Disclaimer : tous les personnages et l'univers de Harry Potter appartiennent à JK Rowling
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Chapitre 14
31 décembre 2008 – 9 heures
Les flashes crépitaient de toutes parts et la salle était plongée dans un indescriptible brouhaha.
Harry et Draco avaient acceptés de participer à la conférence de presse donnée par le Bureau des Aurors. C'était le meilleur moyen de calmer les journalistes une fois pour toutes.
Ils venaient d'entrer dans la salle, accompagné de Thomas Felton.
Harry était, comme toujours, très mal à l'aise. Dix ans de sport de compétition de haut niveau et des centaines de conférences de presse, ne l'avait toujours pas acclimaté aux flashes et aux questions pressantes des journalistes. Sa tenue vestimentaire, un simple col roulé noir en cachemire sur un pantalon à pinces la même couleur, témoignait de sa volonté de passer inaperçu. Chose cependant impossible: aucun pull ni aucun pantalon ne pouvait dissimuler la perfection de son corps.
Draco, par contre, était dans son élément. Il avança sur l'estrade avec une nonchalance calculée et il s'assit à la table avec une élégance décontractée. Pour « s'accorder » à la tenue de Harry, il avait négligé ses habituels costumes trois pièces coupés sur mesure pour préférer un pull à col V, également en cachemire, de couleur gris perle qu'il portait sur un pantalon en laine anthracite. Le pull laissait apparaître la naissance de ses clavicules et mettait en valeur son torse finement musclé. Autant dire que la simplicité de la tenue ne permettait qu'une seule conclusion : le blond était tout simplement fracassant.
Thomas Felton fit un bref compte-rendu des faits. Il confirma que si Draco était bien vivant, le corps découvert était celui de l'attrapeur vedette des Eagles, Isaac Smith.
Il précisa que son bureau avait appréhendé les coupables en un temps record, permettant ainsi à Draco Malefoy d'être libéré et de rejoindre sa famille.
Durant son intervention, claire et précise, on n'entendait que le grattement des plumes à papote sur les parchemins.
Mais lorsqu'elle se termina, tous les regards se tournèrent vers Harry et Draco et les questions fusèrent.
- Monsieur Potter, êtes-vous heureux que votre mari soit vivant ?
- Monsieur Malefoy, ça vous fait quoi d'avoir été mort pendant 2 jours ?
- Monsieur Potter, allez-vous finalement divorcer ?
- Monsieur Malefoy, est-on sûr qu'il s'agit bien de vous ?
Harry et Draco soupirèrent.
- SILENCE ! Cria Draco. Mon mari et moi avons accepté de participer à cette conférence de presse dans le but de vous faire une déclaration. Pas de répondre à des questions tout aussi débiles qu'indiscrètes. Ce que j'entends pour le moment s'apparente à de l'incontinence verbale et je me refuse à commenter cela. Nous nous limiterons donc à ce communiqué. Nous remercions vivement les services de Monsieur Felton pour leur efficacité. Sans la ténacité du Bureau des Aurors, je serais encore retenu contre mon gré par une personne manifestement dérangée, à qui j'avais malheureusement accordé ma confiance. Je ne les remercierais jamais assez de m'avoir rendu vivant à mon fils et à mon mari. Nous souhaitons maintenant oublier cette épreuve et reprendre une vie normale. Nous vous demandons à cet égard de respecter notre vie privée.
Harry prit la parole à son tour.
- Je déplore que cette affaire ait coûté la vie à un de mes coéquipiers, Isaac Smith, qui était un Attrapeur de talent et qui va beaucoup manquer à l'équipe. J'en profite pour mettre les choses au point une fois pour toute : oui, j'ai eu une aventure avec Isaac, il y a deux ans alors que Draco ne faisait pas encore partie de ma vie. Mais il ne s'est plus jamais rien passé entre nous depuis cette époque. J'aime mon mari. Il n'y a que lui. Il n'y aura jamais personne d'autre que lui, dit-il en tournant un regard amoureux vers Draco.
Les prunelles grises de Draco brillèrent lorsqu'il se pencha pour embrasser Harry sous le crépitement des appareils photos.
Sitôt après la conférence de presse, Draco partit avec Harry pour Azkaban.
