Mension légale:When the Missing Come Home est à nails233 ce que Twilight est à une certaine Stephenie Meyer (Stephenie qui?). Quant à moi, je ne suis que leur bilingue messager.
(Cf. chapitre 1 pour plus de détails).

Remerciements :
Au reviouveuses, sur nos deux profils, au fidèles et aux nouvelles. Merci pour les alerts et favs.
Merci de nous suivre et d'apprécier notre travail.

NdeBluelinote:

Ouiiiiiiiii! Vous ne rêvez pas, la linote a enfin pondu la traduction d'un nouveau chapitre.

Et la linote présente toutes ses excuses aux fans de nails233 et de cette histoire pour le looooooooooong délai. Je ne m'étalerai pas, mais bon, disons que depuis juin je ne retrouve plus mes lunettes roses. Et pis, je n'avais plus d'ordi perso, et pis,... enfin bref, la vie, quoi. Et comme la vie n'est pas rose depuis quelques temps, bein, Bluelinote, la lectrice et la traductrice, s'est échappée un peu plus loin dans le virtuel et a fait un peu plus de place dans ma vie pour mon côté Bleue BETAPLUME.

Sur ce, je vous laisse lire... RDV à la fin:

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––(| LE CHEMIN DE LA MAISON |)––
––~––

Chapitre 7

PdV d'Edward

–– Bonjour Isabella, dis-je lorsqu'elle commença a frotter sa joue contre ma poitrine.

Elle cessa immédiatement de bouger et répondit,

–– Bonjour, Maître.

–– J'ai réfléchi pour aujourd'hui. Tu vas mettre quelque chose de confortable après ta douche parce que je t'emmène faire un tour à la ferme pour la journée. Nous serons de retour ce soir, donc tu ne vas rien amener d'autre. Cela te plairait-il d'aller à la ferme aujourd'hui?

–– Oui... Maître, cela me plairait beaucoup.

Je la sentis légèrement sourire dans ma chemise.

–– Alors, tu ferais mieux d'aller dans cette douche. Je te retrouverai à la cuisine pour le petit déjeuner. Compris?

–– Oui, Maître.

Je la laissai dans la chambre tandis que je descendais pour préparer son petit déjeuner. Tout compte fait, cela ne s'avéra pas nécessaire puisque Esme était, non seulement déjà en train de s'occuper de ça mais qu'elle lui préparait aussi un panier de nourriture et de l'eau pour la journée.

–– Alice a dit que vous y passeriez la journée, donc je lui en ai aussi préparé suffisamment pour midi.

Esme rayonnait de pouvoir faire quelque chose pour Bella.

–– Merci, Esme, c'est fantastique. Je suis sûr qu'elle va adorer. Tu as l'air extrêmement heureuse aujourd'hui. Puis-je demander en quel honneur?

–– Et bien... cela à peut-être quelque chose à voir avec le mail que notre notaire a envoyé à Carlisle il y a un petit moment. Il semblerait qu'il ait réussi à retrouver le propriétaire de la ferme.

Elle m'adressa un sourire éclatant. Je savais qu'elle ne me disait pas tout.

–– Et? L'encourageai-je.

–– Il semblerait que cette propriété que son oncle décédé lui avait laissée lui soit sortie de l'esprit, et maintenant qu'il a presque quatre-vingt dix ans, il est plus que disposé à nous la vendre. Bien entendu, une fois que nous aurons payé les arriérés d'impôts.

–– C'est merveilleux! Quand cela sera-t-il réglé au plus tôt?

–– Carlisle dépose le chèque à la perception ce matin en sortant du travail.

–– Laisse-moi deviner, tu a déjà fini les plans?

–– Ma foi... oui, en effet, mon doux garçon. Aimerais-tu jeter un œil sur les ébauches que j'ai dessinées hier soir?

Pareil à un enfant chez le confiseur, je hochai avidement la tête.

Elle était pratiquement ivre de joie en déroulant les ébauches.

–– Bon, bien sûr, ces plans seront modifiés une fois que tu auras vu la maison par toi-même. Et à ton retour, je veux que tu me dises toutes les petites choses que tu souhaites y avoir. C'est la première maison que je dessine pour toi, aussi je veux qu'elle soit parfaite.

Elle termina sa phrase en m'attrapant pour me serrer dans une étreinte maternelle.

Lorsque je relevai les yeux, Bella se tenait au pied de l'escalier mais il lui restait encore à venir jusque dans la cuisine. Le fait me rendit perplexe parce que la veille, elle était venue jusqu'à moi sans hésitation pour ensuite se mettre à mes pieds. A présent, pour je ne savais quelle raison elle attendait avant de s'approcher. Elle attendait quoi?

–– Isabella, qu'attends-tu?

Elle ne me répondit pas. Elle se dandina d'un de ses petits pieds sur l'autre, l'air mal-à-l'aise.

–– Viens ici, Bella.

Elle s'avança précipitamment jusqu'à la porte puis attendit. Encore.

–– Isabella, de quoi as-tu peur?

–– Je suis extrêmement désolée, Maître, je... ne... voulais pas faire intrusion... au milieu de votre accouplement.

Je comprenais à présent. Elle pensait qu'Esmé et moi étions sur le point de... Euh, bon, ce n'était pas le genre d'image mentales que je souhaitais voir s'imposer dans mon esprit.

–– Isabella, Esmé est l'épouse de Carlisle, pas la mienne. Je te l'ai déjà dit. Ce que tu as vu n'était que le genre d'étreinte que l'on se donne entre membres d'une famille. Aimerais-tu qu'Esmé t'en donne une?

