Akichlo : J'ai aimé ce chapitre (comme si c'était possible que je ne l'ai pas aimé ! :]). Mon dieu, dire que c'est bientôt la fin me rend triste (même si je veux trop savoir comment ça se termine) ;") !Derek a intérêt à dire à Stiles qu'il l'aime et arrêter de penser qu'il n'a pas le droit de tomber amoureux/d'être heureux ! Ça m'énerve :D J'adore autant les moments avec Papa Stilinski :D. «Tu filerais des complexes à Brad Pitt.» (On est bien d'accord ! 3) «deux solutions : soit apprendre à être moins bruyant, soit lui acheter des boules Quiès.» (A sa place, je crois que je voudrais mourir si un de mes parents, surtout mon père, me disait ça) :DTu n'as pas envie d'écrire d'autres Sterek ? ;D
* Je suis contente que ça t'énerve lol et merci d'avoir relever la phrase avec bratt pitt je l'aime bien. Et celle avec les boules quies aussi lol. Et oui je suis en train d'écrire une autre sterek ^^ merci beaucoup
kett Quoi ? Plus que 2 chapitre et l'épilogue :o ! Tu en fa d'autres dit moi ? Je suis accre à ta fic et à ton écriture ! Vivement la suite ! Bravo encore !
* Oui je suis en train d'écrire une autre fic ^^ merci beaucoup
Chapitre 19
. . .
Scott conduisait sa jeep. Scott était son frère, son meilleur ami, mais s'il arrivait quoi que ce soit à SA jeep, loup-garou ou pas, le bêta passerait un très sale quart d'heure.
Lui se retrouvait dans la Camaro avec Derek et son père, vu qu'il était impossible de faire tenir trois loups-garous et deux humains dans cette voiture de luxe :
« Va falloir penser à investir dans un minibus. »
Son amant lui jeta un regard noir dans le rétroviseur :
« Quoi ? T'as bien acheté un appart immense pour la meute alors que tu n'y dors jamais. »
« Tu t'en plains ? »
Bien trop rapidement, la réponse arriva :
« Nooon. »
Il ajouta quand même :
« Mon père se plaint parfois. »
Le shérif secoua la tête :
« J'ai de bonnes raisons. »
« Je t'ai acheté des boules Quiès. »
« Tu es le meilleur des fils. »
« Ouais je trouve aussi. »
Stiles observa la rue où Derek s'arrêta. C'était un quartier assez pauvre, avec des immeubles et c'était… Légèrement glauque.
La jeep se gara à quelques mètres.
En silence, ils montèrent les étages menant à l'appartement des Wells.
Stiles vit Derek jeter un regard à ses bêtas. Comme s'il avait donné un ordre précis, les deux loups se placèrent devant lui.
Il ne savait pas trop si ça le touchait ou si ça l'agaçait.
L'alpha toqua à la porte numéro 61. Il écouta :
« C'est vide. »
Il recula, probablement pour ouvrir la porte avec un grand coup de pied :
« Attends ! On va y aller en douceur, tu veux ? »
Avec un sourire amusé, Stiles s'approcha de l'alpha pour venir fouiller dans la poche arrière de son jean. Isaac et Scott se mirent à rire et son père haussa les sourcils :
« Tu crois que c'est le moment ? »
« Un peu ouais. »
De la poche de son amant il sortit un portefeuille. Il attrapa la première carte de crédit et s'agenouilla devant la porte. Il lui fallut à peine deux minutes pour l'ouvrir. Son père lui lança un regard désespéré :
« Je ne veux même pas savoir comment tu sais faire ça. »
Il rendit sa carte à Derek en lui faisant un clin d'œil.
