Masashi Kishimoto est le propriétaire de Naruto.

Ce soir un petit one-shot sur un autre couple que j'apprécie. C'est mon premier essai sur eux, alors soyez cléments.

Merci à tous pour vos commentaires cela me fait chaud au kokoro.


La seule exception

Sunagakure no Sato, Sunagakure,Suna, peu importe la façon dont vous le nommé, le pays du vent reste le même, un immense territoire où le sable domine en maître. C'est sur cette zone que commande le cinquième kazekage Gaara. Installé à son bureau, il allait annoncer une nouvelle peu agréable à deux shinobis.

« - Entrez ! Invita-t-il, après avoir entendu des coups à la porte.

Comme il le pensait entrèrent Sasori et Temari, sa grande sœur.

- Si je vous ai fait venir jusqu'ici c'est parce que l'équipe de Kankuro n'est toujours pas revenue. Elle devrait être de retour depuis deux jours, mais nous n'avons toujours aucunes nouvelles et cela commence à devenir inquiétant. Je voudrais que vous partiez à leur recherche le plus vite possible, raconta-t-il.

Même de là où il était, le chef du pays voyait clairement l'inquiétude dans les yeux de son aînée. Après tout, Kankuro était lui aussi son frère, et elle devait s'imaginer le pire. Il n'avait pas choisi de l'envoyer par hasard, il était certain qu'elle voudrait s'en occuper personnellement. L'autre shinobi en revanche restait impassible, mais Sasori était un maître lorsqu'il s'agissait de masquer ses émotions.

-Très bien, comme vous voudrez kazekage-sama, obtempéra le scorpion.

Satisfait de cette réponse, le jeune dirigeant leur fit signe de se rapprocher, ce qu'ils firent sans hésiter.

-Ce périmètre est la zone où ils devaient se rendre, expliqua-t-il en indiquant un endroit sur une carte.

- A l' Est, près de la frontière d' Amegakure, nota la kunoichi.

Son cadet hocha brièvement la tête en signe de confirmation. Il sortit ensuite d'un tiroir un parchemin et le lui tendit.

- Voici la mission que Kankuro et ses partenaires effectuaient pour Suna. Comme tu peux le lire, il s'agit de récupérer des informations sur la possible existant d'un livre renfermant de nouvelles recettes de poisons, ainsi que leur antidote, résuma-t-il.

-Dès que Temari-san sera prête nous partirons, j'ai déjà tout ce qu'il me faut, annonça l'autre shinobi en quittant la pièce.

Temari assura à Gaara qu'ils réussiraient et tourna vite les talons afin de rattraper Sasori. Il n'était pas très loin , et elle lui affirma qu'elle possédait ce qu'il fallait, il pouvait donc y aller. Ils marchèrent donc jusqu' aux portes de l'entrée du village. Là, ils vérifièrent attentivement qu'aucune tempête ne se préparait, et ils furent rassurés en voyant que tout était calme. Les shinobis étrangers se perdaient, et mourraient facilement avec un milieu comme celui de Suna. Le désert était un ennemi mortel pour ceux qui le croyaient inoffensif, s'y aventurer, sans être sûr qu'il resterait immobile c'était se condamner à mort. Même les shinobis d'ici le craignaient, ils avaient dû apprendre à le comprendre, et à anticiper ses mouvements s'ils voulaient survivre.

Sasori avançait rapidement, il savait qu'il ne fallait pas traîner dans le désert, surtout lorsqu'il était presque midi, et que le soleil était le plus chaud. Temari eut un peu de mal à le suivre, le rythme qu'il lui imposait était bien plus rapide que celui dont elle avait l'habitude avec ses frères, ou lorsqu'elle était seule. Elle ne fit aucune commentaire, se plaindre auprès de lui aurait été inutile. Il n'allait pas ralentir pour elle impatient comme il était. D'une certaine manière, cela l'arrangeait, plus vite ils rejoindraient la zone où était supposé se trouver Kankuro et son équipe, et mieux elle irait.

Il avait parfaitement remarqué qu'elle peinait un peu pour la cadence imposée, mais il refusait d'aller moins vite. C'était à elle de faire des efforts, ils étaient en mission dans le désert, il fallait continuer. Il avait également constaté que les pas de la kunoichi étaient lourds, cela n'était pas normal, pas avec son type de chakra. Elle maîtrisait le futon, le plus léger des cinq éléments, normalement elle aurait dû être aussi légère que l'air, aussi silencieuse que le vent survolant le sable. Les pieds de la jeune shinobi s'enfonçaient trop profondément dans le sol, elle y mettait trop de force, trop d'énergie.