Lorsqu'elle se mordit la lèvre, je sus qu'elle débattait de la question.

–– Oui, Maître, répondit-elle dans un léger murmure.

Sans un mot de plus, elle fit un pas vers Esmé et attendit que celle-ci annule l'espace qui les séparait. Avec précaution, Esmé enroula ses bras autour de la taille de Bella. De manière surprenante, Bella fit de même sans que j'aie à l'y pousser. Esmé rit doucement lorsque Bella laissa reposer sa tête sur son épaule en soupirant. Il semblait bien que Bella appréciât le geste et, à en juger par ses pensée, Esmé aussi. Elle était assez fière des marques d'affection de sa nouvelle fille. Plus elles se tenaient dans les bras l'une de l'autre, et plus l'envie montait en moi, parce que j'avais souhaité que Bella le fasse avec moi dès le première fois que je l'avais vue. Je me raclai la gorge pour leur suggérer de se séparer. Cela eut l'effet escompté et Bella se recula de deux pas, l'air presque triste. Je savais bien que je n'aurais pas dû être envieux, et lorsque je vis passer sur les traits d'Esmé la déception de voir Bella lui être retirée des bras, je sus qu'il fallait que j'arrange cela. Comment pouvais-je me montrer si égoïste ? Il était clair qu'elles en avaient toute les deux besoin.

–– Isabella, assieds-toi et mange pendant que je finis de préparer notre départ. Et je veux que tu saches que chaque fois que tu as envie qu'Esmé te serre dans ses bras, tu peux le lui demander, compris?

–– Oui, Maître, répondit-elle. En sortant pour aller mettre le panier dans ma voiture, je vis les sourires sur leurs deux visages.

Lorsque je revins, Bella était en train de joyeusement dévorer sa salade de fruits à belles dents. Après avoir glissé le dessin sous ses yeux, je la vis changer légèrement de position pour mieux le voir.

–– Isabella, voici les premières ébauches de ce qu'Esmé compte changer à la ferme. J'aimerais que tu donnes ouvertement ton avis.

C'est sans en détacher le regard quelle déclara:

–– C'est très beau.

Je soupirai devant l'absence de plus amples commentaire.

–– C'est vrai, mais que penses-tu des changements qu'elle va effectuer dans la maison?

–– Puis-je poser une question, Maître?

–– Oui, j'espère que tu voudras en poser plusieurs. Je préférerais que tu acceptes de me regarder lorsque tu me poseras tes questions.

Je plaçai un doigt sous son menton, le guidai vers le haut afin d'être en mesure de voir ses yeux couleur chocolat.

–– Est-ce que ces changement vous feront plaisir?

Je me passai la main dans les cheveux en un geste de frustration.

–– Isabella. Je veux. Savoir. Si. Ça te. Ferait. Plaisir. À toi. Je m'assurai de bien détacher les mots, dans l'espoir que leur sens la pénètre.

–– Oui, Maître, cela me ferait plaisir.

–– C'est très bien, Isabella. Y a-il quoique ce soit que tu voudrais changer?

Je frottai ma main dans ses cheveux, ce qui l'amena à modifier légèrement sa position pour venir à la rencontre de ma main.

–– Juste... commença-t-elle.

–– Oui,... Isabella, juste quoi?

–– Il n'y a pas de baignoire. Je n'aime… pas vraiment les douches.

Elle mordilla sa lèvre au lieu de grignoter sa nourriture. Après voir réfléchi un moment, je compris. Elle faisait cela chaque fois qu'elle s'inquiétait d'être déçue de moi.

–– Esme va arranger cela tout de suite. C'était très bien, Isabella. Y a-t-il autre chose que tu voudrais changer?

–– Non, Maître.

Une fois qu'elle eut fini de petit déjeuner, elle me suivit jusqu'à la voiture et y monta lorsque j'en ouvris la portière. Comme à son habitude, elle se tint assise la tête baissée, les mains croisées dans son giron. Je l'observais attentivement à l'affût d'un quelconque signe indiquant qu'elle reconnaissait la région, mais apparemment pas. Enfin, jusqu'à ce que je m'engage sur le chemin de terre qui menait à la ferme. Elle se mit immédiatement à gigoter, comme elle l'avait fait la veille, lorsque la glace était dans le coffre. Dès l'instant où la voiture s'arrêta, elle agrippa la poignée de la portière, attendant que je dise les mots. En un éclair, je rejoignis son côté du véhicule et ouvrit sa portière.

–– Sors, Isabella, dis-je doucement. Tant que nous sommes ici, tu vas te balader librement. Va t'occuper de tes cultures. Je vais attendre ici un moment.

–– Oui, Maître. Merci, fit-elle avant de partir en courant vers les champs.

Depuis mon poste d'observation sur le capot de la Volvo, je la regardai gaiement passer la main sur le sommet de ses plantes. Le sourire qui ornait ses lèvres rose et parfaites m'hypnotisait et je voyais aussi l'éclat qui étincelait dans ses yeux. Elle était véritablement renversante dans sa jupe de paysanne pourpre et son T-shirt blanc. Cela ne me surpris pas de la voir se débarrasser de ses chaussures tout en courant. Comme si elle n'était pas déjà assez époustouflante, lorsque le soleil fit une brève apparition, les rayons dorés rehaussèrent ses cheveux de reflets d'or et de rouge.

