Disclaimer : tous les personnages et l'univers de Harry Potter appartiennent à JK Rowling
Rating : M - slash/yaoi - HPDM
Chapitre 8
28 décembre 2008 - 16 heures
Harry contemplait le plafond de la petite chambre.
Il voulait arrêter de souffrir.
Comme un automate, il se leva pour se rendre dans la salle de bain. Il alluma le plafonnier et une lumière blafarde lui renvoya l'image d'un spectre. Il était cerné, ses joues rougies et marbrées par les larmes séchées. Ses yeux lui semblaient vides et fous à la fois ...
Il passa la main sur la peau râpeuse de son visage.
Il se regarda encore dans le miroir. Sa chemise entrouverte laissait apparaître le petit dragon qu'il s'était fait tatouer sur le pectoral gauche, près du coeur. Il passa ses doigts dessus, le caressant légèrement. A ce contact, il ferma les yeux douloureusement. Il ressentait les doigts de Draco qui aimait en retracer les contours. Lui, en portait un également, en forme de griffon. Ils se les étaient faits faire juste avant Noël.
Les larmes coulèrent de nouveau.
Il ouvrit la petite armoire au-dessus du lavabo et y trouva des potions diverses, quelques produits de toilettes. Et un rasoir.
Ce serait si simple ... Une potion, une lame qui court sur le poignet ... Se laisser aller, abandonner la partie ... et le rejoindre.
D'une main tremblante, il saisit le rasoir et en détacha la lame. Il la tenait au creux de sa paume dans laquelle elle brillait d'un éclat morbide.
Oui. Ce serait si simple ...
Il ferma de nouveau les yeux. Se laissant envahir par l'image de Draco. Se laissant emporter par cette irrépressible envie d'en finir.
Mais derrière ses paupières, à l'image de Draco se superposa tout d'un coup celle de Henry.
Henry. Son fils.
Il ne pouvait pas lui faire ça. Il ne pouvait pas l'abandonner. Jamais.
Dans un réflexe, il referma vivement sa paume et la lame entama la chair. Il pourra un cri. En reculant, il percuta un portant qui se renversa dans un fracas assourdissant.
Au rez-de-chaussée, Ron et Hermione entendirent d'abord le cri puis le bruit d'un objet lourd qui tombe.
Ils se ruèrent dans la petite salle de bain où ils trouvèrent Harry, assis, adossé au mur carrelé, la main ruisselante de sang.
- Merlin Harry ! Que s'est-il passé ? S'exclama Hermione. Oh Merlin ! Ne me dis pas que tu as essayé de ...
- Non, non ... Hermione, c'était un accident. Je t'assure ... je ne voulais pas ... C'était un accident, dit-il en se relevant péniblement.
De sa baguette, Hermione jeta un sort de désinfection et ensuite un sort de suture. Par précaution, elle enroula un bandage autour de la main de Harry.
- Harry ? Ça va ? Demanda Ron alors qu'Hermione avait quitté la pièce.
- Je ... je ne sais pas ... tout ça est tellement ... Il secoua la tête incapable de finir.
- Harry ... écoute ... je suis désolé de te bousculer mais nous devons aller au Ministère. Pour t'interroger ...
- Oui ... oui, bien sûr. Je comprends. Nous pouvons y aller maintenant.
Ron prévint Hermione qu'ils allaient transplaner au Ministère pour procéder à l'audition. La jeune femme darda un regard intense sur son mari et dit d'un ton qui ne souffrait aucune réplique :
- Je viens avec vous.
- Hermy ...
- Considère qu'à partir de cet instant, je suis l'avocate de Harry.
Ron soupira. Ensemble, ils rejoignirent Harry qui attendait dans l'entrée.
28 décembre 2008 - 16h30
Au Ministère, Seamus et Blaise récapitulaient les informations dont ils disposaient.