Ses parents avaient été prévenus qu'il était toujours bien vivant. Il avait reçu une lettre bouleversante de sa mère dans laquelle elle lui disait, peut-être pour la première fois, combien elle l'aimait et combien le chagrin l'avait dévastée à l'idée de l'avoir perdu pour toujours.
Concernant son père, Harry lui avait raconté son entrevue avec Lucius. Il avait donc décidé d'aller le voir à son tour.
Lorsque Lucius entra dans le local de visite, enchaîné, Draco vacilla légèrement. Il n'avait plus revu son père depuis presque 10 ans.
- Fils ... dit Lucius en s'approchant de lui.
Les démonstrations d'affection n'étaient pas aisées dans la famille Malefoy et c'est avec une certaine gaucherie que Lucius prit son fils dans ses bras. Mais peu importait la maladresse. Cette étreinte, Draco l'avait souhaitée toute sa vie.
- Père ... je suis heureux de vous revoir.
- Draco ... tu es magnifique. Je suis fier de toi. Tu as réussi, tu es un homme respecté. Tu es heureux ... je le vois ... grâce à Harry.
- Père ... vous approuvez donc mon mariage avec Harry ?
Malgré tout ce qui s'était passé, malgré tout ce Lucius lui avait fait subir, son approbation comptait aux yeux de Draco.
- Oui mon fils. J'approuve tout ce qui te rend heureux.
- Merci père !
Lucius était désireux de connaître les détails de cette incroyable affaire d'enlèvement et Draco ne se fit pas prier pour la lui raconter. Il fronça les sourcils quand il sut ce que son gendre avait eu à endurer mais apprécia qu'Harry lui raconte comment son fils avait menacé Ivanov des pires tourments.
- Tu as bien fait, fils ... Ce sagouin doit savoir ce qu'il en coûte de bafouer l'honneur d'un Malefoy, dit Lucius, indiquant par là qu'Harry était désormais un membre à part entière de la famille.
Mais Harry pouvait voir dans les yeux de son beau-père qu'Ivanov ne s'en tirerait pas à si bon compte.
Ils parlèrent ensuite d'Henry. Draco avaient apporté quantité de photographies moldues et sorcières. Lucius les regarda avec intérêt, s'émerveillant de la ressemblance du garçon avec Draco.
Bien sûr, il était heureux de ne pas devoir assister à l'enterrement de son fils mais il était peiné de ne pas pouvoir rencontrer Henry. Draco et Harry lui promirent d'essayer de trouver une solution.
Draco quitta Azkaban le coeur plus léger.
Harry et Draco avaient décidé d'inviter tous leurs amis, les coéquipiers d'Harry et les collègues de Draco le soir-même pour fêter le nouvel an.
La soirée promettait d'être grandiose comme toutes celles organisées par le couple Malefoy-Potter.
Et de fait, la magie aidant, le Manoir avait été transformé en une immense salle de réception. Un buffet proposait les mets les variés et les plus raffinés et les vins des meilleurs vignobles français et italiens étaient servis.
Harry, Draco, Blaise, Seamus, Ron et Hermione étaient assis autour d'une table et sirotaient du champagne.
Blaise porta un toast :
- A Draco ! Mon meilleur ami depuis que j'ai 4 ans ! Tu es un petit con prétentieux, snob et arrogant mais je t'aime comme un frère. Et l'idée que tu ne sois plus là pour me faire chier m'a vraiment mis les boules !
Malgré la rudesse des propos, les yeux brillants de Blaise démontraient bien que le métis avait vraiment été affecté par la nouvelle du décès de son ami. Draco le prit dans ses bras sans cérémonie. A part avec Harry, il ne montrait que rarement ses sentiments en public et son accolade amicale à Blaise émut les autres.
Draco leva son verre à son tour. Il demanda le silence dans la salle et dit :
- Ce soir, nous fêtons la fin d'une année et le début d'une autre. Mais ce soir, nous fêtons surtout la fin d'une épreuve pour Harry et moi. Et si nous sommes réunis ce soir, c'est grâce à vous, Blaise, Ron, Seamus. Je vous dois la vie ! Merci aussi à toi Hermione, d'avoir été aux côtés de Harry quand cette bande d'abrutis a cru qu'il m'avait réglé mon compte ! Vous êtes les meilleurs amis qu'un homme peut espérer avoir.
