Mension légale:When the Missing Come Home est à nails233 ce que Twilight est à une certaine Stephenie Meyer (Stephenie qui?). Moi, je ne suis que le bilingue messager.
(Cf. chapitre 1 pour plus de détails).
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Merci pour vos riviouz, celles que les fidèles de nails laissent sur son profil, comme celles de ses nouvelles lectrices, via le mien. Nails vous connaît et vous remercie. Merci pour les mots gentils que vous laissez aussi pour l'hôtesse bilingue d'Air Traduction.
Désolée, de vous avoir fait languir. La vraie vie, grosse fatigue s'en sont mêlées j'ai eu du mal à me concentrer les neurones.
Enfin, voilà la suite. J'espère que ça vous plaira.
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––(| LE CHEMIN DE LA MAISON |)––
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Chapitre 3
PdV d'Edward
À la demande de Carlisle, je le rejoignis à l'hôpital. Lorsque j'appris que quelqu'un avait enlevé puis retenu captives trois humaines de la région, je fus sidéré. Après qu'il m'avait montré le déroulement de leurs examens en se les remémorant, je compris pour quelle raison il avait souhaité que je lise leurs pensées. Le nombre-même de cicatrices sur le corps de chacune était stupéfiant. Ce qu'il soupçonnait étaient tout à fait plausible. L'un des nôtres pouvait en avoir été responsable. A l'occasion, nous avions croisé la route de certains de notre espèce assez sadiques pour conserver ce que l'on appelait des 'vaches'. Ce déplaisant terme argotique s'employait pour désigner l'esclavage des humains. C'est de là que venait l'expression 'pourquoi acheter une vache lorsqu'on peut avoir du lait gratuit?'. Je n'étais pas pressé d'entendre toutes les images grotesques qui, sans nul doute, devaient se bousculer dans les esprits de ces filles.
Comme je m'y attendais, la première que j'allai voir, Bree, était justement en train de faire un cauchemar. Elle rêvait qu'une ombre la pourchassait à travers une forêt. A aucun moment elle ne s'était rendue compte que j'étais entré dans sa chambre, lorsque j'en ressortit. La seconde humaine, Stella, rêvait qu'un homme était penché sur elle, le visage enfoui dans son cou, mais je ne pus distinguer son visage. Je me glissai hors de la chambre de la jeune femme au moment où elle commença à s'agiter inconfortablement dans son lit. La dernière, mais la plus importante, fut Bella.
Lorsque je me faufilai dans sa chambre, je ne pus m'empêcher d'être séduit par cette petite humaine au visage d'ange au repos. Je ressentis cette attirance inexplicable qui m'intimait de m'approcher d'elle davantage, et mon corps sembla se mouvoir de son propre chef. Le sommeil ne lui apportait pas d'apaisement, sans nul doute en raison des cauchemars provoqués par sa captivité, mais je découvris que je ne pouvais rien en voir. Je ne pus résister au besoin de la calmer, d'essayer de lui apporter un peu de paix. D'un geste tendre, je caressai son bras. Je m'attendais à moitié à ce qu'elle sursaute au contact de ma peau froide, mais il n'en fut rien. En fait, c'est le contraire qui ce produisit. Elle ouvrit les yeux sans dire un mot et me fixa en me souriant légèrement pendant quelques secondes avant de se laisser emporter dans un profond sommeil. De nouveau je tentai de pénétrer son esprit pour voir de quoi elle rêvait, mais de nouveau il n'y eut rien.
Lorsque j'interrompis ma caresse sur son bras, c'est elle qui d'elle-même chercha ma main, laissant échapper un soupir de satisfaction lorsqu'elle la trouva enfin. C'était presque comme si elle trouvait du réconfort dans la froideur de ma peau. Je n'avais jamais vu un humain agir de la sorte avant elle. Même avec l'arôme de son sang dans l'air, je me découvrais indifférent à l'idée de boire à sa source. Son parfum était divin, mais il invoquait en moi un sentiment différent. Pour une raison qui m'était inconnue, je sentais comme s'il était de mon devoir de la protéger.
