Mention légale : Je ne possède pas Twilight, mais Stephenie si.
L'auteur remercie sa Beta : Merci, Dazzleglo, je sais que je le dis à chaque chapitre mais c'est seulement parce que c'est vrai : Tu es formidable.
La traductrice remercie les lectrices de leur patience, et souligne que ni l'univers Twilight, ni cette fanfic ne lui appartiennent, elles sont à Stephenie Meyer et à nails233 respectivement.
Mention et remerciements très spéciaux pour Lotirelle qui a résolu mon problème de copier/coller et permet donc à cette fic d'être traduite plus aisément. Je ne la remercierai jamais assez.
-(| LE CHEMIN DE LA MAISON|)-
Chapitre 10
PdV de Seth
Je croyais que la douleur que j'avais ressentie au cours de ma première transformation était le pire truc imaginable hé bien je ne pouvais pas me tromper davantage. La véritable douleur intervint après que le nomade avait plongé ses dents dans les chairs de mon épaule. La meilleure description que je pouvais trouver était que j'avais la sensation qu'on m'avait injecté de l'acide de batterie dans les veines. La même impression de brûlure, profondément ressentie sous la peau, là où rien de ce que vous pouviez faire ne la soulageait. On aurait dit que j'étais rôti vivant depuis l'intérieur. J'étais certain que les hurlements que j'entendais venaient de moi. Je pouvais sentir le contact de Leah, mais je le fuyais considérant que la brûlure sous ma peau était assez mauvaise sans y rajouter sur moi les milliards de degrés de sa main qui n'aidaient pas.
La voix de Carlisle était la seule chose qui me gardait suffisamment conscient et capable de comprendre ce qui se passait. Il m'expliquait constamment ce que je ressentais afin que je n'aie pas peur. Ouais, bein, j'avais dépassé le stade de la peur, j'étais totalement pétrifié ! On avait toujours pensé qu'une morsure de vampire nous serait fatale parce que c'était ce que disaient les légendes. Mais oh, combien elles se trompaient.
''Tu y es presque, Seth, tiens le coup, nous sommes tous là pour toi''
Je me demandais toujours si cela incluait mon père, chaque fois que Carlisle disait ça.
''Tiens le coup, mon garçon, c'est presque fini, maintenant. Le docteur dit que tu en es aux dernières heures''.
Ma mère était ici ?
Les dernières heures furent les pire du pire, la brûlure s'amplifia au point que je suppliais qu'on m'accorde de mourir, et je le pensais ! Quand mon cœur s'élança comme un étalon au derby, je sus que j'étais proche du finish. C'est là que les choses commencèrent à devenir floues mes souvenirs n'étaient plus aussi clairs que d'habitude. Je savais que j'avais une famille, mais leurs visages étaient à présent brouillés. Je me souvenais que j'avais des amis, mais je ne pouvais pas vous donner leurs noms.
''La fin est là. Tout le monde va devoir reculer et lui laisser beaucoup de place'' entendis-je quelqu'un dire tandis que je sentais les trois derniers battements de mon cœur résonner de manière bizarre dans ma poitrine.
Lorsque j'ouvris les yeux, je trouvai que rien n'avait dramatiquement changé. Bien sûr, ma vue et mon ouïe s'étaient légèrement améliorées, mais la vitesse était la même, aussi les seules exceptions étaient-elles la sensation de brûlure dans ma gorge, qui était très désagréable, et le fait que je pouvais entendre l'esprit collectif de la meute même sous ma forme humaine. Lorsque je fis le tour de la pièce du regard, j'y vis tout le monde en train de me fixer dans l'attente que quelque chose se passe. Les deux seules personnes que je ne voyais pas étaient mes parents. POURQUOI n'étaient-ils pas là ?
''Seth, est-ce que ça va ?''
''Ouais, ça va. Où sont mes parents?J'entends ma mère, mais je ne la vois pas''. Je scannais encore une fois la pièce du regard à la recherche du visage flou dont je me souvenais.
