Voilà, le tout dernier chapitre, celui qui met un point final à cette fic... Alala, que dire de plus à part... Bonne lecture tout le monde ! :)

Chapitre 15 : j'ai envie d'essayer

Non mais qui m'a foutu des andouilles pareilles ? Pas fichu de se débrouiller seuls et ça se dit majeur ! Non mais vraiment, parfois je me demande bien ce que je fait encore ici à me coltiner de telles calamités. Et le pire dans cette histoire c'est qu'ils font tout ça pour Potter. Pour Potter, quoi ! N'est ce pas affligeant ? Enfin bon, qu'y puis-je ?... Finalement j'avais raison, j'aurais mieux fait d'accepter ce travail de fournisseur de potions pour Sainte Mangouste. Là au moins j'aurais put rester tranquillement chez moi et au lieu de ça...

Severus Snape poussa un profond soupir et reporta son attention sur le contenu de son assiette. Dire qu'il aurait put être tranquillement dans un fauteuil confortable de sa joli maison... et qu'à la place il se trouvait là, entouré de gamins plus ignorant et les uns que les autres, créant un vacarme monstre... Il soupira encore une fois, pauvre de lui.

Blaise et Draco ne pouvaient décrocher leur regard de la nuque de Carter, faisant passer dans leur yeux toute la haine et la répugnance qu'ils ressentaient pour lui. Un sourire étira cependant lentement leurs lèvres tandis qu'ils le voyaient fixer intensément un certain Gryffondor qui portait son verre à ses lèvres.

Harry but une gorgée de son jus de citrouille, un sourire aux lèvres tandis qu'il écoutait les pitreries de Ron, Dean et Seamus sous le regard plus qu'exaspéré et toujours un peu en colère d'Hermione. Il éloigna lentement le verre de sa bouche, louchant dessus tandis qu'il le reposait sur la table. Son corps se mit soudain à convulser, d'abord doucement, de petits tremblements puis plus fortement, les yeux se révulsant, ses paupières papillonnant follement. Il tomba du banc sous les exclamations horrifiés des élèves qui s'écartèrent de lui. Un liquide noir et visqueux se mit à couler de ses yeux, de son nez et de sa bouche, son corps se convulsant violemment. Les Gryffondors s'écartèrent tandis que les autres approchaient pour mieux voir ce qui ce passait. Les professeurs accoururent, inquiets.

- Éloignez vous, tous dans vos dortoirs... Écartez vous ! s'écria le professeur MaGonagall, écartant les curieux.

Le professeur Snape prit le survivant dans ses bras, le serrant contre sa poitrine avant de sortir à grands pas de la Grande Salle pour l'emmener à l'infirmerie.

Avec un sourire satisfait, Sebastian Carter leva son verre et le porta à ses lèvres.

Dans l'agitation ambiante, personne ne vit le Serdaigle s'évanouir. Personne ne vit Blaise Zabini sortir sa baguette et le faire léviter devant lui avant de disparaître par la sortie des professeurs. Personne ne vit non plus Draco Malfoy et son sourire machiavélique les suivre.

Les professeurs ne mirent pas longtemps à ramener les élèves dans leurs dortoirs. Une fois le Survivant allongé sur le lit de l'infirmerie, Severus Snape convainquit les autres professeurs ainsi que l'infirmière de sortir de la pièce. Une fois les portes condamnées, il revint vers le Gryffondor.

- Cela me fait mal de l'admettre mais je dois bien avouer que vous avez été excellent sur ce coup là, fit-il en lui tendant un mouchoir imprégné d'eau.

Harry ouvrit les yeux et se redressa avec un sourire. S'appuyant contre le montant du lit, il accepta le mouchoir et s'essuya.

- Merci beaucoup, murmura-t-il, une fois terminé. Et maintenant ?

- Et maintenant, laissons Blaise et Draco faire leur travail.

- Serait-il possible d'aller voir ce qu'il ce passe ?

