Coucou chers lecteurs et lectrices ! Voici un nouveau chapitre plus courts que les autres (c'est le problème quand il n'y a pas de romance, je suis moins inspirée ! xD) qui se concentre sur la rencontre entre l'équipe de Suna et le seigneur du pays de l'arbre ! On entre de plein pied dans cette fameuse mission !
Je vous souhaite une bonne lecture, en espérant que vous n'ayez pas manqué les chapitre 22 et 23 (parce que étrangement, je n'ai pas reçu l'habituel mail pour me prévenir de la sortie de ces chapitres, donc j'espère que ce n'était pas votre cas également !)
Desi
La fiancée du Kazekage
Chapitre 24 : Rencontre avec les commanditaires.
Leur arrivée dans la capitale fut comme demandée : discrète. La ville était pleine de touristes, alors personne ne faisait attention à un groupe de plus ou de moins. En chemin, ils passèrent à côté du musée du parchemin. Quel dommage, dans d'autres circonstances, Gaara aurait adoré y emmener Hinata. Il lui semblait qu'un rendez-vous éducatif serait quelque chose qui pourrait lui plaire. Peut-être auraient-ils l'occasion d'y faire après, si la mission se déroulait sans encombre ? Il conserva cette pensée dans un coin de son esprit, pour plus tard.
_ Est-ce que nous allons passer près de cette fameuse usine, demanda Kankurô.
_ Non elle se trouve à l'autre bout de la ville, lui répondit la guide. Une fois que vous aurez eu votre première entrevue avec le seigneur, je serais en mesure de vous y accompagner.
_ ça pourra nous être utile durant notre enquête oui. Nous déterminerons plus tard les tâches de chacun. Nous serons certainement amenés à nous séparer pour couvrir plus de terrain.
Cela étant dit, ils poursuivirent leur route vers le palais du seigneur. Durant le reste du trajet, la jeune femme leur indiqua divers établissements susceptibles de les intéresser dans leur enquête. Une partie se situait au cœur du quartier commerçant, l'endroit où les ragots allaient bon train. Gaara songea qu'y envoyer son frère avec son charme naturel pour collecter des informations serait un bon début. Temari serait d'une plus grande utilité avec les dirigeants de l'usine. Elle était douée pour cerner les gens et agir en conséquence pour tirer ce qu'elle voulait d'eux. Ce qui laissait Hinata et lui-même.
Avec son visage doux et avenant, la détentrice du byakugan serait peut-être plus à même de questionner le régent. Elle lui avait confié ne rien connaître aux techniques de séduction, mais Gaara qui n'avait pas non plus eu l'occasion de suivre ce genre de formation, avait bien souvent pu observer sa sœur sur le terrain. Et parfois, il suffisait d'un simple sourire et d'une phrase placée au bon moment pour que n'importe qui voit sa langue subitement se délier. De plus, il avait confiance en l'expertise d'Hinata. Elle avait toujours eu affaire aux personnes haut placées du fait de son statut d'héritière. Elle ne tarderait pas à démasquer le régent s'il avait quoi que ce soit à se reprocher.
Ce qui laissait à Gaara le soin de s'occuper du seigneur. Et justement, ils étaient sur le point d'arriver au palais.
_ Vous pourrez reprendre vos véritables apparences une fois que nous serons à l'intérieur, les avertit la guide.
Ils acquiescèrent et la suivirent quand elle se présenta aux gardes qui se tenaient au bas des marches.
_ Bonjour, j'escorte ces voyageurs sur la demande de notre seigneur. Voici leur laisser-passer.
Elle tendit un parchemin orné d'un sceau en cire jaune. Une fois ouvert, les gardes prirent connaissance de son contenu et hochèrent de la tête.
_ Bien, tout semble conforme. Vous pouvez avancer.
Ils s'écartèrent chacun à l'autre bout des marches afin de les laisser passer. Le petit groupe les salua avant de commencer à monter une à une les marches menant au palais. Sa structure était somme toute commune, mais deux parchemins d'une taille et d'une longueur considérable étaient tendus de chaque côté des grandes portes d'or. Gaara se demanda s'ils avaient été protégés par un sceau empêchant les intempéries de les détremper.
