C'était difficile pour Mayuri de ne pas laisser un sourire dédaigneux lui barrer le visage quand il venait aux réunions hebdomadaires et qu'il écoutait les avis de ceux qui étaient ses égaux. Ceux qui étaient censés l'être, en tout cas. Ils étaient ses égaux en titre uniquement, aucun ne pouvait vraiment comprendre ce qu'il faisait, aucun ne cherchait vraiment à comprendre de toute façon. Ils étaient tellement moulés dans les vieilles façons de faire qui perduraient, qu'ils étaient incapables d'ouvrir leur esprit Encore une réunion de passée, et encore les remarques qui fusaient en sa direction.

C'était toujours les mêmes choses, depuis le tout début. Presque toutes les semaines on venait le trouver avec les reproches habituels. Il n'avait pas à demander tant de matériel. Il n'avait pas à faire de vivisections. Il n'avait pas à traiter Nemu de cette façon. Et surtout, il n'avait pas à exploser autant de recrues.

Il en aurait éclaté de rire s'il n'avait pas été aussi navré. Comment est-ce qu'ils osaient lui dire quoi faire, alors qu'ils ne comprenaient rien à tout son travail? La division qu'il avait hérité était la sienne, il l'avait reçu de droit, personne n'allait la lui arracher, jamais. Il faisait confiance à ceux qu'il avait personnellement choisi, jamais il n'aurait besoin de regarder derrière lui pour les surveiller. Mais l'idée que quelque part, quelqu'un pouvait imaginer se mesurer à lui pour lui prendre sa division...c'était risible. Tout simplement incroyable...
Et leur manie de venir le chercher en période grave, uniquement pour découvrir qu'il avait déjà tout prévu...encore une preuve de leur incompétence crasse. Qu'est-ce que Soul Society ferait sans la Douzième? Qu'est-ce qu'ils feraient sans les données, les informations et les idées qui étaient stockées dans les ordinateurs du SDRI? Le nombre de fois où leur précieux monde avait été sauvé par eux...

Il avait même parfois un petit sourire de mépris en pensant à l'homme à qui il devait sa position et son laboratoire tout entier. Même Urahara n'aurait jamais imaginé que la Douzième deviendrait aussi grande et aussi importante, jamais même dans ses rêves les plus fous.

Et pour ça, il ne méritait que tout le dédain que Mayuri pouvait lui offrir.


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