ne manquerait pas de le sermonner s'il apprenait qu'il rêvassait en cours. Il espérait vraiment qu'il ne le saurait pas. Un léger sourire apparut sur ses lèvres alors qu'il repensait à la nuit dernière. Il avait eu beaucoup de mal à quitter les bras chauds de son amour après qu'il est failli l'emmener au septième ciel, et ce, rien qu'avec des baisers. Il en avait encore des frissons de plaisir partout sur le corps. C'est donc avec un sourire niai qu'il entra dans la Grande Salle pour le déjeuner. Sur le chemin, et ayant la tête ailleurs, il ne remarqua pas Malfoy devant lui qui discutait avec Blaise et le percuta.
Revenant à lui, il se releva et se frotta le derrière, non sans jeter des regards vers le Serpentard.
- Tu ne peux pas regarder où tu vas ? s'emporta Harry.
- Et toi, tu ne peux pas ouvrir les yeux ? Peut être que tu devrais finalement ressortir tes lunettes de ton placard, parce que ça n'a pas l'air de s'être arrangé.
Harry lui jeta un regard mauvais et, sans même lancer un regard à Blaise, il rejoignit ses amis. Blaise qui s'était bien gardé d'intervenir, fouillait le visage de Draco à la recherche du moindre indice qui pourrait l'aider dans sa recherche.
- Ca n'a pas l'être de te déranger tant que ça de l'insulter, pourtant, je pensais que tu l'aimais.
- Je n'ai jamais dit une chose pareille ! s'écria Draco, presque dégoûté. J'ai dit qu'il m'appartenait, et c'est le cas, rien de plus. Rien ne m'empêche de l'insulter quand cet idiot me percute en plein couloir.
- Tu dis qu'il t'appartient, mais ce n'est pas vraiment le cas.
- A ouais, et pourquoi ça ?
- Parce que, je ne sais pas si tu t'en souviens, mais Harry en aime un autre, alors je ne vois aucune raison pour qu'il accepte un jour de devenir ton Calice.
- Oh, c'est une bonne chose qu'Harry soit amoureux, dit-il pensif en reprenant sa marche, ça le rend encore plus idiot. Et je compte bien me nourrir de son sang d'ici moins d'une semaine.
- Comment ?
- Il ferait tout pour celui qu'il aime.
- Et tu comptes faire quoi, kidnapper ce Gabriel et menacer Harry de le tuer ?
- Certainement pas. Il me donnera son sang de plein gré.
- Polynectar ?
- Non, pas besoin. Et puis, ce n'est pas vraiment mon genre de boire les cheveux des gens.
- Amortentia ?
- Non ! s'indigna Draco. Jamais de ma vie, je n'utiliserai des méthodes aussi basses !
- Alors quoi ? Es-tu conscient qu'il te déteste ? Il t'en collera une dès que tu t'approcheras de lui.
- Non, dit-il avec un regard rêveur, il me tendra son cou après m'avoir embrassé... il adore ça.
- Y a-t-il quelque chose dont tu voudrais me parler, Draco ? demanda Blaise, son cerveau fouillant encore et encore les mots du blond à la recherche d'une réponse à ses questions.
- Peut-être.
- Alors ? Je suis ton meilleur ami, non ?
- Oui, bien sûr.
Draco jeta un regard autour de lui et soupira, il y avait bien trop de personnes dans les couloirs alors que s'était l'heure du déjeuné. Et il était presque sûr que la salle commune de Serpentard et le dortoir vers où ils se dirigeaient, n'étaient pas complètement vides non plus...
- Je t'en parlerais plus tard.
- Oui, mais, est-ce que j'ai raison en pensant que la personne pour qui Harry craque t'es très familière ?
- Oui, répondit Draco avec une ombre de sourire, tu as raison.
~~HPDM~~
- Viens là, toi.
- Quoi, non mais laisse-moi tranquille ! Qu'est-ce que tu veux ? demanda-t-elle rageusement.