Je me découvris incapable et peu désireux de quitter son chevet. J'étais totalement captivé par cette créature qui avait vécu dix années avec quelqu'un de mon espèce et qui était parvenue à survivre. Alors, c'est là que je restai le reste de la nuit, au côté d'un ange tombé à terre et qui avait besoin de moi.
–– Edward, as-tu passé toute la nuit là?
Je hochai la tête en réponse à ses pensées.
–– Comment a été sa nuit? demanda Carlisle d'un ton prudent.
–– Agitée au début, et puis, lorsque j'ai passé ma main sur son bras, elle s'est à nouveau calmée. Elle s'est détendue après qu'elle m'a vu. C'est étrange, je ne peux pas lire ses pensées.
–– Alors, pourquoi es-tu encore là?
–– Je ne peux pas l'expliquer, mais il semble que je ne parvienne pas à trouver la volonté de la quitter. Elle a besoin de moi.
Il hocha la tête, montrant ainsi qu'il comprenait.
–– Edward, je crois que vous avez besoin l'un de l'autre. Cela va peut-être te paraître bizarre, mais lorsqu'on la amenée, elle m'a appelé Maître. Je crois qu'elle va chercher quelqu'un qui puisse combler le vide que son Maître a laissé derrière lui.
A nouveau, je hochai la tête.
–– J'en suis conscient, mais je ne sais pas si j'en suis capable. Je crois que … je l'aime déjà.
J'étudiai attentivement son visage cherchant à y déceler un signe de dégoût, mais tout ce que j'y trouvai fut sa compréhension.
–– Si tu l'aimes déjà, alors il te faut endosser le rôle dont elle a besoin. Si elle a besoin que tu la guides dans la vie, alors, c'est ce qu'il te faut faire. Tu dois la faire passer en premier, comme nous le faisons tous pour nos compagnes.
Il me tapota l'épaule en signe de soutien, parce qu'il avait raison et que je le savais.
Je ferais tout pour Isabella, même s'il s'agissait d'une chose que je ne souhaitais pas. Elle passerait toujours en premier. Dans notre monde, nos femmes détenaient le pouvoir. Pour autant que les hommes aimassent penser autrement, elles devaient être révérées et adorées. Trouver l'amour en étant vampire était un événement et lorsque cela arrivait, personne n'en diminuait la portée. J'avais entendu les membres de ma famille affirmer qu'à l'instant-même où chacun avait vu l'autre, ils avaient su qu'ils étaient destinés à être ensemble. Pour ceux de mon espèce, le lien se forme instantanément. J'imagine que je ne fais pas exception à cette règle.
–– J'aimerais juste savoir ce qu'elle pense. Comment puis-je lui donner ce qu'elle souhaite si je ne peux lire dans ses pensées?
Lorsqu'il me gratifia de son petit sourire satisfait, j'avais déjà vu ce qu'il allait me répondre.
–– On dirait bien qu'il te faudra faire le chemin en tâtonnant à l'aveuglette, comme le reste d'entre nous.
Il laissa échapper un petit rire devant mon expression horrifiée.
–– Quoi, t'es sérieux, là? Tu ne peux vraiment pas du tout lire dans ses pensées? beugla Emmet.
–– Et bien, on ne peut pas dire que cela arrive au moment le plus opportun. Nous ne connaissons toujours pas l'étendue des dommages qu'il lui a infligés.
Comme si j'avais besoin de Rosalie pour savoir ça.
–– Je le sais bien, Rosalie. Ce n'est pas comme si je pouvais y faire quelque chose, tu ne crois pas?
En ce qui la concernait, mon calme ne tenait déjà plus qu'à un fil, et il n'était que midi.
–– Il suffit! Faisons plutôt le point de ce que nous savons. Jasper qu'as-tu trouvé sur le site de la maison abandonnée?
