Ca fait deux semaines... deux semaine que je n'ai rien publiée ! Comment ai-je pu faire une horreur pareil ?... Hum... ben au moins j'espère que ce chapitre vous plaira, parce que si ce n'est pas le cas, je vous autorise à me frapper... enfin, n'abusons pas non plus, doisons que vous aurez le droit de... vous plaindre dans votre tête. Ca vous va ?

Vrit : pour ce que Draco va faire à Ginny, c'est une surprise, disons qu'à cause ce qui se passe dans ce chapitre avec Harry, il va encore plus la détester. Mais je ne peux en dire plus.

Nesumi10 : la voilà la révélation ! Malheureusement, Harry ne va pas bien le prendre du tout et va s'enfoncer en core plus dans le... mais qu'est-ce que je dis moi ? Pourquoi est-ce que je raconte la suite ? Je crois qu'il serait préférable que je me taise finalement...

Pour un nouveau chapitre, hip hip hiiip, hourra !

Petit lemon pour m'excuser.

Bonne lecture, bonne journée et vive Ryry !

Chapitre 11 : Devoir de potion et révélation

Une seule est unique question résonnait dans sa tête depuis deux jours déjà. Pourquoi Draco avait-il eut besoin de créer Gabriel ? Blaise avait beau chercher, il ne comprenait pas. Ce dont il était sûr par contre, était que cela n'avait rien à voir avec Harry puisque qu'il ne savait pas encore qu'il était son calice. Alors pourquoi ?

- Blaise !

Le Serpentard releva la tête vers le visage contrarié de Harry.

- Chéri ?

- J'aimerais que tu fasses un peu plus attention à moi si c'est possible.

- Mais je fais attention à toi, déjà, protesta-t-il faiblement.

- Non, je suis là depuis à peine dix minutes et tu ne prends même pas la peine de me regarder.

- Moi qui pensais que ton copain te suffisait ! fit-il avec un sourire.

- Bien sûr qu'il me suffit, c'est juste que se serait bien que tu lèves les yeux vers moi de temps en temps. Et puis je m'ennuie, je ne peux même pas le voir pendant la journée et Hermione et Ron passent leur temps à se disputer pour un rien. D'ailleurs, je ne comprends même pas pourquoi ils se disputent. Tu sais toi ? A ce qui parait, Hermione dit des tas de méchancetés sur Ron derrière son dos à toutes les filles, pourtant ça ne lui ressemble pas.

- Hum... peut-être que tu ne la connais pas si bien que ça. Après tout, on ne peut jamais vraiment connaitre les gens avec qui on traîne. Comme ton chéri par exemple.

- Quoi, qu'est-ce que tu as contre mon chéri ? Tu ne l'as jamais vu, tu ne le connais pas ! dit-il avec véhémente, les paupières plissées.

- Oh, tout doux, lionceaux, je n'ai rien dit de mal. Seulement que peut-être que tu ne le connais pas si bien que tu le croies.

- Je le connais plus que tu ne le crois.

- Et lui, il t'aime ?

- Bien sûr !

- Il te l'a dit ?

- ... Oui... enfin, en quelque sorte. Mais je sais qu'il tient à moi.

- A quel point, Harry ?

Harry ne répondit pas, le regard sérieux de Blaise lui fit détourner le sien. Qu'insinuait-il par là ? Il savait que Gabriel l'aimait, il ne devait pas en douter. Mais d'un autre côté, Gabriel n'était pas très démonstratif et très souvent assez froid, il fallait toujours qu'il soit patient pour que l'autre garçon consente à le prendre dans ses bras. Non, si Gabriel était quelque peu distant, ça n'avait rien à voir avec lui mais plutôt avec son caractère, et puis, il savait que Gabriel l'aimait... ou du moins tenait à lui, de ça au moins il en était certain... ou presque.

- Je ne veux pas que tu commences à douter de lui, comprenons-nous bien, c'est juste que je ne veux pas que tu t'accroches à un mec qui serait susceptible de n'en vouloir qu'à ton sang.

- Oui, je... je sais.

- Après, si tu es sûr qu'il t'aime, alors t'en mieux, après tout, tu mérites quelqu'un qui t'aime et prenne soin de toi.