Et il se tourna ensuite vers Harry :
- Quant à toi, Harry, je voudrais te dire ceci.
Une douce musique s'éleva dans la salle, et Draco se mit à chanter d'une belle voix douce et mélodieuse.
« Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement
J'ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon
J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
Comme au passant qui chante on reprend sa chanson
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson
J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne
Qu'il fait jour à midi qu'un ciel peut être bleu
Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne
Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux
Tu m'as pris par la main comme un amant heureux
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement »
Quand la chanson prit fin, Harry avait les larmes aux yeux et les invités applaudissaient à tout rompre, émus et étonnés par une telle manifestation de sentiments de la part du froid Draco Malefoy.
Comme pour appuyer l'étonnement ambiant, Draco déclara, dans un sourire :
- J'espère que vous en avez tous bien profité car ce n'est pas demain la veille que je referai le poufsouffle en public !
Harry se jeta dans les bras de Draco et l'embrassa comme si c'était la dernière fois. Quand le souffle lui vint à manquer, il s'écarta et sourit à son mari :
- Merci mon amour... merci ...
- Je suis capable de tout pour toi, Harry ...
Le reste de la soirée se déroula dans une douce euphorie.
- Tu te rends compte, Draco, j'ai failli coucher avec ma demi-soeur ...
- Je suis désolé Blaise ... en plus, c'est moi qui ait insisté pour que Draco vous place l'un à côté de l'autre, dit Harry.
- T'as surtout failli coucher avec une meurtrière, Blaise ! Dit Draco
Blaise écarta l'argument d'une main sous le regard choqué de ses amis.
- BLAISE ! Dit Hermione
- Ouaaaais ... ça va ... J'ai plus qu'à me trouver quelqu'un d'autre, dit-il en parcourant la salle des yeux.
- Fais gaffe, vu comment les Zabini essayent de repeupler le monde sorcier, tu pourrais encore tomber sur une autre demi-soeur ! dit gaiement Seamus
- Pfffff ... pas faux. Bah, il me reste les moldus ...
Puis se tournant vers Draco.
- A ce propos, on a rencontré ta copine Margareth ... commença Blaise.
Les yeux de Draco s'assombrirent dangereusement.
- Si tu tiens à la taille de ton pénis, tu ne t'approches pas de Margareth, c'est compris !
- OK, OK ! Dit Blaise en battant en retraite. Blaise ne plaisantait pas avec la taille de son outil.
Les autres étaient morts de rire.
- Ceci dit Blaise, si tu ne dédaignes pas les torses plats et les cuisses musclées, j'en connais un qui pourrait être intéressé ... dit mystérieusement Harry.
Blaise se redressa, à l'affut.
- Je ne dédaigne rien ni personne tant que je peux assouvir mes fantasmes Potter ... Alors ?
Harry désigna d'un mouvement de la tête un de ses coéquipiers accoudé au bar.
- Enzo ... murmura Blaise avec un sourire de prédateur.
Il se leva et se dirigea sans attendre vers le bel italien.
Quand les 12 coups de minuit sonnèrent, le champagne coula à flots et des « bonne année » résonnèrent aux quatre coins de la salle.
Tendrement enlacés par la taille, Draco et Harry regardaient les invités s'amuser à s'embrasser en dessous des boules de gui qui apparaissaient et disparaissaient de manière aléatoire.
Ils rirent franchement en voyant Blaise rouler la pelle du siècle à Enzo. Décidément, Blaise ne perdait jamais de temps !
Lorsqu'une petite boule de gui apparut au-dessus de leurs têtes, Draco se pencha pour déposer un doux baiser sur les lèvres de Harry.
- Bonne année, mon amour.
- Bonne année, mon ange.
POV Draco
Les vacances de Noël étaient terminées. Henry avait repris l'école. Les journalistes nous laissaient enfin en paix.
Avant de reprendre nos activités respectives, nous avons décidé de nous octroyer une semaine rien qu'à nous sur notre île.
Nous avons confié Henry aux bons soins de Ron et Hermione aidés par Eléonore et Matthew Greengrass et par Arthur et Molly.
Et nous sommes partis.