Sur le premier était inscrit « Là où tout commence » et sur le deuxième « Et où nous préservons l'avenir. »
Un peu présomptueux au goût du Kazekage, mais il ne pouvait nier qu'il y avait une certaine vérité à cela. Sans parchemin, il n'y aurait plus aucune communication possible entre qui que ce soit. Ce ne serait pas uniquement le monde ninja qui serait impacté, les civils également vivraient une grande crise.
Ce fut avec cette pensée en tête, qu'il entra à l'intérieur du lieu de rendez-vous. Lorsque les lourdes portes se refermèrent sur eux, la guide leur fit face.
_ Bien, à l'intérieur de ces portes votre identité est en sécurité. Vous pouvez abandonner ces apparences d'emprunt.
Ils ne perdirent pas une seconde de plus avant de revenir à leurs images d'origines. C'était tout de même plus agréable de porter un visage avec lequel on se sentait en accord.
_ Nous sommes prêts, déclara le ninja du sable. Vous pouvez nous présenter au seigneur.
Ils traversèrent un long couloir décoré avec goût. Sous leurs pieds s'étendait un long tapis couleur bordeaux dont les extrémités étaient brodées de fils d'or. Une fois encore, Gaara se fit la réflexion que le dirigeant du pays aimait réellement étaler sa richesse. Comparé à cet endroit, les différents palais des Kages étaient modestes. Il avait beau savoir que c'était une façon commune de montrer la puissance d'un pays, il ne pouvait s'empêcher de penser que l'argent utilisé pour ces vases ou ces tableaux hors de prix aurait pu être investi dans quelque chose d'utile pour le peuple. Même si de ce qu'il avait pu constater jusqu'ici, le pays semblait prospère, il y avait toujours des façons d'améliorer la qualité de vie des habitants. Qu'il s'agisse d'investissement dans l'éducation publique ou dans les hôpitaux. Néanmoins, cette mission diplomatique ne justifiait pas qu'il se mêle des affaires financières de son commanditaire, alors il tenta d'employer ses pensées à des réflexions plus utiles.
_ Ce couloir n'en finit pas, marmonna Kankurô.
_ C'est la grande galerie des parchemins, expliqua la guide avec un léger amusement.
_ C'est vrai que maintenant que vous le dites, il y a plus de parchemins encadrés que de tableaux, remarqua Temari.
_ Nous conservons ici les originaux des parchemins ayant marqué l'Histoire. Il y a des traités de paix, des naissances de grands dirigeants, des certificats de mariage et d'alliances entre nations.
Elle continua à lister les différents grands événements couchés sur papier, jusqu'à ce qu'ils arrivent finalement au bout du couloir.
_ Je souhaiterais annoncer l'arrivée du Kazekage de Suna et son équipe de ninja et kunoichi.
Les gardes devant eux les dévisagèrent avec curiosité, puis s'écartèrent en ouvrant les portes de la salle du trône. Ils les laissèrent pénétrer à l'intérieur puis les escortèrent jusqu'au seigneur qui les attendait confortablement installé.
_ Sa majesté le Kazekage de Suna !
Gaara s'approcha et s'inclina respectueusement.
_ Mes respects seigneur, je suis Gaara l'actuel Kazekage de Suna, enchanté de vous rencontrer.
_ Vous pouvez vous redresser Kazekage, je me nomme Masanori et je suis également enchanté de pouvoir enfin faire votre connaissance.
Il avait parlé d'une voix aimable et en se redressant, le Sabaku No pu constater qu'il possédait également un visage doux. Ce n'était pas le visage d'une personne prête à toutes les bassesses au mépris de la sécurité d'autrui. Mais comme les apparences pouvaient être trompeuses, le ninja du sable préféra attendre de passer davantage de temps en sa compagnie, afin de se faire un jugement plus précis. Peut-être cachait-il bien son jeu ou bien peut-être était-il une simple marionnette ?
_ Je vous présente également ma sœur Temari.
La jeune femme s'avança et se courba avec déférence devant le dirigeant.
_ Mes hommages, seigneur.