''Elle est à la maison. Seth, sais-tu ce qui t'es arrivé ?'' Ma sœur Leah, elle était plus facile à se rappeler.
''Ouais, c'est un peu brouillé sur les bords, mais c'est toujours là. J peux entendre Brady et Colin courant dans leurs patrouilles , leurs souvenir m'aide à mieux y voir '' fis-je en haussant les épaules, mais le fait qu'ils me regardaient avec des yeux de merlan frit ne m'échappa pas.
''Leah, pourquoi Maman et Papa ne sont-ils pas là ?
''Seth, nous devrions parler de cela plus tard. Tu devrais vraiment aller chasser pour apaiser la soif.''
Carlisle essayait de changer de sujet, et ça ne fit que m'énerver.
''POURQUOI ne sont-ils pas ici ?'' grognai-je. J'étais plus en colère à chaque seconde.
''Calme-toi, Seth, ils sont humains. Tu n peux pas t'approcher d'eux pour un temps. Pas avant qu'on ait ta soif sous contrôle.
Ouais, j'y avais pas pensé à celle-là.
''Allez, gamin, je vais te montrer les ficelles. La meute va partir en amont et sécuriser un périmètre avant qu'on te lâche'', dit le plus grand.
''Je crois que les présentations s'imposent, puisqu'on ne m'a pas donné vos noms la dernière fois que nous nous sommes rencontrés''. Je ne pouvais vraisemblablement pas me promener dans le coin en l'appelant ''Le baraqué''.
Carlisle me désigna rapidement tout le monde un par un avant qu'Emmett ne désigne la porte et que je le suive dehors dans la cour. Une fois qu'ils se furent transformés, je pus entendre chacun des loups se démenant pour maintenir la zone dégagée pour moi. Je pris le temps de regarder mon reflet dans une des fenêtres. A quelques choses près, je n'avais pas tant changé. Bien sûr, ma peau était plus pâle, mes traits plus définis, mais même mes yeux avaient gardé leur couleur avec seulement un soupçon de bordeaux sur les bords. Je m'attendais plus ou moins à ce qu'ils soient rouges ou dorés, puisque tous les vampires que je me souvenais avoir rencontrés, les avaient soit l'un soit l'autre.
Une fois que la meute appela en esprit pour dire qu'ils étaient prêts, je me mis à courir et la vitesse était agréable. En loups, nous étions rapides, mais pas autant sous notre forme humaine. C'était plutôt cool d'être rapide dans les deux cas. Ça serait décidément bien pratique, mais cette seule pensée me fit prendre conscience que je ne savais pas du tout si je pouvais encore me transformer. Dès que j'y pensai, ça arriva. La seconde d'avant j'étais en train de courir comme un vampire, la seconde d'après, je chargeai comme un loup garou. Hé bien, c'était bon à savoir.
'', Seth, si tu pouvais être assez aimable pour redevenir humain, pour que nous t'apprenions les finesses de la chasse...'' me demanda Carlisle.
Une fois qu'ils m'eurent montré les différences entre la chasse du loup et celle du vampire, j'étais prêt à faire un essai. Il fut aussi facile que d'habitude de trouver la trace olfactive de la harde de chevreuils à deux kilomètres de là, aussi je m'élançai dans leur direction, tout le monde me laissant largement de quoi manoeuvrer. Le simple fait d'entendre les battements de leurs cœurs, et l'odeur de leur merveilleux arôme me poussèrent encore plus vite. J'avais besoin de leur sang et je n'accepterait pas qu'on me le refuse, aussi , sans m'arrêter, je courus directement jusqu'au centre de la harde et taclai le plus gros mâle au sol. Le bruit de son sang se précipitant dans se veines me rendit frénétique et sans y penser à deux fois, je traversait la fourrure et la chair de son cou comme un couteau dans du beurre. La récompense valait le coup d'attendre tandis que je sentais le sang chaud, épais et délicieux descendre dans ma gorge.