Harry hocha la tête distraitement, perdu dans ses pensées avant de relever la tête et de fixer Blaise, les sourcils froncés.

- Je rêve ou est-ce que tu sais quelque chose au sujet de Ron et Hermione et tu ne veux rien me dire ?

- Je ne vois pas ce qui te fait dire ça ! répondit le Serpentard en évitant son regard.

- Tu évites mon regard et le sujet par la même occasion. Est-ce qu'il y a quelque chose que je devrais savoir, Blaise ?

- Non.

- Tu mens et tu sais que je déteste ça ! s'énerva Harry.

- C'est rie, je te dis et puis tu vas finir par t'énerver pour un rien.

- Et si je te promets que non ?

- Je te connais trop bien pour y croire. Laisse tomber ce n'est rien d'important. Si tes amis se disputent pour un rien, c'est leur problème, pas le mien.

- Tes yeux brillants me disent le contraire.

Blaise plongea son regard dans les deux billes émeraude du Gryffondor.

- Est-ce que je te demande, moi, ce que tu fais avec ton Gabriel ? Non. Et d'ailleurs, je ne veux rien s'avoir à ce sujet.

Harry rougis et posa le regard sur le mur en face de lui.

- Il ne se passe rien entre nous... enfin, on ne l'a toujours pas fait.

- Et quand est-ce que tu comptes le faire ? T'attends le déluge ?

- Non, c'est juste que...

- Que ?

- Je ne sais pas trop si je dois. Parfois, j'ai l'impression que ce n'est pas ce qu'il veut.

- Comment ça ?

- Par moments, c'est comme si que la seule chose qui l'intéressait vraiment, c'était mon sang. Je ne sais pas trop comment le prendre. Pourtant quand il m'embrasse, c'est comme si que... que je ne comptais vraiment pour lui. On ne peut pas embrasser quelqu'un passionnément si on ne ressent rien pour lui, pas vrai ?

- Je ne sais pas trop. Tu m'embrassais bien avec passion il y a quelques jours, pourtant, tu n'étais pas plus amoureux de moi que maintenant.

- Qu'est-ce que je dois faire ? Qu'est-ce que je dois en penser ?

- Le mieux, répondit Blaise en soupirant, c'est que tu lui parles de tout ça. De tes doutes, de tes sentiments, et que tu cherches à savoir s'il tient réellement à toi. C'est ce que je ferais à ta place. Après, tu agiras en fonction de ce qu'il te dit.

- Mais s'il s'avère qu'il ne m'aime pas, je dois faire quoi ?

- Tu lui en colles une pour lui faire payer le fait de t'avoir fait espérer pour rien. Dans le cas contraire, tu lui sautes dessus et vous vous envoyez en l'air toute la nuit.

- Pour venir en cours avec de grosses cernes noir sous les yeux et une tête cadavérique ? Très peu pour moi, merci.

- Idiot, aucun romantisme, je vous jure.

- Tu trouves ça romantique de sauter un mec toute une nuit ?

- Je confirme. Il n'y a rien de mieux au monde.

~~HPDM~~

Ron sortit à toute vitesse de la salle commune, le rouge aux joues. Il n'en croyait pas ses oreilles. Jamais depuis qu'il connaissait Hermione, il n'aurait cru qu'elle était capable de lui faire une telle crasse. Dire qu'il avait cru la connaitre, dire qu'il avait cru pendant un instant en être amoureux !

Grognant encore, il alla tout seul dans la Grande Salle pour le déjeuné. Et Harry alors ? Où était-il quand on avait besoin de lui ? Il le vit entrer dans la pièce et s'asseoir en face de lui, dix minutes après s'être lui-même assis.

- Tu y crois, toi, Harry ? Non mais comment a-t-elle pu me faire ça ?!

- Qu'à-t-elle encore fait ?

- Tu te souviens du devoir de potion que j'avais mis des heures et des heures à rédiger et qui était à peu près potable ?

Harry hocha la tête avec un soupir las. Mais que leur prenaient-ils à eux deux, encore par Merlin ?!