Toutefois, la meilleure chose qui arriva ne fut pas la vision qu'elle offrait, mais sa voix. Pour la première fois depuis que je l'avais rencontrée, elle riait en tournant sur elle-même, dansant en cercle au milieu des fleurs sauvages qui couvraient le terrain en dehors de ses cultures. Elle avait vraiment l'air libre et heureuse.

Une fois qu'elle se fut mise au travail, elle s'arrêtait et se penchait méthodiquement sur chaque plante, les arrosant à l'aide d'un arrosoir. Je ne pouvais m'empêcher de fixer son glorieux derrière tandis qu'il se trémoussait à chacun de ses mouvements. Dans une vaine tentative pour détourner mon esprit des courbes de sa silhouette, je tirai de la voiture le panier ainsi qu'une couverture. Prudemment, elle m'observa m'avancer avec confiance jusqu'au tapis de fleurs et disposer son pique-nique. Toujours dans le jardin, elle attendit mon signal alors que je m'asseyai et l'appelai.

–– Isabella, c'est l'heure de ton déjeuner.

Elle s'approcha en sautillant, s'arrêta (5 feet) à 5 pieds de moi avant de venir me rejoindre et de s'agenouiller sur la couverture. Elle suivit les motifs du plaid d'un doigt paresseux.

–– Mange, Isabella. Lui dis-je.

Après avoir inspecté les choix qui s'offraient à elle, elle se décida pour quelques oranges. Esmé les avait coupées pour elle. Voir le jus dégouliner de son menton me mit à l'esprit des visions dans lesquelles je léchais le jus depuis son menton jusqu'à ses lèvres rouges et pulpeuses. Je finis par devoir rajuster mon jean parce qu'il était sacrément trop serré. Elle poussa un soupir de bonheur mais ne fit pas un mouvement.

–– Isabella, je vais entrer et inspecter l'intérieur de la maison. Tu as le choix : tu peux venir avec moi ou tu peux finir ce que tu fais ici. Que choisis-tu?

–– Finir ici, s'il vous plaît, Maître?

–– C'est très bien. Lorsque tu auras terminé, tu me rejoindras à l'intérieur.

–– Comme il vous plaira, Maître, répondit-elle avant de retourner à sa tâche en courant.

Après avoir tout remballé, je me dirigeai vers la voiture. Passer cinq heures à la regarder dans le moindre de se mouvements était une chose que je voulais décidément faire à nouveau dès que possible. Elle se sentait chez elle ici. Lorsque j'ouvris la porte de la maison, je fus à nouveau tout aussi choqué que la première fois où je l'avais vue dans les souvenirs de Jasper. Trois matelas miteux à l'air crasseux avaient été poussés côte à côte à même le sol devant la cheminée. On les avait gardés nus, sans même un drap. Dans la cuisine, le constat était tout aussi terrible. Il y avait un fourneau cassé, pas de réfrigérateur, simplement trois chaises qui avaient fait leur temps et une table tout aussi usagée. Lorsque j'atteignis l'étage, j'étais officiellement dégoûté. Il semblait qu'elles ne venaient jamais jusque là. Alistair y avait monté tous les meubles cassés pour éviter d'avoir à s'en débarrasser.

* Cependant, le plus troublant fut le coffre que je découvris, rempli de vêtements féminins. A moins de vider complètement la pièce, la police ne l'aurait jamais trouvé. À en juger par les tailles et les styles, les affaires avaient appartenu à au moins vingts filles différentes. Cela voudrait dire qu'Alistair avait déjà commis des actes similaires avant d'amener Bella en ces lieux. J'étais sûr de ce fait car la robe qui avait été la sienne était le seul vêtement d'enfant du coffre. Il les y avait même empilés dans l'ordre où il avait pris les filles. La robe de Bella se trouvait au trois quart de la pile en partant du haut. La seule idée qu'il l'ait utilisée pour leurrer 17 autres femmes était tout simplement révoltante. Pour l'heure, Bella ne savait rien de ce qui leur était arrivé. Qu'adviendrait-il de sa condition mentale si jamais elle apprenait la vérité? La culpabilité de savoir ce qu'elle avait fait la dévorerai probablement de l'intérieur. Je décidai d'appeler Charlie. Il saurait comment gérer la situation et ces familles méritaient de savoir ce qui était arrivé aux personnes qui leur étaient chères. Elles avaient besoin de savoir pour pouvoir faire leur deuil. Ces vêtements avaient des visages et des noms qui avaient disparus avec eux.

–– Bonjour Charlie, Edward à l'appareil. Vous avez une minute pour discuter?

–– Sûr. Tout va bien du côté de Bella?

–– Oui, elle est en ce moment-même en train de savourer une journée à la ferme. Elle a l'air si libre ici, Charlie. Le problème c'est que... J'ai trouvé quelque chose qu'il va vous falloir venir voir. C'est quelque chose qui concerne la police officielle... si vous voyez où je veux en venir.

–– Je me doutais que nous trouverions davantage. Qu'as-tu trouvé?

–– Des vêtements, soupirai-je.

–– Okay. Bon, il ne faut pas que cela puisse mener à toi ou à Bella. Alors, je vais passer et le ''découvrirai'' plus tard dans la soirée.

Je pouvais jurer que si Bella n'avait pas souhaité venir vivre là, et si elle n'en avait pas eu besoin, j'aurais brûlé ce foutu endroit de fond en comble.

Lorsque le vent souffla par un carreau cassée, je perçus une odeur qui n'aurait pas dû se trouver là.

