Mension légale:When the Missing Come Home est à nails233 ce que Twilight est à une certaine Stephenie Meyer. Quant à moi, je ne suis que leur bilingue messager.
(Cf. chapitre 1- mention complète).
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JE VAIS PROBABLEMENT RETIRER CE CHAPITRE. VOUS LE TROUVEREZ CHEZ nails233, qui l'aurait publié avant moi (comme nous en avons convenu) si la cervelle de piaf que je suis n'avait pas tout simplement oublié de lui envoyer le doc. Du coup, maintenant que je le lui ai envoyé, ce chapitre ne sera visible que chez elle une fois qu'elle l'aura publié. Je republierai le 4 en même temps que le 5. NON, je ne sais pas quand.! C'est ma façon de me punir de n'avoir pas respecté mon contrat. Ne vous inquiétez pas pour vos reviews, j'irai les copier chez nails et les lui traduirait, tout pareil.
Merci pour vos riviouz, celles que les fidèles de nails laissent sur son profil (et sur le mien, pour ce coup-ci), comme celles de ses nouvelles lectrices, via le mien. Nails vous connaît et vous remercie. Merci pour les mots gentils que vous laissez aussi pour l'hôtesse bilingue d'Air Traduction.
Désolée pour le délai. Désolée de vous avoir en quelque sorte kidnappé(e)s sur le coup. Enfin, bref, voilà la suite. J'espère que ça vous plaira.
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––(| LE CHEMIN DE LA MAISON |)––
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Chapitre 4
PdV d'Edward
–– Alistair!, le défiai-je en grondant.
–– Je connais ces yeux. Tu es un Cullen! Et bien, tu ne peux pas les avoir. Elles sont miennes! me cracha-t-il depuis la position accroupie qu'il avait adopté à présent.
–– Non, elles ne vous appartiennent pas! Vous ne pouvez pas conserver des vaches. Les Volturi ne le permettront pas!
Je savais que cela le remuerait mentalement. Et j'avais raison, car son esprit se mit à s'agiter de remous, aux souvenirs des punitions brutales qu'il les avait vus infliger à d'autres.
–– Je n'en ai cure, elles sont à moi! J'ai élevé Isabella dans l'idée qu'elle m'appartenait et Stella est ma compagne. Je ne renoncerai pas à elles à ton profit, ni à celui d'aucun autre!
–– Tu n'as pas le choix, Alistair. Mon fils est lié à Isabella, il ne peut pas revenir en arrière, à présent. Tu sais pertinemment qu'il ne quittera pas cet endroit sans elle. Il ne le peut pas.
Pile à l'heure, Carlisle apparut sur la droite d'Alistair.
–– Carlisle, tu ne devrais pas être ici. Ceci ne te concerne en rien! Tonna Alistair, de plus en plus sur la défensive tandis qu'il devait maintenant surveiller deux menaces s'imposer comme nous avancions sur lui.
–– Tu te trompes! Edward est mon fils, et cela en soi fait de sa compagne...ma fille! Puisqu'Isabella sera son épouse, cela fait d'elle mon problème! Clarifia Carlisle.
–– Tu n'en sais rien! Elle pourrait le refuser! Il n'a pas eu assez de temps avec elle pour défaire mon influence. Elle refuserait de le choisir, lui, plutôt que moi! Je suis tout ce qu'elle a jamais connu. Je l'ai élevée en tant que ma fille!
Un souffle d'air et je sus. Nous n'étions pas seuls et la situation était sur le point de tourner au grabuge.
–– Elle n'est pas ta fille, c'est la mienne!
Voir soudain Charlie s'avancer dans la clairière entouré de quatre loups aussi grand que des chevaux avait de quoi déconcerter.
–– Tu l'as perdue le jour où je l'ai enlevée dans ton jardin, ricana Alistair avec mépris tandis qu'il perdait la bataille qu'il livrait en lui-même pour tenter de garder certaines informations cachées. Je me trouvais de ce fait au premières loges pour assister à leur défilé dans sa tête.