_ Enchanté de vous connaitre Temari-san, j'ai ouï dire que vous étiez une tacticienne hors pair.
_ Vos sources sont bien informées, confirma la manieuse de vent avec un sourire satisfait.
Elle s'écarta pour laisser la place à son frère.
_ Voici mon cadet Kankurô.
_ Mes respects, seigneur.
_ Ah ! Kankurô-san le marionnettiste ! Fascinant, j'adorerai avoir une démonstration de vos talents à l'occasion.
Le jeune homme bien que surpris, fut flatté de l'intérêt du dirigeant pour son art.
_ Ce serait avec plaisir que je vous présenterai à mes marionnettes seigneur.
Il se recula afin qu'Hinata puisse se présenter à son tour.
_ Et enfin, la kunoichi qui nous a été envoyé par Konoha, l'héritière du clan Hyûga : Hinata Hyûga.
La détentrice du byakugan fit une révérence et attendit qu'on lui demande de se redresser.
_ Seigneur Masanori, c'est un honneur de vous rencontrer.
_ De même Hyûga-san, je vous en prie, relevez-vous. J'ai entendu parler de votre étrange pupille, quel pouvoir incroyable.
Hinata ne se formalisa pas pour l'emploi du mot « étrange ». Pour les personnes en dehors du cercle ninja, la plupart des habilitées naturelles pouvaient paraître incongrues.
_ Je vous remercie de vous être jointe à cette équipe, un talent comme le votre sera des plus utiles pour nous aider à mettre la main sur ces rebelles.
_ Je ferais ce qui est en mon pouvoir pour mener cette mission à bien.
Elle avait réellement hâte de pouvoir faire ses preuves et mettre à contribution ces derniers mois d'entrainement. D'autant plus que Gaara avait été la première personne à la prendre en charge, elle voulait qu'on puisse reconnaitre son mérite également.
_ Je vous remercie. Merci à toutes et tous d'avoir répondu à notre demande. Avant de vous exposer les faits, permettez que je vous présente à mon tour mon fidèle bras droit le régent Goro Asano-san.
Un homme se détacha alors de l'ombre du trône. Hinata l'observa avec attention comme l'ensemble de ses coéquipiers. A voir sa stature droite et rêche, il détonnait beaucoup aux côtés du seigneur. Là où l'un était sourire lumineux et regard pétillant, l'autre était visage fermé et aura terne. Ses vêtements d'un beau rouge vermillon brodés de fils pourpres et argents auraient pourtant pu réchauffer son aspect physique, mais ses yeux étaient petits et viciés. Il n'inspirait pas du tout la confiance. Mais prudence était mère de sureté. Après tout, l'homme dont elle était tombée amoureuse arborait un visage austère la plupart du temps, et pourtant elle savait qu'il possédait un sourire des plus doux dans l'intimité. Pour autant, elle pouvait sentir qu'il y avait un fossé entre eux.
_ Mes respects chers invités, je vous remercie d'avoir pu vous déplacer si vite afin de nous porter assistance.
Un frisson secoua Hinata une fois qu'il eut fermé la bouche. Même sa voix mielleuse inspirait tout sauf l'amabilité. Cependant le travail d'investigation du ninja ne devait pas reposer uniquement sur l'instinct. Des preuves et des informations étaient nécessaires pour confirmer des théories et donner satisfaction aux commanditaires.
_ Bien, laissez-moi vous exposer la situation actuelle, commença le seigneur d'une voix à la fois posée et solennelle. Depuis plusieurs mois déjà, nous sommes attaqués par des terroristes dont l'identité reste jusqu'ici inconnue. Eux, en revanche, savent parfaitement ce qu'ils ciblent et il s'agit de nos précieux parchemins. Nous avons vérifié, dès qu'il s'agit d'autres marchandises, les convois peuvent circuler en toute sécurité.
Hinata ne perdit pas une miette de chaque détail que le seigneur mentionna. Y compris la façon dont il le mentionna. Le contenu était tout aussi important que la façon dont il était formulé. Et vu la manière dont il abordait son récit, le seigneur semblait réellement croire à ce qu'il disait.
