Alors voilà la suite ça avance un peu ^^

Chapitre 5

Derek tournait en rond dans l'entrepôt, faisant quelques exercices mais abandonnant au bout de quelques secondes.
Fichu Stiles !
Pourquoi fallait-il qu'il se mêle de tout ? En quoi ça le regardait son état d'esprit ? Et si lui avait envie de se morfondre pour le restant de sa vie ?
Et puis il ne se morfondait pas de toute façon.
Il devenait aussi puéril que Stiles ou quoi ? C'était vraiment pas bon pour lui de trainer avec des ados.
Il fallait vraiment qu'il trouve de quoi s'occuper jusque vingt deux heures, histoire de ne pas penser à cet idiot.

*****
Derek prit la camaro et la gara devant la maison du shérif. Ce n'était plus vraiment la peine de se garer plus loin maintenant qu'il était au courant de tout.
Stiles sortit de la maison en courant comme si il l'avait attendu à la fenêtre.
Le loup sortit de la voiture et l'humain se figea en mettant les mains dans ses poches :
« Salut. »
Il hocha juste la tête en guise de salut et enchaîna :
« On prend ta voiture je ne veux pas qu'on se demande ce que la camaro fait devant la morgue. »
« Ok. »
Quoi encore ? Stiles réagissait comme si il venait de le rembarrer une nouvelle fois alors qu'il n'avait rien dit :
« Quoi qu'est ce que j'ai fait encore ? »
« J'ai rien dit, pourquoi tu m'agresses ? »
« Tu fais une tête de six pieds de long. »
« Ouais hé bin on va se faufiler dans une morgue alors j'ai la tête de circonstance ! »
Sans un mot de plus Stiles grimpa dans sa jeep.
Derek s'en voulait, ça le touchait bien plus qu'il n'aurait voulu l'avouer, que l'humain se sente mal…Mais qu'est ce qu'il pouvait bien y faire ?
Il était comme ça depuis tellement longtemps qu'il ne se souvenait même plus de ce que ça faisait de faire confiance à quelqu'un.
Sa famille avait disparut dans les flammes parce qu'il avait aimé la mauvaise personne. Son propre oncle était un meurtrier.
Et il y avait Stiles toujours là, toujours près à l'aider, incapable de le laisser tomber quelle que soit la situation...
A tel point qu'il était devenu son point d'ancrage et qu'il était la seule chose qui le retenait de basculer dans la folie.
« Tu viens ? »
Derek grimaça et monta dans la jeep en tentant de s'excuser. De quoi au juste, il n'en savait rien... enfin, il s'en doutait bien un peu mais bon :
« Je suis désolé. »
« Pourquoi ? »
« Si toi tu le sais pas comment je le saurais ? »
« C'est toi qui t'excuse. »
« Il est possible que j'ai été un peu euh… »
« Méchant ? Con ? »
« Depuis quand tu n'as plus peur de moi ? »
« C'est arrivé quand tu as commencé à passer plus de temps à me sauver la vie qu'à me menacer de me l'ôter. »
« C'était quand ça ? »
« Revenons- en à nos moutons. J'accepte tes excuses même si tu ne sembles pas savoir pourquoi tu es si entêté. Après tout je ne te demande pas de m'épouser, juste d'être gentil avec moi. »
« Mais je ne suis pas gentil. »
« Tu peux jouer au bad wolf autant que tu veux, moi je sais que ce n'est qu'une façade. »
« Tu as bien conscience que je ne suis ni blonde ni londonienne ? »
Stiles ouvrit grand la bouche :
« Ma parole tu comprends vraiment mes références ? »
« J'ai la télé. »
« J'arrive pas à croire que… »
« Démarre ton père va nous attendre. »
Stiles lui jetait des regards en coin, et Derek s'empêcha de rire. Ils arrivèrent à la morgue et s'y faufilèrent discrètement.
La porte s'ouvrit et le shérif les fit entrer : »
« Dépêchez vous. Bien, vous avez un quart d'heure, rien de plus. »
Il les conduisit jusqu'au digicode et le tapa. Stiles commença à s'agiter, ce qu'il faisait chaque fois qu'il était nerveux. Il gigotait encore. Et puis il se mit à parler :
« J'ai fait des recherches sur les zombies ça pourrait être ça, il y a… »
La voix de Derek claqua :
« Stiles ! »
Le jeune homme ferma la bouche :
« Ok. »
Le shérif lui jeta un regard admiratif avant d'entrer dans la salle d'autopsie :
« Bien… première victime. »
Il ouvrir le tiroir du milieu de la première colonne. Stiles émit un bruit inquiétant mais Derek se força à ne pas se retourner.