Le garçon ne l'écouta pas, la tira dans une salle vide et lui fourra un objet dans les mains.
- Mais... pourquoi est-ce que tu me donnes ça, toi ?
- Ferme-la et contente toi de regarder ce qu'il y a dedans. T'aimes Potter, non ? Alors tu sauras quoi en faire, je te fais confiance, pour ça.
Sebastian jeta un dernier regard à la grande enveloppe marron et sortit de la salle de classe désaffectée avec un sourire espiègle. Cette fois-ci, il était sûr de parvenir à ses fins.
Ginny regarda l'enveloppe pendant un moment, les sourcils froncés, et n'y tenant plus, l'ouvrit pour en sortir des clichés. Sa bouche s'ouvrit sous la surprise, ses yeux ne quittant plus les photos. Ses yeux s'embuèrent tendit qu'une haine féroce et une détermination sans faille naissaient en elle. Ca ne se passerait pas comme ça !
~~HPDM~~
Harry se dépêcha de manger, son sourire ne se décrochant pas une seconde de son visage. Neville assit en face de lui, qui l'observait du coin de l'œil depuis un moment n'y tint plus et posa sa fourchette.
- Harry, pourquoi as-tu l'air tellement heureux depuis quelque temps ?
- Je n'ai pas le droit ? demanda le brun, amusé.
- Si si, bien sûr, c'est juste que tu as l'air plus heureux que d'habitude et que j'étais curieux.
- Ca se voit tant que ça ?
- Ton sourire de dix mètres de long en témoigne, oui. Sourit le Gryffondor.
Harry essaya de dé-sourire ( nda : ça se dit ? ^^ ) mais le résultat donna une grimace qui les fit éclater de rire tous les deux. Hermione se retourna vers eux, les sourcils froncés, haussa les épaules et replongea dans son livre. Harry vit quelqu'un arrivé et, toujours en train de rire, leva les yeux pour les poser sur le visage inexpressif de Ginny à qui il fit un grand sourire mort de rire, toutes dents dehors. Son sourire parut la déstabiliser un moment, mais son visage redevint rapidement lisse.
- Harry, je peux te parler ? En priver ?
- Euh... ouais, bien sûr. dit-il en se redressant.
Il envoya un dernier sourire à Neville qui avait l'air étrangement inquiet et suivit la rousse hors de la Grande Salle. Elle le fit traverser quelques couloirs presque déserts à cette heure avant de le pousser dans une salle de classe. Il remarqua une enveloppe dans sa main mais n'y prêta pas plus d'attention, concentré sur les paroles de la jeune fille. Elle referma la porte et lui fit face.
- Harry... sors avec moi.
Surpris, le Gryffondor ouvrit la bouche avant d'écarquiller les yeux. Sortir ? Avec elle ? Elle savait qu'il préférait les garçons, pourtant !
- Comment ça ?
- Tu sais que je t'aime depuis longtemps, Harry. S'il te plait, accepte de sortir avec moi. On s'entend bien, non ? Je suis sûr que je ferais une super copine et plus tard, une super femme.
Harry faillit s'étouffer avec sa salive et se mit à tousser. Une super femme ? peut-être. Mais, sa femme ? Jamais ! Et puis quoi encore ? Il l'aimait bien, d'accord, c'était la sœur de son meilleur ami, ok. Mais jamais l'idée de sortir avec elle et encore moins de faire d'elle sa femme ne l'avait traversé l'esprit. Il décida d'être honnête sans la blesser.
- Ginny, je t'aime beaucoup, tu sais. Pas seulement parce que tu es la sœur de Ron, mais aussi parce que tu es une fille super. Mais je ne peux pas sortir avec toi.
- A cause de Ron ? Ce n'est pas un problème, tu sais, je peux très bien...
- Non, l'interrompit-il, ce n'est pas à cause d'eux. Je suis gay et tu le sais parfaitement. Je ne suis pas attiré par toi, c'est tout. Ce qui ne t'empêche pas d'être quelqu'un de bien.