_ Comment savez-vous qu'il s'agit de terroristes, s'enquit Temari. Ont-ils émis des réclamations ? Et par ailleurs, il n'a nulle part était fait mention de pertes civiles dans nos rapports. Êtes-vous certains que le terme « terroristes » est approprié dans ce cas de figure ?
_ Appelez-les comme vous le voulez, terroristes, brigands, peu importe, ils sont coupables de destruction des biens matériels indispensables à la survie de notre monde, rétorqua froidement le régent.
Temari serra les dents mais demeura professionnelle.
_ Ce que je veux dire, c'est qu'avec des réclamations écrites, nous aurions une piste pour découvrir leur identité. Ils doivent bien avoir une raison pour cibler uniquement les parchemins.
Asano-san fit claquer sa langue avec impatience, geste qui irrita d'emblée l'ensemble du groupe avant même qu'il ne reprenne la parole.
_ Bien sûr qu'il y a une raison ! Il s'agit certainement des dirigeants du pays voisin qui sont jaloux de notre système économique et ils ont envoyés des mercenaires afin de nous torpiller !
Hinata jeta un regard à ses coéquipiers. Ils partageaient la même réserve. Cela faisait beaucoup de spéculations. La seule chose dont ils étaient sûrs pour le moment, c'est que la cible restait les parchemins, et que les attaquants ne semblaient pas intéressés par l'idée de massacrer des innocents.
_ Avez-vous des témoignages qui pourraient étayer la piste menant à un commanditaire issu du pays voisin ? Quelles sont vos relations actuelles avec le pays de l'écume ?
Cette fois-ci, ce fut le seigneur qui reprit la parole.
_ Eh bien jusqu'ici je pensais que nous entretenions des relations cordiales, ou en tout cas saines. Il est vrai que notre pays jouit d'une certaine sécurité financière grâce à l'exportation des parchemins, mais je ne sais si cela aurait pu pousser le seigneur Hideo à s'en prendre à nous.
_ C'est un point à prendre en considération malheureusement, reconnut Gaara à contrecœur. La nature humaine est bien souvent à l'origine de conflits.
_ « Un point à prendre en considération » ? S'insurgea le régent. Ouvrez donc les yeux, qui d'autre pourrait nous attaquer ainsi ?
Le Kazekage darda un regard autoritaire sur l'homme qui venait de parler.
_ Les possibilités sont nombreuses. Il pourrait s'agir d'un complot à grande échelle visant à faire s'écrouler le monde, du fanatisme religieux, ou peut-être encore quelqu'un qui souhaiterait couper tout moyen de communication afin de pouvoir agir en toute impunité sans que personne n'ait la possibilité de demander du secours.
Le charisme naturel du ninja du sable empêcha le régent d'ajouter quoi que ce soit. Hinata observa les prunelles turquoises qui brillaient d'une lueur féroce. Elle avait tant de respect pour sa prestance et sa façon de se faire entendre. Même s'il était devenu dirigeant suite à la mort de son prédécesseur, ce rôle lui allait parfaitement. Elle espérait sincèrement avoir un jour autant d'assurance que lui. Bien sûr elle savait que son caractère s'était renforcé après son séjour à Suna, mais elle gardait encore en elle l'image de la petite fille incapable de s'exprimer face aux autres.
_ Vous avez fait appel à nous justement pour débusquer les coupables, et mettre fin à cette situation, poursuivit l'auburn. Nous ne pouvons pas aller accuser le seigneur du pays de l'écume sans preuve. Le moyen le plus efficace serait de tendre une embuscade.
_ Qu'avez-vous à l'esprit Kazekage-dono, s'enquit le seigneur.
Après un rapide coup d'œil à ses équipiers, il exposa son idée.
_ Faisons circuler une rumeur disant que vous avez fait appel à des étrangers pour vous aider à reconstruire l'usine. Cela devrait suffire à attirer l'attention. Hinata sera en mesure de surveiller les lieux et nous dire s'il y a un quelconque mouvement suspect. Bien sûr, il faudra avertir les dirigeants de la fabrique afin qu'aucun employés ne soit sur place.
