[ Disclaimer: Je vous l'avais dit la dernière fois! Vous avez vu? Ghost Hunt n'est toujours pas à moi. Je suis médium! ]
- Rien.
Nishimura expira profondément, et passa sa main bandée dans ses cheveux, un geste que Mai avait identifié comme un signe que le jeune homme était préoccupé.
Et, effectivement, il avait de quoi. Toute l'équipe s'était rassemblée, pour la dernière réunion de la journée. Ils s'étaient croisés plusieurs fois, Nishimura voulant à la fois rassembler les informations, et vérifier que tout le monde était là. Chaque fois, cependant, aucune grande nouvelle. Mais ils avaient encore l'espoir de trouver quelque chose avant la fin de la journée. Mais maintenant, alors qu'ils avaient entièrement fouillé l'endroit où ils étaient enfermés, les résultats étaient tombés: rien. Ils n'avait pas trouvé l'endroit du cauchemar de Mai.
La jeune fille, depuis le début, était confiante. Elle savait que la femme qu'elle était lors de sa vision était parfaitement consciente du début à la fin. Mais voilà...A présent que le périmètre avait été retourné, la moindre dalle examinée à la recherche d'un passage secret, et que ses bras étaient couverts d'égratignures après tous ces buissons où ils s'étaient enfoncés sans rien trouver, elle savait bien que les autres allaient, eux commencer à douter.
Et effectivement, c'était le cas.
- Mai...Murmura Masako à côté d'elle. Tu es sûre...Que la fille que tu étais à ce moment-là...Elle ne rêvait pas?
- Oui, répondit-elle en baissant les yeux.
Elle savait que ce n'était pas une réponse suffisante, mais elle n'avait aucune preuve à fournir. C'était pourtant ce que demandaient les voix qui s'élevaient autour d'elle, se demandant si c'était quand même possible qu'elle ait rêvé sans s'en rendre compte, que cet endroit était peut-être exagéré dans son esprit, qu'elle délirait, que...
- Écoutez, déclara alors Nishimura, que ce soit un rêve ou pas n'a que peu d'importance, puisque, de toute façon, les corps des esprits qu'Aoko a sentit doivent bien se trouver quelque part, et que nous n'en avons toujours pas trouvé la trace. De plus, si cette fille a seulement rêvé de tous ces cadavres, peut-être que c'est la présence de l'un d'eux qui l'a poussé à le faire. Ce qui est plus que probable, vu que c'est également un cadavre qui a attaqué Mai. Bref, je pense qu'au moment où on aura trouvé ces corps, on sera peut-être en mesure d'arrêter ce qui nous a enfermé ici, puisque c'est par ce moyen que cela peut attaquer, apparemment. Il faut poursuivre dans cette direction.
- Mais on ne trouve rien, soupira Mariya en tortillant pensivement une mèche de ses cheveux bouclés.
- A ce sujet...Intervint John.
Le prêtre hésita un peu lorsque toute l'attention se fixa sur lui, avant d'ajouter timidement:
- Euh...Eh bien...Avec Hara, nous avons fouillé l'église, et...A un moment, j'ai trouvé un passage, qui menait vers un caveau. Or, quand je suis descendu en bas...Il n'y avait aucun squelette.
- Un caveau? Demanda Mai.
- Oh, eh bien, dans certaines églises, surtout celles qui ont été construites avant la fin du 16ème siècle par ici, on peut trouver des caveaux où sont généralement enterrées les personnes qui ont payés pour sa construction, ainsi que les clercs qui se sont occupés des offices religieux, par exemple. Mais là...Il y avait des emplacements pour des tombeaux, et j'ai vérifié, mais il n'y avait pas un corps. C'est comme si...ils avaient été enlevés.
- Attendez! Fujitaka a quelque chose à dire. Déclara Aoko Tomaru, qui, comme à chaque fois qu'ils discutaient, traduisait tout simultanément à son frère. Alors...Si les premiers propriétaires du château étaient ceux qui ont payés pour la construction de l'église, c'est eux qui auraient du être enterrés là, non? Et, dans ses documents, il n'y a pas trace de l'endroit où ils ont été enterrés. Ça pourrait donc être ici...
- Mais pourquoi leurs restes ont disparu? Demanda Mariya.