–– Charlie, avez-vous envoyé quelqu'un de la meute?

–– Non, pourquoi?

–– Parce que nous avons de la compagnie. Je dois y aller. Il faut que je sache pourquoi il est ici. Appelez-moi si vous ne parvenez pas à trouver le coffre. Proposai-je afin qu'il puisse mettre fin aux recherches lorsqu'il l'aurait trouvé.

Je fus en bas avant d'avoir raccroché mon téléphone. Suivre sa piste olfactive m'était facile, et tant qu'elle s'éloignait de Bella, je n'aurais pas à le tuer. Là, juste caché sous le couvert des arbre se tenait Jacob Black. Il n'essaya même pas de s'en aller lorsque je l'approchai. Ces pensées frisaient l'obsession. J'ai besoin de la voir.

–– Jake, que tu fais-tu ici?

–– Edward, j'ai juste besoin de la voir.

–– Et pourquoi as-tu besoin de la voir?

–– Parce que je me suis imprégné d'elle lorsque je l'ai vue quitter l'hôpital. Déclara-t-il en baissant les yeux et changeant d'appui d'un pied sur l'autre.

–– TOI, tu t'es imprégné d'elle?

–– Mais non, pas de Bella. De Stella. Il leva des yeux suppliants vers moi.

Lorsqu'il se mit à repenser à la façon dont cela s'était produit, je me trouvai recevoir l'impact d'un événement miraculeux. Cela n'était que légèrement différent de ce que j'avais éprouvé à l'hôpital avec Bella. Je vis les liens multicolores qui s'entre-tissaient entre eux deux. Les mêmes brins dont je sentais qu'il me liaient à Bella et qui m'avaient attiré à son chevet. Charlie, dans ses pensées, n'avait pas tort. Nos connexion étaient comparables. Comme il me serait douloureux d'être loin de Bella, je ne pus que déduire que Jake, privé de Stella, son empreinte, devait être à l'agonie. C'est pour cela qu'il avait besoin de la voir. Elles était sa vie à présent.

–– Jake, pourquoi n'as-tu pas dit à Sam ce qui c'est passé?

–– Je ne savais pas vraiment comment le lui expliquer. Je savais qu'il l'avait éprouvé avec Emily, mais j'avais le sentiment que c'était un sujet trop personnel pour être partagé avec lui. Tu ne comprends probablement pas...

–– Oh, je ne comprends que trop bien. Il est arrivé la même chose pour moi et Bella, et, moi aussi, je ne voulais le partager avec personne. J'en ai bien un peu parlé avec Carlisle, et puisqu'ils étaient tous déjà passé par là, ils ont compris.

Il sourit à mes paroles. Il semblait bien que je venais de me faire un nouvel ami dans le même temps.

–– Où est-elle, Edward, demanda-t-il d'un ton implorant.

–– En Alaska. Il se pourrait que je sois en mesure d'organiser un petit voyage pour que nous montions voir comment elle va. Aimerais-tu aller la voir?

–– Ah, ça oui, alors. Quand pouvons-nous partir, au plus tôt?

Je voyais l'excitation monter dans ses yeux et je savais que Bella adorerait y aller aussi.

–– Demain matin, c'est trop tôt?

–– Naaan, mec. Je serais chez vous aussi tôt que tu voudras que j'y sois. J'aillais juste suivre sa piste, mais, j'ai pensé que les autres vamps ne me laisseraient pas juste débarquer et venir lui parler. Ils auraient probablement attaqué d'abord et posé les questions plus tard. Fit-il avec un petit rire.

–– C'est en effet une bonne probabilité, les connaissant.

Nous rîmes ensemble, cette fois-ci.

Tout le temps de ma conversation avec Jake, je gardai un oeil sur Bella, mais, à aucun moment elle ne quitta le jardin, alors, Jake et moi nous assîmes pour l'observer depuis la forêt.

–– Comment elle se débrouille avec tout ça?

Je poussai un lourd soupir.

–– Elle gère bien la situation, mais je doute qu'elle soit prête à ce que je la libère de mon emprise avant très longtemps. Stella devrait, espérons-le, guérir plus rapidement puisqu'elle n'était pas la depuis aussi longtemps. Et puis, elle était plus âgée lorsqu'ils l'ont enlevée.

–– À la voir se promener en dansant comme ça, on la croirait à Woodstock.

Il n'avait pas tort. Elle ressemblait à une enfant-fleur des Sixties, avec les fleurs sauvages qu'elle avait piquées dans ses cheveux.

–– Tu crois que Stella sait seulement que j'existe?

–– Emily le savait-elle, pour Sam?

–– Ouais. Elle a dit qu'elle s'est instantanément sentie attirée par Sam, dit-il en haussant les épaules.

–– Et bien... il est possible que Stella le sache lorsqu'elle te verra. Mais si ça n'arrive pas, que feras-tu?

–– Je ne sais pas. Tout ce que je sais c'est que je dois être près d'elle. Alors si pour ça je dois me cacher dans les arbres et la regarder vivre de loin, et bien qu'il en soit ainsi.

–– Hé, reparlons plutôt de cela quand nous ferons route vers l'Alaska. Bella s'apprête à rentrer dans la maison.

–– Sûr. On se dit 7 h demain matin?

–– Cela me paraît bien. À demain, donc.

Après une rapide poignée de mains, je partis au pas de course vers la maison.

