Note de la traductrice : Voici la suite. Merci Dess pour ta review encourageante, j'espère que la suite te plaira toujours !

Bonne lecture !

Olivia se releva, tentant de réprimer un haut-le-cœur. Elle ne serait pas malade. Ce n'était pas arrivé depuis très longtemps, mais elle n'en avait jamais été aussi proche. Les murs, autrefois immaculés de l'appartement chic dans lequel elle se trouvait, avaient maintenant de grandes traces rouges. Le tapis blanc était devenu couleur rouille alors qu'une odeur de fer avait envahit le moindre recoin.

Elle regretta presque de ne pas vomir. Ça aurait au moins chassé la sensation de la bile au fond de sa gorge.

Elle baissa les yeux vers Elliot qui était toujours agenouillé près de la victime, une main sur le genou, l'autre sur le menton. Son regard était fixe, et Olivia pouvait voir les muscles de sa machoire se contracter alors qu'il serrait les dents. Ses pommettes étaient rougies par le sentiment de colère qui l'avait sûrement envahi.

Ça avait été brutal.

Brutal à un degré qui ne cessait de la faire frissonner.

Samantha Wainscot avait été une très belle femme. C'est en tous cas ce que suggéraient les photos posées sur l'étagère. Ce que l'agent qui avait été appelé pour tapage nocturne avait trouvé était difficilement reconnaissable.

La femme avait été éviscérée. Une grande coupure allait la base du cou jusqu'au dessous du nombril. Ses cuisses étaient zébrées de lacérations dont la plupart étaient suffisamment profondes pour laisser transparaitre le blanc de l'os. La peau était blanchie par l'absence de sang. Les bras avaient subi le même traitement, et l'extrémité des doigts avait, en plus, été coupée jusqu'à l'os.

Mais le pire, et de loin, était son visage.

Un couteau très aiguisé avait servi à retirer la peau et la chair, laissant juste un crâne édenté et des yeux inanimés tournés vers une trace de sang sur le plafond.

« Mon Dieu ... » Olivia inspira profondément et leva la tête, utilisant toute sa volonté pour ignorer le picotement dans ses yeux. « On ne peut même par être sûrs qu'il s'agit de Samantha. »

Elliot se mit debout lentement. Olivia pu voir que ses mains tremblaient légèrement lorsqu'il retira ses gants en latex. « Je pense que c'était le but. »

Il examina la pièce d'un œil expert. La victime, nue, gisait sur le dos au milieu du salon. Au vu de la quantité de sang qu'il y avait, il était clair que la majorité du drame s'était déroulée ici. Mais il n'y avait ni vêtements, ni accessoires près du cadavre.

« Je m'occupe de la chambre. » Olivia attrapa une paire de gants et se dirigea vers la pièce voyant que son partenaire ne s'y opposait pas.

Elle avança avec précaution sur le carrelage du couloir espérant y trouver une trace de chaussure, du sang ou n'importe quel indice.

Avec un grognement de frustration, elle poussa du bout d'un doigt une des portes de la chambre. Ses yeux s'élargirent en voyant la scène qui l'attendait.

« Elliot ! »

Stabler se retourna en entendant la voix de sa partenaire. Il se dirigea rapidement vers la chambre, sachant que s'il y avait eu un indice quelconque dans le couloir, Olivia l'aurait déjà marqué.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

Il entra dans la pièce et trouva Olivia en train d'observer une grande table en bois appuyée contre le mur opposé. À chaque coin de la table, il y avait un mécanisme composé d'un axe entouré d'une corde. À l'extrémité de chacune des quatre cordes, on avait attaché une large menotte recouverte de cuir noirci par la sueur, et dieu seul savait quoi d'autre.À côté, pendait une écharpe de cuir attachée au plafond.

Elliot eu un mouvement de recul alors que son visage se couvrait d'un air de dégoût.

« Ce n'est pas tout. » Il se tourna et vit qu'Olivia se tenait près de quelque chose qui ressemblait à l'un de ces cheval d'arçon sur lequel les gymnastes les plus souples s'entrainaient. Il y avait aussi une armoire qui atteignait presque le plafond.

« Regarde-ça. »

En se rapprochant, Elliot remarqua que le tissu du cheval d'arçon était parsemé de centaines de minuscules points rouges.

« Bordel, qu'est-ce que c'est ? »

Olivia déglutit. Elle tendit le bras et appuya prudemment sur le tissu. Son doigt découvrit un petit demi-cercle de minuscules têtes d'épingles qui se mirent à briller sous l'éclairage puissant de la lampe. Retirant sa main, elle ouvrit l'armoire. En se reculant, elle dévoila à Elliot tout un assortiment de fouets, de matraques, et de divers accessoires tous plus menaçants les uns que les autres.

« Mon Dieu ! Dans quoi est-ce qu'on a mis les pieds ? »

Il se sentait malade.

« Inspecteurs ? »

Les deux collègues se retournèrent pour voir les yeux verts d'un jeune agent les fixer.

« La légiste est arrivée. »