- Elle a tout rayé ! Complètement ! Et comble de la mesquinerie, elle a eu l'audace de signer son oeuvre ! Comment a-t-elle put faire un truc pareil ? Surtout après le mal que je me suis donné. Je ne la comprends plus. Pas que c'était facile avant, mais là, c'est trop.

- Mais qui te dis que c'était elle ? N'importe qui aurait pu le faire.

- Je reconnais son écriture et aucun sort n'a été jeté à mon parchemin. Elle a même insisté pour vérifier et elle a elle même dit qu'il n'y avait absolument rien. Ce ne peut être qu'elle ! Comment je vais faire maintenant ? On a potion tout à l'heure, finit-il dans un soupir désespéré. C'est un miracle si je ne finis pas en colle avec Snape. Vivement la sortie à Pré-au-Lard que je puisse décompresser un peu.

- Oui, j'ai hâte de revoir Sniffle. Et pour ton devoir, on ne peut rien fai...

Harry et Ron furent interrompus par l'arrivé d'un hibou qui se posa pile devant l'assiette de Ron. Curieux et ne reconnaissant pas le hibou, attrapa le morceau de parchemin qu'il tenait entre les griffes, le déroula et le lut rapidement avant de le tendre à Harry qui le parcourut à son tour.

Weasley

J'ai entendu dire que tu avais eu quelques problèmes avec ton devoir de potion et je serais plus que ravi de t'aider. Dépêche toi les cours reprennent dans peu de temps et il serait fort fâcheux que tu finisses en retenue avec Snape pour quelque chose d'aussi ridicule.

B.Z

- B.Z ? C'est qui ça d'après toi ?

Harry jeta un œil à la table des Serpentard, les sourcils froncés, cherchant le regard de Blaise. Quand il croisa enfin ses onyx étincelants, il comprit que s'il voulait une réponse, il aurait beaucoup d'efforts à fournir. Le Serpentard lui fit un sourire en coin avant de reprendre sa discussion avec Malfoy.

- Blaise Zabini, murmura Harry en plongeant son regard dans son assiette.

- Zabini ? Qu'est-ce qu'il me veut ? C'est pas vraiment son genre de vouloir aider les gens. A part s'il a quelque chose à en retirer.

- Oui, c'est aussi ce que je me dis, marmonna Harry pensif.

~~HPDM~~

- Bon, maintenant, dis moi ce que tu me veux vraiment, Zabini ! ordonna Ron les paupières plissées, suspicieux.

Blaise lui fit un sourire charmeur, sortit une lisse de parchemin de son sac avant de s'approcher du rouquin, son sourire ne le quittant pas. Méfiant, Ron recula de plusieurs pas et écarquilla les yeux quand il sentit le mur dans son dos alors que le Serpentard continuait de s'approcher de lui. Blaise plaqua ses mains de chaque côté de la tête rousse, collant les feuilles par la même occasion sur la paroi sombre. Le Serpentard se pencha vers son oreille, ses lèvres frôlant sa peau, le faisant frissonner.

- Tu ne devrais pas être si méfiant avec moi, Ron, je n'ai aucune intention de te manger... du moins, pas maintenant.

Il recula et fit face au Gryffondor écarlate, un sourire amusé sur le visage. Il caressa ses propres lèvres de sa langue et par pur réflexe, Ron la suivit de yeux avant de déglutir péniblement, le visage encore plus cramoisi si c'était possible.

L'air satisfait, Blaise lui tendit les feuilles que Ron prit sans y faire attention, les yeux dans ceux de Blaise, et fit demie tour, les mains dans les poches en sifflotant gaiement. Il avait toujours dit que les Serpentard obtenaient toujours ce qu'ils voulaient.

Ron vit le Serpentard tourner dans un autre couloir et jeta un œil au parchemin. Ses yeux se plissèrent. Quelque chose clochait en dehors du comportement plus qu'étrange de Zabini. L'écriture qui couvrait les parchemins était la sienne. Ou presque. Mais c'était super bien imité, connaissant la jolie écriture du Serpentard. Pourquoi Zabini avait-il fait l'effort de copier son écriture ? Non, pourquoi s'était-il donné la peine de lui faire son devoir ? C'était à n'y rien comprendre. Mais s'était un Serpentard après tout, pourquoi devait-il essayer de le comprendre ?

