Mension légale: When the Missing Come Home est à nails233 ce que Twilight est à une certaine Stephenie Meyer (Stephenie qui?). Quant à moi, je ne suis que leur bilingue messager.
(Cf. chapitre 1 pour plus de détails).
Remerciements
A toutes celles (et ceux?) qui ont dit du bien de cette histoire, sur le profil de nails comme sur le mien, sans vous oublier, bien sûr, vous toutes (et tous?), qui nous suivez en silence, via les alerts.
Un merci particulier de la part de Blue, la traductrice, pour votre soutien et vos compliments sur son travail. Bleuzozio vire rose-Bella. ;)
Et donc, voici la suite:
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––(| LE CHEMIN DE LA MAISON |)––
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Chapitre 2
PdV d'Isabella
À la minute où mon nouveau Maître quitta mon chevet, je perçus son absence. Je cherchai le froid et le réconfort, mais ils m'avaient quittée avec lui. Les moments où je me retrouvais seule étaient déroutants. Je ne savais pas quoi faire. Je voulais retrouver quelque chose de familier, quelque chose de réconfortant, aussi me glissai-je hors du lit et me faufilai dans le couloir. Sans bruit, je jetai un coup d'œil furtif dans chaque chambre jusqu'à ce que j'eusse trouvé ce que je cherchais.
–– Stella?
–– Allez, Bella, viens là, ma chérie. Il est trop tôt pour se lever.
Une fois que je fus dans le lit avec elle, elle me caressa les cheveux tandis que je me blottissais au près que possible contre son flanc. Elle avait toujours su comment me rasséréner. C'était probablement la raison pour laquelle le vieux Maître la préférait.
Je m'éveillai en sursaut lorsqu'on me secoua. Une femme fortement charpentée était en train de nous crier dessus, rapport au fait que nous ne devions pas dormir ensemble. Je tournai alors la tête pour découvrir que Bree nous avait rejointes dans le lit de Stella. Il était normal pour nous de dormir ainsi, toutes les trois, ensembles. Dieu merci, le Maître au cheveux blond clair se précipita à mon secours. Toutes, nous glissâmes immédiatement hors des drap pour nous agenouiller à côté du lit. C'était toujours la coutume lorsque le Maître entrait dans la pièce.
–– Isabella, viens avec moi. Je vais te ramener dans ta chambre. Bree, il te faut regagner ta propre chambre avec l'infirmière Martha, et Stella, remonte dans ton lit.
Je le suivis dans le couloir, en restant trois pas derrière lui, jusqu'à retrouver ma chambre puis j'attendis d'autres instructions. Lorsque dans nous avions quitté l'autre chambre, les filles n'avaient pas eu l'air en colère, seulement juste un peu triste. Bree et Stella ne semblaient pas avoir de nouveau Maître. Peut-être que les leurs allaient venir plus tard, comme le mien l'avait fait la nuit précédente? Cétait le mieux que je pouvais espérer pour elle. Je ne pouvais me rappeler un seul jour de ma vie sans la présence de mon Maître.
–– Isabella, tu ne peux pas faire cela tant que tu es ici. Ce n'est pas permis, est-ce que tu comprends?
J'avalai difficilement ma salive, tentant de lutter contre les larmes qui voulaient désespérément couler. J'avais honte de moi; je l'avais déjà contrarié en l'espace d'une journée. Mais qu'est-ce qui n'allait pas chez moi?
–– Isabella, regarde-moi... Je ne suis pas en colère contre toi, mais tu dois me promettre de rester dans ta chambre jusqu'au matin. Feras-tu ce je te demande?
Je hochai la tête poliment. Je savais ce qui arrivait lorsqu'on ne leur obéissait pas.
–– Oui, Maître... Je le promets, dis-je en espérant que cela l'apaiserait.
–– Je te l'ai déjà dit hier, je ne suis pas ton Maître, tu te souviens?
Je me mordis la lèvre pendant que dans ma tête j'essayais de comprendre les choses. Je croyais que tous ceux de son espèce étaient nos maîtres. C'est ce qu'il avait dit quand il m'avait ramené chez nous, à la ferme. Ce pouvait-il que notre ancien Maître allait revenir pour nous chercher? Qu'en serait-il du Maître qui était venu me voir la nuit précédente?
–– Isabella, ton père est là pour te voir. Il faut que tu restes dans le lit. Peux-tu faire cela?
Mais pourquoi '' le père '' à nouveau? Quel était son rôle dans ce qui arrivait?
–– Je vais chercher Charlie mais je serai vite de retour.
Pourquoi y avait-il tant de monde ici? L'endroit était en permanence si bruyant. La quiétude de la maison me manquait.
