( Disclaimer : Ghost Hunt ne m'appartient toujours pas...Snif... )
- Non...Pas encore...
La valise rebondit bruyamment sur le bord du trottoir, émettant un bruit inquiétant, mais Mai n'y prêta aucune attention. Il fallait qu'elle se dépêche. Pas question qu'elle soit encore en retard ! Naru allait pouvoir se moquer d'elle éternellement, et elle ne pourrait même pas répliquer ! Quelle horreur ! Non, elle n'accepterait pas ce triste sort.
Et pour cela, elle était prête à risquer sa vie, celle de ses bagages, et même de ses chaussures, qui avaient probablement rencontrées plus de flaques en un seul trajet que dans toute leur existence. Pourquoi avait-il fallu qu'il pleuve toute la matinée? Pourquoi était-elle restée coincée dans le bus à son arrêt? Pourquoi le métro suivant était il arrivé si tard? Une seule certitude: malgré tout cela, elle n'arriverait pas en retard. Pas question! Pensa-t-elle résolument en accélérant, toujours traînant sa valise à bout de bras. Elle voyait l'aéroport, droit devant elle. Plus que quelques minutes, et elle arriverait juste à l'heure. En sueur, endolorie, mais à l'heure !
Cependant, alors qu'elle tirait sa valise avec un peu trop d'enthousiasme, un craquement significatif résonna, tandis que le poids tenu par sa main se fit beaucoup plus léger. Elle se retourna, et constata avec horreur que la poignée de sa valise, trop vieille pour supporter tous ces chocs, lui était restée dans la main, laissant le bagage à la dérive dans une pente, prêt à tomber dans une énorme flaque de boue bien dégoûtante .
- Oh, non, non, non! S'exclama la jeune fille avec désespoir en se précipitant vers lui pour l'empêcher de s'écraser.
Par chance, une main rattrapa la valise avant qu'elle ne termine sa chute.
- C'est à toi?
Nishimura ! Mai ne dit rien, pas seulement parce que la vue du jeune homme lui avait coupé le souffle (même si il y avait quoi), mais surtout parce qu'elle avait effectivement du mal à chercher sa respiration après sa course. Finalement, elle parvint à articuler:
- O-oui...Merci...
- De rien, répondit Nishimura avec un sourire.
Il lui tendit sa valise. En l'attrapant, elle se dit tristement qu'elle allait maintenant devoir la trimballer à la main, sauf si elle était prête à passer le reste du trajet pliée en deux à la pousser. Dans tous les cas, ça en était finit de sa course...Et de son triomphe sur Naru-chan. Zut !
- Et...Pourquoi tu courrais comme ça? Demanda l'autre en haussant un sourcil.
- L'aéroport...J'allais être en retard. On s'est donné rendez-vous...Tout de suite, grimaça-t-elle en regardant sa montre.
- Bah, ton patron n'est pas là pour te réprimander, non? Fit le garçon en haussant les épaules. Tu n'as pas à t'inquiéter.
Si il savait...soupira intérieurement la jeune fille. A la place, elle choisit de dire:
- Bah...Pas vraiment mais...C'est juste que mon équipe risque de ne pas être contente. D'ailleurs, où est la vôtre?
Il la tutoyait, sans doute parce qu'il était un peu plus âgé qu'elle, mais elle ne se voyait pas faire la même chose.
- Oh, ils sont déjà devant. J'avais oublié quelque chose dans ma voiture, et je leur ai demandé de venir à vôtre rencontre. Bref, on est tous les deux en retard, compléta-t-il avec un sourire espiègle.
Mai rigola nerveusement, avant de se pencher vers sa valise pour la porter à la main (vraiment, c'était la solution la moins ridicule) . Décidément, Nishimura la mettait toujours mal à l'aise...Même quand il ne faisait rien de particulier.
- Oh, tu veux que je t'aide? Ta valise à l'air lourde, proposa le garçon en la voyant porter l'énorme bagage à bout de bras .
- Oh, non, ça va, répondit Mai, qui ne faisait effectivement pas un grand effort. C'est toujours moi qui transporte l'équipement, d'habitude, alors...
- L'équipement? Interrogea Nishimura d'une voix intriguée.
- Oh, juste des caméras thermiques et leurs moniteurs, ce genre de choses...
Le jeune homme la regarda, étonné.
- Tout ce matériel, c'est pour enregistrer, non ? Vous enregistrer vos cas?
- Oui, oui, c'est ça. On essaie de tout enregistrer.
- Et pourquoi ? S'enquit-il.
- Oh, ben, commença la jeune fille, déjà, c'est utile pour repérer où sont les esprits, quand ils apparaissent, et puis...Na...Le patron, je veux dire...C'est un scientifique, il aimerait bien enregistrer des preuves que le monde de l'occulte existe...Même si, généralement, le matériel électronique se met à dérailler quand les fantômes se montrent sérieusement, admit-elle en riant. Ça ne va pas vous gêner, au fait, ces enregistrements ? Ajouta-t-elle soudain. Pour votre travail, je veux dire...Je ne sais pas comment vous fonctionnez...
