Traduction : Tressym383
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Résumé : Bakugo et Shinso forment un duo sarcastique [CW].
"M'man, promis, je vais bien, vraiment." Kirishima insista au téléphone. "Je suis même pas blessé, je le jure."
« C'est la troisième attaque de vilain que tu subis, Ei ! La troisième ! Je vais finir par faire une crise cardiaque ! »
"J'étais même pas présent pour la deuxième." il raisonna. "J'étais en cours de rattrapages pendant celle du camp d'été."
« Ouais, mais tu t'es quand même bien impliqué par la suite. » elle insista. « Je sais que c'est ce que tu veux faire et que ça va être dangereux, mais j'espérais que tu sortirais au moins du lycée avant que les vilains essaient constamment de te tuer ! »
"Ils essayaient pas de me tuer." il discrédita. "Ils essayaient de tuer All Might et de kidnapper Bakugo."
« Et cette fois-ci ? » elle demanda. « Tu as été spécifiquement attaqué, non ? »
"C'était… Ça concernait aussi Bakugo, en fait." il avoua doucement.
« Oh non. » Son inquiétude changea soudainement. « Est-ce qu'il va bien ? »
"Il est- En quelque sorte."
« Je vais être honnête avec toi Eiji, je suis à un désastre près de ne plus jamais signer un autre formulaire d'autorisation de sortie pour toi. »
Ça ne semblait pas être le bon moment pour lui annoncer qu'il avait son permis provisoire, il n'aurait plus besoin qu'elle signe quoi que ce soit.
« Est-ce que Katsuki en parle, ou est-ce qu'il s'est encore renfermé sur lui-même ? » Sa mère l'avait suffisamment écouté s'inquiéter pour Katsuki pour connaître les tendances de celui-ci.
"En fait, il est allé à cet espèce d'examen médico-légal hier et il n'est pas revenu." il exprima son anxiété. "Il était vraiment nerveux à ce sujet et il ne m'a pas laissé l'accompagner."
« Même dans une relation, certaines choses restent personnelles. » sa mère répondit tristement.
"Il- il m'a finalement raconté un peu ce qui lui était arrivé quand il était enfant et… Je suis content de le savoir, mais il y a rien que je puisse dire pour le faire aller mieux."
« Comment tu vas après avoir entendu ça ? »
C'était bizarre qu'on lui demande s'il allait bien pour quelque chose qui ne lui était pas arrivé. Mais il ne pouvait pas nier que ça le bouleversait.
"Je voulais juste mourir."
"Il arrêtait pas de répéter à quel point ça faisait mal." Que Katsuki se soit fait frapper par Ito pour avoir dissocié l'avait marqué au fer rouge, mais il ne se sentait pas prêt à en parler pour le moment. "Je sais qu'il y travaille en thérapie, mais il se tient toujours pour responsable. Je sais pas s'il peut supporter de témoigner, alors j'ai peur pour lui."
« Je vais venir ce week-end, si ça te va. » elle déclara doucement. Kirishima voulait se montrer courageux, lui assurer que ça irait. Mais à la place-
"S'il-te-plaît, oui."
Des doigts lui serrent violemment le poignet, le clouant au sol de sorte à ce que la tension sur son épaule lui fasse mal à chaque fois qu'il essaie de bouger.
"S'il-vous-plaît- "
"Ferme ta gueule."
Il est pris au piège et il ne peut rien faire pour que ce soit plus supportable. Alors il supplie.
"Pitié, arrêtez." il arrive à peine à articuler à travers ses sanglots et sa respiration erratique.
"T'es tellement pathétique. Tu pensais qu'il allait arriver quoi ? Tu devais bien savoir ce qui allait se passer, mais tu m'as quand même suivi !"
La main se resserre jusqu'à ce qu'il crie alors que chaque mouvement devient plus agressif, les va-et-vients écœurants inclus, pour s'assurer qu'il regrette profondément d'avoir ouvert la bouche.
"Bakugo !"
