voilà la suite j'espère que ça vous plaira
Je voulais vous dire vraiment merci a tous pour vos review et un gros merci a Kazuo-Tatsu pour ça review que j'ai adorée.
Si jamais vous ne recevez pas de réponse de ma part c'est un oublie n'hésiter a me le dire.
Noe : Ta raison de l'aimé il est très bon(comme les autres d 'ailleurs!) continu ton bon travail et vite vite la semaine prochaine! :)
Merci Noe c'est toujours un plaisir de te lire
Chapitre 16
Le shérif entra le premier dans la maison. Debout dans le salon, l'alpha était déjà là. La première pensée de Stiles fut 'comment il est entré ?'
Ensuite ce fut plutôt la panique totale.
Par bonheur, Melissa entra dans la maison en trombes, rompant le regard pesant que Derek et Stiles échangeaient.
Elle embrassa son fils :
« Est-ce que ça va ? »
« Oui maman ça va. »
Isaac baissa la tête pensant sûrement que personne ne s'inquiétait pour lui… Stiles lui fit relever pour croiser son regard et le loup se mit à sourire.
Un silence gêné s'installa. La colère de l'alpha planait sur la pièce. Et quand sa voix claqua, tous tremblèrent :
« Je veux savoir ce qui s'est passé. Parce que ce que m'a raconté le shérif est assez difficile à croire. »
Aussi vite que possible, comme si parler vite diminuait les faits, Stiles raconta et finit par un :
« Voilà c'est tout. »
« C'est tout ? »
La main de Derek s'abattit sur sa tête, assez fort pour lui faire mal mais pas assez fort pour le blesser :
« Aieuh ! »
« T'es stupide ou quoi ? Refais un truc pareil et je t'enferme dans une cave pour le restant de ta vie. »
« Je… »
« La ferme. »
Les yeux Derek virèrent au rouge et il lutta contre la transformation. Stiles attrapa Scott et le plaça entre lui et l'alpha. Oui, il se planquait derrière son meilleur ami, il assumait tout à fait. Surtout que la manœuvre marcha au delà de ses espérances :
« Et vous, vous ne pouviez pas l'empêcher de faire ça ? »
Scott tenta :
« Y avait du monde, on ne pouvait pas agir. On était loin et si on avait foncé sur lui, ça aurait mal tourné. »
Toujours planqué derrière le loup, Stiles osa :
« J'ai pas passé tout l'été à m'entraîner pour… »
Un énorme grognement retentit dans la pièce. Oups, se taire, il valait mieux se taire... ou tenter une diversion. Il jeta un regard à son père et désigna Derek :
« Il m'a frappé, tu ne dis rien ? »
« Ça m'a évité de le faire. Tu es idiot ! Te jeter sur un homme armé ? »
Ah ouais non, ce n'était pas une bonne idée en fait.
« Je pense que notre tireur était envoûté par notre sorcière. »
D'une voix, le père et l'alpha s'exclamèrent :
« Quoi ? »
Voilà, c'était mieux :
« Il avait l'un des symboles tatoué au marqueur dans la nuque. »
Il ajouta précipitamment, comme pour ne pas leur laisser le temps de trouver d'autres reproches à lui faire :
« On l'a photographié. Scott. »
Le loup sortit son portable pour le montrer à son alpha. Derek observa le symbole un long moment avant de tendre le smartphone au shérif. Même s'il savait parfaitement que tout le monde l'entendait, Stiles ne put s'empêcher de chuchoter à l'oreille de son meilleur ami :
« J'ai rêvé ou il a menacé de m'enfermer dans une cave pour le restant de ma vie ? »
« T'as pas rêvé. »
Stiles sembla réfléchir et le loup demanda :
« Tu es en train de te demander s'il en est capable ? »
« Non je sais qu'il en est capable. Je suis en train de me demander si ça vaudrait pas le coup. »
L'atmosphère se détendit instantanément. Scott et Isaac lâchèrent même un petit rire. Son père le regardait en secouant la tête et préféra changer de sujet :
« J'ai trouvé les filles Langlais. Elle sont toutes dispersées dans la moitié du pays. J'ai pu en joindre une en Utah. Je dois la rappeler. Elle bossait et c'était assez délicat de lui demander si quelqu'un de sa famille avait une dent contre les loups-garous. »
« Je ne comprends rien à ce qui se passe ! »
Toutes les têtes se tournèrent vers Melissa :
« Maman euh… »
« Non pas de 'maman euh' quelqu'un peut m'expliquer ? »
Scott poussa un profond soupir et Stiles ordonna :
« Ok, tout le monde s'installe, on va en avoir pour un moment. Je vais faire du café. »
Quand il revint, le silence régnait sur la pièce. Son père était installé sur le fauteuil, Derek était assis dans l'autre, Isaac et Scott sur le canapé. Sa mère, juste a côté, semblait paniquée. Stiles lui servit sa tasse en premier. Elle trempa les lèvres dedans et fit la grimace :
« Qu'est-ce que c'est ? »
« Irish coffee. Ça va vous faire du bien. »
Il servit les deux hommes et revint avec trois autres tasses. Son père le scruta :
« J'ai besoin de goûter les vôtres ? »
« Je ne sais pas. Tu me fais confiance ? »
« A peine . »
« Je suis vexé ! Bon qui raconte ? Non parce que c'est toujours moi alors… »
Stiles s'installa par-terre au milieu de tout ce beau monde. Scott inspira fort et commença par parler de la sorcière. Il évita de dire qu'il avait perdu le contrôle au lycée.