- Je ne suis pas assez jolie, c'est ça ?
- Non, tu es superbe, vraiment. J'aime les garçons et c'est tout, faut faire avec. Mais ne t'inquiète pas, je suis sûr que tu vas très vite trouver chaussure à ton pied.
Ginny baissa la tête un instant, paraissant réfléchir avant de relever la tête et de planter son regard dans les émeraudes d'Harry.
- Tu es amoureux ?
Le Gryffondor hésita un moment, la bouche entrouverte, avant de hocher lentement de la tête. Mieux valait ne pas la laisser espérer quoi que ce soit de lui.
- Je vois... c'est surprenant.
- Qu'est-ce qui est surprenant ? Que je sois amoureux ?
- Non. Ce que je trouve surprenant, c'est que ce soit d'un Serpentard que tu te sois amouraché.
Harry la regarda fixement, les yeux écarquillés, les paupières s'abaissant puis se relevant à plusieurs reprises. Un Serpentard ? Comment ça un Serpentard ? Serait-il possible qu'elle soit au courant pour son ancienne relation avec Blaise ? Impossible, ils avaient tout deux été très prudent. Et puis, même si elle était au courant, cela n'avait pas d'importance, c'était son amie après tout, elle l'accepterait.
- C'est vrai, je pensais que tu détestais les Serpentard. Plus particulièrement la cour de Malfoy. Mais il semblerait que Zabini te fait de l'effet.
Elle s'interrompit et le regarda un moment, un sourire mauvais s'étirant lentement sur ses lèvres.
- Harry, sors avec moi.
- Je t'ai déjà dit que...
- Harry ! l'arrêta-t-elle. Je sais que tu ne veux pas que tout le monde sache pour toi et Zabini. C'est vrai, que diraient les gens s'ils apprenaient que le Survivant aime les hommes ? Après tout, seuls ceux qui te sont le plus proches savent que tu es gay.
- Ginny, où est-ce que tu veux en venir exactement ?
- Si tu acceptes de sortir avec moi, je me tairai.
- Tu me fais du chantage ? demanda-t-il les sourcils froncés et les dents serrées.
- Humm... en quelque sorte.
- Personne ne te croira, de toute façon ! cracha Harry avec hargne.
- Je le sais bien, que vaut ma parole à côté de la tienne ? Rien. Mais s'ils ont une preuve sous les yeux, les choses seront différentes. La Gazette sera plus qu'heureuse d'avoir un scoop sur le Survivant, ça fait un moment qu'ils n'ont plus rien à dire sur toi.
- Ginny, mais de quoi tu parles ?
Avec un sourire mauvais, elle releva l'enveloppe et la secoua devant ses yeux.
- Sais-tu ce qui se trouve dedans, Harry ?
Harry fixa l'enveloppe et un frisson glacé parcouru son dos. Ce ne pouvait être vrai. Ginny ne ferait jamais une chose pareille. Pas vrai ? Hélas, il avait bien peur d'avoir tort. La jeune fille rousse ouvrit délicatement l'enveloppe et en sortit une photo. Il n'y avait aucun doute, c'était bien lui et Blaise sur l'image. Sur l'image, il pouvait se voir allongé sur un lit, embrassant fougueusement le Serpentard, nu sous les couvertures qui couvraient à peine leur nudité. La couleur verte des draps en soie semblait couler sur le dos mate de Blaise au-dessus de lui. Ses joues rougies, ses yeux clos, ses doigts entremêlés dans les boucles brunes de Blaise... La photo était étrangement bien prise et la scène avait un petit côté... érotique. Il se mit à rougir furieusement. Mais comment avait-elle put se procurer ce cliché ? C'était impossible ! La salle sur demande n'était pas censée s'ouvrir devant quelqu'un d'autre que lui ou Blaise. Ou en tout cas pas pendant qu'ils y étaient !
