voilà la suite ^^
Chapitre 4
C'était douloureux mais pas plus que ce qu'il avait déjà connu jusque là. Bizarrement la douleur était passée au second plan à l'instant où Stiles avait passé l'un de ses bras autour de son propre cou pour l'aider à marcher.
Il avait failli grogner qu'il était parfaitement capable de marcher tout seul juste au moment où ce jeune imbécile affirmait qu'il lui faisait confiance. Comment on en était-il arrivé là ? Comment cet humain en était venu à avoir confiance en lui alors qu'il ne faisait que le rembarrer et qu'il l'avait même frappé quelques fois ?
Le pire c'était cette chaleur incroyable qui l'envahissait, de sentir pressé contre lui le corps de ce jeune homme, étrange, hyperactif et bien trop innocent pour son bien.
Stiles le conduisit directement jusque chez le shérif en lui jetant des regards inquiétants toutes les deux minutes :
« Je ne vais pas mourir dans ta voiture, arrête de me regarder. »
« Quoi je te mate chaque fois que t'es torse nu t'as pas remarqué? »
Deux secondes de blanc :
« C'est pas vraiment ce que je voulais dire, c'est sortit tout seul... »
« Tu sais que la plupart des gens réfléchissent avant de parler ? »
« Tu sais que je pourrais te laisser te vider de ton sang ? Quoique non en fait, ça va salir ma voiture. »
La jeep roula dans un nid de poule la faisant tressauter et Derek grimaça. Dans un geste instinctif, Stiles posa sa main sur son torse :
« Ca va ? »
« Ne me touche pas. »
« Oh. »
C'était juste un petit cri mais il perçut la douleur que ressentit l'humain de se voir rejeter une fois de plus. C'est vrai il y était allé un peu fort, mais cette main posée sur lui, l'inquiétude que ressentait Stiles en ce moment même était trop pour lui. Peu à peu le jeune homme faisait un trou dans sa carapace et il n'était pas sur d'aimer ça.
Le silence s'installa dans la voiture, un silence pesant, oppressant, et Derek fut ravi d'arriver devant la maison. Il attrapa son t-shirt jeté a l'arrière un peu plus tôt et le passa. Malgré la gêne entre eux Stiles vint le soutenir pour marcher jusqu'à la maison.
Est-ce qu'il était maso ? Pourquoi continuait-il de l'aider malgré tout ? Il l'installa dans le canapé avant de se jeter sur le téléphone :
« Qu'est ce que tu fais ? »
« C'est un téléphone c'est pour appeler les gens, c'est magique. Scott ramène ton cul de loup garou chez moi maintenant. Des problèmes et des gros. »
Il raccrocha et se mordit les lèvres :
« Il va falloir retirer la balle je suppose. »
« Il me faut un couteau. »
« Hé bien, vu que nous somme civilisés nous avons ça mais ne compte pas sur moi pour le faire. »
« Chochotte. »
« Dans la cuisine. »
Derek s'y rendit et Stiles lui tendit un petit couteau :
« Tu as pas un couteau à beurre plutôt ? »
« Hein ? »
« J'ai besoin d'un truc plus grand, un vrai couteau ! »
« Oh désolé, je ne parle pas le Derek couramment. »
Il sortit le plus grand couteau qu'il put trouver :
« Ça ira. »
Il enleva son t-shirt et serra les dents en plongeant la lame dans la plaie. Le pire dans tout ça fut le regard horrifié de Stiles. Il était blanc comme un linge et semblait avoir du mal à respirer :
« Tu devrais regarder ailleurs. »
« Regarder ailleurs, oui. »
Le plus vite possible l'alpha enleva la balle et lâcha un grognement douloureux :
« Oh my god. »
« C'est bon Stiles arrête de faire ta chochotte. »
« Chochotte ? T'es sérieux ? Tu vas finir par me tuer je te jure. »
Le jeune homme sortit de la pièce assez vivement, Derek cru qu'il allait rendre son dîner mais il revint quelque seconde plus tard avec des compresses et un désinfectant :
« Je vais guérir ça sert à rien. »
« Oui bah moi je suis humain et je désinfecte les plaies alors tu la fermes. »
« Pardon ? »
Depuis quand il n'avait plus peur de lui ?
