Mension légale:When the Missing Come Home est à nails233 ce que Twilight est à une certaine Stephenie Meyer. Quant à moi, je ne suis que leur bilingue messager.
(Cf. chapitre 1 pour plus de détails).
Voici la suite.
Désolée d'avoir été aussi longue. En rade d'ordi, problèmes techniques, enfin bref... difficile de caser ffn dans le boulot et la vraie vie.
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––(| LE CHEMIN DE LA MAISON |)––
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Chapitre 5
PdV d'Edward
Je poussai un lourd soupir et tentai une nouvelle approche. Lorsque j'eus pris place sur le sofa, j'appelai Isabella à moi.
–– Isabella, assieds-toi près de moi.
Elle se remit debout avec précipitation pour venir occuper l'espace jouxtant mes pieds.
Il faut croire que c'était trop espérer qu'elle acceptât de s'asseoir à mes côtés sur le sofa. Cela allait décidément prendre un bout de temps. Un fort glapissement lui échappa lorsque je m'emparai d'elle pour la placer à mon côté. A l'exception de ses mains qui tremblaient, elle ne bougea pas. Enfin, jusqu'à ce qu' Eleazar et Carmen fissent leur entrée dans la pièce avec Stella rampant derrière eux. Au moins était-elle vêtue. Carmen était en train de gentiment lui demander de se lever et de marcher, mais elle continuait à se déplacer à genoux. Je voyais bien que j'avais bien plus d'un personne à dresser dans la pièce. Je voyais bien aussi que Bella m'implorait de ses yeux pour aller rejoindre Stella, mais il fallait que ce soit fait de la bonne manière, sinon cela ne marcherait pas.
–– Eleazar, s'il te plaît, joints-toi à moi dans la cuisine, et amène Stella. Isabella, suis-moi.
D'un hochement de tête j'indiquai à Eleazar de suivre mon exemple.
–– Stella, suis-moi.
Bien sûr, elle le fit en se traînant au sol, mais elle le suivit.
–– Isabella, tu resteras ici, jusqu'à ce que je revienne te chercher. Tu peux parler à Stella autant qu'il te plaira. Est-ce compris?
Lorsqu'elle hocha la tête avec enthousiasme, je sus qu'elle avait compris.
–– Oui... Stella, c'est aussi valable pour toi, compris?
Bien sûr, elle hocha la tête.
Lorsque nous fûmes de retour au salon, tous les autres membres de la familles nous y rejoignirent. Il étaient avides de réponses à leurs questions. Je pouvais entendre que les filles dans la cuisine s'étaient mises à échanger des murmures, donc, pour l'instant elles iraient bien. Toutefois, c'est maintenant que les choses allaient se compliquer.
–– Edward, je t'en prie, explique-nous comment tu es parvenu à obtenir de Bella qu'elle marche plutôt que de se traîner à genoux, demanda Carmen d'un ton empressé tandis que tout le monde approuvait de la tête.
–– D'abord... vous allez devoir parler avec Stella. Elle a besoin qu'on lui dise qui est son seul et unique Maître. Ma recommandation va vers Eleazar.
Je voyais bien que tous se demandaient pour quelle raison je ne les en trouvaient pas dignes.
–– Et... pourquoi cela?
–– Tanya... s'il te plaît... comprends. Elle a été dressée et contrôlée par un Maître de sexe masculin pendant 4 ans. Elle écoutera sa voix mieux que celle de tout autre. De plus, cela vous donnera à vous toute, mesdames, une chance de vous rapprocher d'elle davantage qu'Eleazar ne sera en mesure de le faire. Vous, mesdames, réparerez l'essentiel des dommages infligés à son esprit. Lui ne lui donnera que les instructions dont elle a besoin, jusqu'à ce qu'elle n'en ait plus besoin. Cela n'est en rien différent de ce que nous allons faire avec Bella. Chacun d'entre nous passera du temps personnel avec elle, l'aidant à reconquérir sa vie à travers leurs amitiés.