L'île était toujours aussi magnifique. Sans attendre, nous avons rejoins la plage et nous nous sommes promenés main dans la main.
Le soleil se couchait quand nous nous sommes assis sur le sable pour regarder les derniers rayons disparaître dans les eaux limpides.
Je me tourne vers toi et j'admire ton beau visage dans la lumière chaude du soleil couchant.
D'une main dans ta nuque, je t'attire vers moi pour te donner un baiser.
Existe-t-il une chose au monde plus merveilleuse que la douceur de ta bouche ? Non, sûrement pas.
Tu me réponds et nos langues se mêlent dans un ballet doux et tiède à la fois. Tu gémis sous ma bouche exigeante et j'approfondis le baiser. J'enroule mes bras autour de toi pour te rapprocher de moi encore davantage. Nos souffles se mélangent.
Mes mains descendent le long de ton dos, caressent le bas de tes reins. Je te couche sur le sable chaud et je m'allonge sur toi en me perdant dans tes yeux si verts. Je reprends possession de ta bouche comme un assoiffé à qui l'on offre de l'eau fraîche.
Ma main glisse sur ton torse pour écarter les pans de la fine chemise en lin que tu portes. Mes doigts caressent tes tétons et redessinent les contours de tes abdominaux parfaits.
Je me redresse pour ôter mon propre vêtement et tu en profites pour te débarrasser du tien.
Je fais glisser le long de tes hanches étroites ton pantalon et je te sens frémir sous mes doigts. Je t'embrasse encore alors que ma main survole le tissu de ton sous-vêtement, appréciant l'ampleur de ton désir pour moi. Tu gémis dans ma bouche et ma main accélère le mouvement.
Mais bientôt tu grognes de frustration car je m'écarte de toi pour te débarrasser de cette petite pièce de tissu qui m'empêche de te savourer.
Mes yeux plongés dans les tiens pour que tu sois sûr de ce que je m'apprête à faire, je descend inexorablement vers le centre de ton anatomie.
Ma langue court le long de ton membre dressé, t'arrachant un premier cri.
Ta respiration se fait erratique quand je te prends tout entier dans ma bouche. Les mouvements de va-et-vient et la caresse de ma langue te font perdre l'esprit.
Je sens tes mains dans mes cheveux et les mouvement convulsifs de ton bassin qui me font t'avaler encore davantage. Je sens les tremblements de ton corps, prémices à la délivrance.
Quand elle survient, elle te fait te cambrer sous mes mains dans un cri rauque et profond.
POV Harry
Au travers des brumes de l'orgasme qui reflue en moi, je te vois te redresser et te dévêtir complètement. Tu t'agenouilles devant moi et je peux te regarder tout entier.
Draco ! Tu as toujours été magnifique. Tu le sais. Mais ce soir, je te trouve encore plus beau qu'avant.
Si tu pouvais savoir combien c'est excitant de te voir là, devant moi, dans ton insolente nudité.
Mais bien sûr que tu le sais. Je le vois au sourire satisfait que tu m'adresses. Tu es narcissique, tu aimes que je te regarde. Tu aimes voir le désir dans mes yeux. Tu aimes voir mon désir qui renaît déjà rien qu'à te contempler.
La lumière de la lune a remplacé les rayons du soleil. Elle te donne une aura presque irréelle, faisant luire doucement ta peau diaphane et donnant à tes cheveux blonds les reflets de l'argent.
Tu t'allonges entre mes jambes et tu parsèmes ma peau de baisers. Malgré la douceur de la nuit tropicale, je frissonne sous la caresse de tes doigts. Mes mains parcourent ton dos, le bas de tes reins. Je connais chaque courbe, chaque millimètre de cette peau si parfaite.
Tu frottes langoureusement ton corps contre le mien, m'arrachant un gémissement. Je sens ton corps qui s'embrase et qui se fait plus pressant. Je sens ta virilité tendue contre la mienne. Ce contact nous excite encore davantage si tant est que ce soit possible ...
Ta respiration et la mienne se font plus anarchiques. Tes yeux gris sont assombris par le désir.
Je te supplie de me prendre, de venir en moi sans plus attendre.
Tu me donnes satisfaction et c'est dans un halètement sauvage que je te sens entrer en moi. Ton imposante présence brûle mes entrailles mais bientôt la douleur laisse place à un autre feu. Le feu de la passion, du désir qui me consume. Je t'exhorte à bouger.