Ce besoin de protection qu'il commençait à développer pour l'humain était vraiment agaçant. Le père ôta le drap qui couvrait la victime, le sortant de ses réflexions :
« Tu veux voir quoi au juste ? »
« Les morsures. »
Il tira le drap jusqu'à dénuder la poitrine de la jeune femme. Là où aurait du se trouver le cœur, il n'y avait plus qu'un gros trou.
Derek se pencha observa un long moment et finit par lâcher un soupir. Derrière lui, à bonne distance du corps, Stiles interrogea :
« Alors ? Zombie ? Vampire ? Loup garou ? »
« Non, rien de tout ça. »
Le shérif s'y mit à son tour :
« Quoi alors ? »
« Un humain. »
Stiles secoua la tête :
« Non Non… »
« Si, ce sont des dents d'humain. Voyons l'autre »
Le shérif ouvrit un autre tiroir sur la seconde colonne un peu plus bas. Après l'avoir observé, le loup hocha la tête :
« Même chose. »
« Nom de dieu. On fait quoi alors ? Tu peux la trouver ? Suivre sa trace ? »
« Non, son odeur est étrange. »
Le shérif fronça les sourcils :
« Comment ça ? »
« Elle est altéré. »
Stiles insista :
« Peut-être par ce qu'elle n'est plus vraiment humaine. »
« Son odeur a changé entre la première et la seconde victime. Sûrement parce qu'elle mange de la viande humaine. »
« Donc on est vraiment ce qu'on mange, merde ! Tu vois que j'ai raison de te faire manger des légumes ! »
Les deux hommes lancèrent un même regard noir :
« J'ai rien dit. Mais je crois que je vais vomir. »
« Retiens-toi. »
Le shérif secoua la tête :
« Vous devez partir, allez ! »
Il les fit sortir discrètement et les raccompagna jusqu'à la voiture. Avant que son fils ne redémarre, il conseilla :
« Ne m'attends pas ce soir, je vais passer la nuit au poste. Notre suspect n'a toujours pas ouvert la bouche et il faut que je fasse un rapport sur mon enlèvement et comment je m'en suis sorti. »
« Tu veux que je t'aide à inventer des bobards ? »
« Je pense pouvoir m'en sortir tout seul. »
Le shérif se tourna vers Derek et avec une mine ennuyée il demanda :
« Je peux te demander veillé sur lui ? Je n'ai pas envie qu'il aille courir je ne sais où à la recherche d'une tueuse cannibale. »
« Hé ! J'ai pas besoin de baby sitter ! »
«Je suis l'homme qui attrapé et enfermé le mec d'une folle qui mange le cœur des gens. Tu es mon fils et tu semble attirer les ennuis. Tu as été bien trop souvent en danger ces dernier temps et tu as passé je ne sais combien de temps à me mentir alors je dirais que oui tu as besoin d'une baby sitter. »
Stiles ouvrit la bouche mais ne trouva rien à répondre. il lâcha un soupir et monta dans la jeep :
« Je vais veiller sur lui ne vous en faites pas. »
« Tu es type bien, Derek Hale. »
« Pas vraiment non. »
« Je crois que si. »
« Tel père tel fils n'est-ce pas ? »
« C'est vrai. »
L'alpha monta dans la voiture et l'humain démarra aussitôt en grommelant.
« Je ne comprend rien à ce que tu dis. »
« Je dis que toi et mon père vous êtes deux emmerdeurs. »
« Je ne suis pas sur d'être ravi que tu n'aies plus peur de moi. »
« Tant pis ça changera pas même si tu me frappes. »
« Je peux frapper fort. »
« Marchera pas. »
« Je peux essayer... »
« Tu veux que je gare la voiture pour faire ça maintenant ? »
C'était rageant :
« Ferme là et conduis. »
« Tu sais que si j'avais eu un dollar chaque fois que tu m'as dit de la fermer je serais riche ? »
« Tu passes ton temps à jacasser. »
« Pourquoi tu m'aimes pas ? »
« J'ai pas dit que je t'aimais pas. »
Qu'est ce qu'il avait dit déjà ? Quels étaient ses propres mots ? Qu'il fallait réfléchir avant de parler ? À croire qu'il perdait des neurones, et bien sur l'humain ne pût s'empêcher de relever :
« Je savais que tu m'aimais bien en fait. »
« Je n'ai pas dit ça. »
Stiles le regardait en souriant bêtement et bizarrement ce sourire là le touchait particulièrement :
« Regarde la route abruti. »
« Donc qu'est-ce qu'on fait ce soir ? Comment on trouve notre tueuse ? »
« On ne fait rien ! Pas question que tu sois encore en danger alors que ton père est au courant pour les balles d'argent. »
« T'as fait l'école du rire récemment ? Où est passé le Derek taiseux, méchant, maussade, et j'en passe ?»