« Tu la fermes, s'il te plait ? »
« On va dire que c'est mieux. »
Stiles imbiba une compresse de produit et s'acharna à nettoyer la plaie. Il était proche, vraiment trop proche et la chaleur de sa main sur sa peau lui collait bien plus de frisson que la douleur causée par ses soins.
Ils sursautèrent tout les deux quand la porte d'entrée s'ouvrit. Stiles fronça les sourcils et hurla :
« Scott ? »
« Ouais. »
« Dans la cuisine. »
L'ado entra et se figea :
« Qu'est ce qui s'est passé ? C'est quoi tout ce sang ? »
« Des emmerdes, comme je le disais. Je vais lui chercher une chemise. »
Stiles sortit précipitamment et Scott soupira :
« Ok je répète, qu'est ce qui s'est passé ? »
Derek lâcha un soupir…
Il fallu une heure au shérif pour régler la situation et rentrer cher lui. Derek entamait sa troisième tasse de café quand il entra. Les deux ados se levèrent d'un bon et Stiles grimaça en regardant le pansement sur le sourcil de son père :
« Est-ce que ça va ? »
« Il parait que j'ai prit un coup sur la tête ça pourrait expliquer les trucs bizarres que j'ai vu là bas… »
Le shérif se mit à le fixer et Derek secoua la tête :
« Non ça ne pourrait pas. »
« Je veux des explications. »
Il se tourna vers Scott :
« J'aurais du me douter que tu étais mêlé à tout ça. »
Stiles frappa dans ses mains :
« Bon ok, tout le monde dans le salon, on va en avoir pour un bon moment. »
Il les fit s'installer, et commença a raconter.
Il fallu du temps, surtout que c'était Stiles qui racontait en en rajoutant parfois revenant en arrière quand il oubliait des détails, ou que le shérif posait une question. Souvent le regard du père se tournait vers lui comme si il voulait confirmation.
Quand le jeune homme en arriva enfin au moment des meurtres le soleil pointait le bout de son nez dehors :
« Et donc on croyait que c'était un être surnaturel qui avait attaqué ces gens, mais c'était qu'un mec en fait… »
« C'est pas lui l'assassin. »
« Quoi ? »
« J'ai suivi la piste jusqu'à lui parce que deux témoins l'ont vu trainer sur les scènes de crime. »
« Si c'est pas lui c'est qui ? »
« Quand je suis allé l'interroger, il m'a assommé et conduit chez lui. Il délirait parlait d'une femme, disait que ce n'était pas de sa faute, qu'elle, je cite, ''ne faisait pas ça méchamment''. »
Stiles grogna :
« Donc c'est pas fini ? »
« Je ne pense pas non et on n'en a pas fini ici non plus. »
« Comment ça ? »
Derek su ce qui allait se passer quand le shérif tourna la tête vers lui :
« Je veux voir. »
« Je ne crois pas que… »
« J'ai besoin de le voir histoire de me persuader que je ne suis pas fou. »
Il jeta ensuite un regard à Scott qui haussa les épaules et se transforma. Le shérif ne broncha pas il se contenta de regarder. Derek abdiqua et changea à son tour, le père de Stiles hocha alors la tête et ils changèrent a nouveau :
« Bien maintenant je vais me coucher. Et pour l'amour du ciel essayer de rester en dehors des ennuis pendant au moins 6h. »
Fatigué Derek se leva et la voix de Stiles retentit aussitôt :
« Tu t'en va ? »
« Oui j'ai besoin de dormir moi aussi. »
« Reste là s'il te plait. »
Quelque chose dans le « s'il te plait » le fit craquer et il hocha la tête.
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Stiles apporta un drap et deux oreillers dans le salon :
« Si tu veux prendre une douche va si j'ai mis des serviettes propres dans la salle de bain. »
Son cœur battait étrangement vite et il espérait que le loup ne l'avait pas perçu.
Comme Derek ne prenait pas la peine de répondre ou même de le regarder, Stiles abandonna et remonta dans sa chambre.