_ Je vois, cela devrait fonctionner en effet. Mais nous ignorons le nombre d'assaillants, êtes-vous sûr que votre groupe aura une force de frappe suffisante ?
_ Une équipe de soutien envoyée par Konoha se tient prête à nous rejoindre à tout moment. Il me suffit de les prévenir et ils seront là dans une semaine.
_ Entendu. Dans ce cas je vous enjoins à les prévenir immédiatement.
Faisant suite à l'accord de Masanori, Gaara déroula un parchemin d'invocation et fit apparaitre un aigle messager. Il lui transmis les informations nécessaires puis le laissa s'envoler.
_ Bien, je vous propose que nous utilisions le laps de temps d'attente de l'équipe de soutien pour nous familiariser avec votre cité.
_ Evidemment Kazekage-dono, approuva le seigneur.
_ J'aimerais en outre, que quelqu'un de confiance escorte Temari à l'usine afin qu'elle puisse discuter avec toute personne susceptible de la renseigner sur les attaques.
_ Quelqu'un de discret, ajouta la jeune femme. Si vos assaillants sont toujours à proximité, ce que je pense, ils pourraient se douter de quelque chose en me voyant affublée d'un garde.
_ J'en prends bonne note Temari-san. Cela dit, il me vient une idée. Et si vous infiltriez le rang des travailleurs chargés de la reconstruction. Ne serait-ce pas là une bonne couverture pour enquêter directement sur le terrain ? Les attaques ont rendu la main d'œuvre frileuse, si une seule étrangère se présente à la recherche d'un emploi, je ne pense pas que cela attirera les soupçons.
La manieuse de vent considéra le plan, puis hocha de la tête.
_ ça me semble cohérent en effet.
_ Parfait, j'enverrai un courrier afin de prévenir les ressources humaines de votre venue.
_ Je vous remercie.
_ Je vous en prie, y a-t-il autre chose que je puisse faire pour faciliter votre enquête ?
_ Oui, j'aimerais avoir la possibilité de m'entretenir avec les personnes ayant subi les assauts, demanda Kankurô.
_ Bien évidemment Kankurô-san. Dès demain je vous présenterai au responsable des transports de convois.
Alors qu'il accédait à chacune de leurs requêtes, Hinata observa le seigneur. Soit il était réellement impliqué dans la découverte de l'identité des assaillants, soit il faisait vraiment son maximum pour éloigner les soupçons. Cela dit, plus elle prêtait attention à sa gestuelle et son timbre de voix, plus il lui paraissait innocent. Elle espérait ne pas se tromper. Heureusement, elle n'était pas la seule à enquêter ici.
_ Seigneur, si vous me permettez, aurais-je la possibilité de jeter un œil à vos échanges avec le pays de l'écume ?
Il tourna son regard vers elle, et tout ce qu'elle pu y lire, fut une honnête coopération.
_ Bien entendu Hyûga-sama, Asano-san nous montrera où nous entreposons tous nos historiques de communication.
_ Je vous remercie.
Gaara eut un bref regard satisfait envers son équipe. Ils avaient chacun su se trouver des postes clefs dans cette enquête.
_ Et vous Kazekage-dono ? Que comptez-vous faire ?
Il redressa la tête vers le seigneur.
_ J'aimerais à nouveau profiter des services de votre guide afin de me mêler à la population sous ma forme d'emprunt. Les gens en savent parfois plus qu'ils ne l'imaginent, expliqua-t-il.
_ Cela est vrai.
Il marqua une pause.
_ Si nous en avons fini avec les formalités, que diriez-vous de découvrir vos appartements et de profiter d'un repos bien mérité ?
L'ensemble du groupe approuva. Et bien qu'ils furent dans des chambres séparées cette nuit-là, cela n'empêcha pas Hinata et Gaara de se retrouver un bref moment pour partager un dernier baiser plein de tendresse avant le début officiel de leur mission.
A suivre, dans le prochain chapitre :
« Lorsqu'ils furent appelés pour partager le petit-déjeuner du seigneur Masanori, Gaara imagina une grande tablée garnie avec faste. Et en arrivant en compagnie de ses coéquipières, il réalisa qu'il avait mis dans le mille. »