« Comment tu fais pour me souler comme ça ? »
« C'est une vrai question, faut que je réponde ? »
« Laisse tomber, et roule plus vite. »
« Hé je respect les limitations de vitesse moi ! »
Derek ferma les yeux un long moment, plus vraiment sûr de ce qu'il ressentait. Il n'était pas vraiment en colère, leur joute verbale finissait par vraiment l'amuser. Stiles était le seul à avoir assez de répondant pour rivaliser avec lui. Mais ça il ne l'avouerait pour rien au monde.

Stiles entra dans la maison, ce n'était pas si mal une baby sitter en fait, surtout quand il s'agissait de Derek Hale. Le loup n'aurait pas le choix : quoi qu'il fasse pour l'énerver il devrait rester jusqu'au retour de son père, il l'avait promis.
Qu'est ce qu'ils pourraient bien faire ? Un truc que l'alpha ne ferait jamais en temps normal, un truc débile et…
« Pourquoi tu me regardes comme ça Stiles ? »
Planté là dans l'entrée, ça devait deux minutes qu'il l'observait :
« J'étais en train de me demander quel truc débile j'allais bien pouvoir te proposer de faire. »
« Rien du tout, ça sera non ! Tu vas juste te coucher. »
« Me coucher ? Tu m'as pris pour un gamin de 8 ans ? Je me couche pas avec les poules. D'ailleurs comment on peut dire ça ? Les poules, elles sont dans le poulailler, alors comment tu peux savoir qu'elles sont déjà couchées ? Ça se trouve... »
« Stiles ! »
Le jeune homme s'arrêta :
« Tu n'es pas drôle. »
Derek ne prit même pas la peine de répondre. Il passa juste devant lui pour aller s'affaler dans le canapé.
Stiles se laissa tomber juste à coté de lui en soupirant :
« Tu sais que c'est pas juste... »
« Quoi ? »
« Que tu sois aussi beau gosse, même affalé sur un canapé. »
« Tu t'arrêtes jamais ? Comment tu te supportes ? »
« Plutôt bien en fait, je m'aime beaucoup. »
« Je vais te croire ! »
« Alors on fait quoi. »
« Rien ? »
« Vraiment tu veux vraiment que moi je passe la soirée à rien faire ? Tu sais ce qui se passe quand je fais rien ?»
« Je n'ai pas envie de savoir. »
« Moi non plus. Tu as faim ? Moi j'ai faim. »
Stiles se leva pour se rendre dans la cuisine en priant pour que Derek le suive. Ce qu'il fit.
L'humain ouvrit le frigo et en sortit tout un tas de truc :
« Ton père ne cuisine pas ? »
« Mon père il fait très bien les pâtes a l'eau c'est sa spécialité à part ça, rien. Pain perdu ça te dit ? »
Il n'attendit pas la réponse et commença la préparation, en imaginant Derek dans un appartement à se faire la cuisine ce qui le fit rire :
« Tu sais cuisiner toi ? »
« Oui, quoi que tu en dises je ne suis pas un sauvage. »
« Tu es un loup garou. »
« Je vois pas le rapport. »
Stiles secoua la tête :
« Moi non plus. »
Il y avait bien une autre question qui lui brulait les lèvres et il valait mieux tenter le coup quand l'alpha était coincé ici avec lui. L'air de rien il plongea sa tranche de pain de mie dans sa préparation et se lança :
« Pourquoi il te faut un appart avec trois chambres ? Tu es marié ? »
« Quoi ? Non mais n'importe quoi d'où tu sors une bêtise pareille ? »
« Bah on sait pas grand-chose de ta vie avant que tu reviennes et il te faut un appart avec trois chambres alors… »
« C'est pour la meute, idiot ! Il faut que vous puissiez vous réunir autour de moi en cas de problème. Et je ne me vois pas entasser tout ces ado dans un tout petit appartement je les supporterais pas. »
« Tu as dit « vous ». »
« Quoi ? »
« Tu as dit « vous » ! Tu m'as inclus dans la meute. »
« Ah parce que tu croyais que je te supportais juste par plaisir ? C'est comme ça, tu aides, tu en fait parti. »
Stiles se mit sourire et Derek poussa un long soupir :
« Je n'aurais pas du dire ça tu va être encore plus insupportable hein ? »
« Probablement. »
Il retira le pain de la poêle et le posa sur deux assiettes, toujours avec ce sourire idiot sur le visage. Il faisait partit de la meute. Il était important pour Derek Hale.