Je ne m'attendais certainement pas à ce qui m'attendait de l'autre côté de la porte. Elle était là, dans toute sa glorieuse nudité, agenouillée près de l'entrée, m'attendant. Il fallait vraiment qu'elle arrête avec cette habitude de ce mettre toute nue. Ça me tuait de devoir me forcer à ne pas la regarder. Il m'était encore plus difficile d'empêcher que la tension que j'éprouvais ne s'entende dans ma voix. Qui aurait pensé qu'il me faudrait tant d'effort pour empêcher mon corps de la désirer. Certainement pas moi! Je n'avais jamais désiré quiconque auparavant, mais je désirais assurément Bella. Je fixai le plafond en me grattant la tête. Je ne voulais pas qu'elle pensât qu'elle avait fait quelque chose de mal. Et pourtant, elle me surprit encore lorsqu'elle appuya sa tête contre ma hanche, frottant son nez contre mon jean. Même tout le self-contrôle du monde ne pût alors m'empêcher de durcir sous sa caresse. Je ne pouvais rien y faire, son contact faisait crier mon corps qui en demandait davantage. Quoi qu'il en soit, il n'obtiendrait rien. Je ne permettrai pas que pareille chose arrive.

Je reculai avant d'atteindre mon seuil de combustion spontanée.

–– Isabella, habille-toi. Nous rentrons maintenant. Nous reviendrons dans quelques jours.

PdV de Bella

Ce fut une sensation merveilleuse que de me réveiller sur le Maître, ce matin. J'étais en train de faire le plus agréable des rêve sur lui. Alors lorsqu'il me dit que nous allions à la ferme, je ne pus m'empêcher de sourire. Dans mon rêve, c'est là que nous vivions, et nous nous promenions dans les cultures. Nos deux visages étaient souriants et nous nous tenions par la main. Je savais bien que ce n'était qu'un rêve, mais il me fit me sentir tout chose, à l'intérieur.

En arrivant en bas après m'être douchée et habillée pour la journée, je me figeai instantanément en voyant le Maître les bras autour d'Esmé. J'étais sûre que j'avais interrompu leur accouplement, mais lorsqu'il m'expliqua que c'était ce qui se faisait dans une famille, et me demandant ensuite si je voulais qu'Esmé me serre dans ses bras, je répondis oui doucement. L'étreinte des bras de Stella me manquait, alors quand Esmé mis ses bras autour de moi, je m'y sentis si bien que je ne voulais plus jamais les quitter. Mais alors, le Maître s'éclaircit la gorge, et je reculai, triste d'un sentiment de perte. Cependant, cela ne dura pas parce qu'il me dit ensuite que je pouvais serrer Esmé dans mes bras quand je le voulais, ce qui me fit sourire et en levant furtivement les yeux, j'ai vu qu'Esmé souriait aussi.

C'était un sentiment merveilleux que d'être de retour à la ferme. Je savais que c'était seulement pour la journée, mais je m'en fichais, j'étais à la maison, même si ce n'était que pour un petit moment. Quand le Maître me dit que j'étais libre de me balader, c'est ce que je fis. C'était comme si la ferme saluait mon retour. Le contact des plantes et des fleurs sous mes mains était une sensation merveilleuse. Celui de l'herbe entre mes orteils faisait monter des frissons le long ma colonne vertébrale. Je ne pouvais m'empêcher de danser au son de la nature tandis que les oiseaux pépiaient et que le vent soufflait sur les feuilles. C'était un air que j'avais l'habitude d'entendre.

Je voyais bien que le Maître observait tout ce que je faisais, mais à aucun moment il ne me rappela à l'ordre, alors j'ai juste continué ma journée, comme je l'aurais fait avant. Lorsque le soleil perça les nuages, je ne pus m'empêcher de l'admirer dans toute son étincelante gloire. Je ne pourrais pas trouver les mots pour décrire correctement les sentiments qui soudain s'étaient mis à sourdre de mon âme dès le premier instant où je l'avais vu. Mais quoiqu'ils fussent, je les aimais. Je savais qu'il avait quelque chose de différent. Quelque chose au fond de moi me disait qu'il me protégerait et s'occuperait bien de moi pour toujours. Il me regardait de la même façon que l'ancien Maître regardait Stella.

Le simple fait de penser à elle me fit ressentir son absence plus vivement encore, parce qu'elle était toujours là pour m'aider au jardin et à la préparation de nos repas. Au début de son arrivée, nous avions passé de nombreuses heures à lire ensemble, enfin, jusqu'à ce que l'ancien Maître nous enlève les livres. Il disait qu'ils allaient me corrompre. Toutefois, cela n'avait jamais dissuadé Stella. Quand elle n'avait plus pu m'apprendre à lire, elle était passée aux mathématiques. Les maths n'étaient pas aussi terrible que je l'avais pensé. Elle les avait rendus amusants en utilisant nos légumes pour compter. Je devais me rappeler qu'elle avait un nouveau Maître, un qui était comme le mien. Elle devait avoir de nouveaux amis. J'avais secrètement espéré qu'un jour je pourrais être amie avec les Cullen, mais je n'étais pas sûre que cela fût possible. C'était des vampires. Est-ce qu'humains et vampires pouvait être amis?

Lorsqu'il pénétra dans le bois, et n'en ressortit pas, je craignis le pire. Avais-je fait quelque chose de mal et m'avait-il laissée? Qu'avais-je fait? Tout en courant vers la porte, j'espérais que si je l'attendais comme j'étais supposée le faire il reviendrait peut-être et me pardonnerait.