« Des loups-garous, je peux peut-être m'y faire, mais des sorcières ? J'ai déjà du mal à me dire que vous, vous êtes au courant. »
Le shérif haussa les sourcils :
« Je commence à m'y faire. »
« Et donc vous pensez que cette sorcière a envoûté ce gamin pour qu'il tire sur tout le monde ? »
Stiles secoua la tête :
« Ce n'est pas ce qu'il voulait. Il aurait pu tuer beaucoup de monde mais il a coincé Scott et Isaac dans un couloir et a attendu. Il a dit ELLE va venir. »
Derek se passa la main sur le visage :
« Reste à savoir qui. Melissa, est-ce que vous pourriez nous faire parvenir une copie de son dossier médical ? J'ai aussi besoin d'entrer dans sa chambre. Il faudrait que je sache s'il y avait d'autres symboles ou s'il connaît la personne qui a fait ça. »
Elle secoua la tête vraiment fort :
« Non, je ne peux pas faire ça. »
« Maman, c'est important. »
« Mais elle sera sûrement gardée par la police. »
Le shérif intervint :
« Je me charge de mes collègues, mais je ne pourrai pas avoir accès au dossier médical. »
« Qu'est-ce que vous cherchez ? »
« S'il a été drogué. »
« C'est risqué. Je pourrais me faire renvoyer… »
Derek répéta patiemment :
« C'est important. Et si on ne l'arrête pas, Scott pourrait avoir de gros ennuis. »
La maman hésita un long moment :
« Très bien, mais pas avant cette nuit, à la relève de la garde. »
« Quelle heure ? »
« Deux heures, c'est là où c'est le plus calme. »
Le shérif approuva :
« Je prendrai la relève devant la chambre. »
Melissa jeta un regard à Derek :
« Je veux juste m'assurer que vous ne ferez pas de mal à ce gosse. »
La voix de Stiles, bien trop forte, la fit sursauter :
« Hé ! »
Un ton en-dessous :
« Pour qui vous le prenez franchement. »
« Ça va, Stiles. Non, je n'ai pas l'intention de lui faire quoi que ce soit, bien que je peux vous assurer que si j'avais été là tout à l'heure, il aurait morflé un peu plus… »
Melissa blêmit et Isaac poussa un soupir :
« Vous ne pouvez pas lui le reprocher, ils nous protège. »
« Elle ne reproche rien à personne et tu rêves, il protégerait Stiles, pas nous. »
Derek grogna :
« Tu as besoin de protection, Scott ? C'est que tu ne t'entraînes pas assez. »
La mère du loup jeta un regard à Stiles :
« Tu es devenu un loup-garou ? »
« Nop ça, ça risque pas. Enfin techniquement ça serait possible, mais alors j'en ai pas du tout envie et en plus… »
« Stiles ! »
« Je la ferme. »
« Merci. »
Melissa les regarda tous un par un.
Isaac fit de même, comme s'il se demandait ce que la mère de Scott pouvait bien voir en les regardant comme ça. Et puis, il se leva en se frottant les mains :
« Je vais y aller, il faut que… »
Le shérif secoua la tête :
« Tu vas rester ici cette nuit, je vais prévenir les membres du foyer. »
« Mais euh… »
« Tu reste là, c'est tout. Et je te ramènerai demain. Le lycée ne va pas rouvrir tout de suite de toutes façons.»