Ils entrèrent dans l'appartement et, en effet, il était vide… Mais vide : il n'y avait qu'une table, deux chaises, un canapé troué et une télé d'un autre âge :
« C'est minimaliste. »
Derek avança dans la pièce :
« Ethan est toujours hospitalisé ? »
Le shérif hocha la tête :
« Il n'est pas prêt de sortir, si tu veux mon avis. »
« Qu'est-ce que tu en penses Scott ? »
« D'Ethan ? »
« De l'appartement ! »
« Euh il est quasiment vide ? »
« Tu es désespérant, tu sais ça ? Isaac ? »
Le bêta renifla l'air :
« Elle était là il n'y a pas longtemps. »
Derek hocha la tête. Isaac continua :
« Ils ne vivent qu'à deux ici. Et il y a une odeur que je… »
« C'est l'odeur de la magie. »
Stiles poussa un soupir :
« Donc quoi ? Notre sorcière est partie faire les courses ? »
Le shérif secoua la tête :
« Ou alors, elle est train de préparer un nouveau piège. Vous pouvez suivre sa piste ? »
Scott paraissait dubitatif et Isaac fixait Derek. Stiles se moqua ouvertement :
« Ils ne sont pas encore au point les louveteaux. »
Derek esquissa un sourire :
« Je ne perds pas espoir… »
« Qui aurait cru qu'en fait, tu sois si optimiste ? »
Les deux concernés eurent un cri indigné :
« Hé. »
Stiles haussa les épaules :
« Je ne vous en veux pas. Au moins, vous êtes drôles. »
Le shérif s'adressa à Derek :
« Comment tu fais pour les supporter ? »
« Je songe à me mettre au yoga. »
Stiles se mit à rire :
« Je paierais cher pour voir ça ! »
Derek lui jeta un regard amusé. L'alpha était plus heureux, plus détendu depuis quelque temps et ça le ravissait.
Son père observa la pièce encore une fois :
« Donc quoi ? On suit cette piste ou on attend qu'elle rentre ? »
« On va la suivre. »
Ils reprirent les voitures. Derek, la fenêtre ouverte, humait l'air et avançait en suivant la piste. À ses côtés, le shérif le regardait :
« Tu vas me faire croire qu'on va la trouver comme ça ? »
« Imaginez que l'odeur d'une personne est un fil. Une fois que vous avez ce fil, il suffit de le suivre. »
« Ça me serait très pratique dans mon boulot ça. »
Stiles se désintéressa de la conversation quand dehors les alentours l'interpellèrent :
« C'est moi ou… »
« C'est pas toi. »
« Vous vous parlez par la pensée maintenant ? »
« C'est juste le chemin qui mène à la maison de Derek. »
« Elle t'attend là-bas… »
L'alpha se gara devant la maison et la jeep s'arrêta juste à côté :
« Il y a quelqu'un dans la maison. »
Stiles serra les dents en voyant son amant entrer. Scott et Isaac suivirent puis son père, la main posée sur son arme de service. Lui fermait la marche, le cœur battant à tout rompre.
Il tenta de se rassurer en se disant que les deux bêtas ne laisseraient rien arriver à leur alpha, mais alors c'est pour ses deux amis qu'il commença à s'inquiéter.
Derek entra dans la salle principale :
« Elle est là. »
La première chose qui frappa Stiles, ce fut les tremblements de son amant. Ses mains, son torse vibraient sous l'effort. Ensuite ce fut les grognements hargneux des deux autres loups. Isaac et Scott changèrent au même moment.
Ils luttaient mais perdaient la partie :
« Ok, ok les gars c'est le moment de vous concentrer là. »
Il parcourut la pièce du regard pour tenter de trouver les symboles, mais rien. Il leva les yeux et les aperçut : ils recouvrait le plafond calciné :
« Stiles ! »
La voix de son père reflétait une légère panique. Et pour cause : les deux jeunes loups avançaient doucement vers lui :
« Hé hé les gars, on se calme et on résiste. »
Stiles savait qu'ils ne pourraient pas lui faire de mal, mais à son père, c'était autre chose. Il jeta un œil à Derek juste à quelques mètres de lui. L'alpha avait les yeux fermés et ses griffes plantées dans ses paumes. Du sang s'égouttait doucement de ses poings sur le plancher :
« Derek, j'ai besoin de toi là ! »
C'était trop tard. Dans un même ensemble, dans un même grognement, les deux bêtas se lancèrent vers eux…
Pour être arrêtés au dernier moment par le corps imposant de leur alpha. L'espèce de rugissement qui sortit de la gorge de Derek fit trembler toute la maison.
Les deux jeunes se recroquevillèrent dans un coin.
Le hurlement cessa et un immense soulagement envahit Stiles. Ils avaient juste frôlé la catastrophe. Et comme d'habitude, Derek avait sauvé la situation.
