Et voici le drabble "je réfléchis trop aux bankai des gens".
Dans le mythos de Soul Society, les zanpakutô étaient le reflet conscient ou inconscient de l'âme de leurs shinigamis. Les courageux, les puissants, les forts, les compatissants ou les hésitants...tous avaient un shikai, puis un bankai qui leur ressemblait (même si pour certains, c'était un peu incompréhensible à première vue.) Pour les capitaines, leurs bankai étaient tout à fait représentatifs. Personne ne pouvait se tromper sur le caractère de chacun. Sauf Mayuri.
Tout le monde savait qu'il avait modifié son bankai par des procédés horribles, l'avait rendu méconnaissable et presque pervers, mais la réalité était là néanmoins. Ashisôgi Jizô. Le Jizô trancheur de membres. Ce n'était pourtant pas le nom à glacer le sang qui dérangeait; tous les zanpakutô avaient des noms qui pouvaient choquer profondément, mais pour Ashisôgi Jizô, c'était la signification profonde de ce zanpakutô.
Un Jizô, un esprit protecteur des très jeunes enfants, une entité de compassion et de bonté profonde. Personne n'arrivait à faire le rapprochement entre Mayuri et ce genre de sentiments, c'était impensable. D'ailleurs, certains se disaient que c'était bien la raison pour laquelle il avait ajouté le poison et les lames à son bankai: pour effacer, anihiler, détruire à jamais toute trace de l'idée-même du Jizô.
Et pourtant, les plus observateurs parmi les hautes sphères du Gotei avaient compris. Parce que Mayuri était férocement protecteur de ceux qui travaillaient sous ses ordres. La façon dont il avait défié l'autorité quand elle avait décidé la fermeture du SDRI...la façon dont il refusait d'un ton plus que glacial qu'une faute ou une autre tombe sur sa division... Et, pour ceux qui en savait encore plus, la façon dont il avait insisté pour qu'Akon le suive loin de l'enfer du Maggot's Nest, et comment il le traitait. Il l'avait rapidement promu au poste le plus tranquille de toute la division, là où il pouvait donner libre cours à ses envies sans trop de risques.
Mayuri protégeait ses enfants du tout ce qui pouvait les blesser et les atteindre. Il fallait qu'ils soient dignes de lui, bien sûr, mais ceux qui recevait l'approbation du capitaine étaient certains d'avoir un lieu qui les recueillerait, et quelqu'un qui les garderait contre vents et marées.
Vouala!
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