Et toc! A ce moment, elle essayait discrètement d'obtenir des informations. Si jamais ça marchait...Naru devrait prier à genoux pour les obtenir! Et il devrait s'excuser pour toutes les fois où il l'avait critiquée! Et il devrait...
- Oh, non, ça ne nous gênera pas, répondit sobrement Nishimura, interrompant sa rêverie et, à sa plus grande déception, la détruisant tout net. Ah, tiens, ce ne sont pas eux, là-bas?
Pendant tout ce temps, ils avaient pu arriver dans l'aéroport, et le jeune homme venait très justement de repérer leur équipe. Ils s'en approchèrent.
Cependant, à cet instant, Mai réalisa une chose: elle arrivait avec Nishimura. Les regards de Bou-san et Yasuhara brillaient, et elle pouvait voir des kilomètres d'insinuations douteuses se précipiter sur elle à toute vitesse. Quand à Naru, eh bien...Il lui jetait un regard dédaigneux. Heureusement qu'il ne peut pas jouer les méchants patrons en public...
Alors qu'ils arrivaient finalement, elle remarqua également deux têtes inconnues, une femme et un homme. Tous les deux avaient l'air assez jeune, sans doute la vingtaine.
- Bonjour ! Salua Nishimura à la cantonade. Excusez notre retard.
- Ce n'est rien, répondit Naru, qui continuait de regarder Mai de son air dédaigneux (Franchement! S'il voulait se faire passer pour un type sympa, c'était raté. )
- Qui est cette jeune fille, Takeshi? Demanda l'inconnue.
- Oh, je suis Mai Taniyama, s'empressa de répondre l'intéressée. Enchantée.
- Moi de même, répondit poliment la jeune femme. Moi, c'est Aoko Tomaru et voici mon frère Fujitaka, poursuivit-elle en indiquant le garçon qui lui adressa un bref sourire sans rien dire. Il est sourd, poursuivit-elle, donc, il ne parle que très rarement, et...
Elle lui tendit un bloc de papier et un crayon.
- C'est pour toi. Si tu as quelque chose à lui dire, essaye de me demander de traduire en signes, ou bien, si je ne suis pas dispo, écris-le là-dessus. Lire sur les lèvres est vraiment difficile, donc, ça lui rendrait service. Et il pourra aussi te répondre par ce moyen , à moins que, tu sais signer...?
- Oh, merci, répondit l'adolescente en prenant le carnet. Et, non, je ne sais pas, désolée...
Pendant ce temps, l'homme avait écrit quelque chose sur son propre carnet, qu'il montra à Mai : "Enchanté aussi." La jeune fille répondit par un sourire, mais, avant qu'elle ne puisse ajouter quelque chose, la voix de Nishimura s'éleva:
- Ok, on va enregistrer nos bagages?
Il se comporte vraiment comme le chef, constata Mai. Ce qui était normal, après tout: il était bel et bien le chef de leur équipe. Mais ce fonctionnement n'était sans doute pas du goût de Naru, qu'elle voyait aborder un air de plus en plus grognon.
Tout le contraire de Bou-san et Yasuhara, par exemple. Alors qu'ils patientaient, les deux garçons avaient l'air particulièrement heureux de pouvoir la taquiner sur une éventuelle relation entre elle et Nishimura. Ils ne s'arrêtèrent même pas quand ils s'installèrent dans l'avion, et elle eut la malchance de se retrouver assise à côté d'eux. Cependant, quand elle expliqua que c'était seulement son premier voyage en avion, Bou-san eût pitié d'elle et ils la laissèrent contempler avec enthousiasme la vue par le hublot.
Environ 12 heures plus tard, l'avion amorça sa descente vers Paris. Mai bailla quand le message d'avertissement résonna. Elle n'avait pas réussit à s'endormir, fascinée par le ciel, et maintenant, elle commençait à être vraiment fatiguée .
- Il est quelle heure ? Demanda-t-elle à son voisin.
- Minuit, non? Fit le moine en regardant son poignet.
- Avec le décalage horaire, c'est plutôt neuf heures, le corrigea Yasuhara.
Effectivement, c'était la lumière d'un début de matinée qui éclairait l'aéroport de Paris, que Mai traversa dans un état un peu hébété, pour rejoindre les véhicules que Nishimura avait loués. Elle n'arrivait pas à réaliser, que elle, une étudiante fauchée, se trouvait actuellement à l'étranger, et puis...Elle était vraiment, vraiment fatiguée.
- J'ai tout préparé à l'avance, expliqua le jeune homme avec un sourire. Je pense qu'il y a assez de place pour tout le monde, avec ces deux vans. L'un d'entre vous sait conduire et suffisamment en forme pour le faire...?
- Moi, se proposa Lin.
- Bon, tu n'auras qu'à nous suivre. S'il y a un problème, j'ai noté l'adresse sur la carte dans le camion. Il devrait y avoir à peu près trois heures de route...