J'inspectai les visages de ma famille, pour n'y voir que les sourires qu'ils me retournaient.
–– Cela est tout à fait censé. Je me dois d'être d'accord avec Edward, sur ce point. Je ne peux pas vraiment la materner si je passe mon temps à lui donner des ordres, n'est-ce pas?
Carmen comprenait tout à fait mes intentions, tandis que les autres réfléchissaient à ce que je venais de dire. Chacun approuva aussi.
–– Bella mange-t-elle?, demanda Irina d'un ton plein d'espoir. Nous ne parvenons pas à faire avaler quoique ce soit à Stella.
–– Oui, à ce propos, apparemment, elles ne mangent que des fruits et des légumes. Les champs de la ferme supportaient des cultures, aussi … je crois qu'elles faisaient pousser leurs propres aliments.
Je haussai les épaules, puisque ce n'était qu'une théorie.
Je pris mentalement note qu'il me faudrait y retourner et vérifier l'état des cultures afin que Bella ne soit pas bouleversée si on les laissait mourir. Esme devrait également faire un tour au supermarché avec Bella, pour qu'elle choisisse ce qu'elle préférait.
–– Bon, je devrais aller préparer quelque chose à manger pour Stella. Mange-t-elle les légumes cuits ou crus?
Esme posait là une bonne question. Je ne l'avais pas demandé à Bella.
–– Je ne sais pas. Je sais que ceux que Bella a mangé aujourd'hui étaient crus.
Elle hocha simplement la tête et se dirigea vers la cuisine d'un pas léger.
Les filles devinrent muettes à l'instant-même ou elle entra dans la pièce. Nous tendîmes tous l'oreille tandis qu'Esme leur préparait deux assiettes de légumes fraîchement coupés et les glissait sur la table devant chacune d'elles. Dieux merci, Esme avait fait des courses et avait donc déjà sous la main quelques petites choses pour elles. Lorsqu'elle quitta la pièce, aucune des filles ne fit un mouvement pour manger. J'attendis toute une minute avant de lancer:
–– Mange, Isabella.
D'un signe de la tête, j'indiquai à Eleazar d'en faire de même.
–– Stella, mange ton déjeuner. On voyait bien qu'il voulait ajouter, ''s'il te plaît'', mais il n'était pas sûr que cela fût qu'il fallait dire.
Lorsque nous les entendîmes mastiquer, je pus dire que Stella avalait la nourriture rapidement, mais que Bella prenait son temps. La connaissant, elle devait en garder pour Stella puisqu'elle avait déjà mangé plus tôt. J'avais raison; je l'entendis pousser son assiette plus prêt de Stella. Il allait être difficile, lorsque le temps serait venu, de séparer ces deux-là. Notre discussion prit fin à peu près en même temps que Stella finit de manger. Je savais qu'il était temps de mener Eleazar au salon de musique pour sa proclamation.
PdV de Stella
J'essayai de dire 'non' à Bella lorsqu'elle a poussa son assiette vers moi, mais elle ne voulut rien entendre. Ne bougeant que les lèvres elle me fit comprendre qu'elle avait déjà mangé. Cela faisait deux jours que je n'avais pas mangé et j'étais affamée. La nourriture de l'hôpital n'offrait rien que nous pussions jamais manger. En repensant à l'hôpital, je ne pouvais m'empêcher de souhaiter avoir eu autant de chance que Bella. Elle avait déjà un nouveau Maître. Le mien était parti pour toujours. C'est vrai qu'il était méchant au début, mais quand nous étions seuls, il se montrait toujours doux avec moi. Je ne savais pas si j'arriverais jamais à me remettre de sa perte. Les choses, maintenant, étaient si... déroutantes. Je ne savais qui écouter. Et si je faisait ce que l'un voulait, et en fâchait un autre? Est-ce qu'ils voudraient tous me boire? Est-ce que je mourrais s'ils le faisaient? Bella et moi avions eu assez de temps pour partager nos peurs et, c'était heureux, elle m'avait dit qu'elle n'avait qu'un seul Maître à contenter. Moi, par contre, je n'avais aucune idée de ce qui m'attendait.