- Peut-être...Parce que ce sont eux, qui sont à l'origine de tout ça ? Dit Nishimura, songeur.
- C'est probablement un Jibakurei, non? Avança Bou-san. Les esprits des propriétaires, en fait des meurtriers, qui continueraient à tuer.
- Un Jiba-quoi? Demanda Mariya.
- Un esprit attaché à quelque chose, expliqua le moine, l'air surpris par la question. Il pourrait être attaché à cet endroit.
Mai aussi était étonnée. Jusqu'ici, Mariya lui avait semblé plutôt érudite sur la question du surnaturel: comment pouvait-elle ignorer quelque chose d'aussi basique?
- Sauf que, répondit Ayako, tout ce qui s'approche de ce château meurt, même les animaux. Tu connais beaucoup de tueurs en série de mouches? Déclara-t-elle d'un air moqueur.
- Ce n'est définitivement pas un tueur en série, conclut Nishimura avant que les deux adultes ne puissent encore recommencer à se disputer. Les esprits de ce genre existent, mais, effectivement, ils gardent des habitudes très précises...Ce qui se trouve dans ce château tue tout ce qui s'approche. On dirait plutôt...Un mécanisme.
Il y eut un moment de silence, auquel Mariya mit fin:
- En tout cas, avant de trancher sur ce que ça veut dire, laissez moi vous présenter une chose intéressante qu'on a trouvé en cherchant partout. C'est là, ajouta-t-elle, et elle montra une large feuille étalée sur une table.
Mai l'observa avec curiosité. Il s'agissait apparemment du dessin, très détaillé, de la vue de dessus d'un bâtiment. Il avait été tracé sur une feuille d'un papier très étrange, qui semblait plutôt ancien, même s'il était en si bon état qu'elle n'en était pas sûre. Il y avait plusieurs feuilles, les unes sur les autres. En s'approchant, elle reconnu immédiatement le lieu qui y était représenté.
- C'est un plan du château? Dit-elle à voix haute. Celui qu'ils ont fait pour le construire?
- En fait, pas exactement, répondit Yasuhara. On ne sait pas d'où vient ce plan. C'est vrai que le papier utilise une ancienne technique, mais il n'est pas abîmé, alors, je ne sais pas...Et puis, normalement, les plans architecturaux se contentent de montrer le bâtiment. Ici, il y a même les meubles...
Effectivement, chaque meuble était représenté. Ça allait même plus loin. Chaque petit détail l'était. Et puis...
- Une minute, intervint Ayako. Ces objets...Ils sont exactement comme ça aujourd'hui, non? Exactement! Les fleurs qui sont dessinées, là...Elles sont placées de la même manière, dans l'entrée! Je viens de les voir!
- C'est ça, la chose intéressante, dit Aoko, répétant apparemment ce que lui signait son frère. les équipes qui étaient ici ont fouillé ensuite, et, partout, tout est comme sur le plan. Chaque petite chose. Tout ce qu'on a pu déplacer, hier...C'est revenu comme ça. Cela suit ce plan. Donc...Quoi que soir la chose qui se trouve ici...On sait qu'elle a un rapport avec ce dessin.
Chacun prit ensuite le temps de réfléchir. Le premier à briser le silence songeur qui s'était installé fût Nishimura:
- Il y a une chose étrange, c'est que le château a aussi été détruit. Quand la fille du rêve de Mai l'a vu, il était en construction, et pourtant, à ce moment, il aurait dû être terminé. Et maintenant, on dirait que le château ressemble de plus en plus à ce plan...
- Où tu veux en venir? Demanda Mariya.
- Eh bien, depuis le début, nous sommes partis du principe qu'il n'y avait qu'un phénomène paranormal, ici, mais...Et si il y en avait deux?
- Continues, dit la jeune femme, les yeux brillants d'intérêt.
-D'un côté, il y a un château construit, et de l'autre quelque chose qui le détruit. On ne dirait pas que l'objectif est le même, n'est ce pas? Je me disais donc...Peut-être qu'il y a deux choses différentes. D'un côté, ce château, qui a été longtemps un souci pour ses propriétaires, puisqu'il semblait...Se détruire. Il a mit très longtemps à se construire, non?