L'image dans son esprit me rendit malade. Il n'y avait presque rien en terme de nourriture, aucun vêtement, le mobilier se résumait à trois matelas posés à-même le sol, une table entourée de trois chaises, et puis rien d'autre.
–– Il n'a laissé aucune trace de son identité ou de l'endroit où il est allé.
Jasper était déçu de n'avoir rien pu trouver d'utile.
–– Quelle est la gravité de leurs blessures physiques?
L'inquiétude d'Esmé se trompait de blessures.
–– Rien qui ne puisse guérir. Non, leurs cicatrices émotionnelles me préoccupent davantage.
C'est là que les choses allaient devenir moches.
–– Est-ce que l'une ou l'autre a pu déjà dire aux autorités ce qui leur était arrivé.
Rosalie espérait bien que nous dispenserions la justice si nous parvenions à le trouver.
–– Pas vraiment. En ce moment-même, la police croit que c'était un fou adepte du démon.
Et bien, ils n'étaient pas si loin du compte, sur ce coup-là.
–– D'après leurs pensées, elles n'ont aucunement l'intention de leur révéler quoi que ce soit susceptible d'exposer notre secret. En fait, c'est même plutôt le contraire: elles prévoient de leur en dire juste assez pour les envoyer chercher dans la mauvaise direction. Elles le protègent.
–– Carlisle, seront-elle en mesure de retourner à une vie normale?
–– Je ne sais pas, Esmé. Bree n'a passé là-bas que quelques mois, aussi peut-être se réadaptera-t-elle mieux que les deux autres. Stella y est restée quatre ans. Elle aura, par conséquent, certainement plus de mal. Bella, par contre, c'est une autre histoire. Il l'a gardée dix ans. Qui sait ce qu'il a pu lui faire, ou si elle sera jamais capable d'oublier. À supposer qu'il ne revienne pas les chercher.
–– Tu penses qu'il le fera?
–– Je ne suis pas sûr qu'il puisse rester loin d'elles, Emmett. Elles étaient sa source d'alimentation.
–– Sait-on s'il a pu avoir une autre raison de les détenir?
Alice s'inquiétait du fait qu'il ait pu être un incube.
–– Tout ce que je puis affirmer, c'est qu'il ne faisait que simplement se nourrir d'elles. Il doit avoir une maîtrise de lui-même à toute épreuve pour se nourrir ainsi à tant de reprises … sans les tuer.
Je sentais dans mes tripes que Carlisle avait raison, mais ce fut le caractère jaloux des pensées de Jasper qui me prit au dépourvu.
–– Il faut que j'aille chasser, si je retourne là-bas ce soir.
Je n'attendis pas qu'ils m'offrent leur compagnie parce que je n'en souhaitais aucune.
J'avais beau essayer, je ne parvenais pas à m'ôter ces magnifiques yeux marrons de l'esprit. D'ordinaire, courir m'aurait dégagé la tête instantanément, mais ce n'était plus le cas, plus depuis que j'avais posé les yeux sur elle. Elle était tout ce à quoi je pouvais penser. Même lorsque j'abattis mon premier daim par pur instinct, il n'y avait qu'elle. Avec la biche que je sacrifiai ensuite, ce fut plus difficile encore. Plongeant mon regard dans ses orbes, mon estomac se retourna tandis que je pensai aux yeux d'Isabella. Avant d'en rester là, je pris encore un daim, m'efforçant de libérer mon emploi du temps d'ultérieures expéditions de chasse.
Tout en marchant sur le chemin du retour, je repassai dans ma tête toutes les pensées de Carlisle relative à la matinée précédente. Il me fut douloureux de voir Isabella se traîner à ses pieds. Le plus troublant était l'expression de son visage lorsqu'elle s'était retrouvée prise au piège sous le bureau informatique dans le couloir. On aurait dit un chaton acculé par un chien enragé. Il faisait nuit lorsque je réintégrai finalement la maison. Tout le monde s'était dispersé. N'ayant rien de mieux à faire, je cédai à mon désir de retourner au côté d'Isabella.
