Auteur : BMC1984

Traductrice : Moi

Spoilers : -

Rating : T

Genre(s) : Humour/Famille

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à BMC1984. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.


- Chapitre 15 : Les règles d'Esme -

-PoV Esme-

-Jour sept-

"Bien, je suis revenue de l'hôtel ce matin," dis-je alors que le cameraman et moi entrions dans la maison vide.

J'étais revenue à la maison ce matin pour découvrir que les Barrett étaient à l'église. Plus qu'une semaine me dis-je. Je n'avais que très peu de souvenirs humains et la plupart d'entre eux n'étaient pas très plaisant. Voir Tim lever la main sur moi m'avait rappellé tous ces souvenirs, ainsi que quelques autres que j'avais réprimé depuis ma transformation. Je me concentrai à nouveau sur le présent.

"Ironique, n'est-ce pas ?" demandai-je au cameraman en montrant la note m'expliquant qu'ils étaient à l'église.

Je pris une feuille de papier et décidai d'écrire la présentation de mes règles.

Environ une heure plus tard, j'entendis la famille approcher. Tim entra, suivit par les enfants.

"Esme, je suis désolé pour mon comportement," dit-il alors qu'il s'approchait de moi.

Même si ce me fut très difficile, j'hochai la tête et lui dis que je le pardonnai.

Je lui expliquai ensuite que j'étais trop énervée pour manger, mais je m'assis tout de même avec eux dans la cuisine. Il était évident que je n'avais pas besoin de manger donc j'utilisai cette opportunité pour le faire se sentir encore plus coupable.

Après déjeuner, je demandai à tout le monde de me rejoindre dans le salon.

"Tim, je réalise que nos vies sont très différentes, mais personne ne m'a jamais traité comme vous l'avez fait il y a deux jours." Okay, ce n'était peut-être pas tout à fait vrai, mais je n'avais jamais été traitée ainsi depuis ma renaissance.

"J'ai passé toute la journée de hier à réfléchir à ce dont cette famille a besoin." Je jetai un coup d'oeil aux enfants. "Kristi, Sean, vous avez bien trop de responsabilité pour des enfants de votre âge. A partir de demain, vous n'aurez plus d'activité extra-scolaire dont vous n'avez pas envie."

"Donc plus de bénévolat ?" me demanda Sean en souriant.

"Exact, comme ça, vous pouvez rentrer plus tôt pour faire vos devoirs et ainsi avoir un peu de temps libre ensuite."

"Et les pom-poms girls ? Je dois aller à l'entraînement !" s'exclama Kristi.

"Et j'ai football !" réalisa Sean.

"Si vous voulez continuer, ça me va," leur dis-je. Je ne voulais définitivement pas empêcher ces enfants de faire ce qu'ils aimaient.

"Jenny, pas de danse classique cette semaine." Je vis un sourire apparaître sur son visage. Je lui en avais parlé au cours de la semaine, et j'avais découvert qu'elle n'aimait pas la danse classique. Elle aurait préféré faire du coloriage ou de la peinture. "Je nous ai inscrites à un cours d'art mère/fille." Le sourire sur son visage s'agrandit.

"Art ? Ne pensez-vous pas que c'est une perte de temps ?" me demanda Tim. Je voyais bien qu'il n'était pas heureux des règles que j'avais déjà énoncé et ça l'énervait encore plus.

"J'ai décidé que si Kristi prenait la voiture pour qu'elle et Sean aillent à leur entraînement, alors on gagnerait encore plus de temps."

Tim se leva de sa chaise et commença à me crier dessus. "Ils ne peuvent pas ne pas être surveillés toute la journée !"

"Tim," lui rappelai-je. "Ils seront surveillés à l'école et à l'entraînement. Vous devez apprendre à leurs faire confiance. Ne réalisez-vous pas que Kristi va partir à l'université l'année prochaine ? Relâchez un peu votre autorité, donnez lui des responsabilités. C'est une brave jeune fille. Montrez-lui que vous avez confiance en elle."

Il se rassit et croisa les bras sur sa poitrine. S'il n'appréciait déjà pas tout ça, attendez qu'il découvre ce que j'avais prévu pour lui.

"Puisque j'aurais plus de temps libre le soir, j'ai décidé d'assister à l'entraînement de karaté de Noah. Theresa passe tellement de temps à emmener les enfants partout qu'elle ne prend même pas la peine de passer du temps avec eux."

Je notai que Noah avait l'air excité à l'idée qu'on fasse quelque chose ensemble.

"Maintenant, en ce qui concerne les règles de toute la famille, l'ordinateur ne sera plus mis sous clé. Cela ne signifie pas que vous pourrez faire n'importe quoi, mais créez vous une adresse de messagerie pour discuter avec vos amis."

"Non !" s'exclama à nouveau Tim. "Je ne laisserais pas mes enfants amener des prédateurs sexuels dans ma maison !"

Je soupirai, il commençait vraiment à m'énerver. Si seulement il savait à quel genre de prédateur il avait permit d'entrer dans sa maison.

"On ne parle pas vraiment aux autres. Je ne pense pas que je suis suffisamment proche de qui que ce soit à l'école pour vouloir leurs parler online," m'expliqua Kristi.

"Bien, alors je pense que nous devrions organiser une petite fête. Je veux que chacun d'entre vous invite dix de ses camarades à venir à la maison, mercredi."

"Absolument pas !" Tim était entrain de faire une crise de nerf. "Tout d'abord, nous allons à l'église le mercredi, et de plus, il y école le lendemain."

"Dites à vos amis de venir de dix-huit heures à vingt-deux heures. Comme ça, vous irez quand même au lit à une heure décente," leur dis-je, en ignorant Tim.

