Voilà voilà pour l'avant dernier chapitre de cette fic ( j'ai déjà écrit le dernier ! vive moi ! :)). A la base j'étais censé le mettre demain, mais bon, étant donné qu'il est presque 22:30, ça ne fait pas trop de différences... si ?

En tout cas, merci beaucoup pour les reviews, je ne pensais pas vraiment que quelqu'un viendrait vu que ça faisait quand même un moment, contente de m'être trompée !

Bah voilà quoi et bonne lecture... au fait, pas besoin de me tuer parce qu'il n'y a pas de bisouilletage entre Ryry et Dray dans ce chapitre, merci d'avance...!

Chapitre 14 : réconciliation

Après sa discussion avec Sirius, ce dernier avait remit le charme sur lui et ils étaient tous deux retournés aux Trois Balais attendre Ron et Hermione devant une chope de bierraubeurre. Sirius avait bien compris que Harry ne voulait plus reparler de Malfoy et de tout ce qui s'en rapprochait et il n'aborda alors plus ce sujet, soupirant en voyant la tristesse tapis au fond des yeux vert. Il ne supportait pas de voir son filleul dans cet état mais il savait qu'il ne pourrait rien faire. Harry ne pouvait qu'arranger ses problèmes seul. Il était grand et pouvait parfaitement se débrouiller sans lui.

Les deux meilleurs amis du Survivant ne mirent pas longtemps à les rejoindre et ils discutèrent un moment avant de se décider à partir. Alors qu'ils se levaient, Harry aperçut avec horreur Ginny s'approcher d'eux. Elle lui fit un grand sourire et l'embrassa sur les lèvres. Sirius lui jeta un regard interrogatif et le brun lui fit comprendre qu'il lui en parlerait plus tard.

Ils quittèrent le bar et Ginny se mit à parler à Harry sans que lui n'écoute le moindre mot. Mais comment avait-il fait pour occulter le facteur Ginny de ses pensées ? Il n'arrivait pas à comprendre comment il avait fait pour oublier cette garce et son ignoble chantage et dire qu'il l'avait embrassé de son plein gré. Tout ça à cause de Malfoy, saleté de Serpentard.

- ... mais tu vois Harry, je suis tellement contente qu'on soit ensemble...

Le Gryffondor serra les dents quand il l'a vit s'accrocher à son bras comme une sangsue. Il jeta un regard aux alentours, il y avait bien trop d'élèves qui rentraient eux aussi au château pour qu'il puisse détacher la rouquine discrètement mais fermement de son bras. Beaucoup trop d'yeux posés sur lui.

- ... alors tu vois, je me suis dit qu'on pourrait y aller ensemble, rien que tous les deux, en amoureux...

Harry se raidit et tourna lentement son regard vers la rouquine. Qu'elle le lâche, qu'elle lui foute la paix une bonne fois pour toute. Ginny leva un regard surprit vers lui quand il décrocha sèchement son bras du sien.

- Ça suffit maintenant, j'en peux plus, on n'est pas ensemble tout les deux et on ne sera jamais un couple, tu m'entends ? Petite sœur de mon meilleur ami ou pas, chantage ou pas, j'en ai plus rien à faire. Tu n'es qu'une sale petite peste et je commence sérieusement à en avoir plus qu'assez de toi. Alors vas y, tu peux bien dire à tout le monde que je suis gay, j'en ai rien à foutre, tu peux même placarder ces foutus photos que tu a prise partout dans Poudlard ou même dans le monde entier si ça te chante j'en est rien à balancer, ça ne fera que montrer à tout le monde à quel point tu es vicieuse et tordue. Tu n'es qu'une garce, Ginny, et tu ne seras jamais rien de plus.

Sur ces mots, il reprit son chemin vers le château d'un pas rageur, les mains enfoncées dans les poches sans se soucier des mines choquées de ses deux meilleurs amis ou de celles de la quasi totalité des élèves et de certains professeurs de Poudlard. Tout ce qu'il désirait à présent était de retrouver la douce chaleur de son lit pour ne plus jamais la quitter alors même qu'il était l'heure du déjeuné.

oOo

- Tu penses qu'elle va se servir des photos ?

- Hum... Je sais pas trop. D'un coté, il l'a quand même humilié devant tout le monde, mais comme il a parlé des photos, je ne pense pas qu'elle va le faire... A part bien sur si elle est complètement tordue.