Après un autre mâle et une biche, j'étais prêt à rentrer prendre une douche, oh, mec, j'en avais bien besoin : j'étais couvert de s'étalait depuis ma bouche jusque sur ma poitrine il y en avait même un peu dans mes cheveux. La façon dont la meute me chahutait recommença à me taper sur le système. Je n'avait vraiment pas besoin de leur foutage de gueule, ils n'avaient aucune idée de ce qu'on ressent quand on se réveille dans la peau de son propre pire ennemi.
J'avais espéré voir mes parents à mon retour, mais ils n'étaient toujours pas venus me voir, aussi suivis-je Jasper à l'étage jusqu'à la salle de bain ou ils avaient préparé des vêtements à mon intention. Ça faisait du bien d'être propre et habillé. Carlisle m'attendait quand je redescendis. Je voulais vraiment le remercier avant de m'en aller, au lieu de quoi, on m'informa que ça n'arriverait pas.
''Seth, tu ne peux pas retourner à la réserve. Je suis navré, mais on ne te le permettra pas.
Mais qui croyait-il être pour me dire que je ne pouvais pas rentrer chez moi !
''Seth, ce n'est pas nous qui te le disons. Tu ne peux pas rentrer à la maison, la meute a reçu l'ordre express de ne pas te laisser entrer''.
Ça n'avait aucun sens. Même si j'étais un vampire, à présent, j'était toujours membre de la meute, ils étaient mon peuple, ma famille !
''Qui a donné l'ordre, Jasper ?''exigeai-je en haussant la voix, à présent que ma frustration augmentait à nouveau.
''Ton père, ainsi que les autres Anciens'' répondit Carlisle.
''MON père ? Pourquoi ne veut-il pas que je rentre à la maison ?''
Carlisle hésita avant de répondre :
'' Il dit que tu n'es plus son fils, et qu'en ce qui le concerne, tu es mort.''
Ses mots me mirent à genoux tandis que de chaque fibre de mon être, s'échappait un grognement farouche.
PdV de Bella
Faire du cheval sur le dos de Jake s'était avéré amusant, finalement. Au départ, j'avais eu un peu peur mais Edward avait dit que tout irait bien. Et ça l'avait été, mais j'avais continué à jeter des coups d' œil dans sa direction pour m'assurer qu'il allait bien, et pour la première fois depuis longtemps, tout se déroulait très bien, jusqu'au moment où, relevant les yeux, j'avais vu Edward et Stella en train de se tenir par la main. IL AVAIT PROMIS QU'IL NE LA TOUCHERAIT PAS ! Et pourtant... Il était bien là, à lui tenir la main! Ça n'avait rien à voir avec la jalousie comme la nuit précédente, non, là, ça allait bien au-delà de la fureur. Tous les deux m'avaient dit qu'ils ne voulaient pas être le compagnon et la compagne de l'autre. Mais ils étaient bien là, assis sur la couverture, juste devant moi. Et ils souriaient, exhibant leurs marques d'affection sous mes yeux. Alors j'avais hurlé de frustration juste du fait de savoir qu'ils m'avaient trahie.
Mais avant même que je me rende compte de ce que je faisais, j'avais relâché ma prise sur le cou de Jake. L'impact de la chute me fit mal, mais cette douleur pâlit en comparaison de celle induite par la vision qui passait en boucle dans ma tête. Même dans le noir je pouvais me les représenter en train de rire et de s'embrasser dans la clairière. Lorsque j'ouvris finalement les yeux, ce fut pour voir Edward, et au début, j'en fus soulagée. Mais là, je la vis, elle, me fixant par dessus son épaule.
Isabella, ça va ?
Je ne pouvais pas lui répondre, au lieu de quoi, je détournai le regard, regardant les feuilles d'herbe danserdans la brise. Elle voulait ce qui m'appartenait et je la haïssait pour cela. Même les yeux ouvert, le noir revint, aveuglant tout à ma vue. Il n'y avait que moi et le trou béant à l'endroit où mon cœur s'était trouvé corps refusa de répondre lorsqu'il me souleva pour me ramener à la voiture. Je me sentais engourdie, je ne ressentais rien dans ses bras, du confort que j'avais éprouvé le matin même.