Scott était là, allongé sur son lit à jouer avec sa balle de lacrosse. Son ami lui jeta un regard éloquent :
« Quoi ? »
« Pourquoi tu m'a pas appelé moi ? Pourquoi tu as appelé Derek ? »
Stiles resta bloqué un moment… oui pourquoi ? Il sortit la première excuse qui lui passa par la tête :
« Il a dit que tu étais un bleu pour suivre une piste. »
« Avoue que tu as même pas pensé à m'appeler. »
« Je… Ouais c'est vrai j'avais… besoin de Derek. »
« Pourquoi ? »
« J'en sais rien, j'avais besoin qu'il soit là, je savais qu'il retrouverait mon père. »
Stiles se laissa tombé sur son lit à coté de Scott et enfouit son visage dans le matelas espérant que son ami ne continuerait pas à l'interroger. Mais ce fut peine perdue :
« Pourquoi tu lui fais tellement confiance ? »
L'ado s'allongea sur le dos pour pouvoir répondre :
« Parce que je sais qu'il me laissera pas tomber. »
« Comment ?»
« J'en sais rien, juste… J'en sais rien. »
« Je pourrais être jaloux tu sais ça ? »
Stiles haussa les sourcils :
« Mais je le suis pas. »
« C'est vexant. »
« Non il y a quelque chose que tu ne sembles pas comprendre entre vous, mais je crois que vous tenez vraiment l'un a l'autre d'une façon étrange et bizarre mais… »
« Bien sûr que c'est étrange et bizarre ! C'est Derek Hale ! Et puis qu'est ce qui n'est pas étrange et bizarre dans ma vie ces derniers temps, je te le demande. »
Scott le regardait comme si il s'apprêtait à dire quelque chose mais il se ravisa :
« Quoi ? »
« Non rien. Du coup, quoi, notre tueuse c'est une vraie personne ou un monstre ? »
« J'en sais rien. Mon père pourra peut être nous faire entrer dans la morgue. »
« Ouais il doit avoir le code LUI. »
« Je vous déteste toi et Derek. »
« Mais non. »
« Mais si. »
« Dors. »
« Toi, dors. »
« Ok. »
*****
Stiles n'avait pas vraiment eu conscience de s'endormir, pourtant, quand il ouvrit les yeux, il était déjà 11h. Il avait du dormir environ 5h ce qui n'était vraiment pas assez.
Scott dormait toujours, il se leva en se disant qu'il aurait bien besoin d'une douche, surtout que ses deux amis loup garou avait la fâcheuse manie de le renifler.
Deux amis ?
Ouais Derek était un ami même si le loup aurait hurlé et grogné en entendant ça. Stiles attrapa des vêtements propres et se dirigea vers la salle de bain.
Une fois lavé et habillé il descendit en se demandant si Derek était toujours la. Il eut très vite la réponse quand la voix du loup lui parvint depuis la cuisine. Il s'arrêta dans l'escalier pour écouter :
« Oui je suis vraiment né comme ça. »
« Désolé de demander confirmation mais cette histoire me paraît vraiment... »
« Je suppose que n'importe qui aurait besoin d'un temps d'adaptation par rapport à ça. Enfin… à par votre fils. »
« Stiles s'adapte à tout, tout de suite. Il a la faculté de s'ajuster à chaque situation. Mais c'est dangereux tout ça pour lui. »
« Il est plus courageux et débrouillard que ce que vous croyez, n'est pas Stiles ? »
Ok grillé ! Bien sûr que le loup garou l'avait entendu venir ! Il entra dans la cuisine :
« Ma mère-grand que vous avez de grandes oreilles ! »
« Je ne te pensais pas capable de citer Perrault. »
« Tu préfères la version des frères grimm peut être ? »
Son père les regardait comme s'il tentait d'évaluer la situation, puis il secoua la tête :
« Scott dort encore ? »
« Une vraie marmotte. Bon je suppose qu'il faut s'y mettre à un moment donné donc : Papa est ce que tu peux nous faire entrer dans la morgue ? »
« La morgue ? Pourquoi faire ? »
C'est Derek qui répondit :
« Pour que je puisse voir les morsures, évaluer ce qui les a causées et le trouver. »
« Toujours dans l'hypothèse ou ce qu'on cherche n'est pas humain ? »
Stiles eu une grimace de dégout :
« Oui bah j'aimerais mieux pas imaginer qu'un humain puisse aller bouffer le cœur des gens donc on va dire qu'on à affaire ààà euuuuh... Un zombie ? »
Derek leva les yeux au ciel :
« Ça n'existe pas les zombies ! »
« Qu'est ce que tu en sais bad wolf ? Dommage qu'Alisson sois pas là, j'aurais bien jeter un œil au bestiaire. »
L'alpha réagis aussitôt :
« Hors de question de mêler les Argents à ça. »
« Tu n'es qu'un rabat- joie Derek Hale. »
« Il t'a sauvé la vie Stiles. Il s'est prit une balle.»