–– Stella, marche avec moi.
Ces mots me firent tressaillir. Il voulait que je me promène. Ces mots étaient ceux que le Maître utilisait quand il voulait passer du temps seul avec moi. Est-ce que je devais être avec lui, ou avec eux tous? Je marchais derrière lui et espérais qu'il ne me punirait pas pour le fait de marcher, mais il avait dit 'marche' alors, c'était ce que je faisais.
–– Isabella, suis-moi, dit son Maître au cheveux couleur bronze. Elle était bonne, elle n'a pas hésité.
Nous nous somme trouvées à passer devant une pièce pleine de maîtres. Je frissonnais de peur à l'idée de ce qui allait advenir de nous. Lorsque nous ne nous arrêtâmes pas, je laissai échapper un soupir et me détendis légèrement. C'était bon signe. Nous nous entrâmes finalement dans une vaste pièce que rien ne meublait sinon un violon et un piano d'apparence magnifique. Je me souvenais que ma mère en avait un avant de mourir. Elle jouait dessus la musique la plus merveilleuse, mais çà, c'était avant l'accident. L'accident qui avait réclamé la vie de mes deux parents.
Ce jour là avait été le premier jour de cet enfer que j'appelais ma vie. Je n'avais passé que quelques mois en famille d'accueil lorsque j'avais été enlevée. Un simple voyage à pied pour aller chercher du lait m'avait menée à une fille perdue dans la rue près de chez moi, et en l'espace de quelques secondes, j'avais été emportée à grande vitesse loin de ma maison temporaire et précipitée dans un enfer vivant.
Bella avait été le seul point lumineux de mon existence. Elle avait besoin de moi et en réalité, j'avais, moi aussi, besoin d'elle. Mais après toutes ses années passées aux seuls soins du Maître, elle manquait désespérément d'amour et d'attention. C'est avec bonheur que je lui ai donné tout ce j'avais à donner et au bout du compte, c'est ce qui nous avait toutes les deux sauvées. Il partait parfois, mais il n'allait jamais assez loin pour que nous nous échappions. Je sais – J'avais essayé. C'est Bella qui avait recousu les morceaux de mon corps brisé, après que le Maître m'avait à nouveau traînée à la maison et battue au point que ma vie ne tenait pratiquement plus qu'à un fil.
Je ne lui en avais jamais parlé, mais j'avais le sentiment qu'elle avait déjà fait cela. Je n'avait seulement vu que deux autres filles à la ferme avant que Bree ne fut amenée en notre sein. Je n'avais, en fait, jamais découvert ce qui leur était arrivé. Kelly était partie, tentant de s'échapper. Est-ce qu'elle avait réussi? Je ne savais pas, mais le Maître ne l'avait pas cherchée à son retour à la maison. En fait, il n'avait jamais plus mentionné son nom. Kim était une bagarreuse. Elle aimait défier l'autorité du Maître dès qu'elle en avait l'occasion. C'est ce qui avait causé sa perte en définitive. La dernière nuit qu'elle avait passée à la ferme, le Maître l'avait menée jusqu'à la grange et puis peu après nous avions entendu des hurlements, et puis la nuit était devenue mortellement silencieuse. Bree était intelligente, elle nous avait écoutées quand nous lui avions dit de ne pas essayer. Même si elle n'avait étée avec nous que depuis peu de temps, elle s'était vite faite à son nouveau rôle. Je fus vite tirée de mes pensées lorsqu'on appela mon nom.
–– Stella, je sais que tu es déroutée, aussi... mettons les choses au clair. Tu n'appelleras Maître nul autre que moi. Je serai responsable de tous tes besoins et tu n'auras plus à te sentir désorientée –– m'informa le Maître au cheveux noirs. –– A partir de cet instant, tu ne ramperas plus au sol. Lorsque je dis suis-moi, tu le fera en marchant, pas en te traînant à genoux. Est-ce que c'est compris?.