~~HPDM~~

Une semaine plus tard, le jeudi après midi, alors que Harry prenait des raccourcis pour rejoindre sa salle commune après avoir été retenu en cours de Sortilège pour manque d'attention, il se retrouva tiré par la manche dans une pièce à la porte entrouverte, plaqué contre le mur et une paire de lèvres pressées contre les siennes. Son premier réflexe avait été de le repousser, mais il reconnut assez vite les lèvres de Gabriel qui l'embrassaient avec fougue. Quand celui-ci s'éloigna légèrement pour les laisser respirer, Harry entoura sa nuque de ses bras et planta son regard dans le sien.

- Tu m'as manqué, Gabe.

- Je suis désolé, répondit l'autre brun en entourant sa taille de ses bras, si je n'étais pas là les trois derniers jours, c'était par ce que j'avais deux trois trucs à régler. Et besoin de réfléchir aussi.

Harry hocha la tête et accueillit avec un sourire hésitant les lèvres de son bien-aimé dans son cou. Allait-il le mordre encore une fois ? La marque était bien trop visible et il était forcé de porter un col roulé. De plus, bien que les morsures n'étaient pas complètement désagréables, il avait un peu peur quand Gabriel le mordait le faisait. Mai sil ne le fit pas cette fois, il se contenta de l'embrasser avant de prendre son lobe entre les lèvres et de le lécher sensuellement, ce qui arracha un soupir à Harry et un sourire au vampire.

- Alors, qu'à fait Weasley pour l'instant ? dit-il après s'être détaché de lui.

Harry s'assombrit, il n'aimait pas penser à elle, surtout quand il était avec celui qu'il aimait.

- Rien pour l'instant, enfin, elle a annoncé à tout le monde qu'on sortait ensemble et elle m'oblige à l'embrasser, mais ce n'est pas très grave. A vrai dire, je ne sais pas trop ce qu'elle attend de moi. Mais je n'ai pas envie de parler d'elle. Dis-moi plutôt ce que tu fais là. En deux ans, c'est la première fois que tu viens me voir en pleine journée.

- Tu n'es pas content ? demanda Gabriel, taquin.

- Bien sûr que si ! Je ne m'y attendais pas, c'est tout, mais je suis très content que tu sois là.

Avec un sourire séducteur, Gabriel fit promener ses mains sur le corps de Harry avant de reprendre ses lèvres. Il caressa ses épaules, son dos, la chute de ses reins et posa enfin ses mains sur ses fesses, les malaxant doucement. Harry ne savait plus quoi penser, c'était la première fois depuis qu'ils sortaient ensemble que Gabriel le touchait autant. Il s'était toujours contenté de ses lèvres et de son cou. Mais là, ça allait bien plus loin, peut-être même trop loin. Cela voulait-il dire que Gabriel le désirait ? Peut-être, oui. Mais alors, lui, comment devait-il réagir ? Ca avait été facile avec Blaise, il n'y avait eu que du sexe, mais là, il avait autre chose. Il y avait plus, ce n'était plus Blaise, l'ami qu'il s'était fait après qu'ils se soient envoyés en l'air, c'était Gabriel, le garçon mystérieux qui n'apparaissait que la nuit et pour qui il vouait un amour profond depuis plus de deux ans.

Les mains de Gabriel se détachèrent de ses fesses pour se glisser sous sa chemise qu'il venait de retirer de son pantalon, ses lèvres ne quittant pas les siennes. Ses doigts chatouillèrent la peau d'Harry qui frissonna, son cœur battant la chamade. Pourquoi était-il si inquiet ? Après tout, c'est ce qu'il avait voulu, non ? A bout de souffle, il repoussa doucement Gabriel avant de fixer ses yeux des siens.

- Quoi, tu n'aimes pas ? demanda Gabriel de l'inquiétude dans les yeux.

- Non... enfin, si, j'aime beaucoup. C'est juste que... je ne sais pas, j'ai l'impression que ça va trop vite.

- Ah bon ? Je n'en ai pourtant pas l'impression, répondit le garçon en détournant le regard.

Harry prit son visage entre ses paumes et le tourna tendrement vers lui, il adorait plonger son regard dans les yeux bleus de Gabriel. Avec un seul regard, le garçon lui donnait l'impression d'être vivant, d'être vraiment important.