- On sait que Draco est arrivé à Londres à 10 heures, commença Seamus. Par contre, on ne sait pas encore s'il est directement rentré chez lui. L'elfe de maison était absent ainsi que la nounou. La maison était protégée par des sorts de protection. L'équipe scientifique analyse en ce moment la baguette de Draco pour déterminer s'il les a désactivés et si oui, quand. D'après nos propres renseignements, et sachant que nous mettons en moyenne 15 minutes pour le détecter, l'Imperium a été jeté entre 11 heures 22 et 11 heures 37. L'Avada Kedavra est quant à lui détecté instantanément et a été jeté à 11 heures 39. Le temps de réunir l'équipe et de transplaner nous sommes arrivés sur place à 11 heures 43.
- Concernant Harry, poursuivit Blaise, nous savons qu'il était à l'entraînement jusqu'à 10 heures 45. Le coach l'a quitté à 11 heures 10. Le relevé des ouvertures du vestiaire indique que les portes ont été ouvertes à 10 heures 50. Sans doute, l'entrée des joueurs après l'entraînement. Nouvelle ouverture à 10 heures 55. Ça correspond à l'entrée du coach qui souhaitait parler à Harry. Il serait ressorti à 11 heures 11. Toujours d'après le relevé, et c'est confirmé par le coach, la plupart des joueurs auraient quitté le vestiaire à 11 heures 15. Ce qui est plus étrange, c'est que la porte a encore été ouverte à 11 heures 20, à 11 heures 29 et enfin 11 heures 49. On sait qu'Harry est arrivé sur les lieux du crime par transplanage plus ou moins à 11 heures 50.
- Matériellement, il pouvait avoir le temps de transplaner à Chiswick, lancer les sorts, repartir et revenir à 11 heures 50 ... extrapola Seamus.
- Oui, en effet ... D'un autre côté, on a cette altercation entre Draco et Isaac Smith ...
- Oui, et Smith est introuvable. J'ai envoyé une équipe à son appartement mais il n'y avait personne ... J'ai fait lancer un avis de recherche.
- Si Smith était jaloux de la relation de Draco avec Harry, il a un mobile...
Il furent interrompu par un employé.
- Monsieur Zabini, Monsieur Finnigan ! Monsieur Weasley vous fait prévenir qu'il vient d'arriver accompagné de Monsieur Potter. Il vous attend pour procéder à l'audition.
- Merci Peter mais dites à Monsieur Weasley de nous rejoindre ici avant de commencer l'audition. C'est urgent.
Le nommé Peter partit immédiatement.
Quelques minutes plus tard, Ron, essoufflé, entrait dans le bureau de Zabini.
- Ah Ron ! Avant d'auditionner Harry, il faut que tu sois mis au courant des derniers éléments de l'enquête. Voilà ce qu'on a ...
Blaise et Seamus résumèrent la situation à Ron.
- OK dit le roux. Ce Smith me semble hautement suspect ! Je vais demander une surveillance de son appartement. Il va bien finir par réapparaître !
- Ron ... attends ! Tempéra le métis. Ok pour la surveillance de l'appart de Smith mais on ne doit pas négliger qu'en l'état actuel des choses, Harry avait la possibilité matérielle de commettre les faits ...
- Ah oui ? Et quel est le mobile ?
Blaise soupira.
- Ouais ... exactement ! S'énervait Ron. Il n'a pas de mobile ! Pas comme ce Smith ...
- Bon... on va l'interroger et le confronter aux éléments en notre possession. On verra bien ce que ça donnera.
- Les gars, dit Ron, je dois vous prévenir qu'Hermione s'est désignée comme avocate de Harry. Elle assistera à l'audition.
- Je n'ai pas de problème avec ça, dit Blaise.
- Moi non plus, renchérit Seamus.
- Bon. Allons-y alors !