Je hochais la tête avec empressement pour montrer mon accord à mon nouveau Maître. C'était un soulagement de n'avoir plus à me soucier que d'un seul maître. Ainsi, on ne m'oubliait pas, finalement
–– A présent, nous allons t'amener dans la pièce d'à côté pour que tu fasses la connaissance de ta nouvelle famille. Tu t'adresseras à eux par leur noms usuels, jamais par le mot maître. Est-ce que c'est compris?
Même si j'acquiesçai de la tête, je n'étais pas sûre de ce qu'on attendrait de moi. S'attendait-il vraiment à ce que j'appelle les autres vampires par leurs noms?
–– Isabella, on t'a déjà informé de cela, et comme je l'ai fait avec Alice, je te présenterai aussi à ta nouvelle famille, lui dit son Maître d'un ton austère mais doux.
Lorsqu'on nous le dit, nous les suivîmes à nouveau en direction de la pièce remplie de maîtres. Mon coeur se brisa pour Bella parce que plus nous en approchions et plus son corps tremblait. Elle était absolument pétrifiée de terreur au moment où nous passâmes la porte et je m'inquiétai lorsqu'elle sefigea. Serait-elle punie pour n'être pas parvenue à accomplir la tâche qu'on lui avait intimé d'accomplir? Je fus agréablement surprise lorsque son maître s'arrêta et revint sur ses pas pour venir la chercher, la prenant dans ses bras. On pouvait voir qu'elle ne se sentait pas complètement en sécurité parce qu'en un mouvement surprenant, elle escalada son corps passa par dessus son épaule, s'accrocha à son dos dans une tentative pour se cacher. Il ne se débattit pas; en fait il continua de d'avancer vers le canapé, qu'il présenta au derrière de Bella en se tournant.
–– Isabella, assieds-toi avec moi sur le canapé.
Elle hésita un moment mais fit ce qu'il demandait. Je comprenais pourquoi elle hésitait. Tout était différent de ce que nous avions fait à la ferme. Lorsque nous étions en présence du Maître, nous n'étions jamais autorisées à nous assoir, particulièrement sur quelque meuble que ce soit. En plus de cela, le simple fait que nous ayons encore des vêtements sur nous en disait long sur nos nouveaux maîtres. Bella m'avait dit que je partais pour l'Alaska. C'était effrayant de penser que je ne serais pas là pour la protéger comme je l'avais toujours fait auparavant. Je savais qu'elle était assez agée à présent pour que son nouveau maître fît ce qu'il lui plût, mais mon côté protecteur voulait qu'elle trouvât l'amour avant d'être entraînée dans une relation à caractère seulement sexuel.
–– Isabella, pourquoi trembles-tu? Réponds-moi.
Son maître plaça ses mains sur ses épaules.
–– Il n'y a pas assez de... moi pour... tout le monde, bégaya-t-elle.
Tout le monde se mit à rire à l'exception de son maître. Au lieu de cela, il la pris dans ses bras et la plaça sur ses genoux.
–– Chhhh, Isabella... Toi et Stella devez comprendre quelque chose. Nous ne buvons pas de sang humain. Nous ne buvons que du sang animal. Et donc ton sang n'appartient qu'à toi.
Je voulais tellement relever les yeux pour voir ce que disaient leurs visages, mais je n'étais pas bête au point de faire cela.
PdV de Bella
Je ne pouvais expliquer pourquoi, mais dès l'instant où il me plaça sur ses genoux, je me sentis en lieu sûr. Il était le Maître. Il me protègerait parce que je lui appartenais. Cependant, c'était plus que cela. C'était la façon dont il me touchait; Il n'était jamais rude, il était doux. Cela ne faisait pas non plus de mal d'entendre qu'ils ne boiraient pas mon sang. C'était un soulagement, parce que même s'ils nous partageaient, Stella et moi, nous ne suffirions pas à tous.