- Un peu plus de cinquante ans, confirma Aoko, après avoir rapidement discuté avec son frère.
- C'est énorme, à l'époque, non?
- La construction de Versailles a pris cinquante trois ans, et elle était beaucoup plus difficile, confirma Yasuhara.
- Vous ne trouvez pas ça bizarre? Interrogea Nishimura.
Aoko et Fujitaka échangèrent silencieusement.
- Mon frère dit qu'il y a eu des problèmes avec le paiement.
- Je vois, répondit le jeune homme. Ces gens avaient prévu depuis le départ de construire à cet endroit, et pourtant...Ils ne payaient pas régulièrement.
- Tu veux dire que quelque chose les faisait hésiter...? Demanda Mariya, concentrée.
- Un esprit de la terre qui ne voudrait pas qu'on vienne à cet endroit? Proposa Ayako avec un air d'intelligence.
- Quelque chose comme ça, répondit Nishimura en haussant les épaules. A vrai dire, cela peut-être n'importe quoi ayant la capacité de détruire le château comme cette fille a pu le voir...Et de causer des choses gênantes qui ont ralentit sa construction. Comme...Les disparitions. Et puis, l'esprit des propriétaires est intervenu, et depuis ils ne cessent de reconstruire le château. Cela ferait deux forces qui s'affrontent, conclut-il.
Il y eu un silence, pendant lequel tout le monde eut le temps de méditer l'échange. Finalement, Naru demanda:
- Comment l'idée t'est-elle venue? C'est très impressionnant, je n'y aurais pas pensé moi même.
Mai retint un sourire narquois. Cette façon de parler...Il essaie encore de cacher sa vraie identité. L'opération "espionnage industriel" est donc toujours en cours. Elle s'en était douté. Plusieurs fois dans la journée, ses amis s'étaient réunis, à l'écart des autres, pour officiellement discuter des surveillances de caméra, et officieusement sans doute parler de la surveillance des autres. Elle se demanda si Bou-san et Ayako avaient parlé de l'étrange sensation que procurait le pouvoir de Nishimura. Cette pensée lui laissa une sensation bizarre. Elle ne pouvait le savoir, puisqu'elle ne pouvait plus aller avec eux. Elle ne faisait vraiment plus partie de la SPR...Elle sentit une boule se former dans sa gorge. Non, non, Mai! Tu ne vas quand même pas pleurer! Comme si ton ancien patron te manquait! Mais ces pensées ne la réconfortaient absolument pas, et elle fût obligée de baisser la tête pour cacher ses yeux brillants.
Par chance, personne ne sembla la remarquer, et Nishimura répondit:
- Eh bien, quand Taniyama a été agressée dans la salle de bain, elle a mentionné que deux entités semblaient se combattre dans le corps qui l'avait attaquée, et que c'est ce qui l'a détruit. C'est ce qui m'a amené à identifier deux phénomènes distincts.
Aoko demanda:
- Et ... Et pour l'enfermement? Je ne vois pas pourquoi une de ces deux forces voudraient nous enfermer. Pareil pour les esprits.
- C'est sans doute des caractéristiques de la force meurtrière qui se trouvait ici en premier lieu, répondit Nishimura.
Il se redressa.
- C'est donc ce phénomène que l'on doit faire disparaître. De cette façon, on écarterait définitivement le danger. Pour le reste...On verra plus tard. Reste à savoir de quoi il s'agit.
- Attendez...Dit Mariya. Si on parle d'une force qui attaque aveuglement et qui blesse...C'est peut-être un esprit frappeur?
- Un esprit frappeur? Demanda Bou-san en levant un sourcil.
Mai fût vraiment soulagée de ne pas encore être celle qui ne comprenait plus rien.
- Les esprits frappeurs sont un type d'esprit connu sous cette forme surtout en Europe, expliqua Mariya. En vérité, ce ne sont pas vraiment des esprits. D'après de nombreuses recherches, ce sont des choses qui apparaissent à la mort d'une personne dotées de capacités psychiques, ou ESP. Lorsque ces personnes meurent, leurs capacités peuvent se rassembler et rester dans notre monde. Cette énergie, qui reste attachée au lieu où son propriétaire a trouvé la mort, n'a aucune véritable volonté, à part la destruction. Personne n'a encore vraiment comprit l'origine de ces phénomènes.