–– Alistair, COMMENT avez-vous pu? Elle n'était qu'une enfant et vous vous êtes servi d'elle pour attirer des innocentes loin de chez elles! C'est ignoble. M'indignai-je, concentrant tout mon venin dans mes paroles.
–– Elle faisait du très bon travail. Elle était avide de me plaire. Exulta-t-il, et les images mentales qui suivirent étaient les plus tordues qu'il m'avait été donné de voir.
–– Après que vous l'avez battue pendant des semaines, elle aurait fait n'importe quoi pour que cela ne lui arrive plus. Ricanai-je amèrement, plein de mépris tandis que les images répugnantes continuaient à se succéder.
–– C'était pour les besoins du dressage... Il fallait bien qu'elle apprenne!
Les grognements des loups se firent plus sauvages.
–– Pas comme cela! Fis-je en bouillant intérieurement, tandis que davantage des membres de ma famille venaient en un éclair nous rejoindre autour d'un Alistair à présent proprement encerclé.
–– Je pense qu'on doit en finir au plus vite. Je ne veux pas qu'il s'approche a nouveau de ma fille! Déclara Charlie d'un ton grinçant, la mâchoire serrée.
Il laissa de côté le passage où il aurait bien vomi à la seule idée des perversités qu'il venait d'entendre. Heureusement pour lui, il n'avait pas à en être témoin, contrairement à Alice et moi-même.
Alors que j'étais sur le point de m'avancer à l'intérieur du cercle pour en finir avec Alistair, Carlisle m'arrêta.
–– Fils... n'oublies pas qui tu es.
Je soupirai tandis que le sens de ses parole me pénétrait.
–– Isabella a besoin de toi. Va la trouver et assure-toi qu'il ne lui arrive rien. Incita-t-il.
Il avait raison. Si j'éliminais Alistair, elle me haïrait de fait. Je devais la sauver sans violence.
PdV de Charlie.
C'était un soulagement de savoir qu'Edward allait la protéger, mais tout ce à quoi je parvenais véritablement à penser était combien je voulais voir cette abjecte créature disparaître pour toujours.
–– Sam... S'il te plaît. Tu m'as promis … Il n'en resterait aucune trace. L'implorai-je.
Personne n'eut à en donner l'ordre, Sam savait juste faire.
A l'exception des loups, tous reculèrent, sans jamais quitter Alistair des yeux, cependant. Lorsque nous fûmes tous assez loin, les loups se mirent au travail. Je ne les avais jamais vus démembrer un des Sang-froid, et franchement, les légendes ne leur rendaient pas justice. Tandis que des grincements de métal torturé imprégnaient l'air, je ne pouvais me retenir de sourire. Pour la première fois depuis que j'avais appris l'existence des loups, j'étais reconnaissant envers Billy et Sam de m'avoir parlé des légendes. Sans eux, je n'aurais eu aucun moyen de l'amener devant la justice. Stupéfait, je regardais la scène se dérouler tandis que Jasper allumait un bûcher et que les volutes de fumée pourpre montaient dans les airs. Avoir connaissance des légendes était une chose. Les voir en action, c'en était une toute autre.
–– Charlie, que savez-vous vraiment de ce qui vient de se passer, au juste?
–– Carlisle, je connais l'existence de votre espèce depuis… environ deux ans. Vous voyez, j'étais avec Billy et Sam la première fois que ce dernier s'est transformé. Ils ne pouvaient pas me cacher ce que j'avais vu de mes propres yeux, alors ils m'ont tout raconté. Chacune de leurs légendes. Lorsque vous avez emménagé en ville, je n'en ai pas fait grand cas, et puis vous m'avez serré la main et c'est là que j'ai su. J'ai su que vous étiez l'un des Sang-froid.
–– Et vous l'avez gardé secret? Personne d'autre ne sait? Demanda Carlisle, incrédule.
–– En dehors de la meute, je suis le seul à savoir et j'entends bien qu'il en reste ainsi.
Je voyais bien qu'il était stupéfait de s'entende dire que j'avais su depuis le début.
–– Comment avez-vous su que c'était l'un des nôtres qui les avait enlevées?