Lorsque l'infirmière au caractère grognon pénétra de nouveau dans ma chambre, elle portait un plateau. Il y avait de la nourriture dessus, mais ce n'était pas ce que nous avions l'habitude de manger. Lorsqu'elle m'ordonna de tout finir, je me contentai de la fixer du regard. Il était hors de question que j'avale ces trucs. Pas après la dernière fois où j'avais mangé quelque chose de nouveau qui m'avait rendu malade et fait provoqué de violents vomissements. Sa grande erreur fut de croire qu'elle pouvait me forcer à avaler lorsque je refusai de lui obéir. Non, mais qui était-elle pour me donner des ordres? Elle n'était pas le Maître!
Elle m'effraya toutefois, lorsqu'elle s'empara de mon visage et essaya de me fourrer les aliments dans la bouche. Je tentai de me détourner, mais elle était plus forte que moi. Elle ne me laissa pas d'autre choix que de la gifler et de prendre mes jambes à mon cou. Elle refusait d'abandonner: elle me poursuivit dans le couloir jusqu'à ce que je me retrouve acculée, dos au mur, sous un bureau. Je me mis à hurler tandis qu'elle s'avançait vers moi.
–– Isabella!
En un éclair, ma tête se tourna vers la voix. Je connaissais ce ton. Il n'était pas content de moi.
–– Retourne dans ton lit, tout de suite!
Je me mis à ramper vers ma porte, espérant lui être agréable.
–– Marche!
M'aidant des pied et des main pour me remettre debout, je passais la porte en hâte, et remontai dans mon lit.
PdV de Charlie
–– Bonjour, Carlisle. Comment va Isabella aujourd'hui?
–– Boujour Charlie. Et bien... j'ai peur qu'Isabella ne soit pas prête à sortir aujourd'hui. Elle a pu dormir la majeure partie de la nuit, mais, ce matin, nous l'avons retrouvée avec les deux autre filles dans le même lit. Charlie, vous comprenez, n'est-ce pas, qu'elle souffre du Syndrome de Stockholm? Si elle se trouve à nouveau en présence de l'homme qui l'a enlevée, il se peut tout à fait qu'elle reparte avec lui de son plein gré.
Je savais pertinemment qu'il avait raison. Le psychologue m'en avait dit autant la veille.
–– Alors, que puis-je faire pour l'aider?
–– Pour le moment, vous ne pouvez pas faire grand chose. Cela va prendre du temps de la déconditionner, et cela ne se fera pas sans difficulté. Cela va exiger que vous vous adressiez à elle d'un ton ferme. Elle aura besoin que vous lui disiez quoi faire.
–– Vous dites ça comme si elle était incapable de penser par elle-même, remarquai-je d'un ton incrédule.
–– Elle ne le peux pas. Elle s'est adaptée à une vie dans laquelle on lui disait quoi faire et quand le faire. Elle n'avait jamais besoin d'en connaître le pourquoi. Imaginez seulement comment vous régiriez si vous aviez passé dix années de votre vie a être pris en charge comme un soumis ou un esclave et que cette vie vous était arrachée. Peut-être que... l'analogie serait plus parlante si je la comparais à un détenu qui aurait passé plus de la moitié de sa vie derrière les barreaux et qui se trouverait à présent dehors. Il n'y a plus personne pour lui dire quand manger, quand aller au toilettes, ou même quand parler.
–– Est-ce que je peux la voir?
–– Bien sûr. Je vous accompagne, j'étais, de toute façon, en chemin pour aller voir comment elle allait.
Tandis même que nous nous retournions dans le couloir pour nous diriger vers la chambre de Bella, le chaos se déchaîna.
Isabella sortit de sa chambre en hurlant, courant pour échapper à une infirmière comme si ça vie en dépendait. Elle refusait avec une extrême détermination que la femme la touche. Lorsque je m'avançai vers Bella pour lui parler et tenter de lui faire entendre raison, Carlisle leva la main, m'arrêtant dans mon élan. Tout d'abord, il attendit, avant d'intervenir, de voir ce qu'elle ferait ensuite.
–– Isabella!
Dès qu'elle entendit son ton coupant, elle se traîna à genoux jusqu'à ses pieds et baissa la tête jusqu'à ce que son menton entre en contact avec sa poitrine.
–– Retourne dans ton lit, à l'instant!
Je grimaçai lorsque je la vis se mettre à ramper sur le sol.
–– Marche!
Je compris finalement ce dont il essayait de me prévenir. J'avais d'abord pensé qu'il voulait dire qu'elle se comporterait comme une enfant, mais je n'y étais pas du tout.
–– Carlisle, je comprends, maintenant, mais je ne sais pas si je peux faire ça pour elle.