Quelque chose qui n'avait aucune volonté, à part la destruction...Effectivement, ça correspondait.
- Mais nous n'avons aucun moyen d'avoir d'autres informations pour comprendre, soupira-t-elle. Nous ne connaissons pas la personne qui est morte. Comment atteindre l'esprit frappeur? Nous sommes coincés ici.
- Je peux me charger de l'exorcisme, même sans plus d'informations, déclara Bou-san.
- Mais l'exorcisme a déjà échoué, non? Demanda Mai.
- C'est parce que les pouvoirs psychiques fonctionnent à partir de l'esprit du médium, expliqua John. Si le médium sait ce qu'il doit exorciser, alors il pourra diriger l'exorcisme et le rendre plus efficace.
- Si c'est le spécialiste qui le dit, fit le moine en se redressant. J'y vais.
- Je vais procéder à un exorcisme, moi aussi, déclara le prêtre après un silence. Il y a une église à cet endroit, en plus. Je pense que si je me concentre sur l'idée que je me fait de cet esprit, à nous deux, nous pouvons être efficaces.
- Nous allons nous joindre à vous, alors, répondit Mariya en souriant, et, avec hésitation, elle signa quelque chose à Fujitaka.
- Peut-être...Peut-être qu'on devrait essayer de demander de l'aide aux propriétaires? Proposa soudain Masako.
- Tu veux dire...Communiquer avec eux à travers toi? Demanda Nishimura. Tu voudrais laisser l'un d'eux te posséder?
- Oui, répondit la médium, l'air résolu. Si ce sont les gens qui ont aidé Mai ce matin, ils seront de notre côté. De plus, en tant qu'esprits attachés à ce lieu depuis des centaines d'années, ils nous aideront forcément à comprendre la nature de ce qui nous attaque...Et donc, à l'exorciser efficacement.
- Mais, la barrière...
- Je pourrais l'aider à la franchir, c'est sans doute ce qu'elle voulait demander, proposa Aoko avec un sourire, avant de se tourner vers la jeune fille et de lui demander: Dis moi, tu n'as pas peur de te couper un peu?
La jeune fille montra ses mains couvertes d'écorchures, après une journée à fouiller partout, et sourit:
- Pas le moins du monde.
Il fût décidé qu'elles appelleraient les esprits dans le salon, là où Aoko avait déjà réussi à percer la barrière. Tout le monde se rassembla autour des deux filles, qui s'assirent sur le plancher. A côté d'elles, deux portraits qu'ils avaient trouvés, représentant les propriétaires originels du château. Nishimura expliqua rapidement que tout le monde devrait garder le silence, et ne surtout pas intervenir, pour ne pas briser la concentration d'Aoko, car sinon, elle serait en grand danger.
- C'est très important, insista-t-il, mais quoi qu'il se passe, faites en sorte que rien ne la détourne de ce qu'elle fait. Elle pourrait être vraiment blessée si quelque chose l'interrompait.
- Il serait peut-être mieux que nous partions ? Proposa Naru.
Ses chers moniteurs doivent lui manquer, se dit Mai.
- Je préfère que tout le monde soit là en cas de danger, répondit cependant Nishimura en secouant la tête.
Ensuite, la jeune femme attrapa doucement la main gauche de Masako.
- Si tu veux éviter d'avoir mal, ne regarde pas, et pense à autre chose, d'accord?
La médium hocha la tête, gardant les yeux droits devant elle, tandis que la femme sortait la lame argenté de sa poche arrière, puis entailla rapidement sa paume. Mai vit la jeune médium frémir, mais son visage garda une expression décidée.
- Très bien, murmura Aoko. Maintenant, nous allons penser aux personnes que nous voulons contacter.
Elle entailla rapidement à son tour sa propre main, puis attrapa celle de Masako, qu'elle tint dans la sienne en fermant les yeux. Leur sang, mêlé, qui gouttait de leurs mains jointes, et tombait sur le sol, était à présent le seul son que l'on pouvait entendre dans la pièce. Puis, Aoko lâcha la main de la médium, posa la sienne sur le sol, là où leur sang était tombé, et invita d'un geste l'adolescente à poser sa propre main sur la sienne. Ensuite, elle ferma de nouveaux les yeux, et un air d'intense concentration se peignit sur son visage. Masako suivit rapidement son exemple.