« C'est pas la première fois et puis c'est bien fait pour lui. »
D'une même voix les deux hommes réagirent :
« Quoi ? »
« Je me suis cassé la tête à te chercher un appart et tu as même pas voulu le visiter. »
« Oh donc je le méritais ? »
« Ouais et arrête de te plaindre comme si tu en étais mort. C'est qui la chochotte maintenant ? »
« Tu sais que c'est pas parce que ton père est dans la pièce que je vais pas te frapper ? »
Le shérif les observait tout les deux se disputer, si on pouvait vraiment appeler ça une dispute, il se passait quelque chose entre ces deux, là quelque chose d'indéfinissable pour le moment :
« Vous êtes tout le temps comme ça tous les deux ? Comment vous vous supportez ? »
Stiles secoua la tête :
« Tu peux nous faire entrer dans la morgue ou pas ? Depuis quand ils ont installé un digicode au fait ? »
« Comment tu sais ça ? »
« On a essayé d'y entrée hier. Ouais c'était juste hier en fait, j'ai l'impression que ça fait plus. Mais ils ont mit un code, pourquoi ils ont fait ça ? »
« Pour que des petits malin comme toi n'entrent pas pour faire des blagues. »
« Moi je voulais pas faire des blagues, mais mon pote le loup garou avait besoin d'entrer pour renifler les cadavres. Ouais je sais c'est dégoûtant et encore tu sais pas tout, Scott me renifle, moi ! Tu te rends compte ? J'ai intérêt à prendre des douches souvent surtout qu'il dit que je sens comme Derek parfois, tu te rends compte, je sens comme un mec qui vit dans une maison délabrée où il y a même pas de douche et… »
« Stiles. »
«… Et mon meilleur ami me renifle, non moi, je te le dit y a des truc qui se font pas même entre meilleurs amis… »
« Stiles. »
« Et puis je me douche tous les jours, quand j'y pense, surtout qu'il fait chaud alors… »
« STILES ! »
« Quoi ? »
L'humain jeta un regard à son père et au loup. Ce dernier se retenait de rire, un sourire s'affichait presque sur son visage alors que celui de son père était dubitatif. Stiles aurait voulu que Derek se lâche, il aurait donné beaucoup pour le voir rire ou juste sourire, il secoua la tête et soupira :
« Pourquoi tout le monde hurle mon prénom comme ça ? »
« Par ce que quand tu pars de cette façon tu ne m'entends pas. »
« Mais si je t'entend. »
« Alors pourquoi est ce que tu continues ? »
L'ado haussa les épaules, Scott entra dans la cuisine en baillant :
« Bonjour. »
Le père de Stiles observa le jeune homme un moment :
« Vous digérez le faite que je suis un loup garou ? »
« Ca va venir. »
« Cool. »
Le shérif sembla se reprendre :
« Bon il faut que j'aille au poste je vais interroger notre suspect. »
« Tu nous tiens au courant ? »
« Je… »
« T'as besoin de nous pour cette enquête. »
« Ok. »
« Et essaies de trouver un moyen pour nous faire entrer dans la morgue. »
« Stiles. »
« Bienvenue dans mon monde papa. »
« Je suis pas certain d'apprécier. »
« Moi non plus. »
Le shérif secoua la tête, et sortit, Derek se leva à son tour :
« Tu t'en vas ? »
« Tu vas encore me demander de rester ? »
« Je pourrais, méfie toi. »
« Tiens-moi au courant pour la morgue. »
Stiles hocha simplement la tête et regarda le loup sortir. Scott attrapa une tasse dans le placard et se servi un café :
« On va faire quoi nous ? »
« J'en sais rien, on n'a aucune piste, on est dans une impasse. »
« Tu sais quoi ? Je vais aller me recouché en fait. Tu viens ? »
« Non vas-y, j'ai des trucs à chercher sur le net. »
Scott remonta, Stiles attrapa son ordi et fit quelques recherches. Son idée de zombie n'était peut être pas si ridicule que ça.