- Très jolie photo, tu ne trouves pas Harry ? J'en ai d'autres comme celle-ci si tu veux t'admirer, déclara Ginny en reprenant la photo.
Son expression embarrassée se changea en fureur. Une fureur telle que par réflexe, Ginny fit un pas en arrière, inquiète. Mais elle se reprit très vite et son sourire mauvais revint sur son visage.
- Alors Harry ? Que choisis-tu ?
- Parce que j'ai un choix ?
- Bien sûr. Tu sors avec moi et je ne dis rien, par contre, si tu refuses, j'envoie ces clichés à la Gazette. Oh, et ne penses pas que ce sont les seuls exemplaires, j'en ai plusieurs dans le dortoir, où tu n'as évidemment pas le droit d'entrer et dans d'autres endroits du château que je suis seul à connaitre. Alors ? Décide-toi.
- Ginny. Qu'est-ce qui te prends ? Ca ne te ressemble pas d'agir de cette manière.
- Tu aimes les Serpentard, non ? Alors je me dis que si j'agis comme eux, peut-être qu'un jour, j'aurais ma chance. Tu sais, un jour, tu m'aimeras, même si ça te parait impossible pour l'instant. Un jour, tu me diras que tu m'aimes à la folie et tu me remercieras de t'avoir contraint à rester avec moi. Un jour, nous nous marierons et serons heureux à jamais.
- Tu es folle, Ginny, complètement folle. Jamais je ne t'aimerais et encore moins après ce que tu viens de faire.
Le joli visage de la jeune fille s'assombrit et ses sourcils se froncèrent.
- Alors ? Fais un choix !
Harry lui jeta un regard noir avant de le détourner. Il devait réfléchir. Il ne pouvait pas se permettre de laisser filtrer quoi que ce soit sur son ancienne relation avec Blaise et il savait que le Serpentard n'apprécierait pas non plus. Mais s'il voulait éviter que les photos parviennent à la presse, il devait sortir avec Ginny, ce qui ne l'aurait pas dérangé, s'il n'avait pas vu sa véritable nature. Comment une fille aussi jolie et aimable pouvait devenir ce monstre calculateur et si... Serpentard ? Il releva la tête, la fixant d'un regard froid.
- Je refuse que ces photos circulent.
- Donc tu acceptes de sortir avec moi, répondit la rousse avec un sourire satisfait. J'étais sûr que tu ferais le bon choix.
Sans plus un regard, il quitta la pièce.
~~HPDM~~
- Dis-moi ce qui ne va pas ! ragea le garçon.
- Je n'ai rien, souffla Harry sans le regarder.
Excédé, Gabriel lui prit le menton et tourna son visage vers lui. Il arrivait toujours à savoir lorsqu'Harry avait des problèmes ou lorsque qu'il était préoccupé et là, il voyait bien que c'était le cas, mais le brun semblait décidé à ne rien dire. Soupirant d'agacement, il l'embrassa du bout des lèvres et recula lorsqu' Harry en quémanda plus.
- Dis-moi, Harry.
- Il n'y a rien.
- Tu me demandes toujours d'être honnête avec toi, de toujours te dire quand les choses tournent mal pour moi alors je pense être en droit de t'en demander autant.
- Gabriel...
- Ca suffit, maintenant ! Dis-moi ce qui ne va pas. Je préfère que tu me le dises toi même plutôt que me forcer à aller chercher les informations par moi même.
Harry ne répondit pas et détourna le regard des yeux saphir.
- C'est ce que tu veux ? chuchota-t-il en caressant son oreille de son souffle chaud.
Harry frissonna, se rapprocha plus de l'autre garçon, enfouissant sa tête dans sa poitrine.
- Non.
- Alors dis-moi, mon cœur.
