Bonjour à tous !
Me revoilà enfin avec un nouveau chapitre ! D'ailleurs, je tiens à remercier ma Mau adorée, alias Rycola ici bas qui est devenue désormais ma correctrice officielle !
En espérant que ce chapitre vous plaise, bonne lecture et si vous avez la gentillesse de laisser une review c'est encore mieux !
Chapitre 3 :
Je marchai avec lenteur, le regard noir, le visage fermé.
- J'en ai assez, bougonnai-je. J'ai l'impression d'être une baleine échouée …
Un rire me répondit et je fusillai du regard son auteur.
- Ce n'est pas drôle, Bella !
- Oh que si … Te voir te démener comme ça …
La sorcière m'interrogea du regard.
- D'ailleurs qu'est-ce qu'on fait là ? Me demanda-t-elle curieuse.
- Toi ? Je ne sais pas, tu m'as suivie … Moi … J'ai faim !
Elle éclata une nouvelle fois de rire.
- Encore ? Se moqua-t-elle.
- Mouais, grognai-je … Et je te serai gré de ne faire aucune remarque !
Je commençai à ouvrir les portes du placard de la cuisine avec ma baguette, soupirant. Un mouvement attira mon regard, Bella souple comme un nungu avait sauté sur le plan de travail et s'était assise, là sur la pierre noire. Un nouveau soupir d'envie s'échappa de mes lèvres. C'était quelque chose que je n'étais plus capable de faire … Déjà faire deux pas était difficile … alors sauter sur une table pour m'asseoir ...
Un sourire finit par éclairer mon visage.
- Ah ! M'exclamai-je.
Un sort fit léviter puis atterrir dans ma main la boîte de madeleines au chocolat. C'étaient les seuls gâteaux que j'arrivai encore à voir et à manger sans avoir envie de vomir. C'était drôle, impossible pour moi de regarder un cookie sans en être dégoûtée … Alors que j'adorai ça il y a quelques mois encore.
- Des madeleines ? S'étonna Bellatrix.
- Oui … T'en veux ? Lui proposai-je.
Elle me fit non de la main.
- Vas- y, fais-toi plaisir !
- Je vais me gêner, tiens ! De toute façon, j'ai le droit ! Richard va encore me gronder si je ne grossis pas … soupirai-je.
Bellatrix redescendit de son piédestal et vint se planter devant moi. Elle attrapa au passage une pomme et joua à la faire sauter dans sa main.
- En parlant de lui, ce n'est pas lui qui t'a interdit de te lever ?
Je fis la grimace.
- Si … répondis-je en baissant les yeux la mine penaude.
Bella me montra la porte.
- File te recoucher avant que quelqu'un ne te surprenne. Je ne veux ni subir la colère de ton mari parce que je t'ai laissée faire et encore moins celle de Constance …
Je hochai de la tête et repartis tant bien que mal.
- C'est pas drôle … murmurai-je plus pour moi même. Je m'ennuie … Je ne peux même pas aller me chercher une boîte de gâteaux …
- Y a ton elfe pour ça, rétorqua la sorcière.
- C'est pas la question ! J'ai besoin de faire quelque chose ! Je … je ne peux pas rester là sans rien faire …
- Bah si ! Répondit-elle nonchalamment.
Elle se décida enfin à croquer dans sa pomme. Nous progressions lentement, j'avais l'impression qu'il me faudrait un siècle pour regagner le salon et le canapé que j'étais censée ne pas quitter.
Je haussai un sourcil dédaigneux vers elle.
- On en reparlera le jour où tu devras rester alitée … marmonnai-je tout en sachant que cela n'arriverait sans doute jamais.
Enfin la porte du salon se dessina devant nous. Bella l'ouvrit et s'engouffra. Je la suivis en grognant. Ma cible était là, devant moi : le canapé qui était devenu ma nouvelle demeure. Je m'y affalai sans grâce et en grommelant. Soufflant, je posai ma main sur mon ventre, que je trouvais énorme en réprimant une grimace.
- T'aurais pas dû bouger, me sermonna la sorcière.
- Je ne vais pas non plus écouter tes sermons, Bella … soupirai-je.
Une nouvelle contraction me coupa la parole et je fermai les yeux attendant que ça passe. La douleur finit par refluer et j'expirai bruyamment. La sorcière vint s'asseoir devant moi, sur la table et me regarda l'air soudain inquiet.
- Ca va aller ? Finit-elle par demander.
Je hochai la tête.
- Ca passe, ne t'en fais pas.
- T'es toute pâle … compléta-t-elle.
- Ca va aller, m'énervai-je.
Bella leva les mains en l'air, comme si je la tenais en joute avec ma baguette.
- Ne monte pas sur tes grands hippogriffes, je voulais juste m'assurer que tu allais bien …
Je soupirai.
- Désolée, marmonnai-je.
Un nouveau soupir s'échappa de mes lèvres. Mon regard se posa sur les gâteaux, je n'en avais même plus envie maintenant ...Tout ça pour ça …
- C'est juste que je n'en peux plus de cette situation...
- Vois le bon côté des choses, tu as fait plus de la moitié …
Je ne répondis rien à Bellatrix. Elle n'avait pas tort, mais ces semaines qu'il me restait me paraissaient si longues.
Ma grossesse ne se passait absolument pas comme il fallait. Richard, à chaque fois qu'il venait me voir, était de plus en plus inquiet : je ne prenais pas de poids, je maigrissais et j'avais des contractions assez régulièrement … Cela et plein d'autres petits détails qui avaient fait que je devais rester allongée le plus possible. Le moindre effort m'était interdit …
Un long silence passa et n'en pouvant non plus, je finis par le briser.
