Salut ! Oui ça fait un bail mais je vous assure que je ne vous oublie pas ! Et le prochain post sera du point de vue d'Edward donc tenez-vous bien ! En attendant, on en apprend un peu plus sur notre personnage principale qui est bel et bien Bella par contre, au cas où vous ne l'auriez pas encore vu, ce sera pas une gentille petite Bella. ^^ Bonne lecture et lâchez un com'
La corde qui voulait se pendre
- Je ne suis pas Lexi ! Criai-je, acharnée tentant de me défaire de mes chaines.
Aro me contempla ironiquement, un petit sourire vicieux sur les lèvres. Il s'approcha de la chaise sur laquelle ils m'avaient attachée, se baissa de sorte qu'il soit à ma hauteur et caressa ma joue langoureusement. Sans vraiment comprendre, je me laissais aller à cette douce caresse qui semblait à la fois pleine d'admiration et de pitié.
-Mais enfin, je le sais bien. Heureusement d'ailleurs parce que sinon cela voudrait dire que mes hommes ne font pas leur boulot comme il faut. Murmura-t-il en riant.
J'écarquillai inconsciemment les yeux, je ne comprenais d'ailleurs pas du tout pourquoi. Je n'étais pas choquée, j'avais vu cette chienne de Lexi se faire descendre comme j'en avais regardé bien d'autre que ce soit avant ou après et j'avais côtoyé le genre de personne qu'est Aro Volturi toutes ces dernières années. Je n'avais pas peur, je n'avais plus peur. C'était alors une chose bien au-delà de la simple crainte de la mort qui avait pris possession de moi : c'était une de ces terribles vérités qui vous gifle violemment lorsqu'elle vous parvient.
Je n'allais pas mourir, j'en étais certaine. Il ne me tuerait pas, je serai son instrument. Dès lors, je repris contenance relevant la tête et bombant le torse. C'est tout de même étonnant la nature humaine : automatiquement, lorsque nous sommes en maigre position, nous baissons la tête et supplions tentant d'inspirer quelque pitié mais lorsque la force nous revient, nous écrasons tout sur notre passage en nous pensant invincible jusqu'à ce que l'on vienne nous démontrer le contraire et ainsi de suite jusqu'au moment où il n'y aura plus une seule personne pour croire en nous et nous pardonner. Cependant, je n'en étais pas encore arrivée là.
J'éclatai soudainement de rire :
- Qu'attend-tu de moi ? Que je me fasse passer pour Lexi devant tout le monde ? C'est pour ça la comédie de tout à l'heure ? C'est pour ça que la tapette blonde n'est pas là ? Ricanai-je.
Son visage se ferma tout de suite, son expression se durcit, j'avais touché la corde sensible.
-Et pourquoi je ferai cela ?
Je haussai les sourcils dans l'expectative. Il colla ses lèvres à mon oreille et y déposa un léger baiser tandis que je fermais les yeux. Je me disais que je pouvais bien me laisser aller quelques secondes, après tout c'était mon boulot.
-Parce que je sais que Cullen est vivant et je sais où il se trouve. Sourit-il narquoisement.
J'ouvris grand les yeux, ma respiration se bloqua instantanément et tout expression disparue de ma face. Je devais sûrement être plus blanche qu'une morte à ce moment-là mais cela ne dura que quelques secondes car la colère sourde pris rapidement le dessus.
Je lançai ma tête sans un mot contre la sienne, le coup le fit chanceler puis tomber à terre. Je basculai ensuite en avant afin de pouvoir sauter sur mes pieds et me tournai éclatant ma chaise contre son crâne. Elle était si vieille et branlante qu'elle ne tarda pas à se fracasser. Je me détachai le plus vite possible tandis qu'il gisait au sol. Je savais que ma force avait été la surprise, s'il se relevait avant que je ne me sois libérée, j'étais perdue.
Je parvins à me délivrer bien qu'un long bâton de bois restait attaché à mon avant-bras droit. Je comptais m'enfuir lorsqu'une idée me vint. Je tournai les talons, revins sur mes pas et d'un geste droit et assuré, plantai le bout de bois violemment dans le corps d'un des plus grands boss de la mafia italienne. De toutes évidences, ils m'avaient sous-estimée : il avait tenu à me voir seul et n'avait pas une seconde penser que je puisse faire ceci. La surprise avait été ma chance et sa perte.
-Merci monsieur Volturi. Vous venez de me donner une chose que je n'aurais jamais cru retrouver un jour : une raison de vouloir vivre.
Je le regardai encore un long moment sans mot dire. La boucle était bouclée et la roue venait de retourner en ma faveur. J'avais sombré si bas non pas parce que l'on m'y avait poussé de force mais parce je m'étais laissée faire. Les choses venaient de changer. J'avais eu beau me lamenter et supplier le pardon, il venait de me dire que tout ça n'avait servi strictement à rien.
Oui, les choses avaient changées. Je n'avais plus peur de la mort, je n'avais plus rien à perdre et tout à gagner, j'étais déjà tombée au plus bas, je n'avais plus aucun point de pression. Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort et croyez-moi, Edward Masen Cullen aurait mieux fait de m'abattre.
Je pris son arme qui avait roulée à deux mètres de lui lors de sa chute et sortis calmement.