Un cours silence s'installa avant qu'il ne reprenne.

- Tu penses qu'il me reparlera un jour ou c'est complètement foutu ?

- Je ne sais pas, Draco. Il ne me parle plis non plus et le pire c'est que je ne sais même pas pourquoi. Enfin bon, dans ton cas, je pense que tu devrais lui parler toi parce que je ne pense pas qu'il fera le premier pas.

- Mais il m'évite.

- Alors envoi lui une lettre où tu lui déclarerais ta flamme et lui promettant un amour éternel !

- Ta gueule, Blaise. Si c'est pour dire des âneries, c'est pas la peine de l'ouvrir.

- Non mais franchement, tu devrais essayer de lui écrire, au moins comme ça il sera obligé de te lire à défaut de t'écouter.

- Eh mais tu sais que ce que tu dis n'est pas complètement idiot ? sourit Draco en attrapant le premier parchemin vierge qui lui tombait sous la main.

- Évidemment que ce n'est pas idiot, puisque c'est moi qui en ai eut l'idée ! s'indigna son ami en se dirigeant vers la porte du dortoir. Oh et tu devrais peut être te dépêcher, le déjeuné sera servit dans quelques minutes.

Draco grogna une réponse incompréhensible alors que Blaise s'en allait. Il fallut près d'une demie heure au blond pour rédiger une lettre à peu près potable. Il la relut une dernière fois avant de hausser les épaules et de monter jusqu'à la volière pour attacher sa missive à un quelconque hibou de l'école. Hors de question d'utiliser son propre hibou, il avait bien trop peur que Harry reconnaisse son oiseau et décide donc de ne pas le lire. Le cœur cognant durement dans sa poitrine, il regarda le rapace s'envoler avant de monter vers les tours.

Il poussa un soupir avant de quitter la volière pour rejoindre la grande salle.

oOo

Trois jours. Cela faisait trois jours que Draco avait envoyé sa lettre à Harry pour lui expliquer la situation et il n'avait reçut aucune réponse, il ne savait même pas si le Gryffondor avait même lu la lettre.

Hors mis se morfondre il avait mis ces trois jours à profit pour observer Sebastian qui avait l'air extrêmement heureux depuis que Harry l'évitait. Il ne se demandait pas pourquoi il connaissait bien sur déjà la réponse. Ils étaient pareils tous les deux après tout. Ce n'était donc pas bien compliqué de deviner ce que désirait le Serdaigle. Mais ça, Draco n'était pas prêt à le lui accorder.

Il jeta un regard dédaigneux au Serdaigle assis bien sagement au premier rang. C'était fou comme ce mec le répugnait, il ne comprenait vraiment pas comment il avait fait pour être attiré par lui. Peut être était ce son esprit retors qui l'avait séduit au début, mais là, il aurait bien aimé ne jamais avoir croisé la route de ce gars là. Oh oui, cela lui aurait évité bien des problèmes et des migraines. Il s'efforça à se reconcentrer sur le cours, détachant ses yeux de son ex.

oOo

Harry jeta des coups d'œil autour de lui. Aller jusqu'à la grande salle sans se faire assaillir de tout coté était devenu un véritable parcourt du combattant depuis trois jours. Il avait eu une conversation pour le moins animé avec Ron et Hermione qui lui faisaient tout deux la tête. Le fait qu'il ne leur parle pas du petit chantage que lui avait fait Ginny les avait apparemment beaucoup blessé et ils lui avaient fait un long discourt sur l'amitié la confiance et tout un tas de choses dans le genre. Mais il y avait tout de même un point positif dans toute cette affaires : après avoir grondé la rouquine, ni l'un ni l'autre ne lui adressait la parole à présent.

Quand à Malfoy... Harry en venait presque à raser les murs tellement il veillait à ne pas le croiser. Pour Blaise, c'était une autre affaire, s'il l'évitait c'était parce qu'il avait un peu honte d'avoir remis en question son amitié à cause des paroles d'un taré. Maintenant qu'il prenait conscience des choses, il préférait ne croiser son chem...

- Serait ce moi que tu tentes d'éviter petit Potter ?

- Tenter est effectivement le mot juste puisque j'ai apparemment lamentablement échoué.

- Lamentablement, je te l'accorde, sourit Blaise. Harry, il faut qu'on parle tout les deux, je ne comprends vraiment pas ton attitude.