Stiles se mit à bâiller tout en disant :
« Je savais que j'aurais pas dû y aller aujourd'hui de toute façon. Je dois avoir des dons de voyance.»
Son père lui lança un regard amusé :
« Tes dons de voyance s'appellent les hormones. Et pendant qu'on en parle, je sais que tu étais en retard ce matin. Tu aurais dû te douter que prendre une douche à deux, ça prendrait plus de temps. »
« Mais comment tu sais ça ? T'as mis des caméras dans la maison ou quoi ? »
Derek se mit à sourire :
« Vous êtes doué shérif. »
« Plutôt oui. Et le pire, c'est qu'il se fait avoir à chaque fois. »
Stiles fronça les sourcils :
« Quoi ? »
« Il n'en savait rien. »
« Non bien que le bordel que vous avez laissé dans la salle de bains m'ait mis la puce à l'oreille. »
« Et je me suis trahi tout seul. »
Stiles grogna avant de se cogner la tête du plat de la main :
« Comment je fais moi pour avoir une vie privée avec mon mec entre les loups-garous et un père flic ? »
Le shérif allait répondre quand la voix de Melissa l'interrompit :
« Je ne savais pas que tu sortais avec Isaac, Stiles. »
La gorgée de café qu'il allait avaler repassa par ses trous de nez. Il se mit à tousser et à recracher tout ce qui n'aurait pas dû se trouver dans ses narines.
En se mordant les lèvres pour s'empêcher de rire, Isaac lui tendit un paquet de mouchoirs. La voix étranglée et tout en s'essuyant le menton, Stiles rectifia :
« Je ne sors pas avec Zac. J'ai bien assez à faire avec l'alpha de la meute, je vous remercie. »
« Pardon ? »
Scott poussa un soupir :
« Il sort avec Derek, Maman, pas avec… »
« Ne sois pas ridicule, Scott. »
Doucement, mais sûrement, la colère commença à monter chez Stiles. Il avait toujours adoré Melissa mais c'était la seconde fois qu'elle s'en prenait à Derek :
« C'est la vérité, que ça pose un problème ou non. »
« Tu es mineur. »
Le grognement que poussa Stiles aurait pu rivaliser avec ceux de Derek :
« Dans 10 ans qui se souciera qu'on ait 6 ans d'écart, sérieux. »
« Oui, mais en attendant, tu es mineur. »
Elle reporta son attention sur le shérif :
« Vous ne pouvez pas le laisser… »
Stiles l'interrompit brusquement :
« En quoi ça vous regarde, au juste ? »
Les voix de Derek et de son père claquèrent :
« Stiles ! »
Cette fois, il était vraiment en colère :
« Quoi ? Sérieusement, je devrais me taire ? Oui j'ai 17 ans et il en a 23. 23 pas 50. Et… »
Il s'arrêta net pour ne pas regretter les méchancetés qu'il s'apprêtait à dire. Il se leva :
« Je fais un tour. Ou j'ai besoin de demander la permission peut-être ? »
La voix de Derek était bien plus calme quand il tenta de le retenir :
« Stiles laisse tomber. »
« C'est ça, ouais. »
Avant de sortir, il entendit Scott dire :
« Ne me regardes pas comme ça. Si tu t'en prends à Derek, ne t'attends pas à ce que Stiles soit sympa avec toi. Et encore, il a été relativement calme, je trouve. »
Il referma la porte sans vraiment la claquer comme il en avait l'intention. Au moins, il pouvait compter sur son meilleur ami pour le défendre.
Ça l'énervait vraiment que Derek n'ait pas réagi, qu'il ne se soit pas défendu.
Agacé, il s'installa par-terre sur le trottoir. Quand Isaac apparut quelques minutes plus tard, il était légèrement calmé.
Le loup se laissa tomber à ses côtés et sortit son paquet de clopes de la poche de sa veste. Il en alluma une et avant même qu'il n'ait eu le temps de s'attaquer à sa seconde bouffée, Stiles la lui retira de la bouche pour la porter à ses lèvres.