Trois heures! Mai soupira intérieurement. Encore trois heures avant qu'elle ne puisse s'allonger sur un lit...Non, quatre, parce qu'il faudrait aussi décharger ces imbéciles de caméras que Naru avait absolument voulu emporter (facile, pour lui: il n'en porterait pas une seule. Elle savait que c'était Lin qui avait entièrement vidé leur camionnette pour les enregistrer comme bagages, parce qu'il était tellement rouge au moment de monter dans l'avion qu'elle avait sincèrement cru que quelqu'un lui avait peint le visage ).
- Oh, et, au fait, avec les bagages, plus le matériel, si on répartit bien le poids pour que les véhicules ne soient pas trop lourds...Je pense qu'il ne restera que 6 places dans chaque van. Deux personnes pour monter avec nous?
- Je veux bien, se proposa immédiatement Naru, un grand sourire sur les lèvres.
Quoi? Le cerveau embrumé de Mai mit un long moment à comprendre ce qu'il se passait, moment que Masako mit à profit pour s'exclamer:
- Oh, moi aussi, j'en serais ravie!
Mai grinça des dents. Sacrée Masako! Néanmoins, quand après avoir chargé un nombre bien trop démoralisant de caisses de matériel d'enregistrement, plus quelques valises ( Comme prévu, Naru n'avait rien porté, trop occupé à vérifier que son précieux matériel n'avait pas été abîmé durant le voyage ) , elle pu enfin s'asseoir sur la banquette du van, elle en oublia complètement sa concurrente bien trop rusée. C'était si confortable, si reposant, et le ronronnement de la voiture était...
-Euh, Mai, tu m'entends ?
L'intéressée sursauta, surprise , et faillit détruire le menton de celui qui lui avait par hasard servit d'oreiller. Néanmoins, John lui adressa un sourire absolument pas rancunier.
- Désolé de te réveiller, continua-t-il gentiment. Mais on est arrivés...
- Ah, non, c'est pas grave, merci beaucoup, bredouilla Mai, honteuse de s'être endormie ainsi sur le pauvre garçon ( Est-ce que je lui ai bavé dessus? Faites que je ne lui aies pas bavé dessus! ) .
Elle se redressa pour prendre la mesure de la situation. Les portes du van étaient ouvertes, et elle pouvait apercevoir la silhouette des autres, dos à elle, qui regardaient quelque chose qu'elle ne pouvait pas bien voir. Elle attendit que John soit sortit à son tour pour le suivre et enfin observer ce que tout le monde regardait. A peine son regard eut-elle croisé l'objet de toutes ces attentions qu'elle se figea à son tour, fascinée.
- Wow...
De hautes grilles, entrouvertes, laissaient voir un véritable châteaux. De grands murs de pierres blanches dessinaient un large bâtiment couvert de fenêtres miroitantes dans la lumière d'un rayon de soleil. Deux grandes tours terminaient chacun de ses côtés. encadrant l'entrée, deux autres constructions, plus petites, reliées au bâtiment principal par des auvents à colonne, complétaient la demeure. De grands arbres, des herbes folles, des buissons de fleurs des champs, constituaient le jardin, coupé en deux par une allée de cailloux blancs parfaitement dessinée. Tout ceci donnait l'impression d'être face à un château de compte de fées.
- Mai ?
C'était Naru. Mai sursauta légèrement en le voyant arriver vers elle. On aurait dit qu'il surgissait du château, comme un prince, et...Stop stop stop ! N'importe quoi ! On se calme, Mai! Elle se concentra sur l'inébranlable visage fermé de son patron, histoire d'oublier un peu ses fantasmes royaux.
- Alors, Mai? Répéta-t-il impatiemment. Tu sens quelque chose?
- Euh...
La jeune fille se concentra. Mais aucune émotion particulière, aucune image, ne lui vint. Elle avait juste...Terriblement mal au cou. Hm. Il faudrait qu'elle trouve une meilleure façon de dormir, la prochaine fois...Non, la prochaine fois, elle ne dormirait pas!
- Je ne sens rien, murmura-t-elle. Rien du tout. Et Masako ?
Naru secoua la tête, l'air perplexe.
- C'est la même chose. Je me demande si l'on ne s'est pas trompés d'endroit...On devrait frapper à la porte.
- Oh, il n'y aura personne, déclara Nishimura, qui venait juste d'arriver derrière lui. Parce que ce cas se déroule dans un château inhabité - et c'est bien celui-ci.
Waouh...Quand ces deux là étaient côte-à-côte, on avait carrément l'impression de faire face à une gravure de mode. Pendant que Mai contemplait cette image avec admiration, Nishimura eut le temps de rassembler les autres autour de lui.
- Il est temps de vous dire en quoi va consister exactement ce cas, déclara-t-il finalement. Bien, vous avez remarqué que rien de particulier ne semble se dégager de ce château...a priori. Pourtant...Il n'est pas aussi banal qu'il en a l'air.