Harry hocha la tête et entraîna le Serpentard avec lui dans le parc. Il lui fit un rapide résumé de la situation et même si Blaise ne fit aucune remarque, il vit bien qu'il l'avait blessé et se sentit mal.

- Mais maintenant tout s'est arrangé, hein ? Tu ne vas pas me refaire une crise ?

- Non, ne t'en fait pas, maintenant ça va.

Ils s'assirent tout deux à l'ombre d'un arbre, la tête posée contre l'écorce, le regard tourné vers le lac. Blaise hésita un court instant avant de se lancer.

- Et en ce qui concerne Draco ?

Il sentit Harry se raidir à ses cotés et regretta un moment d'avoir posé la question, il ne voulait absolument pas que le Gryffondor se braque. Ce dernier fini par pousser un soupir avant de murmurer si bas que Blaise du se pencher pour l'entendre :

- Je ne sais pas vraiment... Je sais que je lui en veux beaucoup mais en même temps je me dis que... maintenant je ne vais plus revoir Gabriel et je... je n'aime pas franchement cette idée. Ça me fait bizarre de ne plus le rejoindre la nuit dans la forêt interdite. Ça me fait bizarre de me dire qu'il ne me prendra plus dans ses bras, qu'il ne m'embrassera plus... J'en veux vraiment à Malfoy de m'enlever ça... il n'a pas le droit, ajouta-t-il plus bas encore, la voix tremblante.

- Mais tu sais que Gabriel et Draco ne sont qu'une seule et même personne. Tu peux très bien retrouver tout ça.

- Non, moi c'est Gabriel que je veux, lui et personne d'autre.

- Mais...

- Non, tu ne comprends pas, Blaise, tu ne comprends pas ! Malfoy et Gabriel sont deux personnes complètement différentes. Il jouait la comédie et moi je suis tombé amoureux d'un personnage. Tout ce qu'il disait n'était que des mensonges ! Malfoy et un crétin prétentieux qui cache ses faiblesses derrière des insultes et des grimaces, Gabriel était beaucoup plus ouvert, beaucoup plus souriant, beaucoup plus gentil, beaucoup plus tendre, beaucoup plus... humain, tout simplement. Malfoy jouait un rôle et il... il...

Blaise entoura les épaules d'Harry d'un bras et le ramena contre lui, le berçant doucement pour interrompre le flot de larmes. Harry finit par se calmer et entoura le torse de Blaise de ses bras, nichant son visage dans son cou, humant son odeur apaisante.

- Écoute, Harry, je ne sais pas vraiment pourquoi Draco est devenu 'Gabriel' mais je pense avoir une idée, mais en tout cas je peux t'assurer que ça n'avait pas pour but de te faire du mal. Je ne dis pas que ce n'est pas ce qui a fini par se produire mais je pense que ta rencontre avec lui n'aurait jamais du arriver. Enfin, ce n'était pas ce qu'il voulait, en tout cas. Tu as appris à aimer Gabriel, Harry, mais s'il y a bien une chose que tu dois comprendre c'est qu'il ne forme qu'un avec Draco, si tu aimes l'un, tu aimes forcément l'autre. Draco est Gabriel. Celui que tu as rencontré dans la forêt interdite est celui que tu croises tous les jours dans les couloirs lorsqu'il ne porte pas son masque, tout simplement. Sans le vouloir vraiment, Draco t'a simplement montré qui il est réellement. Et c'est de ce mec là que tu es tombé amoureux. Tu auras beau rejeter l'évidence, le fait est là.

Harry médita ses paroles en silence. Il savait bien que le Serpentard avait raison, il y avait déjà pensé, mais il n'arrivait tout simplement pas à l'accepter. Il n'arrivait pas à superposer les sourires sincères de Gabriel à ceux hautain et méprisants de Malfoy. Il n'arrivait pas à se dire que la personne qui le grondait gentiment, qui riait de ses blagues idiotes, qui s'enflammait avec passion quand il parlait de certaines choses, était la même personne que celle qui lui avait pourri la vie depuis son entrée à Poudlard, le rabaissait et l'insultait à chaque fois qu'il en avait l'occasion. Il n'arrivait pas à accepter qu'il était tombé amoureux de son ennemi.

Après un moment de silence, Blaise reprit.

- Pourquoi n'as-tu pas répondu à la lettre de Draco ?

- Je ne suis pas amoureux de Malfoy, murmura-t-il sans conviction, c'est Gabriel que je veux.