Tu me réponds. D'abord avec une lenteur sadique.
Je te supplie encore. Plus vite. Plus fort. Tes mouvements se font plus amples.
Tu me murmures à l'oreille que tu m'aimes. Ces quelques mots décuplent mon plaisir. Je me mords douloureusement les lèvres pour ne pas crier mais je ne peux pas lutter. Tes coups de rein se font plus rapides et violents, ton corps allongé sur le mien. Mon sexe prisonnier entre nos deux ventres subit la douce torture du frottement de ta peau contre la mienne.
Alors que tu jaillis profondément en moi dans un cri de pure jouissance, je me libère en criant ton nom et combien je t'aime.
POV Draco
Nous restons allongés sur le sable, serrés dans les bras de l'un de l'autre, baignés par la lumière de la lune.
Ta tête repose contre mon épaule et tes doigts tracent des arabesques invisibles sur mon ventre. Nous apprécions tous les deux le silence bienfaisant qui suit toujours la frénésie de nos ébats.
Je sens toutefois une légère accélération des battements de ton coeur.
- Harry ? Ça va ?
- Oui ...
- Harry ... qu'y a-t-il ?
- Je ... je réfléchissais.
- A quoi ? Dis-je en déposant un baiser dans tes cheveux.
Je sens ton corps se tendre imperceptiblement avant que tu ne me dises :
- Draco ... tu ... tu as déjà pensé à avoir un autre enfant ?
- Et bien ... toutes ces années où j'ai vécu seul avec Henry, non ... mais depuis que tu es là ... oui, j'y ai pensé.
Tu te redresses pour le fixer des tes grands yeux.
- Oui, dis-je. J'ai ... j'ai pris quelques renseignements sur l'adoption au département droit de la famille du cabinet ... Je voulais t'en parler mais les ...évènements m'en ont empêché.
Tu reposes ta tête contre moi et tu ne dis plus rien. Ton silence m'inquiète.
- Harry ? Tu ... tu es ... pourquoi tu ne dis rien ?
- C'est que ... j'aurais voulu ... non, rien. L'adoption, c'est une bonne idée, me dis-tu avec un faux enthousiasme.
Je resserre mes bras autour de toi en soupirant. J'aurais dû m'en douter. Tu souhaites un enfant à toi, qui soit une partie de toi. Comme Henry l'est pour moi. Mon coeur se glace à cette idée mais je ne peux pas te le refuser, ce serait égoïste.
- Harry ... je te comprends tu sais. Même si ce sera difficile pour moi de ... te savoir avec une autre, je te promets d'aimer cet enfant comme le mien.
Tu te redresses d'un coup comme un diable jaillissant hors de sa boîte.
- Hein ? Mais de quoi tu parles Draco ?
- L'enfant ... je comprends que tu en veuilles un à toi et pour ça, je suis prêt à accepter que tu trouves une femme qui ...
- MAIS T'ES PAS BIEN ?
Tu me regardes comme si j'avais perdu l'esprit et moi je suis on ne peut plus perplexe.
- Heu ... là, je ne comprends plus rien. Tu veux un enfant à toi Harry, n'est-ce-pas ?
- Je veux un enfant à nous Draco. Toi et moi.
- Harry ... au cas où ça t'aurait échappé depuis ces quelques mois où on fait ensemble des trucs carrément chauds et pas du tout catholiques, je suis un homme et tu es un homme.
- Merci bien Monsieur Malefoy, je l'avais remarqué mais au cas où ça t'aurait échappé, nous sommes des sorciers.
Il me faut encore un petit temps avant de comprendre où tu veux en venir.
- Merlin Harry ... tu penses à ... un bébé chaudron ?
- Exactement ! Me répond-tu avec un sourire éblouissant.
- OK ... mais c'est une technique fort aléatoire ...
- Je sais ! Je sais ! Mais on peut essayer quand même ! Si ça ne fonctionne pas, il sera encore temps de se tourner vers l'adoption.
Je te regarde et je ne peux m'empêcher d'imaginer un petit être blond aux yeux verts ou brun aux yeux gris. L'exacte fusion entre toi et moi.