Une fois à l'intérieur, je me défis de mes habits et me mis en position, en priant tout du long qu'il reviendrait et qu'il verrait que j'étais sage. Lorsque la porte s'ouvrit, j'avais tellement envie de lever les yeux pour voir ce que disait son visage, mais si je l'avais déjà mis en colère, je ne souhaitais pas aggraver les choses. Finalement cela n'avait pas d'importance parce qu'à la seconde où sa main toucha mes cheveux, je sus que tout allait bien entre nous. Je m'assurai qu'il sache que j'étais désolée de l'infraction que j'avais commise, quelle qu'elle ait pu être, en me frottant à lui en retour. J'eus presque des frissons en sentant sa froidure tout autour de ma tête, mais je les réprimai.

–– Isabella, habille-toi. Nous rentrons, maintenant. Nous reviendrons dans quelques jours.

Vrai?

Dieu merci, il m'avait complètement pardonnée et était prêt à me ramener ici à un autre moment. Ce fut un grand soulagement, un poids en moins sur mes épaules, de savoir que je n'aurais pas à ramper pour mendier son pardon.

Je m'assurai de rester parfaitement immobile sur le chemin du retour. À moment donné, il fit bien un arrêt dans un petit magasin en cours de route, mais avec la tête baissée, je ne vis pas ce qu'il avait acheté. Cependant, quoi que ce pût être, cela le fit rire doucement, donc il devait vraiment aimer. Lorsqu'il arrêta enfin la voiture, j'entendis Alice glousser de rire depuis le porche. Tout en ouvrant la porte, il m'indiqua de le suivre dans la cuisine, ce que je fis. Ce soir c'était différent. Il s'arrêta devant les légumes et plaça un couteau sur le plan de travail.

–– Isabella, ce soir tu va préparer toi-même ton repas, juste comme tu le faisait lorsque tu vivais à la ferme. Est-ce que cela sera un problème?

–– Non, Maître, cela ne sera pas un problème, répondis-je avec assurance.

–– Bien. Alors, commence.

Il recula et je m'avançai, prenant en main la préparation de mon repas. Lorsque tout fut coupé et disposé dans l'assiette, je nettoyai mon espace de travail. Je ne voulais pas qu'Esmé rentre et me crie dessus comme elle l'avait fait sur le Maître, la veille.

–– Mange, Isabella. Ensuite, je veux que tu prennes un bain et que tu me rejoignes dans la chambre pour faire tes bagages.

Faire mes bagages? Il me renvoyait? Mais qu'avais-je fait?

Je croyais avoir été pardonnée. Je m'étais trompée. Je ne fis que picorer mon repas. J'avais officiellement perdu mon appétit. Je luttais contre les larmes en montant les escaliers jusqu'à sa chambre. Là, je me figeai lorsque je vis le grand lit tendu de la parure que j'avais choisie la veille. Alors c'était pour cela qu'il me renvoyait. Il s'était trouvé une épouse. Ce devait probablement être quelqu'un de magnifique, comme lui, une vampire. Je ne pus qu'attraper les vêtements de nuit, dont d'après lui, j'avais besoin et allai prendre mon bain. Je ne savais pas pourquoi j'étais si dévastée à l'idée qu'il ne voulait pas de moi ici. J'aurais juste aimé savoir ce que j'avais pu faire de mal. Alors, je pourrais présenter mes excuses en promettant de ne jamais plus le refaire.

Une fois que la baignoire commença à se remplir, j'y entrai et m'autorisai à m'effondrer. Je savais qu'ils pouvaient entendre beaucoup mieux que nous, mais je me disais que le bruit de l'eau couvrirait celui de mes sanglots. Dès que j'eus fait ce qu'on m'avait dit, je quittai la salle de bain pour trouver le Maître assis sur son nouveau lit.

–– Pourquoi pleurais-tu, Isabella? Demanda-t-il d'un ton sec qui me fit sursauter. J'attends de toi que tu me répondes. Pourquoi? Exigea-t-il lorsque je ne lui répondis pas.

–– Je ne veux pas partir, murmurai-je, sachant qu'il m'entendrait.

–– Tu ne veux pas aller rendre visite à Stella?

–– Non, je veux rester avec vous...

–– Isabella, es-tu en train de penser que vais me débarrasse de toi? Dit-il dans un hoquet.

–– Oui et je ne sais pas ce que j'ai fait de mal... mais je ne le referai jamais plus, quoi que cela ait pu être. Je vous promets, je ne le referai jamais plus. S'il vous plaît, ne m'obligez pas à partir, sanglotai-je.

–– Isabella, je ne me débarrasse pas de toi. Nous allons rendre visite à Stella, et ensuite, nous rentrerons à la maison. Ensemble. Je ne pourrai jamais te faire une chose pareille. Je te veux avec moi, toujours, ou aussi longtemps que tu voudras bien de moi, dit-il en m'attirant dans ses bras pour la première fois.

–– Je vous veux … pour toujours, murmurai-je dans son épaule.

–– Et bien alors, c'est une bonne chose que tu sois coincée avec moi, dit-il en riant doucement. Allons, à présent, préparons quelques affaires. Nous ne devrions pas être parti plus de trois ou quatre jours.

–– Comme il vous plaira, Maître. Je rayonnais d'excitation.

Je ne pouvais même pas décrire à quel point j'étais soulagée tandis que je me mettais à sortir les vêtements qu'il me demandait. On aurait dit que nous partions en voyage comme pour ces vacances dont Stella me parlait. Quand sa famille était encore en vie, il avaient eu l'habitude d'aller visiter beaucoup d'endroits merveilleux. Des endroits que je ne verrai jamais, tels que Disneyland ou la ville de New York. Mais l'idée de revoir Stella sonnait comme les meilleures vacances que je pouvais jamais imaginer.