Contrairement à la nuit précédente, ce soir je me rendis à l'hôpital en voiture et me garai à côté de la Mercedes de Carlisle. Lorsque je traversai les lieux en coup de vent, il était aux urgences, en train de s'occuper d'un nouveau patient. Cela me convenait parfaitement. Ainsi, il n'aurait pas l'occasion de questionner davantage ma présence. Le Chef Swan n'était nulle part en vue; j'en déduisis qu'il se trouvait chez lui ou alors au poste de poste police.
A la seconde où j'ouvris la porte, je me figeai et tombai à genoux. Je n'avais qu'une certitude: Isabella n'était plus là et l'odeur d'un vampire s'attardait dans l'air. Il l'avais reprise.
PdV d'Isabella
Lorsque le Maître nous mena, Stella et moi, à l'extérieur, un frisson me parcourut. Non parce que j'avais froid, mais parce que je ne reverrais plus le Maître aux cheveux couleur bronze. Ce devait être la raison pour laquelle le Maître blond m'avait dit que je ne lui appartenais pas. Il savait que le Maître reviendrai me chercher. Une autre triste évidence était que je ne reverrais pas non plus Bree. Comme tant d'autres au fil des précédentes années, elle ne revenait pas avec nous. Il n'y avait à nouveau plus que nous trois.
–– Isabella, sur mon dos, tout de suite.
Par le passé, il ne m'avait prise ainsi sur son dos que lorsqu'il était en quête d'une nouvelle fille pour la ferme.
Irions-nous donc en chasse si tôt? Je ne lui posai pas la question parce que lorsqu'il prit Stella dans ses bras, il s'élança si vite que j'en tombai presque. Stella ne sembla pas non plus se soucier de la poser. Je fermai les yeux et autorisai mes pensées à se perdre dans le souvenir de la nuit précédente, et du plus beau Maître que j'avais jamais vu. C'était, semblait-il, tout ce à quoi j'avais droit. Après ce qui me parut des heures, nous nous arrêtâmes finalement, mais ce n'était pas ce à quoi je m'attendais. Lorsque j'ouvris les yeux, nous n'étions pas à la maison, mais dans un nouvel endroit. Quelque part où je n'étais jamais venue auparavant.
La nouvelle maison paraissait plus récente que la ferme, mais je ne m'y sentais pas comme chez nous, en dépit de la présence de Stella et du Maître avec moi. Comme dans notre ancienne maison, nous disposions de matelas au sol près de la cheminée, dans laquelle, Dieu merci, le Maître avait allumé un feu. La nouvelle maison possédait effectivement quelques meubles supplémentaires, tels que le canapé vert et la petite table ronde. Le Maître ne remplaçait jamais ceux que nous avions lorsqu'ils se brisaient. Faisant rapidement le tour de la pièce du regard depuis l'endroit où je m'étais agenouillée, nue à peine arrivée, je vis qu'il y avait aussi une étagère et des livres dessus. Cela faisait des années que je n'avais pas lu le moindre livre. La vue de ceux-ci, me fit envisager la maison sous un jour plus clément.
Le Maître me caressa la tête avec douceur lorsqu'il revint dans la pièce avec Stella, me montrant ainsi qu'il était content de moi. Il me laissa là en compagnie de Stella, pendant qu'il faisait le tour du propriétaire et inspectait minutieusement la maison. Le sol nouveau étaient plus dur à mes genoux que ne l'était l'ancien. Celui-ci était brut, et fait d'un bois plus dense. Comme j'étais en train de regarder le sol, je ne pus m'empêcher de remarquer qu'il n'était pas aussi joli que l'ancien. Celui-ci était plus... rustique.
–– Isabella, mets-toi en position.
–– Comme il vous plaira, Maître.
Je rampai jusqu'à son côté et posai le haut de mon corps en travers de ses genoux, comme il me l'avait enseigné tant d'années auparavant...