28 décembre 2008 - 16h45
Harry avait été amené dans une pièce, sans fenêtre, avec pour seul mobilier une table en métal et quelques chaises autour. Un miroir sans tain garnissait le mur du fond.
Ce n'était pas une pièce pour l'audition des témoins et des victimes, se dit Harry.
Ils me considèrent comme un suspect.
Curieusement, cette révélation ne lui fit rien du tout dans un premier temps. Il était encore trop anesthésié par les évènements.
Ensuite, il pensa à Henry. Qu'allait dire le petit bonhomme quand il saurait que son Daddy était retenu par les Aurors ? Suspecté du meurtre de son papa adoré ?
Merlin. Ça ne finira donc jamais.
Ses craintes se renforcèrent quand Blaise, Ron et Hermione entrèrent dans la pièce. La présence d'Hermione était l'élément clé. Elle vint s'asseoir à côté de Harry et lui pressa la main gentiment.
- Ça va aller Harry. Je suis là. Je vais t'aider.
Ron et Blaise s'assirent devant Harry.
Ils furent rejoint une minute plus tard par Thomas Felton, le Chef des Aurors, un grand blond aux yeux pers et aux traits agréables d'habitude. Sauf que là, il arborait un visage sévère. Il ne salua personne et s'adossa au mur du fond, les bras croisés sur la poitrine.
Harry supportait difficilement de le regarder car il lui faisait penser à Draco. Une fois encore, il ferma les yeux, visualisant en pensée le beau visage souriant de son défunt mari.
Peut-être était-ce une stratégie pour le déstabiliser, pour le faire craquer ...
- Harry, commença Blaise, nous allons procéder à ton audition dans le cadre du décès de Draco Malefoy ...
- Je suis suspect, n'est-ce-pas ? Le coupa Harry
Blaise émit un bref soupir.
- Oui, Harry. Désolé. Nous avons eu connaissance de certains éléments dont Ron et moi allons te parler tout de suite. Hermione s'est proposée pour assurer ta défense et c'est la raison pour laquelle elle est présente également.
- Et lui ... pourquoi est-il là ? demanda Harry en désignant le blond du doigt.
Felton se décolla du mur dans un mouvement souple et vint se poster devant Harry.
- Je suis là en qualité de Chef des Aurors, pour superviser votre audition, Potter ...
Un désagréable frisson parcouru l'échine de Harry quand il entendit son nom craché de manière si ... malfoyenne.
La bouche de Felton se releva en un sourire mauvais quand il reprit :
- Vos amis ici présents ont insisté pour continuer à travailler sur l'enquête alors même que vous y êtes impliqué ... J'ai accepté à condition que je la supervise à chaque étape ... Je ne voudrais pas qu'une erreur entache le bon déroulement de cette enquête.
Sur ces mots, il retourna s'installer au fond de la pièce.
Blaise tendit un sachet transparent à Harry dans lequel se trouvait une baguette.
- Harry, reconnais-tu cette baguette ?
- C'est ... c'est la mienne. Enfin, c'était celle de Draco avant que je la lui prenne pendant la guerre. J'ai voulu la lui rendre mais il a refusé, alors j'ai continué à l'utiliser.
- Nous l'avons retrouvée dans ton salon, sous un des canapés. Nous l'avons soumise au Priori Incantatum et ... les sorts de mort et l'Impérium en sont sortis.
- Quoi ? L'Imperium ? Non ...
- Harry, coupa Blaise, nous avons la certitude que cette baguette est l'arme du crime.
- Peut-être. Mais ce n'est pas moi qui ai jeté le sort. Je ... je n'étais pas là et ma baguette m'avait été volée ...
- Volée ? Dit Ron. Tu ne nous avais jamais dit qu'elle t'avais été volée ... Quand ?
Harry soupira. Il allait devoir parler de ce qui s'était passé dans le vestiaire.
- Elle m'a été volée ce matin, pendant que j'étais au vestiaire du stade.