–– Isabella, aimes-tu ton nouveau lit?

Mon nouveau lit?

–– Oui, Maître, répondis-je. Mais si, ça, c'était mon lit, cela voulait-il dire qu'il ne serait pas dedans avec moi ? Ou alors resterait-il dans une autre chambre?

–– Je suis content qu'il te plaise. A présent monte là-dessus et viens dormir. Une très longue route nous attend demain, dit-il, allongé sur un côté du lit et tapotant l'autre en signe d'invite.

PdV d'Edward

Au bruit de ses sanglots, mon esprit fut prit de frénésie. Tout ce que je parvins à comprendre c'était que je l'avais poussée trop loin aujourd'hui. Se pouvait-il que je lui eusse donné trop de liberté d'un coup? Ma plus grande peur était qu'elle veuille être libre pour rester à la ferme sans moi. Elles cessa finalement de pleurer juste avant de sortir du bain. Ce ne fut qu'au prix d'un effort énorme que je m'empêchai d'enfoncer la porte et d'exiger de savoir ce qui se passait. Il fallait vraiment que je me reprenne.

Je tentai de conserver un ton sans inflexion lorsque je lui demandai pourquoi elle pleurait, mais je ne crois pas ma voix soit sortie aussi plate que prévu. Je lui ai tout bonnement sauté à la gorge. Lorsque Bella me dit de quoi il retournait, ses craintes que je ne veuille la renvoyer, mon cœur se brisa. Je lui avait causé d'inutiles inquiétudes lorsque j'avais omis de mentionner que nous faisions nos bagages pour le voyage. Rosalie avait raison. Parfois, j'étais idiot. En avançant dans le processus, il fallait vraiment que je fasse plus attention à ce que je disais et à comment je formulais les choses. Finalement, je ne résistai pas au réflexe de la serrer dans mes bras. C'était si bon de la tenir là, que je ne voulais plus la lâcher. Je comprenais maintenant le regard qu'avait eu Esmé. Aussi, je fis le serment qu'à partir de cet instant, je serrerai Bella dans mes bras, juste '' parce que'', et pour qu'elle ait le sentiment d'être désirée et aimée.

Bella ne trouva pas facilement le sommeil. Elle tourna et se retourna en gigotant jusqu'à ce quelle eut fini sur moi et qu'enfin, sur un dernier soupir, elle le laissât l'emporter. J'avais pensé qu'une fois qu'elle aurait un lit plus grand elle apprécierait d'avoir plus d'espace, mais il fallait croire que je m'étais trompé, encore une fois. Lorsque mon téléphone vibra dans ma poche, je devinai, sans me tromper cette fois, qu'il s'agissait de Charlie.

–– Bonsoir, Charlie.

–– Bonsoir, Edward. J'ai besoin que tu me rendes un service. Est-ce que tu peux tenir Bella éloignée de la ferme pendant un moment? Je fais venir la meute demain matin pour qu'il ratissent les bois. Je ne veux pas que Bella voit ça.

–– Oui, bien sûr. Ce n'est pas un problème. De toute manière, c'est ce que je me disais aussi, alors j'emmène Bella voir Stella pour quelques jours. Oh, et Charlie, est-ce que ma famille devrait commencer à plier bagages? Si le Fédéraux s'en mêlent, il nous faut partir, vous le savez, n'est-ce pas?

–– Ce n'est pas un problème. Pour le moment, ils sont convaincus que le coupable a fui au Canada. En ce qui les concerne, ils ne sont au courant que des trois filles retrouvées en vie. Ils croient que ça s'arrête là. Je vais essayer de trouver qui peut bien être enterré ici, mais pour être tout à fait honnête, je ne crois pas que nous en trouverons beaucoup. Cependant, je peux au moins prévenir les familles à mesure que nous identifieront les vêtements en les comparant à ceux mentionnés dans le fichier des personnes disparues. Mais ça va prendre du temps, et donc les Feds n'en verront rien. Ça pourrait prendre des semaines ou des mois pour en faire le tour.

–– Merci, Charlie. Je suis désolé que nous n'ayons pas découvert son manège plus tôt. Nous l'aurions stoppé, si nous avions su.

–– Je sais que c'est ce que vous auriez tous fait. Merde... Il vivait à peine à quelques kilomètres d'ici et aucun d'entre nous, non plus, ne l'a compris. Prend soin de ma petite, et je la verrai bientôt.

–– Vous savez que je le ferai et je vous passerai un coup de fil lorsque nous rentrerons. Bonne nuit Charlie.

PdV de Charlie

J'attendis 19h avant de prendre la direction de la ferme. Mark n'avait aucune idée de la raison pour laquelle j'allais la-bas. Je dis juste que je voulais voir l'endroit par moi-même et m'assurer que tout avait été inspecté avant que les Cullen n'achètent la propriété et ne la vident. Même sans l'éclairage public, je la trouvait sans problème.