Soudain, ses mains sont libres et il repousse le poids sur lui. Sa jambe se cogne à la table basse alors qu'il trébuche en arrière.
"Dégagez de moi, putain !" il crie.
"Bakugo, tout va bien !" Shinso crie en retour.
Shinso ?
Où est-ce que je suis, putain ?
L'appartement d'Aizawa. Il se retourne pour trouver des marques noires sur le tissu du canapé, le résultat du pire cauchemar qu'il ait fait depuis qu'il a commencé à prendre des médicaments. Si Aizawa ne lui avait pas ramené ses cachets, le canapé ne serait probablement pas récupérable.
"Tu veux que j'aille chercher Aizawa ?" l'autre garçon demanda.
"Non." Il secoua la tête. "Non, je vais bien."
"Tu pleures."
Ah, merde. En effet.
"Ce rêve-là avait l'air plutôt mauvais." Shinso constata, comme si ce n'était pas putain d'évident.
"Ouais, sans blague." il répondit sèchement en s'essuyant les joues avec sa manche. "Qu'est-ce que tu fous ici ?"
"Je vis ici." il répondit simplement.
Ouais, c'est une putain de bonne raison.
"D'accord, mais pourquoi t'étais à proximité ?" Bakugo clarifia.
"Je viens de te le dire. Ça avait l'air d'être un cauchemar assez mauvais."
Cet idiot essayait de me réveiller.
"Mes mains explosent." il rappela, exaspéré. "Si tu me touches dans mon sommeil, tu pourrais crever, putain !"
"J'allais pas te laisser comme ça." il répondit en haussant les épaules.
" -il te considère comme un membre de sa famille maintenant."
"C'était qu'un rêve." il marmonna, gêné.
"Non. C'était pas juste ça." Shinso déclara avec trop de compréhension.
"Bon sang, Katsuki, pourquoi tu cries à cinq heures du matin, putain ?!"
"Laisse-moi tranquille, sorcière !"
"Je le ferais si tu la fermais !"
"Peu importe." il esquiva. "Tu prends ton petit-déjeuner ou tu subsistes qu'avec du sang humain ou quelque chose du genre ?"
Il n'avait même pas particulièrement faim, il avait juste besoin d'occuper ses mains.
"En général Mic prépare quelque chose." Shinso informa. "Mais il ne se lève pas aussi tôt."
S'il préparait le petit-déjeuner avant que Mic et Aizawa ne se réveillent, peut-être qu'il pourrait arrêter de se sentir comme un boulet parce qu'il était encore une fois resté chez eux.
"Tu sais ce qu'ils aiment ?" Il essaya d'avoir l'air désinvolte, comme si c'était la routine.
"Ils mangeront n'importe quoi s'ils n'ont pas à le faire. Mic ne sait pas trop bien cuisiner et Aizawa est doué, mais il déteste ça."
Je vois ce que je peux faire.
"T'as une poêle à tamagoyaki* ?" Bakugo demanda.
"Une quoi ?"
"Mon Dieu, t'es inutile." Il leva les yeux au ciel. "La poêle carrée."
Shinso fouilla un peu les placards pendant que Bakugo vérifiait ce qu'il y avait dans le réfrigérateur, espérant que même un foyer aussi chaotique aurait des œufs.
Trouvés.
La plupart de ce qu'il savait faire venait de Google, mais cette recette-ci, son père avait pris le temps de la lui apprendre.
"Garde une épaisseur fine. N'essaye pas de l'enrouler jusqu'à ce que tu sois sûr qu'elle est suffisamment solide."
Avec le recul, il s'agissait peut-être plus d'une tentative pour lui enseigner la patience que la cuisine. Le résultat final était essentiellement une omelette en forme de sushi.
"Tu t'en es bien sorti, Katsuki."
"Pas mal, morveux. Tu vois ce que tu peux accomplir quand tu te calmes et te tais une seconde ?"
Il n'avait toujours pas répondu aux appels téléphoniques incessants de ses parents.
"Qu'est-ce qui s'est passé hier ?" Shinso demanda. Comme si ça le concernait de près ou de loin.