Les trois loups étaient à bout de souffle mais la voix de l'alpha fut ferme et sans équivoque quand il ordonna :
« Sortez de la maison ! »
Stiles crut qu'il s'adressait à lui et à son père mais les bêtas déguerpirent sans demander leur reste. Derek inspira plusieurs fois profondément :
« C'est bon, tu gères ou il faut que je trouve une connerie à dire ? »
Un léger rire secoua le loup, avant qu'il ne reprenne un visage humain. Stiles s'approcha doucement, juste au cas où :
« Notre sorcière a dû filer. »
« Sans nous passer devant, impossible. Elle est bien là. »
L'alpha avança dans la pièce et s'engagea dans l'escalier qui grinça lugubrement sous son poids. Doucement, les deux humains suivirent.
Où était cette bonne femme ?
Derek poussa une porte de ce qui avait dû être une chambre. Il entra et Stiles put voir les symboles sur les murs :
« Euh Derek… »
Au moment même où il prononça ce mot, une femme surgit sur la gauche du loup. Avec un cri barbare, elle lui fonça dessus.
Elle était idiote ou quoi ?
D'un seul geste, l'alpha la mit à terre. Elle s'écroula avec un borborygme étrange. Stiles l'observa : elle devait avoir la quarantaine mais paraissait plus, sûrement à cause des rides qui entouraient ses yeux. Ses cheveux bruns collaient sur son visage et ses mains étaient couvertes de peinture noire. Elle avait dû être jolie autrefois…
Le jeune homme ne put s'en empêcher. Sa dernière réflexion sortit de sa bouche sans qu'il ne puisse la retenir :
« Elle est idiote ou quoi ? »
« Les symboles sont différents ici. »
« Tu crois qu'elle cherchait à t'affaiblir cette fois ? »
« Je pense oui. On va lui demander. »
. . .
Encore une fois, sa vie ressemblait à un film d'horreur. Il y avait une sorcière attachée sur une chaise dans une maison calcinée et un loup-garou furieux qui la regardait comme s'il allait la bouffer.
Au moins pour une fois, ce n'était pas lui qui avait des ennuis.
Derek fila quelques coups sur la joue de la femme :
« Allez, on se réveille. »
« Ne me touche pas ! »
Stiles secoua la tête :
« Bah ça commence bien. »
Son père jeta un œil à l'alpha et celui-ci hocha la tête. C'était un comble et c'était lui qui les accusait de se parler par la pensée.
Le shérif approcha :
« On sait qui vous êtes, Madame Wells. »
« Vous ne savez rien. »
« Nous savons que vous êtes une des filles Langlais. Nous savons que vous avez été abandonnée… »
Son père était doué. Elle réagit instantanément :
« Je n'ai pas été abandonnée. On m'a arrachée à ma mère. »
« Mais elle vous a retrouvée et appris la magie. »
Le regard de la femme, haineux et plein d'éclairs, se posa sur l'alpha :
« C'est la faute de sa maudite famille de loups-garous ! »
Stiles serra les dents mais le regard que lui jeta son amant l'empêcha d'intervenir :
« Il est le dernier des Hales. »
Juste quelques mots à chaque fois pour relancer les aveux. Il aurait dû s'intéresser un peu plus au travail de son père. C'était quelque chose de le voir faire. La sorcière cracha :
« Il aurait dû mourir avec les autres. Je croyais qu'ils avaient tous péri, c'est ce que les journaux ont dit. »
« Donc quoi ? Vous êtes venue ici vous en prendre à un innocent pour quelque chose qui s'est passé bien avant sa naissance ? »
« C'est loup-garou, il n'est pas innocent. Les innocents ne se cachent pas. »
« Et lui, il se cache ? »
Les bras croisés, Derek les regardait, imperturbable :
« Je l'ai cherché… »
Mais jusqu'à peu, il n'avait pas de maison. Difficile de trouver un SDF :
« J'ai dû inscrire Ethan à l'école, c'est lui… C'est lui qui m'a dit pour les bêtas. Il les a sentis, ce bâtard… »
Stiles retint un hoquet de surprise mais laissa les mots s'échapper :
« Sympa pour votre fils. D'ailleurs pourquoi vous avez un fils ? Les sorcières ne sont pas censées n'avoir que des filles ? »
Le dédain, le dégoût passèrent sur le visage de la sorcière :
« C'est une abomination… Une erreur de la nature. Ils naissent stériles et sans magie, inutiles… »
Stiles grogna :
« Il a attaqué l'école sur votre ordre. »
Le rire de la femme retentit dans la pièce, c'était lugubre :