–– Maintenant... je vais te demander de lever les yeux et de m'écouter très attentivement, tandis que je désignerai et nommerai chacun des membres de tes familles. Il y a deux familles ici: la première est celle des Cullen; la seconde est celle des Denali.
Il s'interrompit et attendit. Tandis que je levai furtivement les yeux, je remarquai que Stella gardait les siens toujours baissés.
–– Stella, lève les yeux et écoute. Ce qu'il dit fait partie de ce que tu dois savoir aussi. Ainsi nous n'aurons pas à répéter cela deux fois.
Le Maître de Bella poursuivit après qu'elle avait obéi.
–– Les Cullen se présentent comme suit: ce petit vampire au cheveux sombres et courts, c'est Alice, et à côté d'elle, le mâle aux cheveux blonds, c'est Jasper; ils sont époux; là il y a Rosalie, c'est la grande blonde avec à son côté son époux Emmett; dans le fauteuil se trouve Carlisle –– il est le chef de notre famille –– et sur ses genoux se trouve son épouse, Esme, la femelle aux cheveux auburn. Stella, pour toi, mon nom est Edward.
Comme moi, Stella suivit la présentation à mesure qu'il désignait chacun.
–– Maintenant... pour ce qui est des Denali: les deux premiers sont ceux qui ont les cheveux bruns, ce sont Eleazar et son épouse Carmen; à côté d'eux, avec des cheveux blond vénitien, c'est Tanya. Celle qui a les longs cheveux blonds est Kate et enfin, mais jamais la moindre, il y a la charmante Irina aux cheveux presque argent.
De nouveau, il désigna chacun.
Je pris un moment pour me répéter leurs noms plusieurs fois, afin de les graver dans ma mémoire. Je ne voulais pas échouer. Il était agréable d'enfin connaître le nom du Maître que je servais désormais. Non que je l'appellerais jamais ainsi. Mais cela n'en demeurait pas moins agréable.
–– Isabella, tu resteras ici avec moi et le reste des Cullen. Stella, tu partiras pour l'Alaska avec Eleazar et les Denali. J'ai dit à Bella que je lui montrerai comment utiliser mon téléphone, de sorte que vous pourrez vous appeler l'une l'autre.
Au moins, elle ne me quittait pas complètement. Je pourrais toujours entendre sa voix. C'était déjà ça.
–– Je veux que tu parles librement, Isabella. As-tu des questions?
En avais-je?
–– Vous avez dit que nous retournerions à la ferme. Puis-je demander quand?
–– Aussitôt que nous pourrons l'acheter et la rénover, ma chérie. Tu seras impliquée dans les changements que j'y ferai. Je te ferai savoir quand le moment sera proche, mais je dirais que cela prendra peut-être un mois ou deux.
La réponse d'Esmé provoqua une nouvelle question.
–– Et notre jardin? J'aurai besoin des récoltes pour me nourrir pendant l'hiver.
Lorsqu'elle souriait, son sourire irradiait le réconfort.
–– Il y a les supermarchés pour cela, ma chérie.
Je ne pus que hocher la tête lorsque que je me souvins que je m'étais tenue devant l'un d'eux une fois, alors que le Maître été à la recherche d'une nouvelle fille.
–– Isabella, tu n'as pas besoin de t'inquiéter. Je t'emmènerai à la ferme pour t'occuper de ton jardin. Les cultures ne se perdront pas, m'informa le Maître.
–– Comment me nourrirai-je en Alaska? Je n'aurai pas de cultures à manger.
Le visage de Stella montra à quel point elle s'inquiétait de mourir de faim.
–– En fait, nous avons, nous aussi, des supermarchés en Alaska, tu sais. Tu ne mourras pas de faim avec nous, dit Irina à Stella sur un ton joyeux
–– Quand partons-nous?