Ne commence pas à crier dans la maison d'Aizawa à six heures du matin.
"J'ai combattu un ours le matin, trouvé un remède contre le cancer le soir."
"Aizawa était vraiment inquiet pour toi." Shinso ignora ouvertement le sarcasme.
"J'ai chevauché un requin et tué Dieu dans l'après-midi."
"Tu peux juste dire que tu ne veux pas en parler." Le regard blasé ne faiblit pas.
"Tu écouterais si je le faisais ?" il défia.
"Oui."
"Alors je veux pas en parler."
"D'accord."
... Était-ce vraiment si facile ?
"Quand est-ce que tes parents se lèvent d'habitude ?" Bakugo demanda pour changer de sujet.
"Mic vers sept heures, Aizawa quinze minutes avant qu'il ne doive donner son premier cours."
"Ouais, ça lui ressemble bien." Il fit un sourire narquois. "Du coup je vais juste en faire pour toi et moi, et je recommencerai quand on aura fini."
"Tu leur ais pas redevable, tu sais." Shinso le regarda fixement. "Ils ne sont pas comme ça."
"De quoi tu te mêles ?" il grogna sur la défensive. "Peut-être que j'aime juste cuisiner."
"J'ai été en famille d'accueil." il expliqua simplement. "Je sais reconnaître ces choses là."
"Je- Écoute, je suis pas du genre à faire des cartes, offrir des fleurs ou ce genre de conneries." Il replia l'omelette sur elle-même dans la poêle. "C'est la seule façon que je connaisse pour dire merci."
"Tu pourrais juste le dire."
"Va te faire voir." il grommela. "Les mots en eux-mêmes veulent rien dire."
"Vouloir dire des trucs, c'est un peu le principe-même des mots." Shinso jouait avec le putain de feu. "Tu sais que c'est un tas de sons qui transmet une signification spécifique ?"
"Continue comme ça et je te tue, je le jure devant Dieu."
Shinso fit une pause, l'étudiant attentivement.
"Quoi ? " Bakugo claqua.
"J'imagine qu'avec la manière dont tu les utilises, les mots n'ont effectivement pas de sens."
"C'est censé vouloir dire quoi, putain ?" Son tempérament s'enflamma.
"Tu mets des barrières autours de toi et ne communiques rien, au final."
Personne ne l'avait jamais autant mis à nu aussi succinctement auparavant.
"C'est quoi, ça ? Une putain de poésie ?" il continua sur la défensive, parce qu'il ne savait pas comment s'arrêter.
"La preuve." Shinso déclara avec ironie.
"Je te connais même pas, bordel." il siffla, embarrassé par sa propre transparence.
"Tu pourrais." Shinso continua. "T'as juste choisi de ne pas le faire parce que ça t'effraie."
"Tu veux te battre ?!" D'où ce mec pensait qu'il allait s'en tirer en lui balançant ça visage ?
"Aizawa tient à moi, et toi tu tiens à Aizawa. Donc je te fais peur." Il se percha nonchalamment sur l'un des tabourets de l'îlot de cuisine, imperturbable. "Tu détestes accorder de l'importance à ce que les gens pensent de toi, alors c'est plus facile de simplement m'éviter."
Bakugo n'avait pas d'argument, alors il se contenta de claquer une porte de placard avec une force excessive.
"Mais je veux apprendre à te connaître." Shinso le surprit. "Parce qu'Aizawa tient aussi à toi."
"Qu'est-ce qu'il y a à connaître ?" Bakugo ricana d'un air vide. "On dirait que tu m'as déjà bien cerné."
"T'es plus que tes mauvais mécanismes de défense." Shinso sourit en retour.
Bakugo se figea, s'arrêtant provisoirement de remuer les œufs dans un bol.
Était-ce le cas ?
Shinso devait sûrement parler de son alter.
"Eh bien, ouais, je suis doué dans pas mal de trucs." Il haussa les épaules. "Mais tout le monde le sait déjà."