- Tu sais que je t'aime et que je te désire, seulement, je ne pensais pas que toi aussi, c'est tout.

- Alors tu pensais très mal. Je n'ai pas fermé l'œil de la nuit, je n'ai pas arrêté de penser à toi, souffla-t-il avant de capturer ses lèves avec les siennes.

Dans le secret de sa tête, Gabriel se repassait en boucle les paroles de son meilleur ami. Le Gryffondor était réellement aussi doué au lit que le prétendait l'autre garçon ? Peut-être bien, après tout, il y était déjà passé. Et pas qu'une fois.

Harry le repoussa une seconde fois.

- Ce n'est pas que je ne suis pas content de te voir, par ce que je le suis, mais pourquoi es-tu là ? En pleine journée, je veux dire.

- J'avais trop besoin de te voir. Et puis, si je ne me trompe pas, tu n'as plus cours là. Tu aimerais passer un moment avec moi ?

- Bien sûr, mais... où ? Et puis, si je ne retourne pas dans ma salle commune, mes amis vont s'inquiéter.

- Aucune importance, susurra Gabriel au creux de son oreille, je veux juste être avec toi. Tu m'as trop manqué.

Il lui ravit de nouveau les lèvres avant de reposer doucement sa tête dans le creux de son cou.

- J'ai entendu parler d'une salle où il nous serait possible d'être tranquille. Tu confirmes ?

- La salle sur demande ?

- Un truc dans le genre, oui. Alors, qu'en dis-tu ?

- Tu poses vraiment la question ? Ce n'est pas comme si je pouvais refuser.

Avec un sourire satisfait, Gabriel se détourna de lui et ouvrit la porte pour vérifier qu'il n'y avait personne. Ils durent raser les murs jusqu'au septième étage pour ne pas être vus. Harry passa trois fois devant la salle et une porte apparut. Ils n'attendirent pas plus et s'y engouffrèrent. Le Gryffondor avait à peine refermé la porte qu'il fut plaqué de nouveau au mur, les lèvres chaudes de son amour sur les siennes, ses mains parcourant son corps sans retenue.

Harry aimait ça, il ne pouvait le nier, mais quelque chose dans l'empressement de Gabriel le gênait un peu. Le Garçon défit la cravate rouge et or, déboutonna rapidement la chemise du Gryffondor tout en le poussant vers le lit que celui-ci avait pris l'habitude de partager avec Blaise. Il le poussa sur le matelas et le chevaucha, posant ses mains à plat sur son torse découvert. Les hanches sur les siennes, il commença des mouvements de frottement, se pressant tout contre son corps. Sa bouche quitta celle d'Harry pour se promener sur son cou puis le long de son torse, déposant des milliers de baisers sur sa peau halée. Harry avait le souffle court et les yeux clos, ses doigts plongés dans les mèches noires de son partenaire. Il ne voulait pas que ça se passe comme ça. Il le désirait, oui, mais pas de cette façon. Il avait rêvé de quelque chose de doux et tendre, pas quelque chose de sauvage et précipité. C'était comme si Gabriel avait peur de ne pas avoir le temps de le faire, comme s'il avait peur qu'il disparaisse.

Il se releva de ses cuisses et sa langue caressa son nombril, entrant et ressortant, mimant l'acte sexuel. Sa langue descendit ensuite vers son aine qu'il caressa, faisant frissonner Harry. Il détacha le bouton du pantalon et fit glisser la fermeture de sa braguette avec ses dents. Ouvrant le vêtement, il dévoila le tissu noir du caleçon d'Harry et le mordilla doucement, le faisant gémir de plus en plus fort. Il se releva pour plonger son regard dans celui du Gryffondor. Quand Harry aperçut les perles bleus affamés du garçon, il déglutit difficilement et reposa sa tête sur les coussin, referment les yeux. Gabriel fit glisser le pantalon et le caleçon d'Harry le long de ses jambes avant de le jeter au loin, se concentrant immédiatement sur le plus important. Il caressa la verge tendue d'Harry du bout des doigts, ses yeux fixant intensément son visage, évaluant chacune de ses réactions. Après quelques caresses frustrantes, il enroula sa main autour du membre et la fit glisser de haut en bas, prenant rapidement un rythme accéléré. Il vit son compagnon se cambrer à plusieurs reprises, la bouche ouverte, le souffle court, son visage souhaitant manifestement conserver une certaine rougeur. Ce n'est que quand il sentit qu'Harry allait venir qu'il immobilisa sa main avant de relâcher le membre.