–– À la nuit tombante, comme cela tu auras un petit peu plus de temps avec Bella avant que nous partions.
Tanya lui sourit.
Lorsque l'on eut finalement répondu à toutes les questions, Edward m'ordonna de retourner à la cuisine pour le souper et passer un petit peu de temps avec Stella avant son départ. Cette fois-ci, je haïs mon repas en sa compagnie. Nous savions toutes les deux que le temps nous était compté, aussi nous en profitâmes autant que nous pûmes. Nous nous assurâmes l'une l'autre que ceci n'était pas un adieu mais une courte séparation, mais tout au fond de moi, je craignais que ce fût quand même cela, un adieu. Au final, tout le monde finissait par me quitter. C'était juste ainsi qu'il en allait pour moi. Comme Bree, Stella ne serait plus là et c'était vraiment douloureux. Tandis que, depuis la fenêtre de la cuisine, je regardais le ciel s'assombrir, je sus que le temps de l'inévitable était venu. Elle serait partie, et je serais abandonnée une nouvelle fois. Lorsqu'Eleazar envoya Stella accompagnée d'Irina se changer pour le voyage, je sentis mon estomac faire un bond. Pourquoi la vie devait-elle être assez cruelle pour faire entrer une personne dans votre existence seulement pour vous la reprendre ensuite?
PdV de Edward
J'observais le visage de Bella s'affaisser lorsque Stella quitta son côté pour aller se préparer pour le voyage vers sa nouvelle maison. Cela brisa mon coeur figé. J'aurais souhaité pouvoir m'occuper d'elles deux, mais je devais prendre soin de Bella. Elle était mon unique priorité désormais. Nous sortîmes tous dans le jardin pour faire nos adieux. La pauvre Bella était au bord d'une crise de panique en bonne et due forme, tandis qu'elle s'accrochait à Stella comme si sa vie en dépendait. Jasper avait utilisé son don pour tenter de la calmer, mais cela ne fut pas d'un grand secours. Finalement, elle s'effondra dans mes bras en criant ''Stella!''
Je blottis son corps tremblant contre moi et montai dans ma chambre pour lui donner un peu d'intimité. Elle pleura doucement pendant une heure sur mon canapé, avant de s'endormir la tête sur mes cuisses. Une fois que je fus sûr qu'elle se reposait confortablement, je me dégageai et redescendis à l'étage inférieur.
–– Comment va-t-elle?
Je laissai échapper un lourd soupir.
–– Elle dort pour l'instant. Est-ce que j'ai bien fait, Carlisle?
–– Edward, il ne serait pas juste envers Stella de l'empêcher de poursuivre sa vie. Tu sais aussi bien que moi que Bella passera toujours en premier pour toi. Au final, Stella obtiendra tout ce dont elle a besoin là-haut.
–– Je le sais bien, mais cela me fait mal de voir Bella souffrir. J'ai l'impression que c'est moi qui lui est infligé cela. Je le ressens en moi.
–– Edward, tu n'as rien fait. Tout ceci a été causé par Alistair. Le blâme est à jeter sur ses seules épaules. Malheureusement, il se trouve que c'est arrivé à ta future compagne.
Je hochai la tête et me demandai si les choses aurait été différentes si j'avais plutôt rencontré Bella au lycée.
Je ne me suis pas attardé longtemps sur cette pensée en raison des gémissements provenant du deuxième étage. Bella était à nouveau réveillée. Je la retrouvai roulée en boule à-même le sol. Lorsque je la relevai dans mes bras, elle émit un soupir et commença à se détendre à nouveau. Je nous étendis sur le canapé, son corps couvrant le mien, et dessinai de petits cercles dans son dos tandis qu'elle plongeai plus profondément dans son cycle de sommeil. L'avoir ainsi, si proche de moi avait décidément son effet sur mon corps, effet qui ne faisait que s'aggravait quand elle bougeait. C'est là que je me promis d'acheter un lit le lendemain.
