Emma se dirigea vers la chambre 212.
Elle entra dans la chambre et vu le jeune garçon recroquevillé dans son lit. Un ourson était posé sur sa table de chevet.
Elle se demanda qui avait acheter cette douce peluche. Mais cette personne avait raison. Il ne pouvait décemment pas resté ainsi. C'était un enfant, il devait être entouré de chose qu'il aimait. Elle se promit d'aller acheter quelques jouets, pour qu'il puisse s'occuper.
Cette pensée lui fit naître des pensées parasites.
Emma se disait que si réellement Régina venait à disparaître, elle ne pourrait jamais assuré le rôle de parent auprès d'Henry. Elle n'avait pas cet instinct maternel.
Comment une chose si simple pour certaines, avait pu passer à côté d'elle.
Si elle ne pensait pas à dorloter cet enfant dans un moment pareil. Si elle ne pensait pas à lui apporter des affaires, comment envisager un autre avenir.
Toutes ses pensées, lui rappelèrent qu'elle n'arriverait pas à y survivre.
Elle était persuadée que le chagrin l'emporterait bientôt.
Elle embrasse le sommet du crâne d'Henry.
« Tu es bien le fils de ta maman. Si courageux. Si doux. Si beau. Écoute Henry. Je ferais le maximum pour te donner le sourire dans la vie.»
Puis elle quitta la chambre se dirigeant un peu plus loin dans le service, pour pénétrer dans une autre chambre, qu'elle commençait à bien trop connaître.
« Mon amour. Mon adoré. C'est moi. C'est Emma. Je... Tu sais... Oh. C'est si dur.»
Elle avait l'envie d'être assez dur pour résister à cette douleur qui l'envahissait. Mais dès qu'elle posait le regard sur Régina. Cela en été fini.
Elle se rua dans le lit, et se blottit contre son amour.
Emma resta un long moment à pleurer, enfouissant son visage dans les cheveux de Régina.
« J'espère que tu m'entends. J'espère que tu te bats. Que tu te bats pour Henry, pour moi, pour nous.»
Elle laissa quelques minutes s'écoulaient.
« J'ai le cœur tellement brisé. J'ai mal Régina. Si mal. J'ai besoin de savoir que tu vas te réveiller. Que je pourrais une nouvelle fois sentir tes lèvres se pressaient contre les miennes. J'ai envie de me dire que je pourrais encore voir et admirer ton beau sourire. Je crois même que je supporterais que tu me crie dessus.»
Emma pleurait. Ses larmes ne s'arrêtaient pas. Comment trouvait elle encore assez d'eau en son corps pour les déverser.
Le corps humain est fabuleux.
« Tu sais, je croyais que d'être ignoré par toi, était la pire chose. Non. C'est cette situation. Je donnerais tout. Je donnerais ma vie pour la tienne. J'offrirai tout à l'univers pour faire marche arrière et pouvoir changer tout ça.»
Cela était toujours un moment difficile de parler à quelqu'un sans avoir la confirmation qu'elle était en état d'entendre et de comprendre.
« Si je devais revivre notre première journée. Je ne sais pas si tu t'en souviens encore. Mais quand je suis arrivais dans les bureaux de New-York. Je me suis directement isolé dans les sous-sols. Tu es venue me réprimander mon comportement asocial et réfractaire. Ce que tu ne sais pas. C'est que tu m'avais déjà piqué dans l'œil. Je savais à ce moment-là que tu serais la femme de ma vie. J'aurais simplement te le dire. Ne pas avoir si peur de t'avouer ce que je ressentais. Tu sais quoi. Quand tu t'es détourné de moi ce jour-là. Je n'ai fait qu'observer ton merveilleux fessiers.»
Emma observa le visage de Régina. Elle lui retira une mèche de son visage.
« Je prendrais le temps de te débarbouiller demain avec une infirmière. Je t'imagine déjà me disputer de t'avoir laissé dans cet état. Mais sache que tu es la femme la plus belle, la plus courageuse que je connaisse.»
Les trajets entre l'hôpital et y l'appartement d'Emma se faisaient de plus en plus difficile pour le trio qui se relayaient continuellement auprès de la famille.
Nolan et Emma furent convoqué par l'assistante sociale pour un entretien.
L'équipe n'avait plus de raison de garder Henry en hospitalisation. Son état était stable, et la psychologue du service, estimait qu'il se rétablirait plus facilement loin des murs hospitaliers qui n'était pas propice à la situation.
Ils avaient donc convenu qu'il serait à la charge d'Emma et Nolan, durant un certain temps.
Attendant un changement de situation médicale de la part de Regina Mills.
Ce jour-là, Emma avait eu la responsabilité d'expliquer la situation à Henry et de le ramener chez elle.
Ruby était de repos.
Et David et Emma se retrouvaient tous deux dans le hall, après cet entretien difficile avec Madame Frost.
« David, je ne vais pas y arriver. Je... Je ne suis pas un parent. Tu aurais dû avoir cette place.»
« Non. Tu es la compagne de Regina. Et Henry t'adore. Nous allons y arriver ensemble.»
« D'accord. Tu penses que ça conviendrait à Regina ?»
« D'avoir les deux personnes sur qui elle compte le plus auprès de son fils aimer ? Évidemment.»
Ils marchèrent tous les deux vers la sortie. Un bol d'air ne serait pas de refus.
« Je peux te laisser quelques heures ?» Demanda David.
« Ou vas-tu ?»
« Je pense que pour Henry, il serait préférable qu'il se repose chez toi. Il y a déjà Ruby. Je vais aller me réserver un hôtel. J'ai assez profité de ta gentillesse et de ton hospitalité.»