Harry releva la tête, ses yeux verts assombris par le désir.

- Mais qu'est-ce que...

- Retourne-toi, l'interrompit Gabriel, la voix rauque.

Harry hésita un moment, une certaine crainte voilant son regard, mais obéit et se mit à quatre pattes sur le lit, les jambes quelque peu écartées, légèrement tremblant mais très frustré. Il sentit Gabriel remuer sur le lit et ferma les yeux, imaginant le garçon entrain de se dévêtir. Un sourire naissait lentement sur son visage quand il sentit quelque chose de chaud et humide caresser son anus. Surprit, il se redressa, mais les mains de Gabriel lui tinrent fermement les hanches pour éviter qu'il ne bouge.

- Calme-toi, ça ne fait pas mal, tu vas voir.

Harry déglutit difficilement quand il sentit la langue de Gabriel se promener de nouveau entre ses fesses. Ce n'était pas désagréable, bien au contraire, c'était juste, surprenant. Blaise ne l'avait jamais fait, lui. Pas que le Serpentard ne le désirait pas, non, c'était Harry qui avait toujours refusé une telle chose, tout en rougissant généreusement devant les demandes répétées. Il se crispa légèrement quand la langue de Gabriel essaya de le pénétrer, mais se détendit rapidement. Inconsciemment, il se mit à basculer son corps d'avant en arrière, allant à la rencontre de cette langue qui lui procurait de telles sensations de plaisir. Au bout d'un moment, alors qu'Harry sentait son esprit quitter peu à peu son corps, la langue de son partenaire se retira, mais à peine eut-il le temps de grogner qu'elle fut remplacée par un doigt qui se chargea de découvrir son corps de façon assez - voir trop - accéléré. Deux autres doigts virent rapidement le rejoindre avant de disparaître avant même qu'Harry ait eu le temps de vraiment les sentir. A la place, se présenta alors la chose que le Gryffondor appréhendait le plus : gros, humide, assez pressé de rentrer au chaud, bref, vous l'aurez compris.

Harry se crispa quand Gabriel commença à entrer en lui. Entre la douceur et la rapidité, c'était clairement pour le deuxième qu'il avait opté. Harry serra les dents et ferma les yeux, essayant d'oublier cette sensation désagréable d'envahissement et d'écartèlement pour lequel son partenaire semblait prendre plaisir. Il entendit la voix rauque de Gabriel dire quelque chose, mais eut du mal à le comprendre, trop occupé qu'il était à penser à autre chose, si possible de plus agréable et/ou supportable.

- Ca va ? répéta Gabriel en s'arrêtant.

- O... oui, oui.

- Désolé, je... je n'ai pas l'habitude de le faire... de cette façon.

Harry n'eut même pas le temps de réfléchir à ce que pouvait être le " de cette façon ", qu'il sentit le sexe s'enfoncer plus profondément en lui avant de ressortir et de revenir lentement. Visiblement, Gabriel faisait des efforts pour ne pas y aller trop fort. Mais ce n'était pas assez pour le pauvre Gryffondor qui parvenait à peine à respirer.

Une fois son pénis complètement absorbé par le corps de Harry, Gabriel s'arrêta, tendu, et embrassa son dos légèrement transpirant, léchant doucement sa nuque et son lobe. Ce n'est qu'au moment où Harry remua qu'il se détendit et recommença à remuer. Il enroula de nouveau sa main autour du membre d'Harry et s'efforça de lui donner du plaisir, pour qu'il oublie la légère douleur.

Un coup de rein un peu plus puissant que les autres et les bras tremblants d'Harry cédèrent, faisant retomber son visage sur l'oreiller. Il tenta de se redresser, mais ses bras ne semblaient pas pouvoir le soutenir. Il prit une grande inspiration et son visage prit une teinte cramoisie lorsqu'il se rendit compte de la position plus qu'humiliante dans laquelle il se trouvait. Ce qui ne dérangeait pas le moins du monde l'autre garçon, au contraire, il semblait plus qu'excité à présent.