Le maître des potions hésita un instant avant d'acquiescer :

- Mais certainement.

oOo

Les deux Serpentard sortirent sous le couvert de la nuit et s'arrêtèrent près du lac. Blaise rompit le sort et le corps du vampire s'écroula sur le sol avec un bruit moue, le réveillant sous le choc et la douleur. Il n'eut pas le temps de se rendre compte de quoi que ce soit qu'il se retrouva étroitement ligoté. Il jeta un regard circulaire et aperçut la baguette de Malfoy junior levé vers lui. Son regard se porta alors sur le visage du blond et il frissonna malgré lui en apercevant les deux orbes mercures qui le fixaient avec une haine farouche. Toujours ligoté, il se releva pour lui faire face, tout en avisant les deux baguettes tendues vers lui.

- Zabini, Draco chéri... Que me vaut le plaisir ?

- J'ai toujours su que tu étais une ordure, Carter, s'exprima Draco d'une voix posée, mais jamais je n'aurais pensé que tu irais jusqu'à empoisonner qui que ce soit. Menacer, oui, mordre, oui, faire chanter, oui, blesser, aussi... Mais tuer...

- Qu'est ce que tu peux bien lui trouver, Draco ? s'enquit le Serdaigle, tentant de rester calme.

Sebastian connaissait bien Draco pour l'avoir fréquenté pendant des mois. Il connaissait son corps dans les moindres détails, il connaissait sa personnalité, ses émotions, ses limites comme s'il faisait partit de lui. Il avait cru avoir résolu le mystère Draco Malfoy mais à cet instant, il se rendait compte de son erreur. Jamais il n'avait vu un tel regard sur le visage du blond, jamais il n'avait vu une telle haine, une telle répulsion à l'égard de qui que ce soit. Le calme dont faisait preuve le Serpentard l'effrayait.

" Quoi qu'il arrive, Sebastian, ne croit jamais me connaitre, ce serait faire la pire erreur de ta vie ." Il se souvenait encore de ces mots qu'il lui avait susurré au creux de l'oreille après leur première nuit. Il se rappelait encore du frisson d'excitation qui l'avait parcourut alors qu'il se serrait plus encore contre lui, se promettant de tout connaitre de lui.

Il fit un pas en arrière, des frissons parcourant son dos sans qu'il ne sache si s'était du à a peur ou au froid mordant de la nuit.

- Ce que je lui trouve ? La tendresse, l'humilité, la sincérité, l'innocence... L'amour. Tout ce dont tu ne seras pourvu.

Draco fit un pas en avant tandis que lui en faisait un en arrière. Blaise resta en retrait mais garda la baguette tendu par précaution.

- Pourquoi lui, on était bien tout les deux.

- C'est mon calice, Carter, mon âme sœur, ma moitié... et tu t'en es pris à lui. Tu as tenté de détruire ce qui est mien et jamais je ne te le pardonnerais.

Il fit un nouveau pas en avant, l'autre reculant au même rythme.

- Tu n'as pas besoin de son sang, Draco, il y en a d'autre sur cette planète et puis, rien ne t'assure qu'il est ton ame sœur. Peut être que... peut être qu'on peut simplement tout oublier et recommencer... comme avant... rien que tous les deux...

- En t'en prenant à Harry, c'est moi que tu as attaqué, c'est un acte inqualifiable...

Il avança, faisant reculer l'autre.

- Tu aurais pourtant du savoir que tu ne t'en sortirais pas... Tu aurais pourtant du savoir qu'on ne s'en prend pas à moi sans qu'il n'y ait de représailles... Tu aurais pourtant du savoir que je ne me laisserais pas faire de la sorte... Tu vas apprendre ce qu'il en coûte de s'en prendre à un Malfoy...

Un mouvement de baguette plus tard et Sebastian se retrouva propulsé quelques mètres plus loin, allongé sur le dos, très près de l'eau miroitante du lac, trop près. Il jeta un coup d'œil à Blaise derrière lui qui ne fit aucun geste pour l'arrêter et leva de nouveau sa baguette faisant léviter un Sebastian plus que paniqué au dessus du lac. Draco pencha légèrement la tête, fixant le Serdaigle d'un œil amusé. Ses yeux rougeoyèrent soudainement et ses canines s'allongèrent, une expression féroce s'affichant sur son visage pâle.