- Tu veux avoir une chance de revoir Gabriel un jour ?

Harry hocha la tête contre son cou.

- Dans ce cas, réponds à la lettre de Draco. Laisse lui une chance de s'expliquer et tu aviseras après. A quoi ça avancera de rester là et de l'éviter ? Ça ne fera que vous faire souffrir tout les deux pour rien. Il a besoin de ton sang et toi tu as besoin de Gabriel.

- Gabriel m'aimait... Malfoy est un salaud.

Blaise sourit, passant toujours ses doigts dans les mèches rebelles du Gryffondor. Il savait que dans le langage du brun cela voulait dire qu'il parlerait au blond.

Quand ils se séparèrent quelques minutes plus tard, Blaise se précipita vers les cachots. Il retrouva son meilleur ami assis sur son lit, un livre de potion dans une main, une plume dans l'autre, retranscrivant tout ce qui pouvait lui servir pour son devoir.

- Draco, j'ai besoin de toi.

- Hum... répondit l'autre, concentré sur sa lecture, les sourcils froncés.

- Ça a un rapport avec Harry.

La tête blonde se redressa immédiatement. Bien, maintenant il avait toute son attention.

- Carter est un vilain garçon qui mérite une bonne punition.

Draco haussa un sourcil.

- Pas le genre de punition qu'il adorerait que tu lui donnes bien sûr. De toute façon j'étais sûr qu'il aurait dû finir à Serpentard. Mais, si nous y sommes, nous, ce n'est pas pour rien.

Il grimpa sur le lit et exposa son idée à son ami qui afficha immédiatement un large sourire, hocha frénétiquement la tête, heureux d'avoir trouvé autre chose à faire que ses devoirs.

oOo

Ce qui s'était passé entre la jeune Weasley et Harry Potter avait fait le tour de Poudlard et Sebastian était quelque peu nerveux surtout qu'il avait vu Zabini entraîner le Gryffondor dehors. Ce qui ne voulait dire qu'une chose : ils allaient se réconcilier, et ça, c'était tout bonnement hors de question. Weasley était vraiment une bonne à rien, même pas fichue de garder un mec ! Il allait encore tout devoir faire par lui même.

Il se dirigea d'un pas rageur vers sa salle commune. Il n'accorda aucun regard à ses camarades et monta directement dans son dortoir, condamnant rapidement l'entrée. Fouillant dans sa valise, il en sortit deux flacons qu'il fixa un moment, les lèvres pincées. Il n'aurait jamais pensé en arriver à utiliser le petit cadeau que son père lui avait envoyé. L'un contenait un liquide d'un bleu très pale, l'autre un liquide incolore... Le faire... Ne pas le faire... Le faire... Ne pas le faire... Le faire et puis merde pour les conséquences.

Il invoqua un troisième flacon où il versa le contenu des deux premiers, le boucha et le secoua vigoureusement pour mélanger le tout parfaitement. Il le leva à hauteur de ses yeux et poussa un long soupir. Harry marchait sur ses plates bandes, il le cherchait, il faisait faillir ses plans, il avait pris le cœur de Draco... Il méritait donc qui lui arriverait. Oui, il ne lui laissait plus le choix à présent.

- A nous deux mignon petit Potter, sourit-il en fixant le flacon.

Sebastian se leva et glissa la verrerie dans sa poche. Il déverrouilla la porte et quitta le dortoir puis la salle commune sans se douter que du haut d'un arbre en face de la fenêtre, un étrange corbeau avait vu toute la scène.

Le Serdaigle se dirigea vers les cuisines et veilla à ce que dans le verre d'un certain Gryffondor soit glissé sa merveilleuse potion.

oOo

Dissimulé entre deux rangées de livres, Blaise Zabini observait, jubilant intérieurement, une énième dispute entre Granger et Weasley qui s'efforçaient de crier le plus doucement possible. Et le plus drôle dans tout ça c'est qu'ils n'avaient même pas besoin de son aide pour se disputer.

Excédée par les accusations de son ami, Granger se leva, rangea frénétiquement ses affaires et sortit de la bibliothèque d'un pas raide, les lèvres pincées.

