PDV Damon
J'étais assis sur le lit de Caroline. J'aimais bien cette chambre, elle me rappelait de bons souvenirs. Cela faisait deux jours que Tyler avait quitté la maison. Deux jours que j'avais entendu Rose dire à quel point elle aimait cette ville. Je soupirai alors que Caroline entrait dans la pièce et venait s'asseoir à côté de moi.
-Qu'est-ce que tu fais ici ? Demanda-t-elle avec un petit sourire.
-J'aime bien ta chambre, dis-je. J'ai de bons souvenirs ici.
Caroline sourit de plus bel, montrant qu'elle en avait aussi. Je tournai la tête vers elle et elle me fit un léger sourire dans lequel je pus deviner de la tristesse.
-Tu sais, on peut très bien aller au manoir avec Rose si tu veux, dis-je. Je me sens mal pour Tyler.
-Non Damon, dit-elle en souriant. Je veux que vous restiez ici. Tyler s'en remettra.
-Tu es sûre ? Demandai-je. La dernière fois que je me suis immiscé entre toi et lui, ça a plutôt mal fini. Si tu vois ce que je veux dire.
-Je sais, je sais, dit-elle. Mais cette fois-ci c'est différent. Je ne referais pas les mêmes erreurs, Damon. J'aime Tyler.
-Je n'en doute pas, répondis-je. Tout comme je n'en doutais pas à l'époque.
-Damon… Souffla-t-elle.
-Ne t'inquiète pas, dis-je en rigolant à moitié. Je ne compte pas détruire ton couple, à nouveau. Une fois m'a suffis. Je ne voudrais pas que Tyler me déteste encore plus. C'est un loup-garou, je devrais faire plus attention.
Caroline haussa les sourcils, me montrant que je n'avais pas tort. Elle sourit et soupira en baissant la tête avant de relever les yeux vers moi, quelques secondes plus tard.
-Qu'est-ce que tu vas faire Damon ? Demanda-t-elle. Stefan est décidé à récupérer Elena. On ne peut pas vraiment le forcer à partir, il reviendrait de toute manière.
-Je sais, soufflai-je. Je dois trouver quelque chose.
-Tu comptes quitter la ville après ça ?
Je détournai les yeux et soupirai. Je n'avais aucune envie de rester ici. La seule envie que j'avais, c'était de faire mes bagages et ceux de ma fille pour partir à l'autre bout du monde. Loin de cette ville. Loin de cet enfer dans lequel j'avais tant souffert.
-Si tu pars, dit Caroline. Promets-moi de ne pas disparaître comme la dernière fois.
Je relevai les yeux vers elle. La blondinette me regardait avec des yeux tristes.
-Promets-le-moi.
-C'était plus facile de disparaître, dis-je. Si j'avais gardé contact, je serais sûrement revenu beaucoup plus tôt. Et je ne voulais pas revenir.
Caroline resta silencieuse quelques secondes, me regardant droit dans les yeux. Dans les siens, je pouvais lire toute la tristesse qu'elle ressentait, le poids qui pesait sur ses épaules. Quand elle reprit la parole, sa voix était brisée.
-Nous étions tellement proches, dit-elle. Damon, tu étais le seul ami qu'il me restait ici. Tyler m'en voulait à mort pour l'avoir trompé avec toi, Elena n'était plus vraiment une amie après avoir tout oublié, Bonnie était distante… Il ne me restait que toi. Et tu es parti.
Je restai sans voix. Caroline était au bord des larmes. Je détestai la voir ainsi. Caroline avait toujours été une jeune fille pleine de vie. Elle ne me laissait que rarement voir à travers cette carapace qu'elle s'était construite.
-Tu m'as laissée seule ici pour protéger Elena, dit-elle. J'ai passé quatre années à la protéger tout en me débrouillant avec les problèmes que j'avais. Et la seule personne à qui je voulais en parler avait quitté la ville.
-Je suis désolé, dis-je.