Et soudain, elle ouvrit les yeux.
- Non...
La voix qui sortait de sa bouche était étrange. Même si c'était la voix de Masako, Mai comprit que ce n'était pas elle. La possession a fonctionné !
- Je dois...Il faut...Papa...Maman...
L'esprit, dans le corps de la médium, essayait de lever sa main du sol, mais apparemment, c'était comme si elle y était collée. Le visage plissé dans un mélange de concentration et de douleur, Aoko réagit cependant immédiatement:
- Es-tu monsieur ou madame Tuard?
C'était le nom de famille des esprits qu'ils essayaient de contacter.
- Papa et Maman...Ils m'ont dit...Ils m'ont dit que... Il faut fuir ! Répondit Masako en essayant de se dégager, l'air absolument paniquée. Je dois partir! Je dois partir!
- Qui êtes vous ? Répéta Aoko en respirant avec difficulté.
Mai se mit à trembler. Pas seulement parce que la scène était inquiétante, non, mais parce qu'il commençait à faire vraiment froid.
- Non! Il ne va pas me laisser! Hurla Masako, en tentant furieusement de se dégager. Il ne va pas!
- N'es-tu pas le propriétaire de cet endroit? Murmura Aoko, l'air à bout de force. Acceptes-tu de nous aider?
L'esprit, à travers Masako, la regarda, secouant furieusement la tête.
- Je ne suis pas...Je suis juste Thomas...Et je ne ne peux pas...Personne ne peut vous aider! C'est trop tard! Il arrive! Il arrive!
Mai sentit une main sur son bras: c'était Nishimura, qui essayait d'attirer silencieusement son attention. Elle le regarda, perdue: au moment où elle avait perçu sa peau sur la sienne, elle avait eu...peur. Elle chassa rapidement la désagréable sensation pour l'écouter murmurer:
- Prépare-toi.
Effectivement, quelque chose semblait sur le point de se produire. L'atmosphère s'était considérablement rafraîchie. La température était tombée en dessous de zéro. Les lèvres bleuies, Aoko semblait sur le point de s'évanouir, mais personne n'allait la voir, comme convenu. Cependant, Mai remarqua que la S.H.A se rapprocha doucement d'elle à une certaine distance, sans doute pour la protéger. De son côté, tout le monde se préparait également silencieusement à se défendre, les personnes dépourvues de pouvoir psychiques se plaçant derrière les autres. A ce moment, les lumières s'éteignirent d'un coup, laissant la pièce baignée seulement du clair de lune.
C'est alors que le mobilier s'envola.
Tout - absolument tout - ce qui se trouvait dans la pièce, même le plan que Mariya avait gardé à la main et qui lui échappa brusquement, s'éleva dans les airs, se rassemblant en une forme compacte. Tout le monde la regarda avec horreur se déplacer juste au-dessus du corps de Masako, qui poussa un cri terrifié:
- Non! PITIE! LAISSE MOI!
L'esprit hurla, en même temps qu'Aoko, qui leva brusquement sa main du sol. Un éclat de lumière bleutée balaya la pièce, et ce fût la dernière chose que Mai pu voir avant que tout ne s'écroule d'un seul coup.
Que de suspens, hein...?
Pas de panique! La suite arrivera!
Et elle sera plus longue, ne vous inquiétez pas ^^
Réponses:
Pompom: Merci! ^^ J'espère que celui là t'as plu aussi ^^
FrenchCirce: Je suis content d'avoir réussi à introduire du mystère ! ^^
C'est aussi ce que j'aime chez elle aha :') . Et c'est malheureusement une caractéristique de Mai de ne pas faire confiance à son intuition...Je l'ai déduit de toutes les fois où elle sent quelque chose mais ne dit rien xD
J'aime bien les faire se disputer, ils sont drôles x) Et sinon pour cette scène j'ai pas mal hésité parce que j'avais un peu peur d'être OOC, mais en même temps, je la vois tellement bien faire ça X) Ca me fait plaisir de savoir que je ne suis pas le seul à y croire :D
Merci...Et la voici ^^ !
A lundi ~ !