–– Facile, Isabella n'acceptait d'écouter que les membres de votre famille. Elle se comportait comme si les humains étaient des citoyens de seconde ordre. Elle vous appelait Maître. J'ai été flic pendant quinze ans et je suis Chef de la police depuis cinq autres. Ce n'était vraiment pas compliqué d'assembler les pièces du puzzle, puisque que je savais ce que vous étiez. On l'a dressée à considérer votre espèce comme des dieux.
–– Je ne sais pas quoi dire. Les évènements ont pris un tour pour le moins... étrange. Nous devrons, bien sûr, partir sur le champ. J'imagine que nous n'avons pas le choix en la matière.
Il y avait une certaine tristesse dans la voix de Carlisle tandis qu'il annonçait ses intentions.
–– Ah… Non... Non, vous ne ferez rien de tel. C'est votre espèce qui a – brisé ma fille, à présent c'est votre espèce – qui va réparer les dégâts! Je me fiche de savoir lequel d'entre vous elle appelle Maître, mais l'un d'entre vous va se charger de la déconditionner! Est-ce que. Je. Me fais. Bien. Comprendre?
Je le regardai fixement, le laissant s'imprégner du sens de mes paroles.
–– Ce sera Edward. Il aura seul la responsabilité pleine et entière d'Isabella. Financièrement, toutefois, toute la famille prendra en charge tous les besoins afférents à votre fille.
–– Pourquoi Edward?
En quoi est-il le choix le plus logique?
–– Il est déjà lié à Isabella. Elle l'écoutera et lui, de son côté, fera passer les besoins de sa compagne en premier, comme le fait toujours notre espèce.
Il a intérêt à la traiter comme elle le mérite!
–– Lié. Hmf... Est-ce que c'est comme l'empreinte?
–– Oui... On pourrait dire cela. C'est spontané, et cela n'arrive qu'une fois. Nous nous lions pour la vie. Il ne sera jamais capable de la quitter. Même si elle lui ordonnait de partir, il veillerait toujours sur elle, de loin, la protégeant.
Okay. Donc, comme son propre harceleur vampire privé. Fait froid dans le dos. Mais faisable.
–– Bon, va pour Edward, donc. Mais on doit discuter du fait que tout le monde l'appelle Isabella. Maintenant, je comprends pourquoi elle a tant de mal à adapter sa conduite. Elle est déroutée parce que tout le monde l'appelle Isabella, alors que seul son Maître est supposé l'appeler ainsi. Stella m'a dit qu'entre elles, elle l'appelaient Bella.
Je n'étais pas peu fier d'être le premier à avoir compris ça.
–– Bien sûr. C'est parfaitement logique... Je suis certain que cela ne posera aucun problème, mais nous devrions leur trouver quelque part où vivre. Ce doit être un endroit que Bella pourra considérer comme un chez-elle. Elle n'a subi que trop de changements, déjà. Aussi … il nous faut un lieu privatif pour qu'ils puissent ensemble la ré-acclimater à un semblant de vie normale.
–– Qu'est ce que tu entends par là, suceur de sang? ''Un semblant de vie normale'', ça veut dire quoi? tonna Jake. Je lui fit comprendre de baisser le ton en lui donnant quelques petites tapes apaisantes sur le bras.
–– Cela signifie que... cela va prendre des années avant qu'elle ne cesse d'agir comme une esclave soumise. Elle ne se réveillera pas normale du jour au lendemain. Expliqua Carlisle sans se départir de son calme, malgré la façon dont Jake l'avait insulté.
La Meute finalement hocha la tête de concert, comprenant ce que Carlisle avait essayé de me faire entendre depuis le début.
–– Ohhh, Carlisle, j'ai trouvé! Elle considère la ferme comme sa maison, c'est tout ce qu'elle connaît. La bâtisse est abandonnée, appelle notre notaire et nous l'achèterons pour elle. J'aurais, bien évidemment, besoin de la moderniser pour qu'elle leur soit plus adaptée, mais pour Isabella, ce sera un changement de moins à endurer.
Je ne me souvenais pas avoir jamais vu Esmée aussi heureuse qu'en cet instant, mais elle avait l'air de véritablement se soucier du bien-être de bella. C'est tout ce que j'avais besoin de savoir.