« Tu plaisantes !? Tu es la bienvenue. Tu peux rester. J'ai besoin de toi pour rassurer Henry.»
« Je reste là. Ne t'inquiète pas. C'est seulement pour avoir un endroit où dormir, sans que ton appartement ressemble à un accueil pour adolescents délinquants.»
Nolan savait où il allait. Il avait déjà pu repérer un petit hôtel à moins de cinq minutes de l'appartement d'Emma.
Les turn over d'appartement, ne leur conviendrait pas. Surtout si la situation venait à se prolonger.
Henry avait besoin de son espace. Et non de le partager avec trois adultes.
Il serait présent pour eux, c'était indéniable. Mais il avait besoin d'un lit.
Emma remonta, et se dirigea directement vers la chambre d'Henry. Elle comprenait que c'était la dernière fois qu'elle pénétrerai dans cette chambre.
C'était une de moins.
« Henry. Mon petit bonhomme. Je viens te chercher.»
L'enfant était assis sur son lit, serrant une peluche dans ses bras, et baragouinant des mots qu'elle ne put a peine entendre et comprendre.
Elle s'approcha délicatement d'Henry, et s'installa à ses côtés.
« Je vais te ramener chez moi. Est-ce que tu es d'accord ?»
Il l'a regarda avec de grand yeux.
« Les médecins disent que tu peux sortir. Mais je veux que nous restions pas loin de ta maman. Donc nous allons aller chez moi. Et puis je t'accompagnerais à ton rendez-vous. Le psychologue que tu vois ici, veut continuer de te voir encore un peu. Tu comprends ça.»
Il hocha la tête de haut en bas. Signe qu'il avait compris.
Elle l'aida à préparer ses affaires, ainsi qu'à s'habiller dans le plus grand des silences. Une fois fin près, elle porta le sac de sport qui contenait les affaires du petit garçon, tandis que ce dernier attrapa son ourson.
Une fois dans le couloir, Henry, de son autre main, attrapa Emma.
Et ne prononça que faiblement « Maman.».
« Tu veux voir ta maman ?»
Il hocha une nouvelle fois la tête.
Emma, sans demander l'approbation de qui que ce soit, marcha d'un pas ferme vers la chambre 324, tenant toujours la main du petit garçon.
Il était pour elle, hors de question que ce petit garçon ne puisse pas embrasser sa mère.
Elle se planta devant la porte, et s'agenouilla devant l'enfant.
« Tu vas voir, dans la chambre. Ta maman est comme toi. Elle a des fils un peu partout. Comme toi tu avais ta perfusion. Il ne faut pas toucher. Mais tu as le droit de l'embrasser. On ne va pas rester longtemps de toute façon.»
Ils pénétraient dans la chambre. Emma posa les affaires d'Henry sur une chaise.
Elle put voir l'angoisse et l'hésitation du petit garçon.
Il n'osait pas s'approcher. Cela était impressionnant pour lui.
Emma lui tendit la main, et l'accompagna jusqu'au lit.
« Mon amour. C'est nous. Je suis avec Henry. Je vais le ramener chez moi, pour qu'il puisse se reposer. Je te promets de le protéger.»
Elle porta le petit Henry, et l'allongea quelques instants près de sa mère.
« Maman je t'aime. Reviens avec nous.»
Puis il se mit à pleurer à chaude larmes.
Emma le consola, tout en tenant une main de Regina.
Après quelques longues minutes. Emma et Henry sortirent de l'hôpital.
Emma savait qu'à partir de ce moment elle serait moins présente auprès de Régina pour combler ce temps avec son petit garçon.
Elle se demandait encore de quoi ses journées seraient faites.
Elle décida sur la route de s'arrêter manger une crêpe. Elle savait que le petit garçon aimait ça.
Elle voulait lui faire plaisir, elle avait besoin de lui faire plaisir.
En rentrant chez elle, ils retrouvèrent Ruby bien réveillé, assisse dans le salon derrière son ordinateur portable.
« Henry ! Tu es enfin sortie !»
Ruby vint enlacer à tour de rôle Henry, puis Emma.
« Oui. Nous avons eu l'autorisation de la ramener ici en attendant... Nolan est partit se chercher un hôtel. Nous sommes ici tous les trois pour le moment.»
« Comment tu vas ?»
« Je me suis jamais senti si triste, si vide, si... Je ne sais pas. Si malheureuse.»
Ruby ne répondit rien. Qui avait-il à répondre à cela ?
« Tu veux te repose Henry ?» Demanda Emma.
C'était une fois de plus un oui.
Elle l'accompagna dans sa chambre, et le mit en pyjama. Avant de l'installer dans ses draps, dans son lit, qui avait accueilli sa mère quelques semaines plutôt.
Peut-être que le petit garçon retrouverait son odeur.
Elle alla quitter la chambre jusqu'à ce qu'Henry émette un son.
Elle se rapprocha de lui, et il lui attrapa la main pour qu'elle puisse s'allongeait auprès de lui.
C'est ce dont il avait besoin. S'endormir auprès de quelqu'un.
David Nolan avait pu déposer son bagage dans son hôtel avant de retourner bien vite à l'hôpital. Il avait reçu un message bref d'Emma. Le tenant au courant qu'Henry était passer embrassé sa mère, avant de rentrer à son appartement.
Il attendait patiemment que les portes de l'ascenseur de s'ouvre à l'étage demandé. Il marcha jusqu'à la chambre 324.
Il toqua par habitude, n'attendant aucune réponse. Mais pourtant une voix se fit entendre de l'autre côté de la porte. Une voix qu'il ne connaissait que trop bien.