'Isabella, s'il te plaît, regarde-moi''.
Je l'entendais à peine, à travers le brouillard dans ma tête.
''Isabella, je sais ce que tu penses, mais ce n'était pas ça. Stella ne m'intéresse pas en tant que compagne. J'ai eu tort de la toucher après avoir dit que je ne le ferais pas alors que je l'ai fait. Pour ce geste, je suis désolé, tellement désolé. Je n'aurais jamais dû la toucher, même si je ne faisais que la remercier''.
Ce qu'il disait ne faisait aucun sens pour moi. S'il ne voulait pas être son compagnon, alors pourquoi la touchait-il ?
''Je t'aime, Bella et je ne désire personne d'autre que toi. S'il te plaît, reviens-moi, j'ai besoin de toi.''
Il m'aimait ? Mais il... ?
Je le sentais sous moi, mais je ne parvenais pas à faire réagir mon corps. Je m'efforçais de trouver mon chemin vers la sortie, mais voulais-je seulement revenir? Cela faisait trop mal de le voir montrer de l'affection à quelqu'un d'autre. Je n'avais jamais rien ressenti de la sorte quand le vieux maître partait en promenade avec Stella. Tant d'autres files y étaient venues et reparties de la ferme. Pas une seule fois cela ne m'avait blessée de les voir avec le maître. Mais c'était différent, cette fois. J'étais différente, cette fois.
''Tu me manques, Isabella. S'il te plaît,... reviens et sois avec moi''. Il m'appelait.
Je sais que tu crois que tu m'indiffères à cause des vêtements que je t'ai achetés. Une fois encore, je le répète, j'avais tort. Je suis désolé de ne pas t'avoir acheté ce que tu mérites. J'aurais dû écouter Alice. C'est elle qui s'occupe des achats de vêtements. Je sais que à notre retour, elle aura toute une nouvelle garde-robe pour toi. Des vêtements que tu mérites de porter. Je ne te permettrai jamais plus que tu portes autre chose que les meilleurs vêtements dorénavant''.
Il ne me pensais pas inférieure ?
''Puis-je lui parler, Monsieur ?''
Pourquoi Stella voulait-elle me voir, était-ce pour dans le but de prouver qu'elle avait tout et que moi, je n'avais rien ?
Je ne crois pas très sage que tu sois là avec moi alors que Bella n'est pas réveillée.
Il la rejetait... Pourquoi ?
''Oui, Monsieur, j'attendrai qu'elle...''
''Isabella, mon amour, je souhaite que tu te réveilles à présent. Je n'arriverai pas à continuer sans toi.''
Mon amour ? Il y avait tant de peine dans sa voix...
C'était si déroutant d'essayer de remettre toutes les pièces ensemble. Je voulais croire ce qu'il avait dit, mais j'avais cru le vieux Maître, jadis, quand il disait m'aimer. C'était un mensonge. Il n'aimait que mon sang et rien d'autre . Mais Edward ne m'a jamais demandé quoi que ce soit alors qu'en retour, il me donnait des choses que je n'avais jamais demandées.
Le point positif avec fait d'être piégé dans le noir, c'est que ça vous laisse tout le temps qu'il vous faut pour penser.
''Bats-toi pour moi, Isabella, tu es ma vie, à présent. J'ai besoin que tu te battes pour moi.
Il avait besoin de moi, mais pas comme le vieux maître. Il lui fallait que je vive, mais pas de la même façon.
Mes émotions tourbillonnaient en moi tandis que je pensais à lui Il était ma vie, lui aussi, à présent. J'avais besoin de lui comme j'avais besoin d'air pour pouvoir respirer. Sans lui, je suis perdue. Pouvais-je lui pardonner d'avoir touché la main de Stella ? Je le voulais, mais rien que d'y penser, me donnait l'impression que ma poitrine se déchirait pour s'ouvrir. C'est là que les visions de toutes les autres filles qui n'étaient jamais revenues à la ferme se mirent à apparaître, les unes après les autres.