D'une rapide griffure de son ongle, j'étais prête pour lui. Après un moment pendant lequel je retins ma respiration, je pus sentir son souffle frais sur mon bras tandis qu'il l'élevait jusqu'à sa bouche. J'avais appris depuis longtemps que cela rendait les choses plus facile si je ne me débattais pas. C'était moins douloureux ainsi. Il lécha doucement la moindre goutte du sang qui s'échappait le long de mon bras avant de placer sa bouche sur l'entaille qu'il venait de faire. L'entendant ronronner de bonheur tandis qu'il aspirait goulument son repas me procura un sentiment de fierté. J'étais en train de lui donner du plaisir, et sans moi, il devrait vivre avec la faim. Lorsqu'il eut léché la blessure pour la sceller de son venin, il élimina ensuite la moindre traînée de sang restante. Il relâcha mon bras une fois qu'il fut sûr d'avoir reçu jusqu'à la dernière goutte de ce qu'il pouvait me prendre.
–– Au lit, Isabella.
–– Comme il vous plaira, Maître.
Je me hâtai de descendre de son giron pour aller m'étendre sur mon matelas et puis fermai les yeux, mais je n'essayai pas de dormir. J'essayais de garder intact dans mon esprit le souvenir du Maître aux cheveux couleur bronze, afin que je puisse toujours me rappeler de lui. J'étais si perdue dans mes pensées que je n'entendis jamais le Maître se nourrir de Stella.
–– Au lit, Stella. Dormez bien mes précieuses. Demain je vous trouverai de la nourriture convenable, nous dit-il en ressortant par la porte de devant. Je sombrai dans le sommeil dès l'instant où Stella m'attira dans ces bras.
PdV de Carlisle.
Le coup de fil d'Edward me prit par surprise. Je ne savais même pas qu'il était entré, mais rien ne m'avait préparé à ce qui m'attendait dans la chambre d'Isabella. La vue d'Edward à genoux, serrant toujours son téléphone dans sa main, n'était que le début. Il y avait là, le lit d'Isabella, vide, et une odeur inoubliable, plus tout à fait récente, mais quand bien même, je n'aurais pu la manquer.
–– Qui est Alistair? me demanda Edward d'un ton mordant.
–– Une vieille connaissance, du temps où j'étais en Angleterre. Avec un soupir, je repassai pour lui tous mes souvenirs d'Alistair, de sorte qu'il pût voir par lui-même.
–– C'est un traqueur?
–– Oui, et pas un type très amical. Il n'est... pas très apprécié. Il voyage seul et aime sa solitude. Cependant, je suis surpris qu'il soit celui qui a enlevé les fille, bien que je ne sois pas certain de pouvoir expliquer pourquoi je trouve le fait étonnant. Il tient à tout prix à se cacher des Volturi. On pourrait dire... qu'il est plutôt ombrageux quand il a affaire aux gens, vampires inclus... Il s'inquiétait du fait que ses expéditions de chasse n'attirent sur lui une attention malvenue. Ceci pourrait expliquer cela.
Je ne réfléchis pas avant de répliquer.
–– Pourquoi Isabella?
–– Je ne sais pas, Edward. Laisse moi aller vérifier si les autres sont toujours là.
Un soupçon insidieux narguait mes entrailles.
Il s'avéra que j'avais raison. Stella n'était plus là non plus, mais pourquoi avait-il laissé Bree? Qu'est-ce que les deux autres avaient de spécial? Je savais ce qu'il fallait faire. Il fallait l'arrêter. Edward était déjà lié à Isabella. Désormais, cela le tuerait de devoir vivre seul pour l'éternité. Je ne laisserais pas mon fils souffrir. Même s'il fallait pour cela que je mette Alistair en pièces de mes propres mains, nous les ramènerions toutes les deux à la maison pour de bon, cette fois. Mon téléphone sonna au moment où cette pensée s'achevait dans mon esprit.
–– Alice est-ce que tu peux les voir?
