J'ai pris le sens de "acceptable" pour celui-ci, enjoy^^
La première fois que Mayuri rentra dans ce qui serait sa nouvelle demeure, il en resta interloqué, malgré tout. Il n'avait pas grand chose comme souvenirs en dehors de la prison, mais il cacha son début de surprise derrière son masque d'indifférence habituelle en observant tout autour de lui. C'était étonnant, oui, mais il resta encore plus surpris par l'espèce d'énergumène qui les avait demandé, lui et certains autres prisonniers, de le suivre. Il l'avait déjà vu au Maggot's Nest, avec son air naïf et bienveillant qui ne le quittait pas, et l'avait également vu en action contre des condamnés qui pensaient n'en faire qu'un bouchée. Mais il n'aurait juste pas imaginé qu'un jour, cette même personne viendrait lui ouvrir la porte de sa cellule sans un mot, avec juste une expression qui voulait tout dire.
Et maintenant il était là, dans un laboratoire qui commençait à prendre forme prometteuse, à regarder le capitaine ("son" capitaine, murmura son esprit, un brin sournoisement) se faire malmener par l'enfant qui lui servait de lieutenant. C'était fascinant à voir mais quand Hiyori remarqua Akon, à moitié caché derrière lui comme à son habitude, elle se rua dessus en laissant sa loque de supérieur se relever du sol avec un grand sourire idiot.
Quand Mayuri fut assez proche, Kisuke lui fit signe de le suivre jusqu'à une table un peu plus loin et se mit en oeuvre à faire chauffer du thé. Puis, avec un sourire beaucoup moins idiot que d'habitude, le capitaine lui tendit une tasse.
- Alors, tu as considéré ma proposition, Mayu-chan? De rejoindre le SDRI et de devenir mon troisième siège?
- Oui.
- Et...?
Impossible de ne pas entendre le véritable ton sous cette question. C'était une demande, certes, mais il y avait une détermination puissante derrière...
- Tout sera à moi? Aucune exception?
- Aucune. Quand le moment viendra, tout sera à toi. Le laboratoire, la division. Je te laisse tout.
Mayuri se força violemment à ne pas sourire aussi largement qu'il l'aurait tant aimé faire, ni à laisser brûler une étincelle de victoire dans ses yeux (même si son esprit lui murmura encore que Kisuke était loin d'être aussi aveugle qu'il n'y paraissait) Il prit sa tasse de thé et y trempa les lèvres.
- Je considère cette proposition acceptable, capitaine.
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