Il fit un pas en avant mais une main sur son bras l'arrêta.

- Blaise, il...

- Doit être envoyé à Azkaban pour utilisation de substance illicite. Si tu fait ça, Draco, tu finiras à ces cotés en prison, c'est ce que tu veux ?

- Mais il s'en est prit à Harry ! s'insurgea Draco.

- Blaise a raison, fit une voix derrière eux qui les fit sursauter et se retourner, ça ne fera que te porter préjudice.

Draco fixa son regard dans les yeux émeraudes de son calice et soupira, il savait qu'il avait raison, mais il s'en était prit à son amour, par Merlin !... Oui, son amour... Il se détourna en rougissant et soupira.

- D'accord, murmura-t-il tout bas, mais avant ça...

Il relâcha le sort et le Sebastian chuta dans l'eau glacé du lac. Ils le regardèrent se débattre dans l'eau pour remonter avant de se faire attraper par l'une des tentacules du monstre aquatique de Poudlard, un joyeux calamar qui semblait s'amuser à le noyer avant de le ressortir pour le replonger presque immédiatement dans l'eau.

Draco éclata de rire. C'était cruel mais largement mérité. Il étouffa la petite voix dans sa tête qui lui disait de le tuer tout de même dans d'atroces souffrances, et le tiraillement de ses gencive qui s'indignaient de ne pas avoir put vider cette chose de son sang.

Il fit demi tour pour rentrer au château, prenant au passage la main d'Harry qui ne protesta pas. Il trop fatigué pour dire quoi que ce soit, il avait tout de même faillit mourir, il ne fallait pas l'oublier. Alors qu'il se laissait entraîner vers le septième étage, il rejoua dans sa tête l'étrange discussion qu'il avait eut un peu plus tôt avec trois Serpentard.

Flash back

Alors qu'il rejoignait la Grande Salle avec Ron, il vit Blaise s'avancer vers eux. Il sourit en voyant un rougissement s'étendre sur les joues de son rouquin de meilleur ami.

- Harry, je pourrais te parler un instant, s'il te plait ? demanda-t-il, le visage soucieux.

Inquiet, Harry acquiesça, demandant à Ron d'aller commencer à dîner sans lui avant de suivre Blaise qui le guida jusqu'à une quelconque salle de classe vide. Alors qu'il allait demander à son ami ce qui n'allait pas, il remarqua que deux personnes se trouvaient déjà dans la pièce et pas des moindres : Severus Snape et Draco Malfoy en personne. Il ouvrit la bouche pour parler mais Snape l'interrompit.

- Potter, c'est maintenant ou jamais de nous montrer ce que vous valez.

- Pardon ?

Le maître des potions attrapa un flacon contenant un liquide vert pâle et le lui tendit.

- Vous allez, le plus discrètement possible glisser ceci dans votre jus de citrouille.

- Et puis je savoir ce que c'est que cette... chose ?

- Absolument pas, Potter, vous aller faire ce que je dis sans poser de question.

Harry le regarda, ahuri. Il ne s'attendait tout de même pas sérieusement à ce qu'il avale un truc pareille sans même savoir ce que c'était !

Snape pointa sa baguette vers le tableau et quelques mots s'inscrivirent.

- Nous n'avons pas le temps de nous étendre la dessus alors je vais faire vite. La potion d'Almorte et un puissant poison qui doit être correctement préparé, s'il n'est pas bien réalisé, il est complètement inoffensif. Il est composé de ce que l'on peut appeler "sous-poison", deux potions tout à fait inoffensives qui peuvent, par ce fait, passer sans problème les déférences de Poudlard. Voici les réactions quelle engendre sur un sujet humain, fit-il en désignant le tableau. Vous allez mettre la potion que je vous ai donné dans votre verre et imiter les effets visibles du poison notés au tableau.

- Vous... Vous voulez m'empoisonner ? demanda le Gryffondor, paniqué, faisant un pas en arrière.

- Merlin, soupira son professeur. La potion que vous tenez dans votre main est le contre poison de l'Almorte. J'y ai ajouté quelques petites choses afin qu'il reproduise certains symptomes du poison. Maintenant regardez ce foutu tableau et apprenez cela par cœur pour pouvoir le reproduire pendant le dîner.