Harry ne put s'empêcher de sourire. Cela lui plaisait beaucoup les petits surnoms affectueux que lui servait Gabriel. Il savait être le seul à avoir droit à ça de sa part. Soupirant et décidé à ne pas le regarder dans les yeux, il lui raconta ce qui s'était passé avec Ginny. Il sentit le corps du garçon se crisper et ses bras l'enlacer. Il se redressa au bout de quelques minutes, allongea Harry dans l'herbe avant de s'allonger au-dessus de lui et de parsemer son visage de baisers. Il embrassa tendrement ses lèvres, lui donnant des frissons de plaisir dans tout le corps avant de planter ses yeux dans les siens.
- Harry ?
- Hum ?
- Tu m'aimes ?
- Evidemment ! dit-il sans hésiter.
- Tu ne l'aimes pas, pas vrai ?
- Il n'y a que toi, assura doucement le Gryffondor en relevant la tête pour déposer un baiser sur ses lèvres.
- Alors ça va, je lui arrangerais le portrait à cette garce, ne t'en fait pas.
- Alors ça ne t'embête pas ?
- Si elle t'oblige à faire des... choses avec elle, je la tuerais. Je ne peux pas t'en vouloir si tu as... eh bien... fait certaines choses avec quelqu'un d'autres, avant. Enfin, si c'est bel et bien terminé.
- Oui, c'est terminé avec lui, et puis ce n'était pas vraiment ce qui s'appelle avoir une relation. Mais tu n'as pas à t'inquiéter en ce qui le concerne.
- Bien, ça fait déjà un de moins.
Avec un petit sourire, il se pencha vers le cou d'Harry et l'embrassa doucement avant de sortir le bout de la langue. Quand il sentit le contact humide dans son cou, Harry se tendit.
- Je ne ferai rien tant que tu ne le voudras pas. Mais je tiens à te dire que, si je le veux, je peux le faire sans douleur.
- Sans douleur ?
- Bien sûr. Si tu me fais confiance, tout ira bien.
- Promis ?
- Promis.
- Alors je ne vois pas pourquoi je continuerais à te le refuser.
- Tu n'es pas obligé, Harry.
- Je t'aime, se contenta de répondre celui-ci avant de fermer les yeux.
Si seulement il les avait gardés ouvert deux secondes de plus, il aurait vu dans les yeux couleur saphir un mélange de confusion, de satisfaction, de peur... et un sentiment nouveau que jamais Gabriel ne se serait cru pouvoir ressentir un jour. Avec un sourire hésitant, il se pencha de nouveau vers le cou d'Harry, toutes canines dehors.
~~HPDM~~
Blaise soupira et jeta un regard noir vers Draco. Cela faisait au moins une demie-heure qu'il tentait de rédiger son devoir et son meilleur ami ne semblait pas vouloir le laisser faire. Il ne cessait de soupirer et de sourire idiotement depuis le début de la journée. C'était à peine s'il s'était retenu de sourire pendant les cours ou devant les gens. Mais dès qu'ils se retrouvaient seuls tous les deux, le sourire niais du blond réapparaissait. Avec un grognement Blaise reposa sa plume, croisa les bras et darda son regard sur le visage illuminé de Draco.
- Bon, tu vas me dire ce qui te prend à la fin ?
Draco se mordit la lèvre inférieure sans cesser de sourire et jeta un regard heureux vers l'autre Serpentard.
- C'est la première fois que ma langue touche quelque chose d'aussi exquis, d'aussi bon, c'est... c'était... simplement merveilleux.
- De quoi est-ce que tu parles, enfin ?
- De Harry... de son sang.
Blaise eut un sourire satisfait. Draco venait juste de confirmer ses derniers doutes. Le matin même, Harry s'était jeté sur lui pour lui raconter sa dernière rencontre avec son amoureux mystérieux. Ce que son ami disait ne pouvait que coïncider avec ce que le brun lui avait raconté. Alors une dernière question subsistait dans son esprit. Pourquoi Draco avait-il eut besoin de créer Gabriel ?
Review ?
Bisou bisou ? ^^