- Merlin Harry ... oui ! Essayons ! Ce serait tellement formidable.
Je te sers contre moi pour te dissimuler les larmes qui menacent d'envahir mes yeux. Mais tu n'es pas dupe et tu me prends le visage entre tes mains. Du bout de ta langue tu fais disparaître les gouttes salées qui coulent sur mes joues.
Cette fois, c'est toi m'allonge sur le sable et je frémis d'anticipation.
La nuit promet d'être courte.
- Messieurs Malefoy-Potter, soyez les bienvenus. Je suis le médicomage Asclépiade Galien. Asseyez-vous !
Au retour de leur semaine de vacances, Harry et Draco avaient pris rendez-vous au département des conceptions assistées de l'hôpital Sainte-Mangouste.
Ils furent reçus par un médicomage d'une cinquantaine d'années, grisonnant et très souriant.
- Vous souhaitez donc avoir recours à la fécondation in caldario. Sachez que c'est une technique qui progresse énormément et qui donne de plus en plus de résultats positifs. Beaucoup de couples y ont recours.
- Le processus n'est-il pas plus compliqué pour les couples homosexuels ? Demanda Draco. Comment résolvez-vous l'absence d'ovule ?
- Et bien, je ne dirais pas plus compliqué mais plus délicat, dit Galien. Nos chercheurs ont mis au point un ovule magique, génétiquement neutre, qui pour produire un embryon, devra être fécondé non pas par un mais par deux spermatozoïdes, prélevés chez chacun d'entre vous. Une fois l'ovule magique fécondé, il est implanté dans un utérus magique, une sorte de chaudron placé dans une pièce entièrement stérile et hermétique. D'où l'appellation bébé chaudron ou fécondation in caldario. L'embryon se développe dans ce chaudron comme dans un utérus humain mais beaucoup plus rapidement. Quatre mois au lieu de neuf.
Harry et Draco se regardèrent, émerveillés à l'idée que, si tout se passait bien, ils pourraient accueillir leur enfant dans 4 mois.
- Je me dois de vous avertir que nous avons remarqué certaines particularités chez les bébés chaudrons, dit Galien.
- Lesquelles ? S'inquiéta Harry.
- Rien d'inquiétant, rassurez-vous ! Il semble que la puissance magique des bébés chaudrons soit beaucoup plus importante que celle des enfants sorciers nés de manière naturelle. C'est sans doute dû au fait que la gestation se déroule dans un environnement davantage saturé de magie que celui d'un utérus humain. Or, vous êtes tous les deux des sorciers naturellement très puissants ...
- Vous croyez que notre puissance magique pourrait être dangereuse pour l'enfant ? Questionna Draco.
- Disons qu'il faudra surveiller étroitement votre enfant durant ses premières années, le temps qu'il apprenne à canaliser sa magie.
Harry et Draco acquiescèrent. Ils en avaient déjà discuté tous les deux.
Depuis le fiasco « Helena », il était hors de question qu'ils fassent à nouveau appel à une nounou pour Henry.
Finalement, Harry réussit à convaincre Draco qu'il arrête sa carrière de joueur de quidditch. De toute façon, Harry en avait assez d'être sous les feux de la rampe. Cela faisait 10 ans qu'il jouait au quidditch à un niveau international et il voulait passer à autre chose. Ils avaient convenu qu'il termine la saison.
- Bien, Messieurs, si vous n'avez plus de questions, je vous invite à passer dans la pièce d'à côté, dit Galien en leur tendant deux fioles en verre. Vous y trouverez tout le matériel nécessaire.
Les deux hommes entrèrent dans une petite pièce confortablement meublée. Ils jetèrent un coup d'oeil perplexe au « matériel » dont parlait le médecin : des piles de magazines « spécialisés » ...
- Tu crois qu'on en aura besoin ? demanda Draco, un sourire lubrique sur le visage.
- Je n'ai pas besoin de mater des mecs sur papier glacé quand j'ai un splendide spécimen en chair et en os sous la main ... un spécimen absolument sexy et excitant ... dit Harry en mordillant le cou du blond.
Quelques minutes plus tard, deux petites fioles dûment remplies et dûment étiquetées aux noms de Harry et Draco Malefoy-Potter étaient envoyées au laboratoire de fécondation assistée.