« Mon ordre ? Un sortilège. Et cet abruti a un tel instinct de survie qu'il n'a pas été capable de s'attaquer aux bêtas. »
« Il vous attendait. »
« Mais tu es intervenu, maudit fils de Satan. Il devait les coincer et m'attendre mais tu l'as assommé avant que j'aie pu les trouver. »
« Sur ce coup-là, on dit 'merci Stiles'. »
L'alpha et son père lui jetèrent un regard noir. Le shérif reprit la main :
« Les symboles de la chambre sont différents… »
Elle jeta un regard suspicieux à l'alpha :
« Tu n'aurais pas dû pouvoir y résister, que ce soit à ceux-là ou aux autres ! Tu aurais dû te transformer et être affaibli. »
« Votre mère ne vous a pas dit qu'avant de vous attaquer à un loup-garou, il fallait en apprendre plus sur son point d'ancrage ? Elle ne vous a pas dit que vos sortilèges ne marcheraient pas sur un loup avec un point d'attache solide ? »
Elle sembla perdue juste un moment et Derek comprit :
« Elle ne voulait pas que je le fasse… »
Le silence s'installa dans la pièce, et le père de Stiles reprit :
« Comment avez-vous su que Derek était vivant ? »
Elle tira sur les liens qui lui retenaient les mains et se débattit sur sa chaise :
« Je suis venue fleurir la tombe de ma mère et celle de la sienne avait des fleurs fraîches. Tout le monde était censé être mort. Qui pouvait bien mettre des fleurs sur ces putains de tombes ? J'ai cherché et j'ai découvert que lui… lui était vivant… Cette ville a toujours été le berceau des sorcières, pas le terrain de chasse des loups-garous. »
Elle tira un peu plus fort et, juste au moment où Stiles se disait que jamais elle ne pourrait se libérer, les liens cédèrent.
Et puis ce fut le trou noir…
Jusqu'au moment où il sentit des petites tapes sur sa joue :
« Stiles ! »
« Hein ? »
« Ça va ? »
Son amant le regardait, visiblement inquiet :
« Au poil ! Je me disais justement que je ferais bien une petite sieste. Elle est où notre sorcière de l'ouest ? »
« C'était un sort. Elle a filé. »
Difficilement, Stiles se releva. Son père se frottait la tête :
« En fait, je me disais que tu étais un super bon enquêteur mais elle parlait juste pour préparer son sort… »
Son père grogna. Le jeune homme tenta de voir par la fenêtre :
« Je suppose que Isaac et Scott… »
« Assommés aussi. »
« Faut la retrouver. On va… »
La voix de son amant claqua :
« Rien du tout ! Toi et ton père, vous restez là. »
«Pourquoi… Oh les alphas ? »
Derek hocha la tête. Stiles se demanda qui était le plus à plaindre : la sorcière qui détestait les loups-garous et allait droit au devant d'eux ou les alphas qui n'avaient rien demandé et allait se retrouver face à une cinglée ?
0 0 0
Derek connaissait la forêt par cœur, il y avait grandi…
Et ce n'était pas bon. La terre vibrait. L'air était chargé d'odeurs plus inquiétantes les unes que les autres. Les alphas l'avaient entendu hurler. Ils se dirigeait par ici, faisant fuir les animaux sur leur passage. Inconsciente du danger, la sorcière fonçait droit sur eux.
Il courait aussi vite qu'il le pouvait aux côtés d'Isaac et Scott. Il ne voulait pas avoir à se retrouver face à la meute.
En même temps, si la meute pouvait le débarrasser de la sorcière, ça l'arrangerait. Tout comme le contraire : si la sorcière le débarrassait de la meute, ça l'arrangerait aussi. Mais il ne voulait surtout pas que l'un ou l'autre de ces dangers approche de sa maison où il avait laissés Stiles et son père.
Bien entendu, son amant avait bougonné qu'il pourrait être utile, qu'il pourrait aider, que c'était idiot de le laisser derrière. Ça avait été assez facile de lui ordonner de rester sur place. Il ne s'attendait pas à ce qu'il faille faire de même pour le shérif et là, ça avait été bien plus dur de dire non.
Surtout qu'il l'avait appelé 'fils' encore une fois…
Je viens avec vous, fils, ça pourrait être dangereux
Les deux premières fois, Derek avait pensé que l'homme ne s'en rendait pas compte, qu'il ne faisait pas attention. Mais le père de Stiles semblait bien conscient de l'appeler comme ça et si on en jugeait par la dernière conversation qu'ils avaient eue, il le faisait même exprès.