Ça n'aurait pas du le toucher autant, mais son cœur battait plus vite, quelque chose d'étrange remuait dans son ventre. Il était heureux vraiment. Il espérait que le loup ne se rende compte de rien ou il allait se foutre de sa gueule un bon moment :
« On va manger devant la télé. »
Il fallait quelque chose pour couvrir les battements de son cœur.
Stiles se laissa retomber dans le canapé et alluma la télé pour commencer à zapper.
Derek le rejoignit :
« Les programmes la nuit, c'est vraiment pas la joie. »
Du coin de l'œil le jeune homme observa le loup goûter le pain perdu :
« Tu attends encore que je te dise que c'est bon ? »
Oups grillé :
« C'est du pain perdu Stiles rien de très sorcier. »
« Je vais finir par désespérer. »
« De quoi ? »
« T'apprendre à être gentil. »
« Tu perds ton temps. »
Du sucre perlait sur les lèvres de l'alpha. Ce fut un raz de marée. Une envie subite et impérieuse de poser ses lèvres sur celles de l'alpha le saisit. Comme ça, sortiie de nulle part, ou plutôt si, ça semblait couver depuis un moment, mais il n'avait pas voulu le voir.
Paniqué, Stiles se mordit les lèvres pour s'empêcher de faire une bêtise. Il retint un cri quand la voix du loup le fit sursauter :
« Quoi ? Qu'est ce qu'il y a ? Calme-toi. »
Bien sûr il avait perçu son, trouble fichu loup garou ! Il du se racler la gorge deux fois avant de réussir à articuler :
« Rien… J'ai plus faim en fin de compte je vais aller me coucher. »
Il bondit du canapé et fila dans l'escalier ne se retournant pas quand Derek hurla :
« STILES. »
Il entra directement dans la salle de bain et fit couler la douche, cela empêchera l'alpha de le suivre. Il se laissa tomber sur les wc en lâchant un soupir.
Il fallait qu'il réfléchisse vraiment, il avait eu envie d'embrasser Derek Hale…
Jamais de sa vie il n'avait eu d'idée plus stupide et c'était peu dire. Ca avait changé entre lui et Derek… on pouvait presque dire, non, on pouvait dire, que c'était un ami maintenant.
Mais avoir envie de l'embrasser ça c'était nouveau.
Et inquiétant.
Le pire c'est qu'il n'avait jamais rien ressentit de tel, c'était quelque chose de puissant, de dévastateur, rien avoir avec ce qu'il avait pu ressentir pour Lydia pendant toutes ces années.
Ca le frappa de plein fouet. Depuis quand est ce qu'il parlait de ses sentiment pour Lydia au passé ?
Il avait finalement fini par comprendre que c'était impossible entre eux. c'était une bonne chose, mais voilà qu'il se mettait à avoir des pensées bizarres pour Derek.
Alors qu'il n'était même pas gay.
N'est ce pas ?
Comme tout ado qui se respecte il se faisait souvent plaisir et jusque là il n'y avait eu que des femmes dans ses fantasmes.
Bon c'est vrai qu'il reluquait souvent Derek mais il était superbement gaulé et passait son temps torse nu il ne pouvait pas vraiment faire autrement que de le regarder.
Pas très convainquant son plaidoyer… il passait du temps dans les vestiaires de Lacrosse avec des gars tous nus sous la douche et il ne les matait pas pour autant, même pas Danny…
Donc il n'était pas gay apparemment.
Mais il reluquait Derek ce qui était bizarre. Ne voyant pas trop comment s'en sortir sur ce coup là Stiles se déshabilla et fonça sous le jet de la douche pour y rester un très long moment.

A suivre...

voilà j'espère que vous a plus qui à comprit la référence au bad wolf ?