–– Oui, il les a emmenées dans une cabane en Alaska, à deux ou trois heures de chez les Denali. Ils pourraient les atteindre les premiers. Est-ce que je devrais les appeler?
–– Non. Laisse-moi m'en charger. Edward et moi serons à la maison sous peu. Fais en sorte que tout le monde soit prêt à partir lorsque nous arriverons.
Je raccrochai et appelai les Denali dans la foulée.
–– Carlisle, mon vieil ami, comment vas-tu?
–– Pas bien, je suis désolé d'avoir à l'avouer. Nous avons un problème avec Alistair.
Il siffla entre ses dents, sans aucun doute au souvenir de leur dernière confrontation.
Je le mis au courant de la situation qui motivait mon appel. Il fut heureux d'apprendre qu'Edward s'était enfin lié avec quelqu'un, mais le comportement nouveau d'Alistair le mit hors de lui. Comme je l'ai mentionné plus haut, Alistair n'était pas aimé. J'aurais bien du mal à trouver quelqu'un qui fût pour lui plus qu'une connaissance, et davantage de mal encore à trouver quiconque pour se battre à ses côté en cas d'affrontement. Je savais que cela devait cesser. Même si nous récupérions les filles, il ne faisait aucun doute qu'il les retrouverait encore. Après tout, c'était le don qu'il avait. Quel que fût l'endroit où il désirât se rendre où la personne qu'il souhaitât trouver, il y était attiré.
–– Nous vous retrouverons là-bas. Je suis sûr qu'en unissant les forces de toute la famille nous pouvons ramener la compagne d'Edward à la maison. C'est en tant que famille que nous débarrasserons le monde de cette vile créature.
Il parla avec tant de conviction que je ne pus m'empêcher de le croire.
–– Merci, Eleazar. Nous attendons votre aide impatiemment. Nous rappelleront lorsque nous seront plus proches de vous.
Edward courait presque en direction des ascenseurs avant que je n'aie eu le temps de raccrocher.
Comme prévu, tout le monde était prêt lorsque Edward et moi remontâmes vers la maison. Le désir qui démangeait Emmett d'aller se battre pour celle qu'il considérait maintenant comme faisant partie de la famille, ne pouvait être mis en doute.
–– Allez, que le bal commence. Plus tôt nous partons, plus tôt Edward pourra en tâter.
–– Emmett! Il est hors de question que 'j'en tâte'. Je ramène ma future femme à la maison. Enfin,.. si elle veut bien de moi...
Jasper avait par erreur révélé à tout le monde le lien qui attachait à présent Edward à Isabella lorsque, plus tôt dans la soirée, Edward était sorti en trombe.
–– Comme tu veux, mec. Au final c'est bien ce qui va arriver, non?
On put entendre l'écho de la claque que la main de Rosalie lui administra derrière la tête se répercuter entre les arbres.
–– Demeuré! commenta-t-elle dans un murmure avant de s'élancer au milieu des arbres, le reste d'entre nous sur ses talons.
Parvenus à mi-chemin de la cabane, tout s'arrêta, y compris nous, lorsque le numéro qui s'afficha sur l'écran de mon portable annonça ''Chef Swan''.
–– Chef Swan, en quoi puis-je vous aider, ce soir?
–– Carlisle, est-ce que l'hôpital vous a contacté au sujet d'Isabella et de Stella?
–– Oui, l'hôpital m'a appelé, en effet, pour m'informer que les filles avaient de nouveau disparu.
–– Vous pensez que c'était lui? Celui qui les a déjà enlevées?
–– Oui, je crois effectivement qu'il est revenu pour elles.
–– J'ai avec moi quelques … amis venus de La Push et nous sortons fouiller les bois entre l'hôpital et la vieille ferme. Si vous voyez ou entendez quoi que ce soit, est-ce que vous m'appellerez?
–– En fait... c'est aussi ce que ma famille est en train de faire, nous sommes déjà partis à leur recherche.
C'était plus facile de dire la vérité sans dire la vérité.