*****
Quelques heures plus tard, c'est sa sonnerie de portable qui le réveilla, il s'était endormi sur le canapé. Il attrapa son téléphone et grogna :
« Allo ? »
« J'ai trouvé pour ce que tu m'as demander. »
« Papa ? »
« Non c'est bugs bunny. »
« Pas très convaincante ton imitation. »
« Ce soir après 22h. »
« Ok. »
Stiles se releva et appela :
« Scott ? »
La maison semblait vide sur la table basse était posé un post it :
''Suis rentré chez moi, je dine au resto avec ma mère ce soir, mais n'hésite pas à m'appeler en cas de besoin''
Si les souvenirs de Stiles était bon c'était l'anniversaire de Melissa qu'ils fêtaient ce soir. Le voyage à la morgue se ferait donc sans Scott.
Il fallait qu'il appelle Derek…
Derek.
Il y avait quelque chose de confus en lui chaque fois qu'il pensait au loup garou. Parfois il avait envie de le frapper, là, c'était plutôt facile de se retenir par ce qu'il savait que l'alpha le lui rendrait, mais le plus souvent, il avait envie de le toucher et là c'était plus difficile de se retenir.
Mais chaque fois qu'il s'y risquait le loup le rembarrait et c'était de plus en plus douloureux.
Comme hier dans la voiture… Stiles se sentit mal en y repensant. Il aurait voulu pouvoir être aussi proche de Derek qu'il l'était de Scott. Pouvoir le toucher, le serrer parfois contre lui ou juste le voir rire, sourire. Le voir heureux.
Peu être que Derek ne pouvait plus être heureux ? Le cœur de Stiles manqua un battement. Il espérait vraiment que ce n'était pas le cas.
Il se passa une main sur le visage. Plus il s'interrogeait sur ce qu'il ressentait plus les choses devenaient confuses. Mieux valait ne plus y réfléchir.
En soupirant Stiles lança l'appel :
« T'as mis mon numéro en favori ou quoi ? »
« J'ai pas besoin je suis en illimité. »
« Quelle idée ! »
« Si tu continues je raccroche avant te dire que mon père nous veut à la morgue à 22h. »
« Il aura le code ? »
« Hé. »
« Quoi ? c'est un Stilinski après tout. »
« Je te déteste, tu sais ça ? »
« Ca veux dire que tu vas me lâcher la grappe ? »
« Jamais ! Autant t'y faire tu m'auras sur le dos toute ta vie. »
C'était assez ambigüe cette phrase non ? Le loup ne sembla pas s'en rendre compte ou alors il avait prit l'habitude de ses bizarreries :
« Et les recherches pour notre femme assassin indéterminé ça avance ? »
« Qui te dit que c'est ce que j'ai fait ? »
« Je te connais Derek t'es probablement retournée à la maison du mec pour voir si tu pouvais trouver des indices. »
« Et tu m'as pas suivi, je suis étonné ! La petite mésaventure d'hier t'a enfin fait comprendre que c'était dangereux pour toi cette vie ? »
« Non même pas, j'avais juste besoin de m'éloigner un peu de toi. »
À peine la phrase terminer Stiles la regretta, il y eu un long silence et puis enfin la voix de Derek retentit :
« Alors tu as enfin compris que j'étais dangereux pour toi. »
« Non, tu te débarrasseras pas de moi comme ça. »
« Pourquoi ? »
Ça c'était une bonne question :
« Il va falloir que tu tournes la page un jour ou l'autre, Derek Hale. Que tu finisses par te rendre compte que malgré ton fichu caractère et tes grognements incessants les gens peuvent finir par t'apprécier vraiment sans faire semblant ou sans te vouloir du mal en fait.»
« Tu me fais chier Stiles. »
« Je sais mais j'ai pas l'intention de te laisser te morfondre toute ta vie. »
« Je serais chez toi à 22h. »
Sans un mot de plus Derek raccrocha.
Pourquoi continuait-il d'insister ? Qu'est ce qui le poussait comme ça vers l'alpha ? Quoi que ce soit, ça finirais probablement mal. Derek n'était pas près de changer, il ne voulait pas changer.
À la limite de la dépression, Stiles se leva. Il fallait qu'il sorte, qu'il s'occupe jusque 22h. Il reprit son ordi et recommença ses recherches sur les zombies.
A suivre...
voilà j'espère que ça vous a plus la suite dans une semaine