Il se tourna vers la bâtisse, tel un (séduisant) guide touristique, et entreprit de raconter:
- Cette habitation que vous voyez a été construite il y a environ 300 ans, pour un duc et une duchesse très pieux, qui n'approuvaient pas la vie à la cours du roi qui y régnait alors...Ils décidèrent alors de se faire construire une nouvelle demeure, bien loin de la ville, dans cette forêt.
Effectivement, constata Mai en levant ses yeux au ciel, le bâtiment se trouvait au centre d'une clairière, et partout autour de lui, on ne voyait que des feuillages. La route qui les avaient amenés ici, remarqua-t-elle, avait presque l'air de faire partie de la forêt, car on la voyait à peine. Il ne s'agissait en réalité que d'une bande de terre, qui disparaissait presque sous l'herbe . Personne n'a dû venir ici depuis longtemps...
- Cependant, ils ne vécurent pas assez longtemps pour voir la fin de la construction, poursuivait Nishimura. Et c'est là que les choses deviennent étranges: jamais personne n'a vécu plus de quelque jours dans cet endroit une fois qu'elle fût terminée. Elle passa de mains en mains dans les héritages, mais le propriétaire ne se montrait presque pas sur les lieux...Même quand la lignée connu d'énormes problèmes d'argent, personne n'est venu vivre ici. On a préféré le vendre pour une somme misérable...Et depuis, il est passé de mains en mains, sans que personne ne vienne y vivre.
Il s'interrompit un instant, avant de conclure:
- Et...Et voilà.
Et voilà? Mai fronça les sourcils, étonnée: quoi, c'était tout? Juste parce que les gens n'aimaient pas cette maison, ils allaient enquêter dedans?
- C'est...Il n'y a rien d'autre ? Intervint Yasuhara, tout aussi perplexe. Le propriétaire actuel a peut-être remarqué quelque chose de bizarre? Hasarda-t-il.
- Le propriétaire? Non, il n'est jamais venu ici. D'ailleurs, il était très surpris quand je lui ait dit que j'aimerais examiner son château. Il ne voyait pas le problème...
- Attends, c'est toi qui a demandé à examiner ce château? Intervint Ayako. Il n'y a pas de client ?
- Oui. Nous sommes souvent envoyés sur des affaires où personne n'a explicitement demandé notre aide. Mais ce n'est pas nécessaire...Quand des choses dangereuses se produisent, on ne peut pas les laisser faire tranquillement. Il faut agir.
- Sauf que je ne vois rien de dangereux dans cette histoire, ronchonna Ayako. En fait...
- Je l'ai sentit, coupa une voix. Cet endroit...Quand j'ai vu sa photographie, j'ai sentit qu'il y avait quelque chose, là-dedans. Quelque chose, de...Dangereux.
C'était Aoko Tomaru. La jeune femme, les bras résolument croisés, regardait la bâtisse, méfiante.
- Aoko nous a déjà emmené sur beaucoup d'affaires intéressantes de cette manière, déclara Mariya. Alors...Faites nous confiance.
Tout le monde se tût, regardant le châteaux de nouveaux, comme pour y chercher quoi que ce soit d'inquiétant.
- Bon, fit Naru, rompant le silence. On devrait décharger nos affaires, non?
Mai lui jeta un regard en coin. Ainsi, ils s'installaient directement dans le bâtiment, sans prendre de précautions...Naru pensait vraiment que tout ceci était une perte de temps. Qui lui avait parlé de la S.H.A. , déjà? Yasuhara? Elle l'observa avec pitié. Si ce cas n'était effectivement rien du tout, la seule solution serait le fuite. Cours, Yasu, cours!
- Très bien, répondit le vice-président. Au fait...Je pense qu'il faut mieux que personne ne reste seul, par sécurité. Et annoncez où vous allez avant de partir, d'accord? Ce château est quand même assez grand...Ce serait dommage de se perdre.
Tout le monde acquiesça.
- Bon...Je vais avoir besoin de gens pour décharger les véhicules...Deux personnes pour alimenter le générateur, aussi. On va avoir besoin d'électricité.
- Et deux personne pour chercher une base, intervint Naru.
Nishimura lui jeta un regard étonné:
- Une...Ah, oui, c'est vrai, tu m'en as parlé. Si c'est comme ça que vous fonctionnez, pas de problèmes. Qui fait quoi?
Il fût décidé que ceux qui descendraient alimenter le générateur en essence dans la dangereuse cave seraient Nishimura et Mariya . "On sait se défendre", assura cette dernière. Quand à ceux qui iraient chercher une base, il fût décidé que ce serait:
- Moi, commença Naru, et...
Masako ouvrit la bouche, mais, cette fois, Mai fût plus rapide:
- ... et moi.
Victoire ! Mais Naru la regarda, impassible.
- Je pensais plutôt à Lin.
Non mais quel espèce de ... Mai refréna les insultes qui lui venaient à l'esprit, et se contenta de répliquer :
- Lin est plus fort que moi, il faut mieux qu'il reste ici à décharger les caisses, non? Et puis, il faut que tu partes avec quelqu'un qui pourra te défendre contre quoi que ce soit qui se trouve là-dedans...Parce que toi, tu ne pourras rien faire, poursuivit elle avec un sourire moqueur.