Il aspira un peu trop fort et se mit à tousser. Isaac laissa échapper un petit rire :
« En fait, tu veux que Derek me tue c'est ça ? »
Stiles haussa les épaules et tira de nouveau sur la cigarette. Résigné, Isaac en sortit une autre en sermonnant :
« Tu sais que c'est pas bon pour toi ? »
« J'ai pas l'intention de me mettre à fumer, rassure-toi. »
« Tant mieux. »
Il y eut quelques minutes de silence et puis il reprit :
« Ça m'énerve, c'est tout. »
« Qu'il ait rien dit à la mère de Scott ? »
Stiles souffla la fumée :
« Ouais. Je ne vois pas ce que quelques mois pourraient changer à tout ça. Comme si j'étais encore un gamin… »
« Je ne crois pas que ça soit ce qu'elle a voulu dire. »
« Je sais, c'est juste que… »
« Ça t'énerve, j'ai bien compris. Je crois qu'elle t'aime beaucoup et qu'elle essaie de te protéger. »
« C'est une manie, ma parole ? Et je n'ai pas besoin qu'on me protège de Derek. »
« Je sais. »
Depuis la maison, la voix de son père leur parvint :
« Stiles. »
Avec un soupir à fendre l'âme, il se leva, écrasa la cigarette sur le sol et retourna dans la maison, suivi d'Isaac.
Derek et le shérif froncèrent le nez à leur entrée :
« Tu es calmé ? »
Il haussa les épaules :
« Bien. Je veux que tu t'excuses, s'il te plaît. Et sans grogner. »
Stiles serra les dents :
« Je suis désolé, Melissa. »
« Euh moi aussi. »
Le shérif ordonna :
« Tout le monde va se rasseoir. »
Ils obéirent à contre-cœur pour certains d'entre eux et le shérif reprit la parole :
« Madame Caan, tu t'en souviens ? »
Stiles secoua la tête, n'ayant aucune idée d'où son père voulait en venir :
« Madame Caan était ta maîtresse de maternelle. Tu devait avoir 4 ou 5 ans. Elle était assez… Mmm rigide disons. Elle tenait absolument à ce que les élèves dessinent des bonhommes. »
Il posa son regard sur Melissa :
« Seulement MON fils avait décrété qu'il n'en ferait pas à l'école.»
Ledit fils fronça les sourcils :
« Pourquoi ? »
« Qu'est-ce que j'en sais ? Donc, tous les jours, elle te demandait d'en dessiner et tous les jours, tu faisais des maisons, des chiens, des arbres mais pas de bonhommes. Du coup, tous les jours après la classe, tu étais puni. Tu sortais toujours le dernier parce qu'elle te faisais faire de petites corvées. Elle a commencé à parler de trouble de l'apprentissage ou je ne sais plus quoi. A la maison, tu dessinais de très beaux bonhommes alors on lui a apporté tes dessins. Elle a insinué que c'était ta mère ou moi qui les avions faits. »
Stiles écarquilla les yeux. Son père parlait très rarement de sa mère et encore moins pour raconter ce genre d'anecdote amusante :
« Et ? »
Reportant son attention sur Melissa, il continua :
« Ça a duré deux ans. Jusqu'au moment où ta mère en a eu marre et t'as fait changer de classe. Et pendant ces deux ans, jamais, jamais il n'a cédé. Je vous remercie de vous inquiéter, Melissa, mais sachez que personne ne peut contraindre mon fils à faire quoi que ce soit contre sa volonté, pas même Derek Hale. »
Stiles était fier de la confiance que son père lui portait, fier d'être aussi têtu et fier de n'avoir jamais dessiné de bonhomme pour Madame Caan.
La tirade aurait été parfaite si son père n'avait pas ajouté :
« Il est plus têtu qu'un troupeau de mules et obtient toujours ce qu'il veux d'une manière ou d'une autre. »
« C'est le moment de ressortir la feuille d'autorisation pour mon tatouage ? »
Son père lâcha un soupir :
« Dis-moi juste que tu ne vas pas te faire tatouer son prénom ? »
« Nop. »
Stiles se mit à réfléchir :
« Enfin le triskèle, c'est quasiment pareil… »
Isaac fut bouche bée :
« Tu vas te faire tatouer le symbole de la meute ? »
Scott se mit à rire, l'empêchant de répondre :
« Toi, tu vas te faire tatouer ? Tu sais que c'est une aiguille ? »
« La ferme. »
Le shérif ferma les yeux un instant :
« Je n'ai pas la moindre idée de ce que peut être un triskèle, Stiles. »
Avec un sourire enfantin, le jeune homme se leva. Derek le vit venir et leva les yeux au ciel :
« Allez, debout. »
De mauvaise grâce, l'alpha se leva et laissa son amant le retourner pour soulever son t-shirt et montrer son dos :
« Je le veux en bien plus petit sur le poignet, je suis quand même douillet. »
Derek se mit à rire et se réinstalla sur le fauteuil. Stiles se laissa tomber tout près de lui sur l'accoudoir.