–– Avez-vous pu trouver quoi que ce soit qui puisse nous indiquer dans quelle direction nous devrions chercher?
–– Non, mais nous concentrons nos recherches vers le nord, au cas où il ait l'intention de quitter le pays. S'il vous plaît, rappelez-moi si vous avez d'autres nouvelles et j'en ferai de même.
Nous savions déjà qu'il était loin de leur porté depuis longtemps.
–– Je n'y manquerait pas, Carlisle, et s'il vous plaît, dites à votre famille que je les remercie de l'aide qu'ils nous apportent dans cette histoire.
–– Je le ferai. Vous pouvez compter sur nous, à tout moment, Charlie.
Lorsque je raccrochai, tout le monde me regardait comme si j'avais été officiellement déclaré fou à lier.
–– Et bien quoi? Je ne lui ai pas menti, et de cette manière, lorsque nous reviendrons avec Isabella et Stella, ils ne seront pas surpris de nous voir.
Je trouvais que c'était une façon logique de gérer la situation, sinon, il y aurait trop de question à notre retour.
PdV de Edward
Les Denali se trouvaient au point de rendez-vous lorsque nous y parvînmes. Je n'avait pas du tout pensé à ce qui se passerait avec Tanya. Elle n'avait pas tenu secret son désir de coucher avec moi, mais j'avais toujours repoussé ses avances. Je n'étais pas certain de savoir comment elle allait réagir au fait que j'étais à présent lié à Isabella. Lorsqu'elle courut à ma rencontre et lança ses bras autour de moi, pour m'envelopper dans une étreinte étroite, j'eus presque un mouvement de recul. Je n'étais pas à l'aise avec le fait que quelqu'un me touchât de cette manière. C'était juste mal.
–– Edward, je suis si contente que tu l'aies finalement trouvée, celle qui te complètera.
–– Merci, Tanya. À dire vrai, je suis un peu surpris que tu le prennes si bien.
Je levai un sourcil en signe de défi.
–– Oh, Edward! Je n'ai aucune intention de me caser. Je pensais que tu le savais. Je nous offrais simplement l'opportunité de nous rendre tous les deux heureux pour un temps. Je n'ai jamais envisagé plus que cela.
Ses pensées reflétaient ses paroles. Elle avait simplement cherché quelque chose pour passer le temps, et grâce à Dieu, ce n'était pas moi. Je ne pouvais pas coucher avec quelqu'un dont je n'étais pas amoureux, elle, si.
–– Okay, donc... Voilà la situation: Alistair est en ce moment-même en train de courir en cercle autour de la cabane, certainement pour s'assurer que sa propriété est sûre.
Je ne pus retenir mon grognement possessif, le cri de mon âme.
–– Calme-toi, fils, nous te la ramènerons.
Sa main posée sur mon épaule, je me forçai à retrouver mon calme afin de me concentrer sur la tâche à accomplir.
Lorsque Jasper me sourit, je sus qu'il était pour quelque chose dans mon apparence plus sereine. Eleazar sortit une carte qu'il déplia au sol, nous montrant exactement où tout ce trouvait, tandis qu'Alice surveillait nos futurs afin de déterminer le meilleur endroit où défier Alistair. Une fois qu'elle eut désigné l'emplacement exact, nous nous séparâmes, progressant dans les arbres afin d'éviter qu'il ne saisît nos odeurs avant que nous ayons pu mettre notre plan à exécution.
Je le regardai venir à ma rencontre, décomptant les secondes dans ma tête, afin d'agir au moment exact qu'Alice m'avait donné. 3-2-1, et je me laissai tomber pour atterrir directement en travers de son chemin, le forçant à s'arrêter dans un grand dérapage.
–– Alistair! le défiai-je en grondant.
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NoteBleue:
Cliffie, cliffie, et oui, encore. Nails aime bien vous laisser en suspens!
Riviouz, riviouz! Blue transmettra.
Merci de nous lire.
See you next.