La dernière fois qu'il avait utilisé son Qigong, après tout, il s'était retrouvé à l'hôpital...Erreur qu'il n'avait absolument pas digérée, vu le regard meurtrier qu'il lui lança. Mais, visiblement pressé d'en finir avec ce qu'il considérait sans doute comme une fausse alerte, il haussa les épaules et ils s'avancèrent jusqu'à l'entrée, suivant Nishimura et Mariya (elle leur avait demandé de l'appeler comme ça, eux aussi, car "on est une équipe !" ) , qui agitait la clé dans sa main libre, l'autre tenant un lourd bidon d'essence.
- On devrait avoir finit dans une moins d'une heure, expliqua-t-il quand ils furent arrivés sous le porche. La cave est en face de l'entrée, d'après mon plan. Si on est pas revenu, à, voyons ... - il regarda sa montre - ... 14 heures trente, il faudra lancer des recherches. On fera pareil pour vous, d'accord?
Naru acquiesça, tandis que Mai tripotait sa montre avec désespoir, se demandant comment elle allait bien pouvoir la mettre à l'heure.
- Très bien!
Le vice-président tourna la clé dans la serrure, et poussa la poignée.
La première chose que Mai remarqua, ce fût l'odeur. Cela sentait bon, une petite odeur sucrée, comme si quelqu'un venait juste de cirer du bois. Probablement l'odeur du parquet qui s'étendait devant elle, et des longues marches de bois qui s'en élevaient pour monter jusqu'au premier étage qu'elle avait vu de l'extérieur. Sur les côtés, deux portes, fermées, donnaient accès au rez-de-chaussée. Deux guéridons étaient placés à côtés d'elles, supportant des bouquets de fleurs fraîches. Le tout était éclairée par la lumière joyeuse d'un début d'après midi, filtrée par les grandes fenêtres.
- C'est bizarre, commenta Nishimura.
Mai lui jeta un regard interrogateur, et sans doute un peu hébété à cause de sa récente sieste.
- Oui, confirma Naru, à côté d'elle. Tout est parfaitement propre...Mais personne n'habite ici, non?
- Ces fleurs ont l'air fraîches, commenta Mariya. L'eau dans le vase est claire. On dirait qu'on vient juste de les apporter...
Elle ne compléta pas sa phrase, mais tout le monde eût le temps de penser: ...sauf que personne ne devrait vivre ici. La gorge de Mai se serra. Soudain, l'endroit lui paru beaucoup moins accueillant. C'est vrai que c'était bizarre. Et puis, maintenant qu'elle y pensait, si personne n'habitait ici, comment se faisait-il que pas même les volets ne viennent protéger les vitres des fenêtres autant de la saleté que des gens qui auraient pu vouloir s'introduire dans l'habitation?
- Il y a quelqu'un? S'écria tout d'un coup Nishimura.
Pas un bruit ne lui répondit. Tout était absolument silencieux.
- Bon, murmura le jeune homme, il n'y a personne. Et, même si tout est en bon état...- il cliqua sur l'interrupteur à côté de la porte d'entrée, qui n'alluma pas la lampe au-dessus d'eux - ... On dirait qu'il va quand même falloir descendre à la cave pour l'électricité. La porte est du côté de l'escalier, Mariya. Tu me suis?
Il se tourna vers Naru et Mai:
- Je ne sais pas encore ce qu'il se passe ici, mais je doute fort que qui que ce soit vive là. Sinon, le propriétaire serait au courant. Ceci ... - il montra la clé dans sa main - ... est le seul moyen d'entrer dans la maison légalement, et je peux vous jurer que ce n'est pas là que j'habite...Bref, c'est définitivement étrange. Soyez très prudent, d'accord? Et n'oubliez pas, à dans une heure.
Il jeta un dernier regard à Mai, le visage assombrit par l'inquiétude, avant de se diriger vers l'escalier, accompagné de Mariya. La jeune fille avala sa salive avec difficulté , mais pas parce que Nishimura l'avait regardé ( ça, elle commençait à s'y habituer ) . C'était la bizarrerie de cet endroit qui la mettait mal à l'aise.
- Bon, on y va ?
Naru la regardait. Il avait déjà la main posé sur la poignée de la porte de droite, et l'attendait, visiblement impatient. Mai le rejoignit, râlant intérieurement contre le manque de sensibilité de son patron.
De l'autre côté de la porte se trouvait un grand couloir. Comme ils se trouvait entre deux rangées de pièces, et donc, qu'il n'y avait pas de fenêtres, et que la lumière électrique ne fonctionnait pas, il faisait noir. Par chance, Naru avait une lampe de poche sur lui, et ils n'eurent pas à revenir sur leur pas.
- On choisis laquelle ? S'enquit Mai.
- Celle où il y a le moins de mobilier, décida Naru. On va avoir besoin de place.
