Salut ! Merci pour vos commentaires et encore désolée pour l'attente ... j'espère que vous apprécierez la suite ! Bonne lecture !


Plop … plop … plop ...

Tout était noir. Tout était fini. C'était cela la mort ? Non … je ne pouvais pas le croire. Je ne pouvais pas juste rester en face à face avec ma conscience pour l'éternité. Non, ce n'était pas la mort. Je savais ce que c'était : ma pénitence. Je devais payer mes erreurs.

Plop … plop … plop …

Tandis que quelques gouttes d'eau sale tombées au sol causant ce bruit énervant, des rats courraient à travers la cellule pour ne pas être touchés. Ma tête me lançait et je n'osais pas bouger. A vrai dire, j'aurai voulu rester ainsi jusqu'à en mourir. Je ne savais pas vraiment ce qui se passait mais je m'en fichais.

Au moment même où je pensais que plus rien ne pourrait m'arriver de pire, des pas se firent entendre et les deux hommes entrèrent sans considération. Le blond se tenait droit et sévère comme à son habitude à l'entrée alors que le second que je n'avais pas eu le temps de voir avant de sombrer s'accroupit devant moi. Sa main caressa tendrement mes joues creuses, son regard était empli d'inquiétude et d'une douceur presque irréelle. Ses longs cheveux de jais balayait mon dos délicatement cependant, je ne reconnaissais toujours pas cette personne.

-Lexi … que t'est-il arrivé ? Demanda-t-il éperdu.

Soudain, je compris. Je gémis douloureusement feignant de pas pouvoir parler. Il se tourna vers l'autre lui jetant un regard déçu et secouant la tête. Il me contempla ne sachant plus quoi faire de moi.

-Comment allons-nous pouvoir la ramener à Caïus dans cet état ? S'exclama-t-il.

-Eh bien … pourquoi devons-nous la lui ramener Aro ? Sincèrement, je ne comprends pas les raisons de cette recherche désespérée. Cela fait presque dix ans ! Et regarde ce qu'on retrouve ! Une pute ! Une loque ! S'énerva blond.

-Attention Marcus ! Je ne te laisserai pas me parler comme ça une minute de plus ! Grogna celui que je compris être Aro en dégainant un revolver en argent.

Ils sortirent précipitamment sans même m'adresser un coup d'œil.

J'étais de nouveau seule. Je réussi encore à entendre quelques bribes de leur discussion enflammée avant qu'ils n'aient totalement disparu. Je me levai, des larmes coulaient sur mes joues pour la premières fois depuis des années. Je venais enfin de comprendre.

Tout ce que j'avais vécu jusqu'ici n'était rien en comparaison de ce qui m'attendait. Mes actes passés avaient des conséquences mais ce n'était pas celles auxquelles je m'étais préparée. J'étais plus que prête à payer pour mes erreurs mais pour celles de quelqu'un d'autre.

Je comprenais enfin que tout ce que je m'étais laissée vivre, toutes les horreurs que je m'étais forcée à endurer afin d'expier mes péchés et remords, je l'avais fait pour réparer les conneries d'une autre. Je me sentais énervée, prise d'une rage sourde. Tout ce temps que j'avais gâché, tout ce que j'avais blasphémé … toute cette souffrance … pour rien !

Le jeu était fini. Je devais stopper toute cette mascarade et recommencer à vivre. Je compris alors que l'être humain ne peut vivre sans but et mon but dès à présent était de rattraper tout ce temps gâcher pour ces crétins. Je trouvais ça tellement tirer par les cheveux : depuis tout ce temps, j'aurais pu m'en sortir comme je l'avais toujours fait mais je m'étais simplement laissée mourir sottement.

J'entrepris d'ouvrir ce foutu cachot à l'aide d'un de mes invisibles qui n'était pas tombé, ce qui mit un temps fou. Cependant, au bout d'une heure à peu près, je n'eus plus qu'à pousser la porte et sortir. Je refermais soigneusement la porte – vu la luminosité de ce sous-sol, ils ne s'apercevraient de mon absence qu'au bout d'une dizaine de minutes. Je me retournais pour m'enfuir, mes yeux s'écarquillèrent.

-Oh … oh …

Je ne trouvais que ça à dire et au fond, je savais que d'un point de vue extérieur la situation devait être comique.