- Mais pourquoi je...

- Harry, souffla Blaise, toujours à ses cotés, contente toi d'obéir, s'il te plait, nous n'avons pas le temps. Tu auras toutes les explications que tu voudra quand tout sera terminé.

Harry hésita une seconde avant de hocher la tête et se tourner vers le tableau. Il s'était promis de ne plus jamais douter de Blaise alors il s'y tiendrait. Le Serpentard ne pouvait pas lui vouloir du mal... si ? Il fit taire l'agaçante petite voix dans sa tête et, ayant conscience de l'urgence de la situation, concentra toute son attention sur le tableau.

Bah dit donc... Comment était-il censé reproduire ça, lui ? Aller, Harry, courage. Acteur n'a jamais été ton rêve le plus fou mais s'il faut berner toute l'école...

Fin flash back

oOo

Blaise regarda pensivement le lac alors que Snape - au bout de vingts bonnes minutes - consentait enfin à sortir le Serdaigle des tentacules du calamar géant. Le professeur posa le corps évanouit du garçon au sol, le ligota plus fermement pour qu'il ne puisse s'échaper et se tourna vers le Serpentard.

- Vous devriez y aller, Blaise, je m'occupe de lui.

Le garçon releva les yeux vers lui, lui fit un pauvre sourire et retourna à pas lent vers le chateau, les sourcils froncés. Jetant un coup d'oeil vers la grande salle, il remarqua qu'elle était toujours vide et, haussant les épaules, prit le chemin des cachots. Il n'avait plus faim de toute façon.

Relevant la tête, il se figea, cligna plusieurs fois des yeux avant d'afficher un sourire hésitant. Il écarta simplement les bras et vit un Ron rougissant s'y réfugier avant de gémir de contentement. Il lui caressa doucement les cheveux, déposant un baiser sur le sommet de sa tête.

- Harry...

- Est avec Draco, il va bien, ne t'en fait pas. Tu le reverras surement demain matin.

Ron releva la tête vers le Serpentard et le regarda, les yeux brillants. Blaise commença à s'affoler, ne comprenant pas la réaction du Gryffondor. Ses paroles avaient-elles été blessantes et non rassurantes comme il l'avait cru ?

- Blaise, murmura le rouge et or d'une voix tremblante, une larme au bord de son oeil droit.

- Qu'y a-t-il, Ron, qu'est ce qui se passe.

Ron enfouit son visage dans la poitrone du brun, sanglotant, ses épaules se secouant doucement. Ne sachant comment réagir, Blaise lui frotta doucement le dos avant de l'éloigner de lui pour plonger son regard dans les yeux brillants de Ron.

- Dis moi ce qui ne va pas.

- Je... Je...

- Oui ?

- J'ai faim, j'ai pas eu le temps de manger !

Blaise regarda son... euh, presque-bientot-futur-petit-ami la machoire pendante. Venait-il vraiment d'entendre ce qu'il venait d'entendre ?

- Euh... Ron, tu peux répéter s'il te plait ?

- Tout ça c'est de ta faute. T'as kidnappé mon pote du coup il revient, fait le mort et on est tous viré dans nos dortoirs et avec tout ça, moi, j'ai pas fini mon assiette, je l'ai même à peine commencé !

Le Serpentard fixait le visage furieux du Gryffondor, interdit. Comment était-il supposé réagir dans ce genre de situation ? C'était bien la première fois que ça lui arrivait.

- T'as interet à te rattraper, Zabini !

Un lent sourire étira les lèvres du Serpentard et il attira le Gryffondor contre lui, entourant ses épaules de son bras. Reprenant sa marche, il demanda :

- Dis Rony d'amour, si je te donne à manger, tu accepte de sortir avec moi ?

Ledit Rony tourna des yeux brillants de joie, cette fois, vers un Serpentard satisfait et hocha frénétiquement la tête.

- Si j'avais su que c'est ce qu'il fallait faire pour t'avoir, murmura Blaise pour lui même, tu serais à moi depuis longtemps.