Elle me fit un léger sourire. Je la tirai vers moi et la pris dans mes bras. Je m'en voulais de l'avoir laissée seule ici. J'avais été tellement égoïste. Mais rester dans cette ville aurait été trop dur pour moi. Je n'en aurais pas été capable, pas à l'époque. Quelques fois, je me disais que j'aurais dû emmener Caroline avec moi.
-Tu as changé, dit-elle.
-Quoi ?
Elle se recula et me regarda avec un petit sourire.
-C'est vrai ! S'exclama-t-elle. Tu n'es plus comme avant ! Tu ne fais plus de blagues stupides et tu es devenu tout gentil et attentionné. Quand est-ce que tu es devenu aussi sérieux ?
-Sûrement quand je suis devenu père célibataire, répondis-je.
Elle me fit un petit sourire. C'est vrai que j'avais beaucoup changé. L'arrivée de Rose dans ma vie, avait fait de moi un homme totalement différent. Et dire que je trouvais qu'Elena m'avait changé. Ce n'était rien comparé à ce que j'étais devenu auprès de ma fille. Elle m'avait fait devenir un homme meilleur. Je l'aimais tant. Elle était ce que j'avais de plus précieux sur cette terre et je ferais n'importe quoi pour qu'elle soit heureuse.
PDV Elena
Cela faisait deux jours que je n'avais plus aucune nouvelle de Caroline, ou de Damon. Pourtant on avait passé un bon moment au Grill l'autre jour. On avait beaucoup rigolé et j'en étais arrivée à regretter de m'être disputée avec Caroline. Elle était ma meilleure amie après tout. Je finirais bien par apprendre ce qu'elle me cachait. Et peut-être qu'elle avait une bonne raison de me le cacher. Je ne savais pas, j'étais un peu perdue.
-Tu veux mon avis, tu devrais les inviter à dîner, dit Eve.
Mon amie vivait pratiquement à la maison depuis quelques jours. Elle avait quelques problèmes avec ses parents chez qui elle vivait habituellement. Je lui avais donc proposé de venir à la maison le temps que ça s'arrange.
-Tu ne veux pas plutôt que j'invite tes parents à venir dîner ? Demandai-je. C'est vrai, tu me pousses à résoudre mes problèmes avec ma meilleure amie, pourquoi ne pourrai-je pas en faire autant avec tes parents ?
-Je ne veux pas les voir, dit-elle.
Elle avait baissé les yeux et s'était concentrée sur le vernis noir qu'elle était en train d'appliquer avec soin sur ses ongles. Je fronçais légèrement les sourcils. Elle ne m'avait pas expliqué ce qu'il s'était passé.
-Tu ne veux pas m'en parler ? Demandai-je.
Elle fit 'non' de la tête sans même lever les yeux vers moi. Je m'assis en face d'elle et lui arrachai le vernis des mains. Elle soupira mais ne me regarda toujours pas.
-Eve…
-C'est rien ! S'exclama-t-elle. Je ne veux pas en parler.
Elle leva enfin les yeux vers moi et je la regardai avec insistance, l'obligeant à cracher le morceau. Après Caroline, elle était la personne à qui je me confiais le plus, et je voulais qu'elle en fasse autant avec moi. Elle poussa un long soupir, me montrant qu'elle capitulait.
-J'ai découvert que j'avais été adoptée, dit-elle en reprenant le vernis de mes mains, profitant de mon état de léger choc.
-Vraiment ? Demandai-je.
Je me rappelai vaguement du jour où j'avais découvert que j'avais été adoptée, peu de temps après la mort de mes parents. J'en avais tellement voulu à Jenna d'avoir gardé ce secret. Mais par la suite elle m'avait aidé à chercher mes parents biologiques et je lui avais pardonné.
-Oui, dit-elle. Je l'ai découvert en tombant sur un carton plein de papier d'adoption. Quand je leur ai demandé de m'expliquer, ils se sont braqués et n'ont rien voulu me dire.
-Je ne t'en ai jamais parlé, dis-je. Mais j'ai aussi été adoptée.
Elle releva des yeux surpris vers moi. J'acquiesçai légèrement, lui montrant que ce n'était pas une blague.
-Comment tu l'as découvert ? Demanda-t-elle.