- Je suis sûr qu'il est toujours en vie, lança-t-il soudain.

- Comment le savez-vous ?, lui demanda-t-elle .

Ses paroles la touchaient mais elle ne voulait pas de sa pitié, elle n'en avait jamais accepté de personne ce n'est pas aujourd'hui que cela allait changer.

-Je déteste perdre mon temps et j'en ai consacré beaucoup pour former ton frère. J'ai passé un nombre incalculable d'heures afin qu'il devienne un excellent marionnettiste, alors si ce morveux s'est fait tuer cela voudra dire que j'ai été un mauvais professeur et cela risque fort de me contrarier, expliqua le shinobi d'un ton mi-confiant mi-amusé.

Bien qu'il n'en savait pas plus qu'elle, et que la possibilité que son frère soit mort existait toujours Temari se mit à rire. C'était la première fois que son cœur semblait s'apaiser et qu'elle regagnait espoir. Elle ne s'était pas attendue à recevoir du soutien de la part de Sasori,mais fut touchée de son geste et le savoir à ses côtés pour cette mission lui donna de nouvelles forces.

Son chakra était revenu à la normal et sa manière de se déplacer s'était allégée. Il n'était pas très sentimental et il laissait la compassion à d'autres et pourtant son inquiétude l'avait ému. Peut-être était-ce parce qu'il avait été l'enseignant de son frère, d'une certaine manière ils étaient liés.

Ils continuèrent leur route, en silence, fixant l'horizon d'un œil vif et déterminé. Ils furent contraints de s'arrêter pour la nuit, et sachant qu'elle aurait du mal à trouver le sommeil ,monta la garde. Elle se promit de retrouver Kankuro, en vie, de le ramener chez eux, non sans lui avoir dit ses quatre vérités. Le soleil arriva,et les deux ninjas ne perdirent pas un instant, après avoir mangé quelque chose. Ils faisaient presque nuit lorsqu'ils arrivèrent au dernier endroit où l'équipe de Kankuro aurait dû se trouver. Ils avaient couru toute la journée dans le plus grand silence, interrompu de temps à autre par des indications sur l a météo ou sur leur localisation.

-Que faisons-nous maintenant ?, soupira-t-elle.

Il n'y avait aucun indices, rien qui aurait pu les mettre sur la piste, ils pouvaient être n'importe où, ils pouvaient même être à Ame pour ce qu'ils en savaient.

- Continuons dans cette direction, peut-être ont-ils dû franchir la frontière, de toute façon c'est notre seule option, suggéra-t-il.

Ils allaient repartir lorsque trois personnes apparurent devant eux. Ils mirent la main sur leur arme, elle son éventail et lui ses parchemins.

- Non, nous ne sommes pas vos ennemis...Nous venons de Suna nous aussi, les informa la seule fille du trio.

Elle avait des cheveux noirs de taille moyenne et des yeux vert pomme. Elle portait l'uniforme traditionnel du pays du vent, et son bandeau était attaché à sa ceinture. A côté d'elle se trouvait un homme, légèrement plus petit qu'elle, blond aux cheveux en bataille et aux yeux rouge cerise et son bandeau reposait autour de son cou, quant à l'autre homme, il était le plus grand, portait comme les deux autres l'uniforme et avait les cheveux roses foncés et des yeux marrons, son bandeau était dans ses cheveux.

- Je me nomme Naora et voici mes partenaires Nambo et Naizen. Nous venons d'un petit village qui se situe presque à la limite du pays. Il y a quelques jours une équipe de Suna, est arrivée ici, ils nous ont indiqué qu'ils venaient récupérer un document que notre chef devait leur confier. Malheureusement, pour eux, avant de nous rencontrer, ils étaient tombés sur un groupe de nukenins, et bien qu'ils soient parvenus à les éliminer, ils ont été grièvement blessé. Nous nous sommes occupés d'eux, et ils vont bien. L'un d'eux, nous a dit qu'il se pourrait que le kazekage envoie une autre équipe à leur recherche puisqu' à cause de leurs blessures ils allaient dépasser le délai. Alors depuis deux jours nous scrutons les environs et vous voilà, détailla la kunoichi.

-Je vous remercie pour votre hospitalité , je m'appelle Temari, et voici mon coéquipier Sasori, se présenta l'autre fille.

- C'est un plaisir de faire votre connaissance. Si vous voulez bien nous suivre nous allons vous conduire jusqu' à vos amis, indiqua Nambo un sourire amical sur les lèvres.