Les quelques minutes suivantes se déroulèrent entres soupirs de plaisir et grognements rauque. Jusqu'à ce qu'ils retombent sur le matelas, repus. Gabriel se retira doucement pour ne pas faire mal à Harry et roula sur le côté avant de serrer le Gryffondor dans une étreinte étouffante.

- Il avait tort, chuchota-t-il. Oui, il avait complètement tort.

Harry qui caressait doucement le torse de Gabriel en tentant de reprendre une respiration normale, releva la tête, une interrogation dans le regard. Gabriel se contenta de lui sourire et de le serrer encore plus contre son corps si c'était possible. Quelques secondes plus tard, Harry plongeait dans un sommeil tranquille.

Gabriel lui caressa doucement les cheveux et lui embrassa la tête. Il ne comprenait ce qui lui arrivait ces temps-ci. Il avait déjà ressentit du désir pour un autre homme, ce n'était pas nouveau, seulement, avec Harry, c'était différent. Il avait sans arrêt envie d'être avec lui, enrageait à chaque fois que quelqu'un d'autre s'en approchait un peu trop, avait sans arrêt envie de le toucher... Si Blaise n'avait pas été là, il se serait trahi plus d'une fois.

Le Serpentard lui avait à plusieurs reprises suggéré de tout avouer à Harry, mais Gabriel ne pouvait s'y résoudre. Et si Harry le rejetait après ? Que ferait-il ? Il avait besoin de son sang... et de sa proximité. Sans lui, il était comme... perdu, en quelque sorte. Il se rendait bien compte qu'il était de plus en plus dépendant de lui, et cette constatation lui faisait peur. Plus que jamais, il avait besoin d'Harry à ses côtés et ne supporterait pas que celui-ci le rejette. Alors il ne lui dirait pas, jamais. Pour lui, il resterait Gabriel.

Il sentit le visage d'Harry se faufiler dans son cou et son souffle lui caresser l'oreille. Il était si adorable, les yeux fermés et les traits détendus. Il paraissait si paisible, si heureux. Il n'avait tout simplement jamais été si beau. Quand Gabriel se rendit compte qu'il souriait, il se renfrogna. Comment était-il passé de la haine à de la... de la... de ça en si peu de temps ? Et qu'est-ce que c'était que ça, au juste ? Du désir ? Oui, mais il y avait plus aussi. De l'amitié ? Non, ça allait bien au-delà. De l'amour ? Non, quand même pas. Peut-être un peu des deux, en fait, il ne savait pas trop. Il sentit la main de Harry se poser sexe et il se tendit. Le Gryffondor dormait, il ne s'en rendait pas compte. Il n'avait pas à réagir comme ça. Alors... alors pourquoi sa main remuait-elle... de cette façon ? Se rendait-il compte que le garçon ne pouvait s'empêcher de durcir ? Le rouge monta rapidement aux joues de Gabriel et ses lèvres s'entrouvrir. Il retint un gémissement quand la main d'Harry descendit vers son gland. Ses hanches bougèrent d'elles même tandis que ses yeux ne quittaient pas le visage serein du Gryffondor.

- Harry...mm.. c'est si... mm... oui... encore...

- Je savais que ça te plairait, murmura Harry en souriant, sans pour autant ouvrit les yeux.

Sa main se fit de plus en plus rapide. La main droite de Gabriel se faufila dans les cheveux de Harry et les agrippa violemment alors qu'il sentait qu'il allait venir. Quand Harry comprit qu'il ne tiendrait plus, il ouvrit les yeux, souhaitant voir le plaisir envahir le regard de Gabriel. A la place des habituels yeux saphir, ceux qu'il croisa étaient d'un gris assombrit par l'orgasme. Avec un cri d'horreur, il repoussa le jeune homme et sauta au bas du lit. Le blond leva son regard vers Harry. Un regard emplit d'inquiétude, de peur. Sans qu'il ne s'en rende compte, le sort d'apparence venait de sauter.