Ronald se passa une main lasse dans ses cheveux roux et poussa un profond soupir. Il ne comprenait plus son amie depuis quelque temps. Oh, les disputes entre eux avaient toujours été fréquentes mais là c'était pire qu'avant. Elle l'agaçait prodigieusement, elle est sa manie de nier l'évidence et de lui faire la morale à tout bout de champ. Mais pour qui se prenait-elle à la fin, Merlin ?

Toujours caché, le Serpentard décréta que c'était le bon moment pour agir. Il s'approcha tel un félin de la table où était assit le rouge et or et s'installa en face de lui.

- Bonjour, Ron.

Le Gryffondor sursauta, ne l'ayant pas entendu venir, et releva la tête, les sourcils froncés, l'air peu engageant.

- Zabini.

- Quel joli temps, n'est ce pas ?

- Il pleut depuis près d'une heure.

Clignant frénétiquement des yeux, le Serpentard se tourna vers la fenêtre et grimaça, c'est vrai qu'il ne faisait pas très beau dehors.

- Qu'est ce que tu me veux, Zabini ?

L'interpellé retourna son attention sur son camarade.

- Quelque chose que tu n'es décidément pas prêt à me donner.

Le Gryffondor fronça les sourcils, ne comprenant pas ce que cela signifiait.

- C'est à dire ?

- Sors avec moi, déclara Blaise abruptement.

Il était inutile de passer par quatre chemins avec lui et il le savait. Pas que Ron soit idiot, non, il ne comprenait rien à la subtilité par contre, le forçant par ce fait à agir comme un Gryffondor. Agir sans réfléchir ne serait ce qu'une minute aux conséquences que certains actes pouvaient engendrer.

Ron le fixa, les yeux écarquillés et la bouche ouverte. Blaise pencha légèrement la tête sur le coté. Il parait quand même un peu idiot comme ça, pensa-t-il.

- Alors ?

- C'est que, fit-il, reprenant un minimum contenance,... tu... mais... Tu te fiches de moi ?

- Bien sûr que non.

Ron plissa les paupières, soupçonneux.

- J'aime les filles.

-Tu es bi.

- Tu es un vil Serpentard.

- Et toi un stupide Gryffondor, sourit Blaise, amusé.

- Tu te fiches de moi.

- Je veux sortir avec toi.

- Tu ne sors qu'avec des filles, les mecs, tu te contentes de les sauter.

Blaise ouvrit la bouche pour protester mais la referma. Ron avait raison, il ne sortait pas avec les garçons, se contentant de les faire défiler dans son lit.

- Je... Je crois que je veux sortir avec toi.

- Bah moi je veux pas.

- Mais pourquoi ? Simplement à cause de ma Maison ? Ou alors parce que j'aime le sexe ?

- Non, parce que tu as couché avec mon meilleur ami et que tu l'as ensuite fait pleurer.

Un lourd silence s'installa autour de la table. Alors Harry leur avait raconté ? Il n'était pas au courant.

- Qu'est ce qui te dérange dans cette histoire ? Le fait que j'ai couché avec lui ou parce que je l'ai fait pleurer ?

Ron sembla hésiter un moment, troublé par l'insistance de son interlocuteur.

- Un peu des deux, je pense, répondit-il honnêtement, mais plus le deuxième quand même.

- Oh, alors tu seras surement content de savoir que, non seulement on s'est réconcilié, mais que j'ai également arrêté de coucher avec lui.

Le Gryffondor se tu, détournant le regard, semblant réfléchir, une légère rougeur sur les joues. Un détail sembla lui revenir et il écarquilla les yeux, se retournant soudainement vers le brun.

- Mais d'abord, comment sais tu que je suis bi ? Même Harry et Hermione ne sont pas au courant, je ne l'ai jamais dit à personne !

Blaise gloussa.

- J'ai dit ça au hasard, je pensais sincèrement que tu étais hétéro.

Les joues du Gryffondor devinrent alors cramoisies. Il posa sa tête sur la table, se cachant les joues de ses mains. Il s'était bien fait avoir sur ce coup là.

Le brun sourit, prit le visage du rouquin entre ses mains et lui releva la tête.

- Tu es mignon quand tu rougis.

Il lui caressa doucement la joue, presque tendrement, passant ses doigts dans les mèches rousses, les glissant derrière son oreille.

- Je n'ai pas la tête à ça, Zabini, je suis désolé, fit le rouge et or en se levant avant de quitter la bibliothèque avec un sourire d'excuse.