''C'est à toi que j'aurais dû poser ces questions, et non à Stella, mais je ne pensais pas que tu y aurais répondu.''
Il sanglotait à présent, me laissant me demander ce qu'il lui avait demandé.
'' Isabella, Alice est ici, maintenant, de même que Esme et Carlisle, n'aie pas peur. Carlisle va vérifier ton état pour s'assurer que tu vas bien. Je ne te quitterai pas''.
Je pus sentir qu'Edward me changeait de position.
Il ne me quitta pas une seule seconde. L'inconvénient quand on est dans le noir, c'est que vous n'avez plus la moindre idée du temps, ce qui donna à mes souvenirs de celles qui étaient parties tout plein de temps pour me réprimander.
PdV d'Edward
Je les entendis longtemps avant qu'il n'aient atteint l'allée. Carlisle me réprimandais de ne pas l'avoir directement amenée aux urgences, Esme se faisait un sang d'encre à l'idée que sa fille était peut-être mourante, et Alice était tout simplement prête à me mettre en pièces. Le fait que Jasper, Rosalie et Emmett n'étaient pas du voyage ne m'échappa pas. Et c'est là que je vis les penées d'Alice au sujet d'un nouveau-né dans la famille. Quelqu'un avait-il replongé ? La dernière chose dont j'avais besoin c'était de ramener Bella à la maison pour s'y retrouver avec un vampire nouveau-né.
''Où est-elle ?'' demanda Carlisle à Eleazar.
''Dans a chambre habituelle d'Edward'', Répliqua Eleazar.
Alice battit même Carlisle de vitesse dans l'escalier, me grondant tout du long dans sa tête. Je crois que si Bella n'avait pas été sur mes genoux, elle m'aurait réduit en charpie sur le champ. Esme se mit à sangloter quand elle prit la mesure de la vue qui s'offrait à elle : moi haggard, couvant Bella dans mes bras.
'' Isabella, Alice est ici, maintenant, de même que Esme et Carlisle, n'aie pas peur. Carlisle va vérifier ton état pour s'assurer que tu vas bien. Je ne te quitterai pas''.
Carlisle avait commencé à l'examiner, avant même que je la change de position.
''Edward, passe Bella à Alice, et allons chasser'', dit-il en pensée.
Ça, ça n'arriverait que lorsqu'il gèlerait en enfer. Il ne pouvait pas me forcer à la quitter, et je n'irais pas de mon plein gré. Il soupira et abandonna l'idée lorsqu'il vit que je n'irais nulle part.
''Edward, ça fait deux semaines Tu dois chasser pour conserver tes forces pour elle.''
''J'irai chasser quand elle se réveillera, pas avant.'', fis-en caressant ses cheveux et lui embrassant le front.
''Nous ne savons pas combien de temps elle va rester comme ça. Je ne vois aucune raison médicale qui expliquerait pourquoi elle ne s'est pas encore réveillée.
Lorsqu'il ne put me chasser de la chambre, il décida de me montrer ce que j'avais manqué de la semaine, avec Bella dans cet état. Ses souvenirs commencèrent au moment où Leah était sortie des bois son frère sous sa forme humaine dans les bras. Je regardai ses souvenirs tandis que Seth se transformait en un hybride mi-vampire, mi-loup, le premier de son espèce . Il fut difficile de voir le père du garçon le désavouer après sa transformation, lui fermant la porte et le chasser de sa vie. Le pauvre Seth s'était réveillé en pleine confusion et en colère, ne sachant plus où était désormais sa place. Heureusement, ma famille et la meute se tenaient à ses côtés. C'était donc pourquoi les autres n'étaient pas venus : ils étaient avec Seth.
Les pensées d'Esme apportèrent quelque soulagement tandis qu'elle me montrait que le chantier de la ferme étaient en avance sur le calendrier prévu. Une fois que la police eut tout enlevé, quiconque n'était pas avec Seth travaillait sur la maison de sorte que lorsque Bella rentrerait, elle ne restât pas dans la même maison que Seth.