- Je m'ennuie …
- Lis, me proposa la sorcière.
- J'ai déjà tout lu ou presque …
Bella haussa les épaules.
- Fais comme ma soeur … Cissey ne faisait pas de la broderie … ou un truc dans le genre ?
Mon étonnement se lut sans doute dans mon regard tandis que je regardai la sorcière.
- Ai-je une tête à faire ce genre de chose ? Grommelai-je à son encontre.
- Laisse tomber cette idée, convint Bellatrix. Ca ne t'irait pas … Et puis tu serais capable de tuer quelqu'un avec une aiguille …
Sa remarque m'arracha un éclat de rire auquel elle fit écho. Ce fut à ce moment-là que la porte s'ouvrit. Rabastan entra et nous dévisagea sans comprendre.
- Et dire que je pensais te trouver encore en train de râler, lança-t-il à mon encontre.
Bellatrix se releva d'un bond.
- C'est ce qu'elle n'a pas arrêté de faire depuis que tu es parti …
Rabastan ignora sa belle-soeur et vint s'asseoir à côté de moi sur le canapé. Son regard inquiet me détailla des pieds à la tête. Il posa une main sur mon front avant d'aller la poser sur mon ventre.
- Tout va bien ? Me demanda-t-il.
- Ca va, ne t'en fais pas. Tentai-je de le rassurer.
Mais mon regard mentait. Il le vit et secoua doucement la tête.
- Tu veux que Richard vienne ?
- Ca ne servirait à rien. On ne va pas le déranger à chaque fois que j'ai une contraction …
Je posai une main sur son bras pour tenter de le rassurer.
- Ca va aller …
Mais je savais pertinemment que ni lui ni moi ne croyions à ce mensonge. Bellatrix en avait profité pour s'éclipser et nous étions tout seuls. Je voulais me mettre assise, mais le sorcier m'en empêcha. Je retins un grognement et ne cherchai même pas à lutter : mon escapade à la cuisine m'avait tellement fatiguée, je n'avais même plus la force de protester …
Ce comportement dut paraître suspect à Rabastan car il se mit à me questionner.
- Tu n'as pas fait de folies ? Me demanda-t-il suspicieux.
- Non, marmonnai-je.
J'évitai de croiser son regard trop longtemps, il avait toujours su lire en moi comme dans un livre ouvert … Il était temps de détourner la conversation.
- Et toi ? L'interrogeai-je soudain. Il y a du nouveau ?
A ma question, un éclair passa dans l'émeraude de son regard et un fin sourire se dessina sur ses lèvres. Je me fis soudain plus attentive, essayant de me redresser … en vain.
- Cela se pourrait bien … laissa-t-il échapper.
Puis ce fut le silence. J'ouvris de grands yeux étonnés et outrés.
- Et ? Insistai-je. Tu ne m'en dis pas plus ?
Il éclata soudain de rire. Mais son rire fut de courte durée. Puisant dans mes dernières forces, je lui balançai un coussin à la figure.
- Arrête de rire ! Raconte-moi tout, le suppliai-je.
Il récupéra alors le coussin d'un air sérieux, le tapota pour lui faire reprendre sa forme.
- Comment veux-tu que je te parle si tu me maltraites avec un coussin …
Je n'en croyais pas mes oreilles, c'était de ma faute, maintenant …
- C'est pas juste, marmonnai-je en reprenant le coussin. Je m'ennuie et toi, tu es encore plus cruel à me faire languir comme ça …
J'entendis Rabastan soupirer avant de passer sa main sur mon front.
- Te voilà de nouveau en train de râler …
Je ne répondis rien. Le sorcier redevint soudain sérieux. Il se pencha vers moi et murmura quelques paroles à mon oreille.
- Nous avons peut-être une piste, avoua-t-il dans un souffle.
Un éclair passa dans mon regard. Je dus me retenir pour ne pas l'interrompre en le sommant de tout me dire.
- Tu te souviens des Londubat ?
Je hochai la tête. Comment ne pas m'en rappeler. Le Maître les avait un temps surveillés, pensant qu'ils pouvaient être à l'origine de cette fichue prophétie avant qu'il ne jette définitivement son dévolu sur les Potter.
- Rodo est sur leurs traces, conclut-il.
Cette fois, je me redressai – lentement certes. Une nouvelle lueur éclairait mon regard.
- Vous les avez retrouvés ? M'exclamai-je.
- Pratiquement … Il faut juste maintenant attendre le bon moment pour agir … Ils ne sont jamais seuls …
Rabastan dut voir la lueur d'angoisse traverser mon regard, il attrapa ma main et la pressa dans la sienne.
- Ne t'en fais pas, nous ferons attention … Pas question qu'on finisse à Azkaban, sourit-il pour me rassurer.
Je sentis les larmes poindre au coin des mes yeux.
- J'aimerai tant participer … chuchotai-je … Je …
- Et moi je préfère te savoir en sûreté à la maison ! me coupa-t-il.
Il déposa alors un baiser sur mon ventre et quand il se redressa pour me regarder, il me détailla avec sérieux.
- D'ailleurs, à ce propos …
Je fis la moue, sentant que je n'allais pas apprécier ce qui allait suivre …
- J'aimerai bien que tu ailles chez mes parents …
- Tes parents ? Répétai-je étonnée.
- Je serai plus tranquille si je te savais là-bas … Je ne veux pas que tu restes toute seule ici.
- Mais, protestai-je. Il y a Pipo …
- Je n'ai rien contre ton elfe … mais …
Il ne finit pas sa phrase. Je savais qu'il avait raison … J'obtempérai immédiatement, vaincue par la raison ...