Son patron ouvrit la première porte, sur ce qui était visiblement un cabinet de travail. Un large bureau de bois, de grandes étagères couvertes de livres, et même un meuble supportant une énorme mappemonde, encombraient l'espace. Le tout, toujours sans une trace de poussière.
- Pas ici, décréta Naru.
Il éloigna, laissant la porte ouverte.
- Pourquoi tu laisses ouvert ? S'enquit Mai.
Il haussa les épaules.
- Ça fait de la lumière. Pourquoi, un problème?
Mai ne répondit pas. Elle savait qu'il allait sans doute se moquait d'elle si elle continuait. Mais...Elle ressentait l'envie, non, le besoin de fermer l'ouverture . Elle se sentait observée, comme si quelqu'un, caché derrière l'entrebâillement de la porte, l'épiait. C'était une peur stupide, se dit-elle pour se calmer, alors qu'ils s'approchaient de la porte suivante, qui lui venait sans doute des films que Bou-san l'avait forcée, enfin, invitée à regarder.
L'expédition se poursuivit sans incidents notable. Ils découvrirent trois autre bureau, Cinq grandes chambres pourvues de trois lits chacune et de salles de bains attenantes, une grande bibliothèque, et finalement, la dernière pièce avant la fin du couloir, une sorte de remise où des matelas étaient empilés contre les murs, ainsi que de nombreuses tables et chaises.
- Là, ce sera très bien, décida Naru.
- On retourne prévenir les autres?
- Taniyama?
Mai sursauta, terrorisée. La voix venait de derrière elle, et il n'y avait personne! Conclusion, c'était...
- Je suis désolé, je ne voulais pas te surprendre, s'excusa Nishimura en constatant la soudaine pâleur du visage de l'adolescente.
Celle-ci, honteuse d'avoir prit son chef d'équipe pour un fantôme, baissa une tête rougissante.
- On a finit plus tôt, déclara Mariya, qui se trouvait juste derrière lui, et on pensait venir vous chercher. Vous avez trouvé votre base?
- Oui...
- Bon, alors, on devrait y aller, les autres nous attendent avec le matériel. Narumi? Tu viens avec moi? Je ne peux pas repartir avec Takeshi, il cherche de quoi se laver les mains, à cause de l'essence...Mai, tu as vu des toilettes par ici?
- Euh, oui, mais je ne crois pas qu'il y ait l'eau courante...
- C'est pas grave! La coupa la jeune femme avec enthousiasme. Allez, à très vite!
Et elle attrapa le bras de "Narumi", qui, vu sa tête, était carrément moins enthousiaste. Néanmoins, il disparu à son tour dans le couloir, et quelques minutes plus tard, Mai entendit la porte d'entrée claquer sur eux.
- Bon, alors, tu n'as qu'à me suivre, déclara la jeune fille pour rompre le silence qui s'était installé.
- Attends, Taniyama, ce n'est pas la peine, répondit Nishimura. Je n'ai pas besoin de me laver les mains. En fait...je voulais te parler.
Son regard s'était fait sérieux. Il ne souriait pas.
- Ben, euh, répondit Mai, gênée, je t'en pries.
Le jeune homme inspira profondément, comme pour se donner du courage.
- Voilà... Depuis que je t'ai vue...Je voulais te demander quelque chose.
Oh, mon Dieu! Est-ce que c'était ce à quoi elle pensait? Elle n'arrivait pas à y croire.
- Alors, poursuivit le garçon, hésitant, alors, répéta-t-il, ce que je voulais te demander, c'est...Si tu...Si tu voulais...
Mai sentait le rouge lui monter aux joues. Oh mon Dieu! répétait son cerveaux surchauffé. Oh mon Dieu!
- ...
Si tu voulais quitter la S.P.R. pour venir travailler avec nous ?
Mai se figea, éberluée. Hein ?
- M-Mais...Pourquoi? Parvint-elle à bafouiller, complètement perdue.
- J'ai étudié vos carrières, avant de vous engager, poursuivit Nishimura, d'un ton déjà plus assuré. Et ce que tu as fais...C'est incroyable. Ces capacités que tu as développées en si peu de temps...
- Oh, euh, c'est pas grand-chose.
A présent, la jeune fille s'employait le plus possible à masquer sa surprise, histoire d'éviter toute humiliation. Heureusement que ni Bou-san, ni Yasuhara n'avait pas été présent! Ils se seraient tellement moqué d'elle! Mais elle aussi, elle se serait moqué d'elle! Comme si Nishimura allait lui faire une déclaration...
- Bien sûr que si , rétorqua Nishiyama.C'est énorme. Un tel potentiel ... J'aimerais vraiment que la S.H.A. puisse en profiter. Bon sang, tu as exorcisé toute une école !
- Euh, c'est à dire, ce n'était qu'une classe, et puis, on m'a aidé...
Nishimura balaya sa modestie d'un geste de la main.
- Taniyama, reprit-il, cette aide que tu dis avoir reçue, elle n'était pas suffisante. Je suis persuadé que tu pourrais faire tellement plus ... Viens chez nous ! Nous t'aiderons à développer pleinement tes capacités. Et je serais tellement heureux de pouvoir travailler aux côtés d'une personne aussi talentueuse...