''Mon fils, elle va être superbe pour vous deux''
Ses pensées me firent gémir comme la peine de la semaine qui venait de s'écouler réclamait finalement son prix sur moi. Je voyais bien qu'elle s'inquiétait de l'éventualité que Bella ne se réveillât jamais, mais je refusais de croire une telle chose.
'' elle va l'adorer, Esme. Quant à moi, je ne la verrais jamais si elle ne me pardonne pas.'' et je lâchait un lourd soupir.
Carlisle ne nous quitta pas un instant les deux jours qui suivirent. Alice et Esme se relayaient pour entrer et tenter de nous soutenir. La seule chose que je pouvais faire, en dehors de lui murmurer de tendres inepties était de lire pour elle. Alors c'est ce que je fis. Je lui lus Roméo et Juliette. Finalement, huit jours après l'incident de la clairière, une lueur d'espoir apparut sous la fore de faibles marmonnements.
''Maître...''
Ce fut à peine un chuchotement.
''Je suis là, mon amour, toujours là'' murmurai-je en retour.
Une heure plus tard, un autre chuchotement : ''Amour...,''
je répondis : ''Oui, je t'aime''
Mon cœur se fendit quand elle dit ''Non'' dans un souffle.
Se pouvait-il qu'elle crût encore que je ne l'aimais pas, même après que j'eus passé les 8 jours précédents à lui dire que je l'aimais 1587 fois ?
''Ne t'en vas pas..., '', gémit-elle, alors je soupirai à son oreille :
''Jamais''
Quand ses paupières se mirent à papillonner, j'affichai l'expression la plus rassurante que je pus trouver, mais je restai plutôt persuadé que ça avait l'air d'un rictus plutôt qu'autre chose.
Je fondis à l'instant où elle ouvrit tout grands ces magnifiques yeux marron couleur chocolat.
''Maître ?'
''Je suis là, Bella, je ne t'ai jamais quittée.''
''Je vous aime, Maître'', murmura-t-elle si doucement.
''Je t'aime aussi, Isabella''
Je relevai son menton pour qu'elle me regarde dans les yeux avant de l'embrasser amoureusement sur les lèvres en y mettant toute la force qu'il me restait.
''Pas Stella ?''
''Non, jamais Stella. Toujours toi. Il n'y a jamais eu que toi.
Je pris sa tête dans ma main et attirai as joue contre ma poitrine. La sentir exhaler l'air chaud de son soupir contre ma poitrine envoya des frissons le long de ma colonne vertébrale.
''S'il te plaît, trouve dans ton cœur le pouvoir de me pardonner. Je ferai n'importe quoi pour te prouver que je ne vois Stella que comme une amie. Personne ne touchera jamais mon cœur de la façon dont tu l'as fait.
Je la tenais toujours et la berçais tendrement contre moi.
''Je vous pardonne, Maître, si vous pouvez me pardonner, vous aussi, d'avoir manqué à ma promesse. J'ai dit que je ne m'enfuirais pas loin de vous, et pourtant je l'ai fait. Je me suis enfuie dans mon esprit.''
Elle essaya de détourner le regard, mais je refusai de lâcher son visage.
''Il n'y a rien à pardonner. Si moi, j'avais tenu ma promesse, tu n'aurais pas eu à t'enfuir.''
J'embrassai son front.
Alice et Esmé se tenait dans l'encadrement de la porte, nous adressant des sourires radieux. Ils était heureux de l'avoir retrouvée.
''Maître, vous avez faim. Vous ne vous êtes pas nourri ?''
''Non, je ne voulais pas te quitter tant que tu ne t'étais pas réveillée.
Elle releva les yeux et leva la main, comme si elle voulait toucher mon visage, mais elle suspendit son geste .
''Je t'appartiens, tu peux me toucher.
Je saisis sa main et la guidai jusqu'à mon visage où elle traça légèrement les cernes pourpres que j'avais sous les yeux.
''Je suis réveillée, maintenant, Maître. Vous devriez y aller à l'instant.