- Harry, dit Blaise, tu te rends compte que c'est un peu commode comme explication ...
Le brun baissa les yeux.
- Il s'est passé ... quelque chose ce matin dans le vestiaire, dont je ne vous ai pas parlé ...
- De quoi s'agit-il Harry ? demanda Ron. Raconte-nous !
Harry inspira un grand coup et commença son récit.
- J'étais sous la douche. Tous les autres étaient partis. Un moment, j'ai entendu la porte du vestiaire se rouvrir. J'ai cru que c'était un des gars qui revenait. Mais alors, j'ai entendu distinctement un alohomora et le bruit d'ouverture d'un casier. Si c'était un gars de l'équipe, il n'aurait pas eu besoin d'un sort d'ouverture. Alors je suis allé voir ... et là, j'ai vu ... Draco ...
- Draco ... mais c'est impossible, coupa Blaise.
- C'était lui, poursuivit Harry. J'étais étonné de le voir car personne ne savait que nous aurions entraînement ce matin. Il ... il était bizarre ... il m'a embrassé mais ce n'était pas sa façon de faire. J'ai pensé à ce moment là que c'était un imposteur. Mais il a dit ... des choses ... très privées ... que seul le vrai Draco pouvait savoir. Ça ne pouvait être que lui. Mais il n'était vraiment pas dans son état normal ... enfin, il était plutôt exactement comme ... autrefois à Poudlard quand ... quand on se haïssait. Il m'a empoigné et plaqué contre les casiers et là ...
Harry avait les larmes aux yeux. Il inspira à nouveau et reprit :
- ... Il m'a forcé à ... avoir une relation sexuelle. J'ai voulu lui lancer un sort mais trop tard. Il m'avait soumis à un sort d'entrave et ... j'ai dû ... subir sa ... son ... Il m'a violé.
Hermione eu un hoquet d'horreur et serra la main de Harry. Ron et Blaise étaient abasourdis par ce récit.
Harry poursuivait :
- Quand ce fut ... terminé, il m'a dit que je serais libéré du sort dans trois minutes. Il a ricané et il est parti. Quand les effets du sort se sont dissipés, j'ai voulu reprendre ma baguette mais j'ai constaté qu'elle avait disparu. Je me suis habillé et j'ai transplané au Manoir. Je voulais voir Draco. J'étais persuadé que ce n'était pas lui ... il ne pouvait pas m'avoir fait ... ça.
- Harry, dit doucement Ron. Tu sais que nous allons devoir ... vérifier tes dires. Si tu as été violé, nous devrons ...
- J'ai conservé la serviette avec laquelle j'ai essuyé le sperme et le sang qui ... Harry s'interrompit, écoeuré par ce souvenir. Je veux bien être examiné par un médicomage qui confirmera sûrement les lésions.
- Où est cette serviette ? Questionna Blaise.
- Elle est dans mon casier au vestiaire.
A ce moment, Felton fit appeler un Auror.
- Allez immédiatement avec l'équipe scientifique, au vestiaire du stade de quidditch de Chelsea ! Il faut récupérer le contenu du casier de Potter, particulièrement une serviette tâchée. Soyez méticuleux, il s'agit d'une pièce à conviction contenant des traces médicolégales.
- Bien Monsieur !
Si ce qu'Harry disait était vrai, non seulement il avait été violé par un imposteur mais il était hors de cause dans la mort de Draco.
Blaise fit état de la deuxième piste d'enquête dont il disposait.
- Harry, nous avons appris par ton coach que le mois passé, une altercation a opposé Draco à Isaac Smith. C'est vrai ?
- Oui ... Isaac et moi avons une aventure d'une nuit i ans ... je n'ai pas voulu aller plus loin et il l'a mal pris. Il a eu des propos désobligeants envers Draco et envers moi. Draco l'a remis à sa place assez vertement et il n'a pas apprécié. Mais il n'a pas fait d'esclandre ... il est parti quand Draco lui a demandé de le faire ...