J'ouvris la bouche pour répondre, mais soudain je me rendis compte que je n'avais rien à répondre. Je n'avais aucun détail à ce sujet. Je tentai de me souvenir de comment je l'avais découvert, mais c'était le trou noir.
-Je ne me rappelle pas vraiment, dis-je avec un petit rire nerveux. Sûrement le choc qui me brouille la mémoire. Tout ce que je sais, c'est que j'en ai beaucoup voulu à ma tante de me l'avoir caché. Mais par la suite, j'ai vite compris que ce n'était pas à elle de me le dire et que mes parents avaient juste eu du mal à me le dire. C'est compréhensible. Ils ne sont peut-être pas nos vrais parents, mais ils nous ont élevées. Ils ne voulaient pas nous perdre.
-Tu les as cherchés ? Demanda Eve. Tes parents biologiques ?
-Bien sûr, répondis-je avec un petit sourire. Mon père s'est avéré être le frère de mon père adoptif et ma mère biologique était morte deux ans avant que je ne découvre la vérité.
-Woaw… Dit Eve.
-Je n'ai pas eu de chance, mon oncle est un abruti, dis-je. Je n'ai pas repris contact avec lui, même après avoir appris qu'il était en fait mon père.
Eve soupira. Je savais ce qu'elle ressentait. Elle se sentait trahie et perdue.
-Tu crois que je devrais les chercher moi aussi ?
-Je ne peux pas savoir ce que tu devrais faire, dis-je. Toi seule peux savoir ce que tu dois faire. Mais si tu les cherches, tu dois te faire à l'idée que tu seras peut-être déçue.
Elle leva les yeux vers moi et acquiesça avant de soupirer profondément. Elle recommença à se faire les ongles et moi je continuai à la regarder. Je m'inquiétai pour elle. Elle était une jeune fille pleine de vie et très forte, mais je savais à quel point s'était dur de voir toute notre vie s'effondrer, de découvrir que tout n'était que mensonge.
-Tu sais quoi ? Demandai-je. Je vais appeler Caroline. Tu as besoin d'une bonne soirée pour te changer les idées.
Elle me fit un grand sourire qui me rassura. Je pris mon téléphone et appelai mon amie en priant pour qu'elle accepte mon invitation, ainsi que Damon.
PDV Damon
J'étais dans le salon de Caroline avec Rose. J'étais assis sur le sol entre le canapé et la table basse et je la regardais faire des dessins. Elle était tellement mignonne. Elle prit son dessin et me le montra avec un grand sourire. Comme d'habitude, je restai époustouflé par son talent. Depuis qu'elle était petite, Rose avait montré un intérêt et un grand talent pour le dessin. Je ne savais pas d'où elle le tenait ce talent, mais elle m'émerveillait à chaque fois. Elle me tendit la feuille où elle avait dessiné une magnifique clairière avec un étang et des fleurs un peu partout. Bien sûr il y avait quelques défauts, elle n'avait que quatre ans. Mais c'était tout de même impressionnant pour son âge. Je déposai un baisé sur sa joue.
-Il est très beau ma chérie, dis-je.
Son sourire disparut petit à petit.
-Qu'est-ce qu'il y a ma puce ? Demandai-je en fronçant les sourcils.
-J'ai pas envie de partir d'ici, dit-elle en baissant les yeux.
Je soupirai et déposai le dessin sur la petite table. Je m'assis sur le canapé et pris Rose sur mes genoux. Elle me regarda avec des yeux tristes qui me fendirent le cœur.
-Écoute, tu sais que je t'aime plus que tout, dis-je. Je ferais n'importe quoi pour te rendre heureuse. Mais… Cette ville, je ne l'aime pas. Ça me rappelle de très mauvais souvenirs.
-Mais tata Caroline tu l'aimes bien ? Demanda la petite fille en levant ses grands yeux bleus vers moi.
À ce moment-là, j'entendis un pas dans le couloir. Je tournai la tête et vis Caroline à l'entrée du salon qui nous regardait tristement. Elle savait à quel point la situation était délicate pour moi. Je la regardais quelques secondes avant de reporter mon attention sur ma fille.