–– Edward sera-t-il d'accord avec l'idée de vivre dans cette ferme? demandai-je, pas certain de savoir ce que leur fils considérerait comme acceptable.
–– Il fera tout ce qui sera le mieux pour Bella. Donc, si elle veut que cette ferme soit sa maison, il ne souhaiteras pas autre chose. Je ferai en sorte qu'il lui en parle, et si elle est d'accord avec cette idée, je mettrai immédiatement mon notaire sur l'affaire. Jusqu'à ce que l'endroit soit prêt à l'accueillir, nous lui donnerons le choix entre votre maison ou la mienne.
–– N'allez pas mal interpréter ça, mais... je préfèrerais que ce soit votre maison. Je ne supporterai pas de voir mon enfant ramper à quatre pattes 24h/24, 7j/7 en permanence. Je viendrai lui rendre visite aussi souvent que possible, pour l'habituer à moi, mais je crois qu'il est dans son meilleur intérêt qu'elle ne voie pas à quel point son comportement me révulse.
–– Charlie, vous ne devez pas entretenir votre sentiment de culpabilité. Je vous l'accorde, il est difficile pour nous tous d'être témoin de ce spectacle, et particulièrement pour Edward, mais c'est ce que nous devons faire pour la remettre sur pieds. Alors... elle est plus que la bienvenue chez moi, où elle peut rester jusqu'à ce que nous soyons en mesure d'acheter la ferme. Autrement, nous avons aussi la solution de rebâtir le cottage situé à l'arrière de notre propriété. Nous la laisserons décider de l'endroit où elle se sentira le plus à l'aise.
–– Je sais. J'y arriverai. Mais dans l'immédiat, sortons-les d'ici et ramenons-les à Forks avant que quelqu'un n'alerte le FBI.
PdV d'Isabella
––Stella... C'était quoi ce bruit? Gémis-je tandis que je la secouais pour la réveiller. C'était un bruit effrayant qui m'avait tirée du sommeil en sursaut.
–– Isabella, tu n'as pas à avoir peur. Je suis là pour te protéger.
J'eus un hoquet de surprise et regardai à l'autre bout de la pièce pour y découvrir le Maître aux cheveux bronze appuyé contre le mur du fond.
Est-ce que j'avais des hallucinations? Hallucinations ou pas, je m'en fichais, il était là. Je sortis du lit et traversai la pièce, rampant, tête baissée, jusqu'à ses pieds dans l'espoir de lui agréer. Lorsque je l'atteignis enfin, il se mit à genoux et fit courir sa main dans mes cheveux en me disant que j'avais été une bonne fille.
–– Isabella, ton ancien maître est parti, à présent. Je serai le seul Maître dont tu aies à te soucier.
Parti? Pour toujours? Mais je ne suis pas seule, j'ai un nouveau Maître.
–– Isabella, lève-toi et habille-toi.
Nous partions une fois de plus? Me demandai-je.
–– Stella, lève-toi et habille-toi aussi.
Ces mots la firent se mettre debout et se précipiter avec moi vers nos vêtements. Ils gisaient en tas sur le sol, où nous les avions abandonnés.
Nos mains tremblaient tandis que nous nous efforcions de passer à nouveau nos vêtement souillés. Stella me murmurait inlassablement que tout irait bien et de simplement faire ce que l'on nous disait. Je savais qu'elle avait raison. Elle avait toujours raison. Mais qu'importe le nombre de fois où je me répétai ses mots dans ma tête, du temps que je m'habille, mon corps tout entier tremblait de peur. Pas parce que j'avais peur du Maître. Mais parce que... Et s'il avait tort et que l'ancien maître revenait? Il était plus que certain qu'il nous ferait du mal pour avoir obéi à quelqu'un d'autre. Même l'étreinte affectueuse de Stella fut impuissante à stopper les incontrôlable tremblements auxquels mon corps se livrait.
