J'adore lire vos reviews, elles me font beaucoup sourire :D (Même si je vous déprime à mort à chaque fois xD) Merci beaucouuup ! Si vous aimez cette fic j'en est aussi écrit une un peu du même genre sur le couple Sam/Lucifer, elle s'appelle Seven night with the devil, allez la lire si l'envie vous prend. Bref, on arrive à la moitié de la fic et ça commence enfin à se pimenter !
Il n'y a rien que le froid, et le vide.
Adam a la sensation qu'à n'importe quel moment il va se désintégrer et qu'un million d'atomes d'Adam Milligan vont flotter dans l'air pour l'éternité. Il a le sentiment de n'être ni en enfer, ni sur terre, et encore moins au paradis. Il est quelque part, coincer entre deux couches d'existence, et il essaye de garder ses molécules collées ensemble. Ce n'est pas douloureu, pas vraiment, c'est juste inconfortable et vide. C'est comme essayer de bouger un membre amputé; quelque chose qui devrait être là et qui nous a toujours appartenu mais qui est juste...parti. Aussi simplement que le corps d'Adam avait été détruit, désintégré dans l'explosion créée par l'impact entre une des créatures les plus puissantes de Dieu et LA créature la plus puissante de dieu. Il ne peut plus vraiment penser, mais les émotions continuent à glisser dans son subconscient sans discontinuer. Le vide, la peur, la peine, puis à nouveau le vide. Et aussi soudainement que ça, il fait à nouveau parti d'un tout. Il est à nouveau, âme, personnalité, chair et sang. Atome, ADN , molécules, particules. Et sa première sensation est d'heurter le sol avec un bruit sourd et de replonger dans l'inconscience.
Adam se réveille le visage écrasé contre une surface inconfortable et sale.
Il panique aussitôt. Dans la cage où tout est manichéen, il n'y a que la dureté du sol craquelé contre les plumes meubles et douces. Il essaye d'ouvrir les yeux et de se débattre, mais il n'arrive pas à bouger d'un cil.
Toute son angoisse raisonne comme une fanfare dans son esprit sans pouvoir jamais s'exprimer. Il est presque rassurer d'entendre sa respiration se faire irrégulière, car cela signifie qu'il est toujours capable de respirer.
Il se souvient de l'air saturé de souffre et de cendres qu'il y avait là-bas.
Quelqu'un le secoue légèrement.
-Adam, tu peux te lever ? Demande une voix masculine.
Il est surpris pour plusieurs raisons.
La main qu'il sent n'a rien d'inhumaine ni de brûlante, il a cru sentir le frottement du tissu contre la peau de son dos lui indiquant qu'il est habillé, et c'est la première fois depuis qu'il a été enfermé dans la cage qu'on prend la peine de lui poser une question.
La fanfare s'arrête brusquement devant la vérité éclatante.
Il n'est plus dans la cage.
Il prend une inspiration, puis deux, et il essaye de parler.
-Mike ? Dit-il d'une voix claire et plus du tout rauque. Qu'est ce qu'il s'est passé ?
-Je crois que la cage nous a...recrachée. J'essayais de te sortir de là et j'ai tenté d'abattre toute la puissance de ma grâce sur elle et.. Je ne sais pas. Je ne suis pas sûr.
Avec une voix humaine, Michael semble tellement moins assuré et calme que quand sa voix, atrocement grave, semblait résonner à l'infinie contre les parois de la fosse. Pourtant, elle est toujours aussi dénuée d'émotion.
-D'accord, euh, tu peux m'aider ?
Il sent qu'on le retourne sur le dos et il arrive enfin à ouvrir les yeux.
Il est assis sur un chemin de terre, au beau milieu d'une forêt. Il s'était brièvement imaginé revoir le cimetière qui fut sa dernière image de la terre mais il n'y a qu'une vieille bâtisse de plusieurs étages non loin d'eux. Quand il tourne les yeux vers Michael, il ne peut retenir son sourire.
L'archange arbore à présent une peau pâle, des cheveux d'un noirs de jais, et des yeux d'un bleu glacé. Il porte le même T-shirt blanc et jean bleu qu'il devait porter dans la cage, et des tennis.
C'est bizarre de penser cela. Le prince du ciel en jean et tennis. Il peut en fait facilement l'imaginer un plateau à la main et son sac de cours sur l'épaule, déambulant dans la cafétéria de sa fac de médecine, sauf que non, ce serait trop irréel.
Ah, oui, et bien sûr, il est terriblement beau dans le genre tout-droit-sortit-de-la-couverture-d'un-magazine-d e-Vogue.
Michael le fixe calmement en lui laissant le temps de tranquillement le mater de haut en bas. Plutôt gênant.
-Ça va ? Demande Adam en brisant le silence.
-Je suis vivant alors, oui, je vais bien, répond l'ange en penchant légèrement la tête.
-Je veux dire, tu as utilisé beaucoup de ta force pour nous faire sortir non ? (Michael grimace légèrement.) Tu n'es pas devenu humain au moins ?
-Non, mais ma grâce est épuisée pour l'instant, je ne pense pas pouvoir nous faire tous les deux voler ailleurs.
-Où sommes nous dans ce cas ? C'est toi qui nous a amené ici ? Demande Adam, en se relevant difficilement, avisant les vêtements qu'il porte, étant sensiblement les mêmes que ceux qu'il a emporté dans la cage.
-Quand on a été expulsé hors de la cage, on s'est plus ou moins retrouvé dans le vide au dessus du gouffre, je t'ai laissé nous guider vers les personnes que tu voulais voir.
Adam hoche la tête même s'il ne voit pas trop ce que Sam et Dean peuvent faire dans cette maison semblant datée du Moyen âge, au moins. (Nda : C'est bien sûr devant la maison des hommes de lettres qu'ils sont).
Il est libre, il est dehors, et pourtant il se sent toujours enfermé. Le vent frais sur sa peau et l'odeur de la terre ne suffisent pas à lui faire accepter qu'il a finalement été libéré. Ce doit être un piège, ce doit être la cage qui se joue de lui.
Adam s'approche de la porte, et pose sa main à plat contre le bois lourd et rongé par les mites. Michael l'interpelle et il se retourne vers lui.
-Je vais y aller, tu devrais t'en sortir maintenant.
Adam ouvre la bouche pour protester, puis il se rappelle qu'il n'a pas le choix. A un moment donné, Michael n'avait eu à prendre soin que de lui, mais dans la réalité, sur terre, il avait le paradis à diriger et Adam sa petite, misérable vie humaine à gérer.
-Merci. Il lui répond simplement.
Michael tend la main comme pour le toucher, mais il se ravise et disparaît.
Adam frappe a la porte.