Mai ne savait pas trop comment réagir. Elle n'avait pas l'habitude d'être admirée de cette façon. Déconcertée, elle bredouilla:
- C'est à dire...Je...
- Oh, ne me réponds pas maintenant , la coupa Nishiyama. Je sais que c'est une décision difficile à prendre, et j'imagine que tu t'entends très bien avec ton équipe. Mais, je t'en pries...Réfléchis-y. C'est très important.
C'est alors qu'une voix tonnante s'exclama:
- On y est presque?
- C'est juste là, répondit quelqu'un,beaucoup plus proche.
Naru apparut dans l'encadrement de la porte, une caisse de matériel dans les bras. Derrière lui, Bou-san, également chargé, regarda la scène tout d'abord d'un air étonné, puis un sourire amusé se dessina sur ses lèvres. La jeune fille baissa la tête, tentant de masquer ses joues encore rouges. Une question la hantait: qu'est-ce que Naru a entendu ?
- Mai, tu pourras aider avec le matériel? Demanda-t-il justement, le visage parfaitement lisse, si bien qu'elle ne pu rien y déchiffrer.
Il n'avait pas encore posé sa caisse de matériel. Bou-san et Nishimura , quand à eux, se dirigeaient déjà vers la sortie.
- J'y retourne, fit Bou-san. Hey, Naru, tu arrives?
- Je réfléchis, attends.
- Bon, je me suis absenté un peu trop longtemps, déclara Nishimura. Je pars avec toi. Vous, vous n'aurez qu'à nous rejoindre plus tard.
Il regarda Mai et lui fit un bref signe de tête avant de partir.
Il y eut un moment de silence, pendant lequel Naru, dos à elle, contemplait pensivement la pièce.
- Mai, aide moi à bouger cette table, déclara-t-il finalement.
La jeune fille obéit, et ensemble, ils installèrent le meuble de façon à ce qu'il soit perpendiculaire à une autre table.
- Bien, fit Naru en hissant la caisse pleine de moniteurs qu'il avait amenée. On va les mettre ici...Comme ça, je pourrais surveiller tout en étant à mon bureau.
- D'accord, acquiesça la jeune fille.
Il se tourna vers elle et resta silencieux un instant. Finalement, doucement, comme elle l'avait rarement entendu, il dit:
- Et, au fait...Si tu veux quitter la S.P.R. ... Tu es libre de le faire. Je ne te retiendrais pas.
Ainsi, il avait entendu ! Mais sa façon d'y réagir la surprenait complètement...Et la mettait en colère.
Au moment où Nishimira lui avait proposé de quitter la SPR , en plus de la surprise, une réponse lui était venue à l'esprit: "Non" . Une réponse qui n'avait pas changé, et qui ne changerait jamais, parce que si Mai était à la SPR , ce n'était parce qu'elle était attirée par l'occulte. C'est parce qu'elle voulait rester à la SPR Les gens qu'elle pouvait voir là-bas était plus que ses amis - c'était sa précieuse famille. Si un membre de sa famille avait voulu partir, elle aurait cherché à le retenir, comme elle avait voulu empêcher Naru de fermer la S.P.R. quand il en avait eu le projet . Elle avait eu envie de le retenir, parce qu'elle tenait à lui. Mais lui, il ne la retiendrait pas. Il la pousserait vers la sortie.
- Pourquoi tu dis ça? S'écria-elle avec emportement. Tu veux me virer?
-Ce n'est pas ce que j'ai dit, Mai, répliqua Naru d'une voix irritée.
Il se détourna d'elle. Clairement, pour lui, le chapitre était clôt. Mais l'adolescente ne l'entendait pas de cette oreille. Elle se sentait rejetée, et c'était douloureux, horriblement douloureux. Bien sûr, ils n'étaient pas les meilleurs amis du monde. Bien sûr, la plupart du temps, il se contentait de lui jeter un regard dédaigneux. Mais elle pensait quand même qu'il ne la détestait pas. Elle avait même euh l'impression, oh! Qu'il l'appréciait.
Mais, finalement, il la traitait avec indifférence. Comme une vague connaissance de travail dont le départ lui importait peu. Comme une étrangère.
- Si, Naru, tu as dis ça. Même si ce n'est pas les mots que tu as utilisé...Tu as dit que ça t'était égal, que je parte. Tu m'encourages même à partir. Pourquoi? Répéta-t-elle, des larmes de colère brillant dans ses yeux. C'est toi qui m'a forcée à venir travailler ici, d'abord! Alors pourquoi tu cherches à te débarrasser de moi?
- Je ne cherche pas...répliqua Naru, furieux.
Mais Mai s'était déjà détournée de lui. Elle ouvrit la porte de la pièce avec fracas, prête à sortir en trombe. Mais une main lui saisit le bras avant qu'elle n'ait pu aller plus loin.
- Arrête !