Honnêtement, je savais que je ne pourrais pas la forcer à faire... tout, en somme!
–– Vous devez au moins essayer d'être là pour elle. Si vous ne le pouvez pas, nous trouverons une autre façon de procéder, mais, pour son bien, vous devez essayer.
Il me laissa devant sa porte lorsque la même scène se répéta deux chambres plus loin, au niveau de celle de Stella.
–– Excusez-moi, m'dame, mais qu'est-ce que vous essayiez de lui faire, au juste?
–– Oh, Chef Swan, je suis désolée. J'essayais juste de lui faire prendre son petit déjeuner. Elle refusait de m'écouter. Alors j'ai tenté de la forcer à manger … elle a craqué. Je suis navrée que vous ayez dû assister à cela, mais le psychologue nous avait donné pour instructions de nous montrer fermes avec elles. Malheureusement, jusqu'à présent... ça ne marche pas.
Elle laissa échapper un soupir.
–– Elle écoute cependant le Docteur Cullen, alors peut-être qu'elle n'écoutera que les hommes. C'est tout à fait possible.
Je hochais simplement la tête et observais Bella depuis le pas de sa porte. Ce n'est pas ainsi que je me représentais la vie de ma fille. Je l'avais imaginée trouver l'amour, aller à la fac, avoir des enfants, peut-être, mais certainement comme ça, roulée en boule sur un lit d'hôpital. On aurait dit un petit chiot perdu, gisant là, tout tremblant et gémissant. J'étais impatient de la voir, ce matin, particulièrement après avoir passé ma nuit au téléphone pour essayer de retrouver la trace de Renée. Ce qui n'avait pas été un succès... pour dire les choses poliment.
Lorsque Carlisle m'eut finalement rejoint il n'avait pas l'air très satisfait de son état de fraibless.
–– Isabella... est-ce que ça va? S'il te plaît, réponds-moi.
–– Je s-s-suis t-tellement désolée, je ne voulais pas vous décevoir... Maître, bégaya-t-elle.
Carlisle secouait la tête d'un air incrédule. Son expression était pour le moins lugubre. Elle exprimait ce que je ressentais. Je ne supportais plus de la voir ainsi. Je devais retrouver l'animal qui lui avait fait ça, qui leur avait ça, à toutes les trois. Mon arrêt suivant fut pour la chambre de Stella.
–– Stella, je suis le Chef Swan. Puis-je vous parler?
Sa réponse se résuma à un simple haussement d'épaules.
–– Pouvez-vous me dire ce qui vous est arrivé?
Elle soupira avant de détourner le regard pour regarder par la fenêtre.
–– Je ne peux pas retrouver l'homme qui vous a fait ça, si vous ne me parlez pas.
J'eus moi aussi un soupir lorsque je compris qu'elle ne me dirait pas un mot.
Je la laissai à ses pensées et partis en quête de celle qui n'avait passé que quelques mois en captivité. J'espérais qu'elle me parlerait plus volontiers. Contrairement aux autres, elle se tenait debout près de sa fenêtre et elle ne sursauta pas de frayeur lorsque j'entrai dans la chambre.
–– Bree, je suis le Chef Swan, puis-je vous parler?
Lorsqu'elle hocha la tête en signe d'assentiment, je poursuivis.
–– Pouvez-vous me dire ce qui vous est arrivé?
Elle prit une inspiration tremblotante tout en continuant à regarder par la fenêtre.
–– Que voulez-vous savoir?
–– Connaissiez-vous l'homme qui vous a enlevée? Pouvez-vous le décrire?
–– Non, je ne le connaissais pas... jusqu'à ce qu'il m'enlève. Il ne nous a jamais donné son nom. Il nous forçait à l'appeler simplement Maître. Il avait l'air... mauvais. Je ne sais pas si je pourrais le décrire convenablement. Je ne l'ai vraiment vu que quelques fois. Il passait le plus clair de son temps avec Stella, parfois avec Bella. J'étais, pour ainsi dire, son dernier recours, lorsqu'elles étaient... indisponibles.
Bella?
–– Qui est Bella? Vous voulez parler d'Isabella?
–– Oui... C'est comme ça que nous l'appelions. Seul le Maître l'appelle Isabella.
Il faudrait que j'en parle à Carlisle. Ça pourrait avoir quelque chose à voir avec son comportement.
–– Y-a-t-il la moindre chose que vous puissiez me dire pour nous aiderait à le trouver?
Elle eut un petit rire et me choqua par sa réponse:
–– Vous ne le trouverez pas. Il est furtif, se déplace dans les ombres, il est... très rapide et très fort.
–– Que vous a-t-il fait, exactement?
Je savais que je devais obtenir ces détails, mais ça ne voulait pas dire que je souhaitais les connaître.