Son père secoua la tête :
« On en reparlera, tu veux. »
Stiles sut qu'il avait gagné, mais afficha quand même une mine défaite juste parce que Melissa le regardait en fronçant les sourcils.
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Derek entra dans l'hôpital. Il détestait vraiment ces endroits. Trop d'odeurs, trop de peurs et de produits chimiques.
Le shérif le conduisit jusqu'à l'aile psychiatrique. Il entra dans le service et Derek attendit dans le couloir, vide à cette heure de la nuit.
Quelque chose vint lui chatouiller les narines, une odeur de parfum plutôt forte et quelque chose de dérangeant.
Il avança dans le couloir juste quelques pas. Assise sur une chaise dans la salle d'attente se trouvait une femme brune élancée. Elle lui tournait le dos et était habillée d'un tailleurs gris assez strict. Elle discutait avec un médecin et Derek tendit l'oreille :
«… C'est mon fils, il n'a pas pu faire ça. »
« Nous avons essayé de lui parler pour connaître ses raisons mais pour le moment, il est encore sous le choc. »
« Je peux le voir ? »
« Il ne vaudrait mieux pas. Du moins, pas ce soir. »
Quelque chose perça dans la voix de la femme, un agacement manifeste :
« Mais c'est mon fils. »
Derek sentit le shérif arriver derrière lui :
« J'ai envoyé le garde boire un café, tu as 5 minutes, pas plus. »
Il hocha la tête et entra dans le service.
La chambre de l'ado était plongée dans le noir. Il était installé sur un lit et des contentions entravaient ses mains et ses pieds. Il était brun, ses cheveux étaient un peu trop longs et il était un peu plus petit que Stiles. Il semblait fragile pour un tireur fou.
Derek approcha, reniflant l'air. Il ne pouvait rien sentir avec tous ces produits. Il écarta légèrement la chemise d'hôpital pour voir la trace noire dans son cou :
« Hé… Hé… »
L'ado ouvrit difficilement les yeux :
« Qui vous…. Qui vous êtes ? »
« Tu as quelque chose dans le cou, tu sais ce que c'est ? »
Il secoua la tête :
« Une femme te l'a fait, tu la connais ? »
« Elle ne veux pas que je parle. »
« Elle m'envoie. Elle ne peut pas venir. Elle est très déçue que tu aies échoué. »
La panique se lisait à présent dans les yeux de l'ado :
« Ce n'est pas ma faute. J'avais coincé les deux loups mais elle n'est pas venue. Je ne pouvais pas les capturer tout seul. Ce n'est pas… Ce n'est pas ma faute. »
Il disait la vérité :
« Qui t'as demandé de t'en prendre aux loups. »
« Ce n'est pas ma faute… »
Il n'en tirerait plus rien. Il ressortit de la chambre et fit signe au shérif. Derek sortit du service laissant le père de Stiles à son poste devant la chambre.
Il fit un détour pour entrer dans le service de Melissa. Elle l'aperçut et se mordit les lèvres.
Il s'approcha et sortit un trousseau de clés de sa poche :
« Mel. »
« Derek, qu'est-ce que tu fais là ? »
« Tu as oublié tes clés. »
« Mon dieu, merci, je ne sais pas comment j'aurais fait pour rentrer. »
Sa collègue lui jeta un œil intéressé. Le cœur de Melissa battait à tout rompre quand elle se pencha sous le comptoir pour en sortir un sac noir :
« Je peux te confier ça ? C'est mon repas. Je n'ai pas très faim et je ne voudrais pas que ça reste là toute la nuit. »
« Bien sûr. »
Derek prit le sac. Il avait été convenu que la maman mette la copie du dossier dans un Tupperware :
« Bonne soirée. »
« Toi aussi. »
Il entendit Melissa en sortant :
« Quoi ce n'est qu'un ami de Scott et il pourrait quasiment être mon fils. »
« Il est sexy… »
Heureusement qu'il avait pu ''convaincre'' Stiles de rester à la maison.
A suivre
j'espère que c'était assez crédible et que ça vous a plus ^^