- Smith était à l'entraînement ce matin ? Demanda Ron.
- Il était avec nous au début. Mais en tant qu'attrapeur, il a un entraînement particulier. Je ne l'ai pas vu après 10 heures.
- Harry, tu crois que Smith pourrait avoir été jaloux de Draco au point de ... le tuer ? Questionna Blaise.
- Je ... je ne sais pas ... j'ai du mal à le croire.
- Concernant l'imposteur qui a abusé de toi ce matin ... tu penses qu'il pourrait s'agir de Smith ?
- Je ... c'est possible, oui, dit Harry dans un souffle.
Alors que Ron, Blaise et Thomas Felton échangeaient des regards éloquents, Hermione intervint :
- Messieurs, sauf si vous avez d'autres éléments qui relient concrètement Harry au meurtre de son mari, il m'apparait établi qu'il n'a pas pu commettre ce crime.
- Vous allez vite en besogne Me Granger, dit Felton. Nous devons encore vérifier cette histoire de ...
- Insinueriez-vous que Harry pourrait mentir quant au fait qu'il a été violé, Monsieur Felton ? coupa Hermione d'un ton doucereux.
Felton darda son regard gris-bleu-vert sur l'avocate puis sur Harry à qui il dit :
- Vous allez être examiné par un médicomage Potter. En fonction de ses conclusions, nous aviserons.
Le blond sortit sans rien ajouter.
- Harry, dit Ron, nous ... nous pouvons te confirmer que Draco n'a pas pu commettre cette atrocité. Un sort d'Imperium lui a été jeté alors qu'il était à Chiswick pendant que toi tu subissais ce ... viol. Et il a manifestement été tué ... très peu de temps après ...
Ron s'interrompit. Harry était en pleurs.
- Je le savais, sanglotait-il ... je le savais ... il ne pouvait me faire autant de mal ... il m'aimait ! De plus, après le départ de mon agresseur, j'ai trouvé ça ...
Harry sortit sa montre de sa poche.
- C'est un cadeau de Draco. Sur le boîtier, il avait fait gravé une citation latine : Ubi tu, ibi ego. Quand je l'ai récupérée ... après ... la gravure avait été modifiée.
Blaise examina le dos de la montre et frissonna à la lecture des mots Omnia vulnerant. Ultima necat.
- Toutes blessent, la dernière tue, traduisit-il. C'est une citation sur les heures.
Il se leva, une lueur farouche dans le regard. Il demanda à Ron de le rejoindre dans le couloir.
- Ce n'est plus un meurtre mais un assassinat ! Le crime était prémédité. Et je pense que les deux faits sont liés. Nous avons à faire à deux personnes. Elles sont venues toutes les deux à Chelsea voler la baguette de Harry. Pendant que l'un restait pour faire subir à Harry les derniers outrages, l'autre s'est rendue à Chiswick pour tuer Draco à l'aide de la baguette de Harry.
- Ça se tient, dit Ron. Il faut qu'on renforce les recherches autour de Smith.
28 décembre 2008 - 18 heures 30
Pendant ce temps, Harry fut emmené à Sainte-Mangouste où il subit un examen méticuleux.
Le médicomage ne tarda pas à donner son avis aux Aurors.
- Ce jeune homme a indiscutablement été violé. Les lésions sont profondes. J'ai effectué tous les prélèvements d'usage et je les fais analyser sans tarder.
Ron, Seamus et Blaise étaient consternés par la nouvelle. Harry avait subi deux terribles traumatismes coup sur coup. Et eux en avaient rajouté une couche en le traitant comme un criminel.
- Vous n'aviez pas le choix dit Felton, conscient de la détresse dans laquelle se trouvaient ses hommes. Vous avez ce qu'il fallait. Maintenant que les choses sont claires le concernant, allez le soutenir. Il en a besoin.