PdV de Bree
En l'espace d'une seule journée écoulée depuis mon retour, mon père avait déjà passé son agressivité sur moi. C'était l'une des raisons pour lesquelles je m'étais enfuie au départ. Alors... quand j'avais trouvé une Bella toute perdue à proximité d'un parc, j'avais été attirée comme un papillon de nuit par la flamme. Une fois que le Maître m'eut amené à la ferme, j'avais vite compris les règles et n'avais eu aucun problème à les suivre. Ma vie à la ferme avait été meilleure que celle que j'avais à la maison. La ferme me manquait, mais non... Bella et Stella. C'est elles qui étaient traitées comme des princesses. Déjà on leur avait donné de nouveaux maîtres et moi, j'étais renvoyé dans ce trou infernal que j'avais autrefois appelé ma maison, pour y purger le reste de ma pitoyable existence. Avec le Maître, on avait besoin de moi. On me permettait de vivre une vie libérée des coups tant que je suivais les règles. La nuit dernière, entre les coups de pieds et les coups de poings, j'ai décidé de partir à nouveau. Seulement maintenant, je savais ce que je cherchais. J'en trouverai un nouveau, un nouveau maître pour m'appeler sienne. Je le chercherai, peu importe le temps que ça prendrait. Je voulais ce que j'avais eu, ce que Bella et Stella avaient encore. Qu'est-ce qu'elles avaient de si spécial, elles, pour déjà avoir un nouveau maître, et que je n'avais pas, moi?
Ce furent ces pensées qui servirent de carburant à mes pieds ce soir, et me poussèrent à sortir par la fenêtre de ma chambre. Une fois que mes pieds eurent trouvé un rythme, je commençai à chercher ce que je désirais. Je restai aux creux des ombres de la ville, dans les allées entre les immeubles. Cela ne prit pas aussi longtemps que je l'avais imaginé avant que j'entende une voix familière:
–– Bree... Que fais-tu ici? Oùest Alistair?
–– Elles ont dit qu'il était mort, qu'il m'avait abandonnée. Elles ne voulaient pas de moi avec elles.
–– Et donc, qu'est-ce que tu fais là dehors, à cette heure de la nuit?
–– Je recherche un nouveau maître. Quelqu'un qui m'appellera sienne. Tu ne chercherais pas une vache, par hasard?
–– Ça se pourrait... Est-ce que tu es en train de t'offrir à moi, pour que tu m'appartiennes?
–– Oui... Je veux rentrer à la maison.
Un frisson me parcourut lorsque son souffle descendit le long de mon cou, faisant s'y dresser le duvet.
–– Tu as bien conscience, n'est-ce pas, que je ne suis pas comme Alistair. Je suis un nomade et tu devras me suivre, faire ce que j'exigerai, toujours, sans le confort d'un toit ou d'un matelas.
Il inclina la tête sur le côté d'un air de défi.
–– Oui... Maître. Je ferait tout ce que vous me demanderez, dis-je avec toute la conviction que j'éprouvais
–– Et bien … alors, faut croire que ton vœu a été exaucé. Tu me serviras aussi longtemps que je le jugerai bon, déclara-t-il, un sourire relevant ses traits gracieux.
NoteBleue:
Alors, alors? AloOOOOrs? Quoi qu'c'est-y qu't'y en penses?
A ta plus? Pas plus? Dis-le, écris, écris.
Nails doit savoir, Blue transmettra.
Et pis d'abord, c'est qui, lui, ce nouveau Mr Croc sorti de son chapeau, heu, d'accord, de sa ruelle – qu'est pas un ruelle passque c'est une impasse, c'est mieux, les impasses. Y'a pas d'issue, c'est – sombre entre deux immeubles au coeur noir de la cité, au creux de la nuit qui, noire, tombe, tombe, n'en finit pas de tomber? Des théories?
Reviouz
Merci de nous lire. Special remerciements aux fidèles.