–– Il aimait... boire notre sang. C'est pour ça qu'il nous gardait là-bas. Il nous entaillait et puis suçait la plaie. C'était un … homme … très malsain. Un malade.
Malade était un euphémisme. Super, je devais donc rechercher un aliéné buveur de sang à la carrure athlétique qui se déplaçait parmi les ombres de Seattle. Et bien, il ne devrait pas être trop difficile à trouver.
PdV d'Isabella
Le jour n'en finissait pas. Des gens allaient et venaient, posant sans arrêt des question auxquelles je refusais de répondre. Je voulais juste accélérer le temps pour que mon Maître revienne. Contrairement à avant avec notre ancien Maître, j'étais curieuse de ce que le nouveau Maître faisait pendant les heures où il n'était pas là. Comme le vieux Maître avec Stella, je voulais que le nouveau Maître me parle. À la maison, Stella était la favorite, et ça ne me gênait pas. Je ne voulais pas savoir ce qu'elle faisait pour mériter cet honneur, mais quoi que ce fût, elle revenait toujours souriante de leurs promenades. C'est que ça ne devait pas être si mauvais, non?
Je n'arrêtais pas de repenser à ce qui c'était passé ce matin. Le Maître blond était furieux après moi. Pourquoi est-ce que je ne faisait jamais rien de bien? Pourquoi est-ce qu'il n'était jamais content de moi, alors que l'ancien Maître, lui, l'était toujours? Je ne pouvais m'empêcher de sangloter et de trembler tandis que le souvenir de la matinée me consumait. Enfin, jusqu'à ce qu'une main froide et dure se mette à se mouvoir dans mes cheveux, les caressant doucement. Je connaissais cette odeur. C'était lui. Il était revenu.
–– T'ai-je beaucoup manqué Isabella? murmura sa voix veloutée.
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NdA: Je suppose que je dois vous le demander à nouveau: qu'en avez-vous pensé? La seule façon pour moi de le savoir, c'est si vous ''reviewez'' (NdB: aïe-aïe-aïe méganorme anglicisme, mordez-moi!). Au prochain chapitre, c'est Edward qui se fait entendre.
NoteBleue:
Cliffie, cliffie!
Ah, nails est diabolique! Et comme ce n'est pas moi qui file le fil de cette histoire, et bien je suis forcée, moi aussi, de vous abandonner là, suspendues, accrochées par le bout des doigts à cette fichue falaise, avec tout ce grand vide plein de vertigineux possibles juste sous vos pitis petons, vos petits pieds qui trépignent et qui dansent, dans l'air la jolie gigue des quoi!, des mais!, des qui-mais-qui?, et pis des mais-pourquoi làààà?
En attendant, savourez le suspense, réviouvez, commentez donc (râlez, hurlez, suppliez ou complimentez) Blue prendra pour elle et/ou transmettra, l'est là pour ça!
Petite mise au point de Bluelinote: FREQUENCE DE PUBLICATION:
JE SUIS NULLE POUR CE QUI EST DE RESPECTER UN PROGRAMME. Et c'est pire quand c'est moi qui me le suis imposé. Donc n'attendez pas de calendrier de mise à jour régulier. Même si j'en pondais un (crise soudaine de bonne volonté, attaque de mauvaise conscience passagère, que sais-je...), ce serait comme vous mentir, je ne le respecterais pas. Je sais. Je me connais. Autant donc faire votre connaissance sur un pied d'honnêteté.
Voilà ce dont nails et moi avons convenu:
nails a écrit - moi, je traduis - je transmets à nails - nails poste à son compte sur son profil - et après, je poste sur mon profil. Vous voyez, c'est tout un processus. Et donc ça peut prendre un peu de temps.
J'en suis au chap 8 (premier jet) question traduction: mais pour vous donner une idée, il me faut une dizaine d'heures (soirée + nuit) pour traduire le premier jet d'un chapitre d'une douzaine de pages. Je suis peut-être lente, j'en sais rien. Mais c'est comme ça. Et pis quand j'écris/traduits, c'est entre les lignes de la Vraie Vie. Et après faut que je laisse décanter un peu tout ça avant de relire (au moins 2 fois, faire des modifs si nécessaire, puis relire une dernière fois avant de poster histoire de traquer la faute d'orthographe, ou de frappe, l'abérant accord de conjugaison, ...) Je ne suis pas forcément intellectuellement dispo pour y revenir, à une date précise, ou parce que je me le suis imposé. Je marche au feeling. D'ailleurs, vous voyez, là, je devrais plutôt être en train de corriger des copies! Mais j'avais un meilleur feeling avec votre chap 2!
Allez, on se see au next chapitre.