Ils s'exécutèrent ,et parvinrent bientôt au petit village. Là, ils retrouvèrent Kankuro et les deux autres shinobis qui l'accompagnaient. Temari fut rassurée de les voir ainsi, en particulier son frère, qui s'excusa du dérangement occasionné et leur raconta toute l'histoire. Il les informa qu'ils n'avaient pu obtenir qu'une partie de ce qu'ils étaient venus chercher. En effet, il n'y avait pas, mais deux livres. Le second était enfermé dans une caverne à la sortie du village. Sasori, proposa que Temari et lui si rendent. Les trois autres devaient repartir pour Suna,où leurs blessures guériraient plus vite. En plus, avec les deux journées de marche que cela faisait, mieux ne valait pas traîner. Leur retour enlèverait un poids au kazekage. Trouvant l'idée bonne, ils s'en allèrent, après avoir fait leurs remerciements à leurs hôtes.

Le lendemain,le duo, lui, se dirigea vers la caverne, qui était assez escarpée, le marionnettiste utilisa l'un de ses pantins pour ramener le livre vers eux, tout cela en étant concentré afin qu'il ne tombe pas dans le vide et soit définitivement perdu. Cet ouvrage avait beaucoup trop de valeur pour repartir sans. En quittant la caverne, aveuglée par la nuit, la kunoichi ne vit pas une pierre, et se tordit la cheville.

Elle avait mal, mais elle ne montrait rien ,et ordonna au scorpion de poursuivre sa marche. Elle ne voulait pas se reposer au village, alors elle se força à continuer. Seulement, le sol mou du désert, et le poids de son éventail ,augmentait la douleur qu'elle ressentait. En plus, elle ne pouvait pas s'arrêter car son partenaire ne l'attendrait certainement pas. Kankuro et ses coéquipiers devaient sûrement ne plus être trop loin de leur village à eux. Pour elle, cela se compliquait, la location de la douleur rendait le retour éprouvant.

- Monte sur mon dos, lui ordonna Sasori.

- Pas question, je vais très bien, refusa-t-elle.

- Tu es trop lente pour moi, je ne vais pas adapter mon rythme au tiens, la prévint-elle.

- Je serais juste derrière vous, alors arrêtez de parler et marcher, affirma-t-elle.

Il avait horreur d'attendre, alors il fit comme elle le lui avait dit, il avançait, toujours plus vite, jetant de temps à autre un coup d'œil pour voir si elle était toujours là. Il distinguait très nettement ses moues de douleurs, mais pourtant, elle continuait sa course.

- D'accord, arrêtez-vous que je monte sur votre dos, céda-t-elle.

-Il me semblait qu'il y a une heure tu allais bien, et que tu n'avais pas besoin de moi, rappela-t-il moqueur.

- Je me suis trompée, je pensais pouvoir le faire, mais vous allez trop vite, et ma cheville me fait trop souffrir, avoua-t-elle .

- Je ne vois pas pourquoi je devrais t'aider, tu as refusé mon aide, je n'aime pas attendre alors tu vas devoir faire avec, dit-il.

Elle ne répondit rien, elle refusait de s'humilier devant lui. Il ne voulait pas être gentil , et bien soit, elle supporterait la douleur en silence, comme la grande kunoichi qu'elle était. Son organisme n'était pas d'accord, et à chaque pas, sa cheville se manifestait violemment.

- Je suis désolée, s'il vous plaît Sasori-san, l'implora-t-elle.

Il ne répondit rien, elle avait refusé la main qu'il lui avait tendu, il n'allait pas l'aider si facilement.

- Sasori-san, répéta-t-elle.

Il du bien admettre, que l'entendre l'amusait. Il n'aimait pas attendre, mais là, étrangement, cela ne le dérangeait pas.

-Sasori-san je vous en prie, je m'excuse, vous aviez raison, alors faites preuve de compassion et portez moi, le supplia-t-elle en derniers recours.

S'il n'acceptait pas maintenant, elle pouvait abandonner. Il se stoppa et fit quelques pas en arrière. Il attendit qu'elle monte sur son dos, et fut étonné que malgré le poids de son corps, plus celui de l'éventail, elle soit assez légère.

-Merci beaucoup Sasori-san, le remercia-t-elle les joues rouges de honte.

Il sourit satisfait, il n'aimait pas attendre, mais voir Temari l'implorer serait certainement la seule chose pour laquelle devoir patienter longtemps ne le dérangerait pas.