Le fait de voir par moi-même la maison délabrée fit courir un frisson le long de ma colonne vertébrale et je grimaçai. Lampe torche en main, je pénétrai à l'intérieur. Je ne pouvais dissimuler le rictus horrifié qui me tordait le visage. Mon bébé avait vécu dans cette crasse pendant dix ans? C'était là qu'il avait battu mon enfant jusqu'à ce qu'elle se soumette à lui. À mesure que je découvrais le rez-de-chaussée, j'eus toutes les peines du monde à me retenir de vomir et de bondir hors de cet endroit. Cependant, j'avais un travail à faire, et une fois que l'inspection du bas n'eût rien donné, j'allais vers l'étage. Le premier étage était recouvert de poussière et de toiles d'araignées, et je ne parlais même pas des nombreuses vitres cassée. Pas étonnant qu'ils n'eussent pas fini de fouiller toutes les pièces ici, elles étaient complètement obstruées par des meubles brisés. Le rapport indiquait que les pièces avaient été déclarées ''clean'' puisque les chiens n'y avaient trouvé ni explosifs, ni drogue, ni traces de décomposition. Pas assez clean, si vous voulez mon avis. Même si lundi, le shérif du comté voisin et ses hommes venaient prêter main forte aux miens pour tout sortir afin d'effectuer une fouille complète, je continuais à penser qu'ils auraient dû faire plus.

*J'avisai le coffre en question, relégué dans un coin de la pièce. Dieu merci, Edward m'avait dit ce que je cherchais et je retins mon souffle en l'ouvrant. Je fermai les yeux avant de chasser l'air de mes poumons. C'était pire que ce que j'avais craint. Couche après couche de vêtements féminins nettement empilés suivant ce qui semblait être la ligne chronologie de ses enlèvements. La plupart des habits portaient des traces de sang séché, certains plus que d'autres, et quelques uns semblaient avoir été déchirés. Je me figeai à l'instant où je vis la petite robe rose. Elle la portait le jour où le cauchemar avait commencé. Je n'oublierai jamais ce que ça m'avait fait de devoir répéter encore et encore sa description à chaque nouvelle battue. Même pour un vampire, Alistair était une bien vile créature. Ça n'allait pas nous prendre qu'un peu de temps pour trouver à qui ces habits avaient appartenu. Mais, jusqu'au bout, j'aiderais autant de familles que je le pourrais à trouver la paix.

Après avoir appelé Edward, je me sentis un peu mieux de savoir que Bella ne serait pas dans le coin au moment de la fouille de la propriété. Elle avait semblé avoir peur des loups lorsqu'elle les avait vus. Sam était d'accord pour faire venir la meute à 8 heures du matin, ce qui me laissait face à la perspective d'une longue nuit sans sommeil.

––~––

NoteBleue:
Bon, j'espère que vous n'êtes pas déçues, et que l'attente en valait la chandelle.

Question trad'
Bon, la suite ne devrait pas autant tarder:
– Chapitre 8 à :est en phase de relecture.
Et c'est là que je m'étais arrêtée. Cata! Je n'étais qu'à deux chapitres d'être à court de chapitres d'avance (enfin, je me comprends). Donc, je devais vous consacrer, à vous et à cette histoire, tout mon temps libre pendant un temps, histoire de me reconstituer un petit matelas de chapitres-tampons. Et je ne l'ai pas fait. Je me suis auto-coincée sur le chapitre 7 de groupe O (les notes titanesques, notamment. Ma beta me dit que je suis dingue). Et puis je ne suis pas arrivée à me mettre ''in the mood'' pour revenir sur Le CHEMIN.
- Chapitre 9 et 10 ont bien reposé, il faut que je les révise, histoire que ça sonne bien Français.

Mais je prends de bonnes résolutions et la traduction me manque: J'ai deux semaines pour retrouver ma petite bulle de calme et d'abstraction avant de reprendre le boulot.

Remarque:

On est combien sur cette histoire? C'est la question que se posent certains: Quand je dis ''nous'', je parle de
– nails233,
auteur de cette histoire en Anglais, et de
– moi, Bluelinote, traductrice.
La confusion de certains peut venir du fait que je (la vrai personne derrière le pseudo ) parle de mon alter-ego fanfictionnel – Bluelinote – à la troisième personne et que j'aime bien faire mumuse en torturant mon propre pseudo.
- Bluelinote est réservé à Twilight et aux fanfics, (forum de Twilight France, ffn, Twilighted, The Writer's Coffee Shop Library)

Je suis aussi, mais c'est récent, Bleue BETAPLUME pour les réseaux sociaux et mes ''écrits'' originaux. Vous me trouverez sous ce nom sur
– mon blog Skyrock, ''Blue's Wordy World'' (Dans la langue qui me chante suivant l'humeur et le temps).
Fictionpress (écrits originaux, mais il n'y en a qu'un pour le moment et FP a fichu en l'air la ponctuation)
Facebook (en Français, la plupart du temps)
Twitter (en Anglais et Français). Je tweete peu.
Google+ (en Anglais juste pour discuter avec un vieil Anglais de 70 ans)
Oui, je me suis un peu dispersée sur la toile, et je deviens schizophrène, apparemment.

Blue BETAPLUME ne parle jamais ou rarement de Twilight. Bluelinote n'a pas de Blog dédié à son obsession pour Meyer. Ne cherchez pas. Si vous avez des questions sur la traduction ou sur mes fanfics (même s'il n'y a pas grand chose, là) Bluelinote reste joignable par mp sur ffnet.

;)

Voilà, allez, bises à toutes, merci aux fidèles qui riviouvent sans faillir, merci aux petits nouveaux et nouvelles qui optent pour le silence mais qui ne nous en suivent pas moins et nous mettent en favoris.
See you au prochain chapitre. Aussi vite que je le peux. Promis.

Nails233 xxx & Bluelinote :*