C'était bizarre et étrange cet amour que la famille Stilinsky s'acharnait à lui porter.
L'inquiétude du shérif n'avait pas été feinte et ça avait été d'autant plus dur de lui dire non.
Derek s'arrêta de courir…
Un cri venait de déchirer le bourdonnement constant de la forêt :
« La sorcière ? »
« Non Scott, ça doit être l'autre bonne femme qui courait dans les bois. »
Parfois, il n'était vraiment pas aidé.
Il fallait se décider et vite : courir vers le hurlement pour savoir ce qui s'était passé ou attendre. Et bien sûr, il ne pouvait pas attendre ou faire demi tour. Si la femme était encore vivante, il devait l'aider :
« Retournez à la maison. »
Les deux bêtas secouèrent la tête d'un même mouvement :
« Quoi ? »
Isaac haussa les épaules :
« Stiles nous a interdit de te laisser seul. »
« Pendant que tu discutais avec son père. »
« C'est à moi que vous devez obéir, pas à Stiles. »
Le meilleur ami de son amant fit la grimace :
« Ouais mais Stiles est bien plus chiant que toi et si on ne fait pas ce qu'il dit, il va nous rendre la vie impossible alors on reste. »
« Je suis d'accord. Je préfère que tu te mettes en colère après nous plus tard que de subir les foudres de Stiles pendant les 20 prochaines années. »
Le pire, c'est qu'il les comprenait très bien :
« Ok. Mais je veux que vous restiez derrière moi et, quoi qu'il arrive, vous n'ouvrez pas la bouche. On a déjà bien assez d'ennuis comme ça. »
Derek se remit à courir en espérant qu'ils ressortiraient tous vivants de cette forêt pour Stiles, rien que pour lui. Le jeune homme ne supporterait pas de perdre l'un d'eux.
Les minutes lui parurent interminables. Les bois avaient retrouvé un calme étrange, les animaux ne fuyaient plus en tout sens.
Bon ou mauvais signe ?
Juste au moment où il se posait cette question, une odeur de sang lui parvint. Il s'arrêta et observa les alentours en mettant un doigt sur sa bouche, juste pour être sûr que les deux jeunes se taisent.
Il approcha doucement de l'endroit d'où venait l'odeur.
Elle était de plus en plus forte. Il fit quelques pas de plus et là, derrière un monticule de terre se trouvait la sorcière.
Morte….
Ses yeux globuleux étaient injectés de sang et plusieurs morsures sur son cou commençaient à coaguler. Scott plaqua sa main sur sa bouche, retenant un haut-le-cœur. Isaac ferma les yeux et s'éloigna.
Elle était tombée sur les alphas, mais où étaient-ils maintenant ?
Derek renifla l'air : rien. Ils étaient passés, ils étaient nombreux, mais les traces s'effaçaient déjà. Ils s'étaient fait discrets. Dans le coin, un ''accident'' n'était sûrement pas à leur avantage :
« Où sont-ils ? »
Il se tourna vers Isaac :
« Je ne sais pas. Plus ici en tout cas. Dépêchez-vous, je veux rentrer, m'assurer que… »
Que Stiles va bien…
Ça ne faisait pas vraiment Big Bad Wolf. Heureusement, Scott ne sembla pas relever :
« Se dépêcher de rentrer, bonne idée. »
« Non, dépêchez-vous de creuser, qu'on puisse rentrer. Il faut un trou d'au moins 5 mètres pour que les animaux et les chiens ne repèrent pas l'odeur. »
Les deux bêtas le regardaient, les yeux exorbités :
« Tu veux qu'on l'enterre ? »
« On ne peut pas la laisser là et on ne peut pas appeler les flics sans avoir à répondre à des tonnes de questions. »
Scott haussa les épaules :
« Pourquoi ? Tu crois qu'on n'a pas remarqué que le shérif t'avait à la bonne ? Il pourrait… »
« Ferme-la et creuse. »
Pas question que le shérif risque de nouveau sa place à couvrir les conneries d'alphas qui n'étaient même pas de sa meute.
A suivre...
voilà j'espère que ça vous plus il y a quelque dialogue que j'aime beaucoup dans ce chap ^^