Je voyais bien qu'elle ne croyait qu'à moitié à ses propres paroles.
Je crois que je vais attendre juste encore un peu. Tu n'as pas à craindre mon retour.
''Isabella, je reviendrai, je ne peux endurer ne serait-ce que l'idée d'être à nouveau loin de toi.''
Je relevai son menton et déposai un long baiser tendre sur ses lèvres sucrées, et cette fois-ci, elle me le rendit.
''Isabella, Stella a demandé à te voir, souhaites-tu qu'Alice aille la chercher ?''
A la seconde où je la vis se raidir, je sus qu'elle ne pardonnait pas à Stella une chose que j'avais faite, moi.
''Isabella, calme-toi. Elle ne me veut pas pour compagnon. Elle devient très proche de Jake, autant que lui d'elle. C'est moi qui lui ait demandé de me dire des choses sur toi. Je voulais juste être le meilleur maître possible pour toi.
Elle se détendis, finalement et s'enfonça davantage dans mon étreinte.
''Bella, aimerais-tu t'habiller? Je t'ai commandé tant de nouveaux ensembles pendant que tu étais ici ! J'en ai amené quelques-uns pour que tu les portes, et quand nous serons de retour à la maison, je te montrerai le reste.
Alice approcha et s'assit sur le lit avec précaution.
Lorsque Bella hocha la tête, je sus qu'il était temps que j'aille chassé avec Carlisle. Elle avait besoin d'un peu de temps entre filles avec Esme et Alice.
''Isabella, je vais chasser avec Carlisle le temps que tu te prépares. Je serai de retour le plus vite possible, mais je veux que tu t'amuses en leur compagnie, alors ne t'enferme pas ici. Parle-leur, elles écouteront tout ce que tu ne veux pas me dire.''
Je lui embrassai le front et la libérai de mon étreinte.
Alice gloussa de rire en l'entraînant dans la salle de bain pour l'aider pour ce qui était du rayon bain. Esme sourit et me frotta l'épaule lorsque je passai près d'elle. Je décidai de ne pas me doucher avant mon retour de la chasse. J'avais beau avoir besoin de sortir des vêtements dans lesquels j'avais passé le huit derniers jours, il semblait que cela fut du gaspillage de se changer avant d'aller chasser.
Une heure plus tard, j'étais prêt à rentrer mais Carlisle voulut que nous parlions, aussi nous mîmes-nous à rebrousser chemin au pas plutôt qu'en courant.
''Edward, je veux te parler de Seth, et du fait qu'il reste avec nous. Il ne p...''
je l'interrompis :
''Je sais, Esme m'a montré la ferme''.
''Oui, bon... Ce qui me tracasse, c'est que j'ai peur que tu penses que je te fiche dehors pour te remplacer par Seth. Ce n'est absolument pas le cas. Je t'en prie... crois-moi. Tu es mon premier fils et tu passera toujours en premier pour moi, mais je sais qu'il est temps pour toi de découvrir tes propres marques avec Bella. Si et quand tous les deux, vous voudrez revenir, ta chambre n'aura pas bougé.''
Je hochais la tête, parce qu'il avait raison. Là, il fallait que j'aide Bella, et même si je ne vivais plus sous le même toit avec eux, ils seraient toujours notre famille.
''Je ne veux pas que tu t'inquiètes à ce sujet. Je sais où est ma famille, et je ne la renierai jamais, même pour un petit moment. Je serais juste au bout de la route, à un coup de fi de distance. Je suis certain que tu aurai à battre Esme à coup de bâton pour l'empêcher de nous rendre visite.''
Nous pouffâmes de rire, car nous savions tous les deux que j'avais raison.
Comme pour Carlisle, j'étais son fils et elle ne serait jamais capable de rester éloignée très longtemps. A notre retour, je fus surpris de voir Stella dans notre chambre en train de bavarder joyeusement avec Bella, mais Bella n'avait pas l'air aussi heureuse qu'elle l'était avant lorsqu'elles discutaient ensemble. Le fait me rendit perplexe. Pourquoi était-elle incapable de tout à fait la pardonner comme elle l'avait fait pour moi ? Elle se jeta pratiquement dans mes bras lorsque j'entrai dans la pièce, mais quelque chose la dérangeait encore, bien que je ne parvinsse pas à trouver ce que c'était.