-J'adore Caroline, dis-je. Mais on ne peut pas rester ici Rose.
-Caroline pourra venir avec nous quand on partira ?
Je levai à nouveau les yeux vers Caroline qui détourna le regard aussitôt. Je soupirai et me mordis la lèvre avant de répondre à ma fille qui me regardait avec espoir.
-Non mon cœur, dis-je. Tata Caroline a toute sa vie ici. Mais on la reverra souvent, je te le promets.
La petite fille acquiesça tristement. Elle resta silencieuse quelques secondes. Elle avait baissé les yeux.
-C'est à cause de ma maman que tu n'aimes pas cette ville ? Demanda-t-elle.
Encore une fois, son intelligence me surpris. Elle était tellement en avance pour son âge.
-Oui ma chérie, dis-je. C'est à cause de ta maman que je n'aime pas cette ville.
Je déposai un baisé sur la joue de l'enfant après lui avoir légèrement souris et la reposai par terre pour qu'elle continue ses dessins. Elle prit une nouvelle feuille et un crayon et se concentra sur ce qu'elle faisait. Je la regardais avec un petit sourire. Au bout de quelques secondes, je vis que Caroline était toujours à l'entrée de la pièce et nous regardait tristement. Je me levai et nous allions dans la cuisine.
-Qu'est-ce que tu as ? Demandai-je.
-Rien, dit-elle en s'efforçant de me faire un grand sourire. Elena vient d'appeler. Elle nous invite à aller dîner chez elle.
Je fis une grimace et râlai. Je levai les yeux elle, lui demandant du regard si j'étais vraiment obligé d'y aller.
-S'il te plaît Damon ! Supplia-t-elle. C'est ma chance de me réconcilier avec elle !
Je soupirai d'exaspération. Je n'avais pas du tout envie d'aller chez Elena. Cette maison, trop de mauvais souvenirs l'habitaient. Et je n'avais pas envie de me rapprocher d'Elena, je ne voulais pas qu'elle s'attache à moi. Tout ce que je voulais, c'était rester le plus loin possible d'elle et que Rose reste loin d'elle aussi.
-D'accord, soufflai-je malgré tout.
La blondinette sauta de joie en frappant dans ses mains. Elle me sauta au cou et m'embrassa bruyamment sur la joue. Je lui fis un petit sourire forcé. Je n'avais aucune envie d'y aller. Mais je devais bien ça à Caroline.
Flash-Back
Une semaine. C'était le temps qu'il s'était écoulé depuis qu'Elena avait quitté le manoir. Je ne l'avais pas revue depuis. Je l'avais laissée tranquille, pensant qu'elle avait besoin de temps pour digérer le départ de Stefan. Katherine me tapait sur les nerfs. Je n'en pouvais plus d'elle. Elle me collait partout où j'allais, en profitant pour répandre dans toute la ville la nouvelle de la sœur jumelle d'Elena. Maintenant, elle pouvait se balader partout sans aucun risque. J'étais à présent assis au comptoir du Grill, un verre de bourbon à la main. J'avais déjà beaucoup bu, comme tous les jours depuis le départ de Stefan. Et puis… Elena me manquait, je devais bien l'avouer. Une semaine sans la voir, c'était une vraie torture. Je sentis que quelqu'un s'asseyait juste à côté de moi. Non mais les gens ne pouvaient pas s'asseoir plus loin ! Je me tournai vers la personne pour lui dire de dégager quand je découvris le visage angélique d'Elena. Elle me regardait avec un petit sourire qui me fit fondre. Je restai sans voix.
-Fermes la bouche, tu vas gober des mouches, me dit-elle en riant.
Je ris légèrement et lui fis un petit sourire. J'étais content de la voir.
-Comment tu vas ? Lui demandai-je. Ça fait un petit moment qu'on ne s'est pas vu.
-Je vais… bien, dit-elle avec un léger sourire. Je me fais à l'idée que Stefan est parti et ne reviendra pas.
-Tu sais je pourrais toujours partir à sa recherche, dis-je.