"Je ne parle pas de ça." Le regard de Shinso lui rappela Todoroki.
Alors de quoi tu parles, putain ?
La moitié de sa vie se résumait à la compétition, l'autre à ses mécanismes de défense inefficaces. L'agressivité préventive imprégnait tout ce qu'il faisait, de gagner des combats à préparer le petit-déjeuner, contournant la confiance et la sympathie des autres pour directement se concentrer sur une indépendance obsessionnelle. La défensive sans fin le poussait à être le meilleur et le plus fort dans tous les domaines, car la victoire était son seul salut. La vigilance instinctive qui le définissait provenait d'un gouffre sombre de peur et il ne savait pas qui il serait sans.
"La réussite scolaire et une mauvaise santé mentale ne peuvent pas constituer l'entièreté de ta personnalité." Shinso insista lorsque Bakugo resta silencieux trop longtemps. Shinso avait le même pouvoir désarmant que Kaminari pour donner l'impression qu'une conversation de merde était aussi banale que s'ils parlaient des cours ou de la météo.
"J'ai littéralement un trouble de la personnalité." Bakugo balbutia. La plupart de ses comportements caractéristiques n'étaient que des symptômes. Le tempérament colérique, les émotions extrêmes qui cédaient soudainement la place au vide, le balancement constant entre se détester et détester tout le monde… Tout ça faisait partie de ce qui n'allait pas chez lui.
"Je ne pense pas que ce soit ce que ça signifie." Shinso déclara pensivement.
Bakugo ne comprenait.
Il restait dans sa chambre car les gens l'étouffaient. Il se couchait tôt car les cauchemars le fatiguaient. Il cuisinait et jouait de la musique pour se calmer. Il suivait Aizawa comme un chiot perdu parce qu'il ne faisait pas confiance à ses véritables parents. Il aimait Kirishima parce que-
"La contrainte peut être une forme d'automutilation."
Arrête.
"Je sais pas qui je serais si j'avais pas ces problèmes." il avoua.
"Tu ne veux pas le découvrir ?" Shinso le demanda comme si c'était une surprise à venir, quelque chose à attendre avec impatience plutôt qu'avec terreur.
"J'en sais rien." Il agrippa le bord du comptoir alors que le bourdonnement dans sa poitrine devenait insupportable.
"Tu réalises que la seule personne dans cette maison qui n'a pas été abusée physiquement est Mic, pas vrai ?"
Il reconnaissait la main tendue d'un gamin malmené par la vie à un autre, mais l'incertitude persistait.
"C'est plus que ça." il avoua avec hésitation.
"Je sais."
Il fixa immédiatement Shinso, soudainement submergé par le besoin de le décoder.
"Tu sais..?"
"Je sais quelles sont les accusations contre Ito." Ce gars ne reculait et n'hésitait jamais, il n'avait peur de rien. "Mais après ce matin, je n'aurais pas eu besoin de cette information pour savoir que tu as été abusé de plus d'une façon. Tu gagnes une sorte de sixième sens quand t'es dans le système de placement familial assez longtemps."
Eh bien, si Shinso se montrait aussi fouineur de son côté, ce n'était que justice de demander.
"Ça t'est déjà arrivé ?"
"Non. J'ai eu de la chance sur ça." il répondit.
"Alors comment tu saurais si je l'ai été ou pas ?!"
"Mon ancienne sœur adoptive a écrit ce qui lui était arrivé dans sa lettre de suicide. J'ai commencé à prêter attention aux signes après ça."
Oh merde.
"Est-ce qu'elle… a survécu ?" Bakugo demanda prudemment.
"Non."
Eh bien, maintenant il avait l'impression d'être un connard. Mais il était aussi soulagé que Shinso ne comptait pas le mépriser pour ce qu'il lui était arrivé.
Il les servit et posa une assiette devant chacun d'eux. Son propre genre de main tendue.
"Aizawa est pas la seule raison pour laquelle tu m'effraies." Peut-être qu'essayer d'être honnête lui prouverait qu'il pouvait changer. Que ce soit pour Shinso ou pour lui-même, il n'en était pas sûr. "Ton alter me fait flipper."