C'est un Draco complètement affolé qui débarqua dans la bibliothèque peu avant le dîner et qui kidnappa Blaise, l'arrachant à ses pensées concernant une certaine tête rousse qu'il s'était promis de séduire. Le métisse se mit à grogner, s'apprêtant à hurler des insultes sur le blond mais celui-ci l'interrompit, le tirant hors de la salle et des yeux noirs de la bibliothécaire qui les fixait avec désapprobation.

- Changement de programme, Blaise. Sebastian a apparemment décidé d'agir ce soir.

- Qu'est ce qu'il va faire ? demanda le brun, soudain soucieux.

- Il y a de fortes chances pour qu'il ait décidé d'empoisonner Harry. Et sachant qu'il est très fort en potion, je ne doute pas que ce qu'il tenait soit quelque chose d'assez douloureux.

- Mais qu'est ce que tu veux que...

- Snape ! s'exclama Draco avant de se mettre à courir vers les cachots, Blaise sur ses talons.

oOo

Harry ressortit de la volière en soupirant et rejoignit sa salle commune où un devoir de potion et d'histoire de la magie l'attendaient gentiment. Il se laissa tomber sur une chaise sur l'une des tables du fond, des livres et ses notes étalés sur la table. Alors qu'il prenait ses notes d'histoire de la magie en main pour les relire, il vit la préfète de Gryffondor passer en coup de vent dans la salle commune, le visage déformé par la colère. Sans accorder un mot à personne, elle fila dans son dortoir.

Harry regarda les escaliers pendant un moment avant de finalement hausser les épaules et retourner à ses notes. Enfin, les notes qu'il avait prise à partir des notes d'Hermione, plutôt. Il passa près d'une demie heure sur son devoir et alors qu'il y mettait enfin un point final, il aperçut Ron entrer dans la salle commune, l'air ailleurs avant de s'installer en face de lui. Harry remarqua une légère rougeur sur ses joues mais ne fit aucune remarque.

- Salut, Harry, murmura faiblement le rouquin en croisant ses bras sur la table, posant son menton dessus, le regard vague.

- Ça y est, tu as décidé de recommencer à me parler ?

- Oh ça va, hein. Tout ça c'est de ta faute, t'es un aimant à emmerde et tu ne dis jamais rien. Alors si je te fait la tête c'est de ta faute !... Et oui j'ai décidé de recommencer à te parler, ajouta-t-il en s'affalant de nouveau sur la table.

Harry sourit mais ne répondit rien, rangeant ses affaires d'histoire de la magie dans son sac pour prendre ses notes de potion en grimaçant. Au bout de dix minutes de grattage de parchemin, il entendit la voix de Ron murmurer :

- Tu crois que je suis un traître ?

Harry s'interrompit et posa un regard interrogateur son ami.

- Si par exemple, et j'ai bien dit par exemple, un Serpentard se mettait, disons, à me draguer et que j'acceptais de sortir avec. Est ce que je serais un traître ?

- Traduction : Blaise a jeté son dévolu sur moi, je veux sortir avec lui, est ce que tu m'en veux ?

Ron prit une jolie couleur coquelicot et hocha doucement la tête.

- Ça ne m'étonne pas que Blaise veille être avec toi, ce que je ne comprends pas, c'est plutôt comment ça se fait que tu le prennes aussi bien. Est ce que j'ai raison de penser qu'il y a une chose importante que je devrais savoir et que tu ne m'as pas dite ?

La rougeur du Gryffondor s'accentua.

- Ah parce que Monsieur m'en veut de ne pas lui avoir dit que sa sœur est la pire des garces et que j'entretenais une liaison avec un Serpentard alors que lui ne m'a jamais dit qu'il est attiré par les mecs et de surcroît, celui avec qui j'étais ?

Ron hocha la tête, évitant son regard, sachant pertinemment qu'il était lui aussi en faute. Harry soupira.

- Pour répondre à ta question, Ron, non, je ne t'en voudrais pas si tu décidais de sortir avec Blaise... au contraire.

- Vraiment ? s'exclama Ron en relevant la tête. Enfin... j'ai pas envie d'être avec lui, hein, je... je voulais juste savoir... pour être sûr... au cas où...

- Ouais, c'est ça, se moqua gentiment Harry.

- Ah, et au fait, je ne suis pas gay, je suis bi.

- M'en fiche, dit le brun en reposant sa plume et se levant, viens, on va dîner.

A suivre...

Pour la suite, grand moment de confession ;)...