–– Stella, dehors. Isabella, viens ici. M'ordonna-t-il, mais ça n'avais jamais été bon signe chaque fois que le maître nous avait séparées. Stella allait-elle être sa favorite, à celui-ci aussi? Allait-il me laisser ici pendant qu'il irait se promener avec elle? Je me déplaçais aussi vite que je le pus et m'agenouillai, tête baissée, espérant qu'il ne verrait pas la déception inscrite sur mes traits. Lorsqu'il s'accroupit davantage afin de pouvoir voir mon visage, je le dérobai à son regard. Je ne voulais pas déjà le décevoir en me montrant jalouse.
–– Isabella, regarde-moi dans les yeux. Fit-il en guidant mon menton jusqu'à ce que mon regard se perde dans le glorieux or de ses yeux.
–– Ecoute – très attentivement, pour qu'il n'y ait aucune confusion de ta part.
Il choisissait très soigneusement ses mots.
–– Comme il vous plaira, Maître. Murmurai-je doucement.
–– Tu viens à la maison avec moi. Il ne reviendra pas te chercher, aussi ne le cherche pas. Il ne sera pas là... mais moi, si.
Il s'exprimait avec lenteur et clarté. Je hochai la tête consciencieusement.
–– Lève-toi à présent. Je ne veux plus que tu rampes. Désormais, lorsque je te dirai de me suivre, tu le fera sur tes deux pieds. Est-ce que c'est bien compris?
Je me mordis la lèvre, me demandant si j'en étais capable. Oui. Si c'était ce qu'il voulait, alors, oui, je pourrais le faire.
–– Ou-ou-i, M-m-aître.
J'avais vraiment essayé d'empêcher ma mâchoire de trembler, c'est juste que ça ne marchait pas.
Je crois qu'il savait qu'au point où j'en étais, marcher, pour moi, n'était pas une option. Il me souleva dans ses bras et me teint contre sa poitrine, en lieu sûr. Heureusement, parce qu'à la minute où il passa la porte, mes tremblements ne firent qu'empirer lorsque je vis tout ce monde me regarder fixement. En gémissant, je tentai de me réfugier plus loin aux creux de ses bras. Je n'avais jamais vu autant de maîtres réunis à la foi. Mais le plus effrayant était la présence des bêtes qui ressemblaient à des chiens. Ils avaient tout l'air d'être capables de ne faire de moi qu'une bouchée.
–– Chhh, Isabella. Je te tiens, désormais. Roucoula-t-il à mon oreille.
Je ne pus m'empêcher de remarquer que cet homme, Charlie, qui m'avait été présenté comme mon père, était là, lui aussi. Il fut assez gentil pour enrouler une couverture autour de moi avant que nous ne nous élancions, reprenant en sens inverse le chemin par lequel nous étions arrivés la veille. Charlie semblait à l'aise sur le dos du loup aux accents roux. Stella ne fit même aucun cas de devoir voyager sur le dos de la maîtresse blonde. Au bout d'un certain temps je nichai ma tête dans la couverture et me blottis contre la poitrine du Maître, autorisant mon corps à s'endormir en paix.
– :-: –
Lorsque je m'éveillai au matin, j'étais de retour dans la chambre que j'avais occupée au départ, avant que l'ancien maître ne revienne me chercher. Cette fois, je n'étais pas aussi terrifiée. J'avais senti le froid de sa main dans mes cheveux avant que mes yeux ne s'ouvrent. Cette fois, Il n'avait pas disparu.
–– Bonjour, Isabella. Cela fait plaisir de voir que tu es enfin réveillée. Il y a beaucoup de choses dont nous devons discuter.
Lorsque je tentai de ramper hors du lit, il posa sa main sur mon épaule me clouant sur place.
–– Reste au lit pendant que nous parlons. À moins que tu n'aies besoin d'utiliser les toilettes.
Je hochai la tête vivement avant de m'y précipiter.
Une fois que je fus de retour dans mon lit, il commença:
–– Isabella, Carlisle dit que tu peux rentrer à la maison avec moi aujourd'hui. Nous allons avoir quelques décisions à prendre, mais il faut que tu me dises comment tu les ressens. Peux-tu faire cela?
–– Oui, Maître. Je le peux.
–– Bien... D'abord, Alice sera là sous peu avec tes habits. En attendant, tu devrais manger maintenant.