''Stella, pourrions-nous avoir un peu de temps tous les deux seuls, s'il te plaît''
Elle hocha la tête et sortit vivement pour aller trouver Jake.
''Isabella, qu'est ce qui t'ennuie tant ?''
''Quand j'étais prisonnière des ténèbres, j'ai vu toutes celles que j'ai amenées au vieux maître. Elle n'étaient pas contente que je l'aie fait. Elle me disaient des choses méchantes et prétendaient que c'était ma faute si elles n'étaient plus là.''
Elle se mit à pleurer dans ma chemise. Voilà qui faisait sens. C'est la raison pour laquelle, elle avait été plongée dans ce coma pendant des jours : Elle était hantée par son passé. J'avais espéré que nous n'aurions jamais à nous en préoccuper, mais c'est espoir était stupide.
''Isabella, tu as fait la seule chose que tu pouvais faire afin de rester en vie. C'est Alistair qui était responsable de ce qu'il leur faisait, pas toi. Il les aurait eues avec ou sans ton aide. S'il les voulait, rien en ce monde ne l'aurait arrêté.
Je frottai son dos et me contentai de la laisser pleurer pour évacuer tout cela. C'est ce qu'elle avait besoin de faire afin de pouvoir avancer.
Elle pleura pendant plus d'une heure avant de pouvoir retrouver son état normal. Lorsqu'Alice lui apporta son plateau-déjeuner je décidai qu'il était temps de me remettre d'aplomb.
''Alice, veux-tu bien rester avec elle afin que je puisse me doucher ?''
Lorsqu'elle me congédia d'un geste, je sus qu'elle resterait.
Une fois que je fus enfin à nouveau lavé de frais et habillé de propre, je retournai relever Alice, seulement pour être arrêté dans l'encadrement de porte par des gloussements de rire. Bella riait à nouveau ? Alice bavardait tout en appliquant du maquillage sur le visage de Bella. Même Esme s'était jointe aux réjouissances en peignant les orteils de Bella de magenta profond. Elle avait l'air plus détendue, ce qui me fit m'interroger sur ce dont elles avaient bien pu parler pour être de si bonne humeur.
''Isabella, tu as l'air magnifique. Je vais aller parler à Carlisle, s'il te plaît, reste ici à t'amuser avec ces dames. Quand vous en aurez fini, je serai en bas''
''Oui, Maître.'', même de dos et la tête baissé vers le lit, je pus voir qu'elle souriait.
Carlisle était assis en compagnie d'Eleazar dans son bureau quand je les y rejoignis. Ils discutaient de Bella.
''Je te le dis, Carlisle, elle est très puissante, et c'est pour ça qu'il ne peut pas lire ses pensées.''
''Pourquoi ne puis-je lire ses pensées ?''
''C'est un bouclier mental, et un très puissant, de surcroît. Puis-je te demander s'il il t'arrive jamais de ne pas entendre les pensées des autres quand tu es avec elle ?''
''J'ai pu remarquer que si je me concentre sur elle quand elle est dans mes bras, il y des blancs. Mais rien de majeur... Pourquoi ?''
''On dirait bien qu'elle te protège quand vous vous touchez. Ce qui ne fait que prouver quelle puissance elle aura en tant que vampire, c'est tout.''
''Qui a dit qu'elle allait être un vampire ?''
''Alice a eu une vision quand nous étions à Forks. J'ai cru que tu avais décidé de la transformer''.
Je lui répondis par un hoquet de stupeur.
Qui aurait pris une décision dont le résultat serait qu'elle devienne l'une des nôtres?
A/N : Bon, si je ne m'arrête pas ici, je continuerais indéfiniment, alors faites-moi savoir comment cela vous a plu. Les choses s'assombrissent au chapitre suivant quand ils retournent à forks.