"La règle suivante. Je vous ai acheté quelque chose. Un livreur va vous emmener une télé dans la matinée. Regardez MTV ou des chaînes de ce genre. Jenny et Noah, regardez quelques dessins animés," dis-je avant de m'apercevoir que le visage de Tim devenait de plus en plus rouge.

"Et avec la télé, j'ai acheté une PS3," Sean était pratiquement entrain de sauter sur son siège. Il me faisait penser à Emmett avec toute cette excitation.

"C'est l'une de ces consoles vidéo, n'est-ce pas ?" demanda Tim.

"Ouais papa, c'est trop cool. Les autres à l'école en parlent tout le temps." Sean était terriblement excité et Tim essayait de gâcher son plaisir.

"Ce sont les jeux du Démon," dit-il sévèrement.

"Okay, encore une règle de plus."

"J'ai suivi votre régime toute la semaine. Et comme vous l'avez remarqué, ça m'a rendu malade toute la semaine," dis-je en me remémorant toutes les fois où je n'avais pas été capable de dissimuler ma nourriture et où j'avais dû me précipiter dans la salle de bain pour vomir.

"Cette semaine, nous allons tous être végétariens."

Les enfants avaient tous l'air d'être inquiets à cause de cette règle. Ils pourraient le supporter une semaine. Je m'inquiétais plus au sujet de Tim.

"Mais je vais chasser dimanche. Je peux toujours chasser, non ? On aura besoin de manger lorsque vous partirez et que ces stupides règles seront finies," me dit Tim, avec colère.

"Non, pas de chasse," lui dis-je en souriant. J'avais dû me glisser par la fenêtre de l'hôtel et courir sur trentes kilomètres pour pouvoir chasser la nuit dernière. Je savais que je ne pourrais pas le refaire, donc si je ne pouvais pas chasser, il ne le pourrait pas non plus.

Je laissai ensuite les enfants partir, il y avait des choses dont Tim et moi avions besoin de parler en privé, en tout cas, aussi privé que possible avec des caméras tout autour.

Je ne pus m'empêcher de sourire alors que les enfants me serraient dans leurs bras et me remerciaient pour le changement de règles. Si Tim était en colère auparavant, il était fou de rage maintenant.

"Ecoutez, je savais à quoi je m'engageais en faisant ça, mais je n'ai pas besoin que tout le monde connaisse ma vie privée. Que vont pensez mes collègues, et les gens de l'église ?" plaida-t-il.

"Ecoutez, cette émission ne m'amuse pas non plus," lui rappelai-je. Je me rappelai ensuite que Jasper et Emmett allaient me le payer lorsque je rentrerais à la maison.

"J'ai passé quelques coups de fil hier, et j'ai trouvé une réunion des Alcooliques Anonymes dans une église pas très loin. Vous ALLEZ vous rendre à ces réunions. Je vous ai aussi inscrit dans un cours pour apprendre à contrôler votre colère," lui expliquai-je, surprise par le calme avec lequel je gérai cette conversation.

"Esme, s'il vous plaît," continua Tim.

"Avez-vous déjà frappé votre femme ?" lui demandai-je, plus directement que ce que j'avais prévu.

Je vis des larmes briller dans ses yeux et il se prit la tête entre les main. Je m'assis à côté de lui.

"Vous ne savez pas comme elle est ?" chuchota-t-il. "Ne vous méprenez pas, j'aime ma femme, et j'aime Dieu, mais c'est elle qui pousse les enfants, qui les coupe du monde, qui nous force à aller à l'église."

Quelque chose dans sa voix ne sonnait pas juste. C'était un jeu pour la caméra, il n'était pas sincère.

"Donc, ça vous donne le droit de la frapper ?" demandai-je.

"Non, c'est juste si difficile," dit-il en mettant sa main sur ma jambe.

Je me tendis, peut-être que ce n'était pas ce que je croyais. Lentement, sa main remonta sur ma jambe alors qu'il plaçait son autre main sur mon épaule avant de la faire glisser lentement vers ma poitrine.

Je sautai sur mes pieds, peut-être un peu plus vite qu'une humaine normale.

"Ça va pas ? Vous êtes malade !" lui criai-je en quittant la pièce. Le cameraman me suivit immédiatement.

"Ramenez moi à l'hôtel immédiatement !" grognai-je.

Un des assistant appela immédiatement un taxi.

"Je n'ai jamais été aussi dégoûtée par quelqu'un auparavant !" dis-je à la caméra alors que je luttai pour contrôler mes tremblements. "Que se passe-t-il vraiment dans cette maison ?"

L'assistant me rejoignit en courant et m'expliqua que le taxi serait là dans une vingtaine de minutes. Il me demanda ensuite si je voulais finir l'émission.

"Oui," répondis-je. "Si je peux faire quoi que ce soit pour cette famille, j'aimerais essayer."

J'arriverais à gérer ça songeai-je en me rappelant qui j'étais. Au besoin, je pourrais toujours le tuer. Je me souris à moi-même à cette pensée. Carlisle était fortement opposé à l'idée de blesser qui que ce soit, mais je pense que pour Tim, même lui ferait une exception.

J'étais de retour dans ma chambre d'hôtel lorsqu'un assistant toqua à la porte.

"Je sais que ça a été une dure journée pour vous," s'excusa-t-il, "mais j'ai votre frère au téléphone. Il dit que c'est une urgence, votre mère vient de mourir."

"Quoi ?" demandai-je, choquée. Pas par le fait que je venais de me découvrire un frère qui m'informait que notre mère venait de mourir, elle était morte depuis plus de quatre-vingts ans; mais qui pouvait bien m'appeler ?"

J'attrapai son portable. "Allô ?"


Prochain chapitre : Mercredi 1e septembre !


Prochain chapitre : Les règles de Theresa.

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