Lorsque je regardai le plateau, je me figeai. Il n'y avait rien, là dessus, que je pus manger.
–– Isabella, pourquoi refuses-tu de manger cette nourriture?
Pendant un instant, je me demandai s'il se fâcherait si je le lui disais.
–– Maître... Il n'y a rien sur ce plateau que je puisse manger.
–– Que manges-tu?
–– Il disait... que nous étions végétariennes, Maître.
Je n'étais pas certaine de savoir pourquoi il trouvait cela si amusant mais son petit rire était presque comme de la musique.
–– Okay. Végétarien je peux faire.
Il prit la porte et disparut pour revenir juste un instant plus tard.
–– Isabella, je veux que me parles librement. Comprends-tu?
–– Oui, Maître... Tout pour vous agréer.
J'étais tentée de lever les yeux du lit mais décidai de m'en abstenir.
–– Trouves-tu déroutant d'avoir tant de maîtres autour de toi?
–– Oui, Maître. Je ne sais pas auquel j'appartiens.
–– Je vois... Et bien, à partir de maintenant, tu n'appelleras Maître que moi seul, et tu ne recevras tes instructions que de moi seul. Cela te rend-il les choses plus faciles?
–– Beaucoup plus faciles, Maître.
–– Isabella, regarde-moi quand je te parle. J'ai besoin de voir si tu comprends.
Prudemment, je jetai un regard vers lui pour le voir me sourire.
–– C'est très bien, Isabella. Tu te débrouilles si bien. A présent... voici ton déjeuner. Je veux que tu le manges avant qu'Alice n'arrive.
J'exhalai un soupir de soulagement lorsque je découvris qu'il se composait d'une salade, de fruits et d'un verre de jus de fruit. Cela me rappela Stella.
–– Maître, où est Stella.
PdV d'Edward
Je n'avais pas réfléchi à la manière de le lui expliquer. Puisque Stella n'avait pas de parents et qu'elle était en famille d'accueil lorsqu'elle avait été enlevée, elle n'avait nul endroit où aller. Les Denali s'étaient empressés de saisir cette occasion de lui apporter leur aider. Elle allait les suivre en Alaska le jour-même, dès qu'elle serait autorisée à quitter l'hôpital. Stella ne prit pas la nouvelle de la mort d'Alistair aussi bien que nous l'avions espéré. Elle avait entretenu avec lui une relation à caractère sexuel. Au début, c'était pour le tenir éloigné de Bella mais au fil des années, bien sûr, elle avait fini par développer des sentiments pour lui.
–– Isabella, Stella ira en Alaska pour vivre avec l'autre clan que tu as vu hier.
Cela me déchira littéralement de la voir ainsi lutter contre les larmes. Celles-ci l'emportèrent en définitive, la laissant secouée de sanglots dans mes bras.
–– Elle ne te quitte pas pour toujours. Juste assez longtemps pour aller mieux, de la même manière que je vais t'aider à aller mieux. Tu la verra de temps en temps, et je t'apprendrai à utiliser mon téléphone de sorte que tu puisses lui parler.
–– La verrai-je avant qu'elle ne s'en aille, Maître?
–– Oui, tu la verras. Vous allez quitter l'hôpital ensemble avant qu'elle ne prenne la route.
A présent, je vais te dire un mot, et je veux que tu me dises la première chose à laquelle tu penses, d'accord?
Lorsqu'elle me fit signe que oui, je poursuivis:
–– Maison.
–– Ferme.
Je hochai la tête en repensant à l'idée d'Esmé quant à l'endroit où je devrais l'emmener vivre.
–– Va pour la ferme, donc, mais il faut que tu me comprenne clairement. La ferme est vielle et décrépite, elle aura besoin de quelques réparations avant que je ne t'y ramène pour y demeurer. Alors... en attentant, nous habiterons avec ma famille.
Lorsqu'elle se mit à se ronger la lèvre, je sus qu'elle ne me disait pas tout.
–– Isabella, qu'est-ce qui t'inquiète?
–– Euhm... Et s'ils ne m'aiment pas, Maître?
Elle dit cela dans un murmure, comme si c'était un secret qu'elle me confiait.