Ce qu'il ne savait pas, c'est qu'au fond, Ron n'avait dès le départ eut aucune intention de se refuser à lui trop longtemps.

oOo

Assis sur un confortable fauteuil, couvert d'une fine couverture, devant un délicieux feu de cheminé crépitant joyeusement, Harry écoutait le récit de Draco qui lui narrait le pourquoi du comment de cette soirée plus qu'étrange, lui aussi assis dans un fauteuil près du feu. Harry se fit la réflexion que la salle sur demande était un endroit décidément bien pratique. Il sourit avant de reporter son attention sur le visage de Draco dont le regard était fixé sur les bûches en train de se consumer.

- Attends un peu. Donc si j'ai bien tout compris, Carter est ton ex petit copain qui a décidé de venir ici et de se venger après que tu l'ais quitté pour ses infidélités.

Le blond hocha la tête.

- Donc quand il a sut que j'étais ton calice, il a tout fait pour m'éloigner de toi pour te faire souffrir avant de te récupérer.

Nouveau hochement de tête.

- Mais voyant que j'étais encore bien trop proche de toi à son gout et que ses plans ne fonctionnaient pas, il a décidé de tout simplement... me supprimer.

Draco grimaça mais acquiesça, ne le regardant toujours pas.

- Bien. Conclusion, c'est un taré et je préfère de loin l'oublier. De toute façon, il finira Azkaban pour un bon moment.

Il se tut avant de prendre une grande inspiration et reprendre, plus bas.

- Tout ça n'explique pas le pourquoi de Gabriel.

Draco ramena ses jambes contre son torse et les entoura de ses bras, son regard ne quittant pas les flammes.

- Tout d'abord, je veux que tu sache que Gabriel n'a jamais eut pour but de te faire du mal. Je... Comment te dire ça... J'avais besoin de... Tu as déjà rencontré mes parents, je pense que tu dois avoir une petite idée de comment ils sont...

Il s'arrêta un instant, semblant chercher ses mots.

- Je n'ai jamais eut le droit de pleurer. Un Malfoy ne pleure pas, un Malfoy n'a aucune faiblesse, aucune faille, un Malfoy est digne quelque soit la situation... J'en avais assez... assez d'être un Malfoy, je voulais juste être quelqu'un d'autre... être un adolescent comme les autres, je ne demandais rien de plus. J'avais besoin de pleurer, Harry, mais Malfoy ne pleure pas... Draco Malfoy n'a pas le droit de pleurer. Par contre, rien n'empêchait Gabriel d'être triste, de pleurer, de crier... Rien ne l'empêchait d'être faible... rien ne l'empêchait d'être comme tout le monde.

Il s'interrompit, sa voix vacillant légèrement tandis qu'il continuait de regarder le feu de cheminée sans vraiment de voir.

- J'avais mal, Harry, bien trop mal... Et puis tu m'as entendu, tu es venu... J'ai eu d'abord peur que tu te moque de moi mais... c'était Gabriel que tu avais en face de toi, pas Draco Malfoy. J'ai eut peur de revenir au début et puis je me suis dit que tu ne viendrais peut être plus, j'avais de toute façon bien trop besoin de retrouver le calme qui régnait dans la forêt. Mais en revenant, tu étais là et malgré mais mots blessants, tu es revenu encore et encore. Et tu parlais sans t'arrêter, tu parlais de tout et de rien et moi, ça m'apaisais... je n'étais plus tout seul. Alors j'ai fini par laisser tomber mon masque, je me rendais bien compte que j'avais besoin de ça, que tu sois là pendant ces moments là. J'ai fini par m'attacher, on est devenus amis et on s'est vu tout les soirs pendant ces deux dernières année. Je t'ai montré qui j'étais et tu avais l'air de m'apprécier alors j'ai décidé d'être complètement moi même. Et puis il y a eut cette année. Les choses sont devenues... comment dire... étranges. Je suis devenu majeur et... enfin, je me suis rendu compte que tu étais mon calice, mais bien sûr, Sebastian l'a comprit par je ne sais quel moyen.

Il leva la tête vers Harry, le regardant droit dans les yeux.