Elle se retourna, pour croiser le regard d'un Naru très énervé. Elle l'avait rarement vu si en colère.
- Tu ne peux pas sortir. Tu as vu cet endroit? C'est dangereux. On ne doit pas se séparer.
- C'est bon, je sais me défendre! Grogna Mai avec indignation. Et tu n'auras qu'à faire appel à ton Qi si tu as un petit problème! Tu peux t'en sortir, quand même, non? C'est pas pour ça que tu m'as demandé de partir?
- On ne doit pas se séparer, répéta Naru. Cesse de te comporter comme une idiote.
- Ne me traites pas d'idiote!
L'autre lui lâcha le bras, et la regarda d'un air songeur, ignorant son regard brûlant de rage.
- Si, c'est idiot...Tu écoutes la première impulsion qui te viens à l'esprit au lieu d'être prudente. Et donc, tu prends trop de risques.
- Mais...
- Comme Eugène, poursuivit Naru en secouant fermement la tête, l'air réprobateur. Cet imbécile prenait toujours trop de risques, lui aussi.
Mai sentit sa colère fondre en instant. Le nom d'Eugène lui faisait toujours cet état: elle se sentait triste quand elle l'entendait, vraiment triste, parce qu'elle alors il lui manquait terriblement - mais elle savait qu'elle ne pouvait pas le voir.
- Il y a une chose que tu ne comprends pas, apparemment, c'est que tu es en danger. Il y a quelque chose ici. Pourquoi vous ne pouvez jamais prendre ça en compte? Tu risques ta vie, tu sais? Il serait temps que tu en prennes conscience et que tu arrêtes de te comporter comme une idiote, conclut-il en la regardant droit dans les yeux.
Puis il se détourna, juste au moment où Ayako arrivait en portant sans effort une lourde caisse de matériel, suivit de Masako qui tirait sa petite valise en demandant où ils pouvaient dormir. Mai ne pût pas lui répondre, et finalement, elle sortit en compagnie d'une des filles sans avoir pu échanger un mot avec lui.
En marchant, elle s'efforçait de faire bonne figure, mais son cerveau cogitait à tout allure. Est-ce qu'elle avait bien compris ce qu'elle venait de comprendre? Naru s'inquiétait pour elle, finalement...Mais Naru s'inquiétait pour elle, parce qu'elle ressemblait à Eugène. Quelque part, c'était presque pire que si leur discussion s'était terminée sur l'indifférence de Naru. Parce qu'il avait montré - elle en était presque sûre - que, les seules fois où il s'inquiétait un peu pour elle, c'était parce qu'elle lui rappelait son frère. Et peut-être même que, toutes les fois où elle l'avait sentit un peu plus proche d'elle, c'était uniquement parce qu'il voyait son frère à sa place. En fait, peut-être que ce qu'elle s'imaginait être leur amitié n'était rien de plus que des sentiments que Naru éprouvait pour Eugène - et elle n'était pas Eugène.
Mais qui était-elle pour l'en blâmer, après tout ? Se dit-elle amèrement . Tous ces rêves où elle croyait voir Naru, alors que c'était quelqu'un d'autre..Et elle n'avait pas su lui répondre quand il lui avait demandé si elle l'aimait lui ou Eugène. Elle n'avait rien dit de consistant, parce qu'elle ne savait pas. Est-ce que, quand elle regardait Naru, si elle rougissait, c'était parce qu'elle repensait au sourire chaleureux de son frère? Comme elle ignorait la réponse à cette question, elle essayait juste de penser le moins possible au problème. Peut-être, de toute façon, qu'elle ne connaîtrait jamais cette réponse. Peut-être qu'elle n'existait pas.
Pourtant, en ce moment, elle aurait aimé n'avoir aucune hésitation. Elle aurait aimé être certaine qu'elle n'était absolument pas attachée à Naru, pas d'un pouce. Parce que, comme cela, elle n'aurait sans doute pas eu autant envie de pleurer.
C'est seulement quand elle fût sortie de la maison qu'autre chose traversa son esprit. Elle avait l'impression qu'un poids venait de lui être ôté, et qu'elle se sentait mieux. Elle fronça les sourcils, se demandant d'où lui venait cette sensation, exactement . Elle était soulagée, soulagée...Ah, oui! Soulagée de ne plus se sentir observée .
~ Réponses :
Nannaly , merci beaucoup pour le follow!
Pompom Merci beaucoup! Content que mon écriture te plaise *^*
Yayas Merciii ! Et oui, je continue xD!
50shadesofnaru Ravi que ça t'ai plu! *^* Et je vais essayer de ne pas m'arrêter ^^
FrenchCirce C'est vrai, le fandom français de Ghost Hunt est malheureusement trop petit _... Pour la suite, j'espère que ce que j'ai préparé te plaira ^^
Merci encore pour vos réactions, omg, j'avais peur que personne ne me lise, car j'ai tendance à écrire des trucs trop long...D'ailleurs, ce chapitre devrait être le dernier à être un peu lourd. L'action commence maintenant ! ^^
A très vite !