–– Tu n'as pas à te faire de soucis pour cela. Ils t'ont déjà acceptée au sein de la famille. Tu t'en rendras compte plus tard aujourd'hui lorsque je te présenterai à eux dans les règles. Mais assez parlé. A présent, mange.
Elle devait vraiment avoir faim parce qu'elle dévora son repas avec bonheur, juste dans les temps pour l'arrivée d'Alice.
–– Isabella, dis bonjour à Alice. Alice, voici, Isabella.
Sa réaction fut celle que j'espérais. Elle sourit timidement et dit:
–– Bonjour, Alice.
–– Bonjour, Bella. Il est temps de te préparer pour aller à la maison! fit Alice d'un ton enjoué, mais Bella ne bougea pas de sa position sur le lit.
–– Isabella, douche. Tout de suite.
Elle n'hésita pas cette fois-ci. Elle s'adaptait vite. C'était bon signe.
Je laissai mon esprit vagabonder pendant que j'écoutais Alice se débattre avec les vêtements de Bella, puis avec son corps, et enfin avec ses cheveux. Bella se montra positivement sauvage lorsqu'il fut temps de les brosser. Il me fallut pratiquement la battre à coup de brosse pour la faire arrêter. Notre chambre n'était pas la seule dans laquelle cette scène se déroulait. Je pouvais entendre Stella combattre Irina. Deux petits chatons qui se rebiffaient. C'en était presque comique. Lorsque Bella suivit Alice hors de la salle-de-bain, je dus admettre qu'elle était magnifique, bien qu'elle n'eût pas l'air tout à fait à l'aise dans son slim bleu et son sweat blanc à manches courtes. Les tennis Nike la faisaient aussi s'entraver dans ses propres pieds. Une excursion shopping allait s'imposer dans notre avenir proche et je n'avais pas besoin des visions d'Alice pour voir cela.
–– Suis-moi, Isabella. Il est temps d'aller à la maison.
Sans hésitation, elle me suivit hors de sa chambre, jusque dans l'ascenseur, puis à l'extérieur jusqu'à ma Volvo qui nous attendait avec Jasper au volant. J'avais opté pour la solution de ne pas conduire jusqu'à la maison, en pensant que Bella aurait besoin de mon soutien.
–– Isabella, monte dans la voiture.
Après un rapide signe de tête de ma part, elle monta et se glissa jusqu'à l'autre côté.
Lorsqu'elle fut convenablement sanglée dans sa ceinture, Jasper partit à vive allure vers la maison. Je vis Bella jeter des regards autour d'elle pour voir où se trouvait Stella mais je savais qu'elle était déjà devant nous. Bella ne montra pas de signe indiquant qu'elle avait remarqué que nous étions arrivés. Elle restait tranquillement assise, les mains sur les genoux, regardant fixement le plancher. Grâce aux recherches que j'avais effectuées pendant son sommeil, je savais maintenant que c'était là l'attitude de soumission qui convenait, aussi ne fis-je aucune remarque. Lorsque j'ouvris la portière, j'attendis une seconde pour voir si elle allait suivre mon exemple, mais elle n'en fit rien.
–– Dehors, Isabella.
Elle accepta cependant de prendre ma main, que je tenais tendue pour elle.
A l'instant où nous passâmes la porte, elle esquissa le geste de retirer son sweat.
–– Non, Isabella. Garde tes vêtements.
Lorsqu'elle tressaillit, je sus que c'était parce que j'allai là à l'encontre de son conditionnement.
Ensuite, bien sûr, j'aurais dû être plus précis lorsque je lui dis: ''Assise, Isabella.'', parce qu'elle tomba aussitôt à genoux, juste là, sur le passage de la porte.
NoteBleue:
Aïe, aïe, aïe. C'est pas gagné, n'est-ce pas? Ça va prendre du temps. Il va être long, le chemin jusqu'à la maison.
En attendant, celui que vous faites en notre compagnie vous plaît-il toujours? Dites-le-nous dans une petite reviouve. C'est tout notre salaire. En ce qui me concerne, vous êtes tous mes sourires.
That's all, folks. For now.
Blue. ;)