-Et risquer que Klaus te tue ? Non, même pas en rêve, dit-elle avant de commander une limonade au barman.
Je la regardais toujours. Elle ne voulait pas que je m'en aille. Elle ne voulait pas que je risque ma vie, même si c'était pour retrouver mon frère, l'homme qu'elle aimait. Un petit sourire apparut au coin de mes lèvres. Je détournai la tête pour ne pas qu'elle le voit et avalais une nouvelle gorgée de bourbon.
-Damon il n'est même pas midi, dit Elena en soupirant.
Je tournai la tête vers elle en levant les yeux au ciel, lui montrant qu'on s'en fichait de l'heure qu'il était. Elle me regarda quelques secondes sans rien dire. Me détaillant, comme si elle essayait de voir quelque chose.
-Comment tu vas, toi ? Demanda-t-elle.
-Je vais magnifiquement bien, répondis-je en vidant mon verre d'une traite.
-Katherine m'a dit que tu te sentais coupable par rapport au départ de Stefan, dit-elle.
Je tournai la tête vers elle en fronçant les sourcils. Elle et Katherine discutaient ? Elle et Katherine discutaient de moi ?
-Depuis quand tu parles avec Katherine ? Demandai-je.
-Depuis que nous avons toutes les deux un intérêt commun.
-Qui est ? Demandai-je.
Elle me regarda quelques secondes sans répondre. Elle détourna rapidement les yeux et je crus la voir légèrement rougir. Je fronçais les sourcils ne comprenant pas son attitude. Elle sortit un billet de sa poche et le déposa sur le comptoir. Elle dit au barman de garder la monnaie avant de m'attraper par la main et de m'entraîner avec elle. Je me laissai faire. Nous sortions du Grill et je fus surpris de voir qu'elle ne me lâchait pas la main. Au contraire, elle entrelaça ses doigts avec les miens. Je restai totalement silencieux. Elle aussi. Nous marchions simplement, main dans la main, sans rien dire. J'avais l'impression de ne plus rien contrôler. J'avais des frissons dans le dos et je n'osais rien dire, de peur qu'elle ne me lâche.
-C'est pas ta faute s'il est parti Damon, dit-elle au bout de quelques minutes sans lever les yeux vers moi. Il a fait son choix tout seul. Personne ne l'a forcé. Et regarde, depuis nous n'avons plus aucun problème. Klaus est parti.
-Tu oublies que ton frère voit des fantômes, dis-je.
-C'est vrai, répondit-elle. Mais on ne peut rien faire à ce propos. Même Bonnie ne sait pas quoi faire. Jérémy va juste apprendre à vivre avec ça.
-Vraiment ? Demandai-je. Il va apprendre à vivre avec les fantômes de ses ex ?
-Oui, dit-elle. Il n'a pas vraiment le choix.
J'acquiesçai en soupirant. Ça ne devait pas être marrant pour lui non plus, et encore moins pour Bonnie. La pauvre. Elle devait supporter le fait que son petit-ami voyait presque en permanence les fantômes de ses anciennes petites-amies. Elena s'arrêta et se mit face à moi. Elle prit mon autre main dans la sienne. Je la regardai en fronçant les sourcils. Elle allait dire quelque chose, mais je la coupai.
-Pourquoi tu fais ça ? Demandai-je.
-Faire quoi ?
-Me prendre par la main, répondis-je. Les petites attentions, tu parles de mes problèmes de culpabilité avec ta pire ennemie, tu as des gestes doux envers moi. Qu'est-ce que tu fais ?
Elle baissa les yeux et je compris tout de suite que je l'avais blessée. J'avais été trop brutal, comme d'habitude. Je voulus me rattraper, mais elle retira ses mains d'un geste sec et partit en courant.
-Elena ! L'appelai-je.
Elle ne se retourna même pas et continua de courir loin de moi. Je soupirai, énervé contre moi-même. Mais qu'est-ce qui n'allait pas chez moi ? La femme que j'aime commence enfin à se rapprocher de moi et tout ce que je trouve à faire c'est de compliquer les choses ! Quel con ! Je soupirai et restai planté là, à la regarder s'éloigner avec regret.
