Oui, ce bout me passait dans la tête depuis un moment, ce prompt m'a donné l'excuse parfaite. J'ai pas pu l'écrire aussi bien que je le voulais, mais bon... :3


Les scientifiques avaient des rythmes de sommeil et de vie qui auraient pu facilement rendre n'importe qui d'autre complètement fou. Il y avait toujours quelqu'un dans les laboratoires, toujours une lumière d'allumée et des voix qui discutaient entre elles le plus doucement possible. L'aube était au milieu de l'après-midi, le crépuscule arrivait quelque part au petit matin, ils n'en avaient rien à faire des horaires normalement gardés par les membres de Soul Society. Le plus impressionnant était le capitaine; impossible à dire s'il dormait réellement ou s'il restait éveillé avec un mélange savant de pilules et de caféine...

Les scientifiques avaient pris l'habitude de le voir à toute heure du jour et de la nuit, posté devant les écrans ou assis devant ses feuilles de notes, couvertes d'une écriture codée que lui seul pouvait lire. Pour eux, c'était devenu tout à fait logique : leur capitaine n'était jamais fatigué. Ou plutôt, ils avaient décidés qu'ils n'avaient jamais vu leur capitaine fatigué. Parce que les matins étaient durs. Et parfois, ça réservait des surprises de taille. C'était un matin comme tous les autres, avec le soleil qui se levait à peine.

Pour une fois, Mayuri n'était pas en vue dans les couloirs ni les laboratoires; c'était presque étonnant, mais personne ne dit quoi que ce soit, trop concentrés sur les recherches qu'il y avait toujours à faire. Leur expérience leur disait aussi qu'il suffisait qu'ils se relâchent un instant pour que l'ombre du capitaine leur tombe dessus et qu'ils entendent sa voix faire des remarques voilées de menace... Une heure passa, puis une autre, et enfin Mayuri fit son apparition. Son maquillage était parfaitement appliqué, comme toujours, mais il y avait des traces de cernes sous ses yeux, ce qui était terrifiant en soi. Les scientifiques le saluèrent, mais ils n'eurent aucune réponse et se replongèrent dans leur travail, ne voulant en aucun cas risquer de froisser leur supérieur. Puis une deuxième ombre se dégagea d'un autre coin du laboratoire, ombre qui se transforma en un Akon qui baillait à s'en décrocher la mâchoire. Il avançait presque comme un robot, les yeux à peine ouverts. Il ne sembla ne même pas remarquer la présence des autres et s'approcha de Mayuri, la voix pâteuse de sommeil.

- ...b'jour papa...

- ...hmph...

Mayuri ne fit rien d'autre que de lever la main vaguement, Mais le regard qu'il adressa à tous ceux qui avaient entendu était bien suffisant pour que personne ne veuille se souvenir de cet incident. Un acte manqué, un souvenir profond...qui resterait bien caché sous peine de dissection.


Parce que papa!Mayuri est adorable... Niek.

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