- Je ne savais pas comment t'approcher et il voulait t'éloigner de moi. J'ai demandé à Blaise de m'aider et puis j'ai appris par Carter que vous couchiez ensemble, ça m'a mit en rogne et puis Blaise m'a dit que tu aimais quelqu'un, ce qui n'a rien arrangé. Quand j'ai appris que tu étais amoureux de Gabriel, j'étais... heureux. Par ce que ça voulait dire que j'aurais plus de facilitées à boire ton sang mais aussi parce que... eh bien parce que je me rendais compte qu'il était possible pour moi d'être aimé... Bon, tu connais la suite, fit-il en se détournant soudainement.

Un lourd silence s'installa dans la pièce, Harry fixant intensément le Serpentard qui observait le bois se consumer lentement dans les flammes.

- Rien de tout cela ne justifie que tu ais fait semblant de m'aimer.

Une légère rougeur s'étendit sur les joues pâle et il s'obligea à relever la tête, plongeant ses absinthe dans les émeraude lui faisant face.

- Je n'ai pas fait semblant.

Harry cligna plusieurs fois des yeux avant de plisser les paupières, soupçonneux.

- J'ai cru que je jouais la comédie au début mais... il y a toujours eut ce petit tric qu'on en s'embrassait, quand je te prenais dans mes bras, quand tu souriais. En y repensant... je... je sais que ça n'a pas commencé cette année. Savoir que tu étais simplement là à mes cotés me faisait plaisir. T'entendre babiller sans fin me rassurait, être dans tes bras me réconfortait. Ce n'était pas une simple amitié, avec Blaise ça n'a jamais été comme ça. L'entendre parler me rassurait, oui, mais jamais comme ça, ça n'a jamais été aussi intense... avec personne... juste toi. Je ne voulais tout simplement pas me l'avouer. Mais je sais maintenant que... enfin, que... tu comprends, quoi.

Ses yeux revinrent se poser sur les flammes et un autre silence s'installa, plus léger, plus confortable. Harry soupira et hésita. Il avait besoin de la chaleur des bras de Gabriel... de Draco. Oui, c'était ça. Il avait besoin de Draco. Le garçon qui pleurait dans les bois, qui l'avait rassuré peu avant la dernière épreuve, qui l'écoutait parler avec un sourire amusé, qui lui ébouriffait les cheveux comme à un enfant, qui le forçait parfois à faire ses devoirs devant lui juste histoire d'être sûr qu'ils seraient fait, qui lui parlait de sa famille de façon évasif mais si triste et sincère, qui lui caressait doucement la joue en le regardant dans les yeux, qui l'avait embrassé tant de fois sous le couvert de la nuit, qui lui avait fait l'amour certes précipitamment mais tendrement, qui l'avait serré contre son cœur en lui murmurant qu'il l'aimait... Ce garçon était Draco Malfoy. Il fallait se rendre à l'évidence, cela avait toujours été Draco Malfoy.

Il savait qui leur faudrait du temps à l'un comme à l'autre. Il savait que ce ne serait pas toujours facile. Il savait qu'il y aurait des disputes, des insultes, peut être même des bagarres, mais au fond de lui, il savait qu'il voulait essayer. Il savait qu'il avait besoin de Draco autant que Draco avait besoin de lui.

Il était tombé amoureux de Gabriel. Il était tombé amoureux de Draco.

Il se leva, les jambes quelque peu flageolantes, emportant sa couverture avec lui et s'arrêta devant Draco. Celui ci déplia ses longues jambes et tendis les bras avec un sourire hésitant. Harry s'assit sur les cuisses du Serpentard, entoura ses épaule de ses bras, nichant son visage dans son cou. Draco referma ses bras autour de la taille du Gryffondor, le serrant contre lui. Ils soupirèrent d'aise au même moment avant de se mettre à glousser. Quand ils s'arrêtèrent, Harry se pencha vers l'oreille de son compagnon, le faisant frissonner alors qu'il lui susurrait :

- J'ai envie d'essayer.

The End


Voilà alors, qu'est ce que vous en pensez ?

Épilogue ou c'est mieux comme ça?