"C'est compréhensible." il acquiesça. "Mon alter rend beaucoup de gens mal à l'aise. Tu as plus de bonnes raisons de l'être que la plupart."
"Tu viens de me voir faire un cauchemar et t'as choisi de me réveiller." Bakugo s'efforça de combattre sa paranoïa irrationnelle. "Mais une partie de moi est toujours terrifiée à l'idée d'être seul dans une pièce avec toi."
"Tu veux que je parte ?"
"Si tu le demandes, alors non."
C'était là qu'il était censé demander quelque chose en retour à Shinso, n'est-ce pas ? C'était ce que faisaient les gens normaux.
Il n'arrivait pas à trouver une seule putain de question.
"Tu sais quand est-ce que l'affaire est censée avancer ?" Shinso se montra encore une fois meilleur pour être une putain de personne normale.
"J'ai aucune putain d'idée de ce que fait Takahashi." Bakugo réalisa soudainement qu'il devrait probablement avoir une idée de ce qu'il se passait. "Tout ce qu'il fait, c'est me demander de faire des trucs que je déteste en disant que c'est des bonnes idées."
"Ça n'a pas l'air ouf." il compatit. "Quel genre de trucs ?"
"Tu mets des barrières autours de toi et ne communiques rien, au final."
Soit meilleur. Prouve-lui qu'il a tort.
"Il a voulu que je parle à un témoin, et ça a dégénéré. Puis hier, je suis allé faire... un truc médico-légal."
"Un truc médico-légal ?" Shinso pencha la tête sur le côté, à la fois septique et confus.
"Examen médical." il siffla à travers ses dents serrées.
"Oh." La surprise se transforma rapidement en une grimace de compréhension. "Ça a l'air horrible."
"Ça ne fera pas mal, promis."
"Ouais, ça l'était." Bakugo réprima un frisson. Il enfouit le souvenir aussi vite qu'il était apparu, son cerveau prenant instinctivement la fuite de la même manière qu'il le faisait avec d'autres souvenirs sensoriels qu'il ne pouvait pas supporter.
"Mais c'était courageux de ta part de le faire."
Bakugo renifla, incrédule.
"Tu dirais pas ça si t'avais été là." Il détestait la manière dont il avait fondu en larmes pathétiques pour un simple examen.
"Peu importe la façon dont t'as réagi, tu l'as quand même fait." Shinso insista.
Il voulait le contredire, mais l'argument « j'ai pleuré » était trop embarrassant. À la place, il se contenta de picorer sa nourriture dans un silence contemplatif. Il avait l'intention de préparer quelque chose pour Mic plus tard pour que ce soit chaud, mais il doutait de pouvoir manger ce qu'il avait déjà fait à ce stade. Et sept heures approchait à grands pas.
"Salut, petit auditeur !" Mic émergea, les cheveux entortillés dans une serviette, portant le peignoir le plus doux et épais que Bakugo ait jamais vu. "Ça va mieux ?"
Il haussa les épaules, déjà épuisé émotionnellement avant même que la journée ne commence. Il poussa son assiette en direction de Mic et partit nettoyer le désordre qu'il avait fait. L'esprit de sa mère lui en mettrait une s'il ne le faisait pas.
"C'est plutôt bon." Mic complimenta. "Mais tu n'as pas faim ?"
Il secoua la tête avant de retourner sur le canapé. Maintenant que l'adrénaline induite par le cauchemar s'était dissipée, il était juste fatigué. Peut-être qu'il pourrait dormir quelques minutes de plus et aller en classe à la dernière minute avec Aizawa.
[CW] court flashback / cauchemar.
•* Tamagoyaki : omelette japonaise.
NAO : Je ne me souviens plus qui a recommandé Mansion par NF pour la playlist musique, mais j'ai finalement pu l'écouter et bon sang, c'est parfait. Je veux dire, une putain de perfection absolue.
