Bonjour à tous, voici la suite. Merci à ceux qui lisent, n'hésitez pas à laisser votre avis, autant sur l'histoire que sur la traduction ! Merci steph pour ton petit mot, j'espère bien pouvoir traduire jusqu'au bout, j'ai quelques chapitres d'avance, mais ça fond vite !
Bonne lecture :)
Partie 2 : Liens Familiaux
Le capitaine Cragen regardait patiemment les épaules de l'homme assis en face de lui tressauter de façon incontrôlable. Alexandra Cabot, assise à sa droite, fixait le papier buvard posé sur le bureau du capitaine. Ils attendaient tous les deux que le juge, généralement stoïque, reprenne contenance.
« Sam. » Cragen déglutit. « Je sais que c'est dur, et je suis là pour toi, tu peux me croire. Tu sais que j'aimais Sammy comme si elle était ma propre fille. Mais on a besoin de ton aide, pour le moment. »
Samuel Wainscott releva la tête. Il prit une grande inspiration, laissant ses yeux aller de Cragen à Alex. Il hocha la tête. « Je vais essayer. » Il sorti un mouchoir de sa poche et se le passa sur le visage.
« Qu'est-il arrivé à ma fille, Don ? »
Alex se racla doucement la gorge avant de se lancer. « Pour le moment, la seule chose de sûre, c'est qu'on a retrouvé une femme morte dans l'appartement de ta fille. » Elle gigota nerveusement. « En raison de certaines circonstances, nous ne sommes pas en mesure de l'identifier formellement, et nous avons besoin de ton aide. »
Le juge se figea : « Vous voulez dire qu'il y a une chance pour que... ? »
La substitut lança un regard à Cragen.
« Sam », dit-il doucement, « la femme que nous avons retrouvé correspond à l'âge de Sammy, à son poids, sa taille, sa couleur de cheveux. Je ne veux te donner aucun faux espoir. », ajouta-t-il en secouant la tête.
Wainscott hocha la tête, serrant la mâchoire. « Je comprends. Dîtes au légiste de préparer le corps, j'irai faire une identification.
– Ça ne nous aidera pas. »
Wainscott lui lança un regard vide. « Je ne comprends pas.
– Les dégâts sont... trop importants, Samuel. » Alex passa la main par dessus le bureau et la posa sur son bras. « Il nous faut ton ADN. »
– Vous pensez que j'ai blessé mon bébé ? » Les yeux de Wainscott lancèrent des éclairs, avant de se calmer lorsqu'il se prit la tête entre les mains. « Je ne pourrais jamais... », se mit-il à sangloter. « C'est tout ce qu'il me restait de sa mère, de ce que nous avions fait ensemble. Elle porte mon nom. Elle était tout pour moi, Don. Tu le sais.
– Je sais, Sam. » Le capitaine fit le tour du bureau et posa la main sur l'épaule de son ami. « On va avoir celui qui a fait ça, je te le promets. Mais la première chose est d'être sûrs que c'est Sammy. »
Le juge acquiesça. « Allez viens, je t'emmène au labo criminel. »
Alex les suivit jusqu'à la porte, regardant Cragen soutenir son ami. Le cœur lourd, elle observa les environs.
À travers la vitre à sa droite, elle pu voir Elliot, Fin et Munch sortir des objets de la boîte des preuves pour les étaler sur la table de la salle de réunion. Il y avait surtout des documents papiers, étant donné que la majorité des autres preuves avaient été amenées au labo.
Elle se demanda où était Olivia avant de réaliser qu'elle avait espéré la voir. La force tranquille de l'inspectrice lui aurait fait du bien.
La première fois qu'Alexandra avait rencontré Olivia Benson, elle n'avait pas eu une très bonne impression. En fait, la description qu'elle avait faite de l'inspectrice à ses collègues avait même provoqué de nombreux rires au palais de justice.
Ours mal léché, loup sauvage, ou encore bouledogue enragé étaient les termes de la blonde utilisait pour désigner sa collègue durant la période tumultueuse qui avait duré les quelques premiers mois où elles avaient travaillé ensemble.
Ses collègues s'étaient joints à son avis et chaque critique envers Olivia menait inévitablement à une autre, plus dure, et dite à haute voix. À chaque fois, la substitut rougissait et fronçait les sourcils de confusion, alors qu'un sentiment de protection commençait à naître en elle.
Ce n'était pas que le mot 'gouine' la dérangeait vraiment. Comme pour toute insulte, le mot en lui même signifiait beaucoup moins que la personne qui le prononçait. Ce qui la dérangeait, c'était que ceux qui lançaient ces commentaires méprisants ne semblaient pas s'intéresser à la véracité de ce qu'ils disaient, à qui était vraiment Olivia, ou aux raisons de ses actions. Ils voulaient une boite où l'enfermer et une étiquette à lui coller sur le front ce qui, dans l'esprit d'Alex, était la pire des étroitesses d'esprit possible.
Même malgré leur premiers contacts compliqués, Alex avait commencé à comprendre les subtiles complexités qui faisaient Olivia Benson. Son cœur énorme mais fragile qu'elle cachait derrière un solide bouclier. Sa compassion sincère et honnête envers toutes les victimes qu'elle rencontrait. La férocité absolue qu'elle mettait dans tout ce qu'elle faisait.
Alex l'avait vue défier un psychopathe qui faisait deux fois son poids et le maîtriser comme l'aurait fait un homme, avec peu d'égard pour sa propre sécurité. Dans la même soirée, elle l'avait vue bercer une enfant battue et brisée dans ses bras en lui parlant doucement jusqu'à ce que les larmes de la petite fille cessent, et que celles d'Alex soient elles, prêtes à rouler.
Et il y avait aussi son sourire.
Rien n'avait préparé Alex à la première fois qu'Olivia lui avait véritablement sourit. C'était à la suite de l'arrestation d'un pédophile particulièrement mauvais qui retenait ses victimes pendant un mois et qui torturait leur esprit et leur corps. Ils l'avaient attrapé juste quelques minutes après qu'il ait enlevé son dernier enfant, et pour la première fois depuis longtemps, ils avaient pu ramener une victime saine et sauve auprès de sa famille.
Cela avait rendu Olivia euphorique, son bonheur irradiant à travers chacun de ses pores. Quand Alex était venue pour superviser l'interrogatoire, la brune lui avait passé un bras autour de la taille pour la serrer contre elle et les avait fait tourner en riant jusqu'à ce que le visage de la substitut se couvre d'un immense sourire. Pendant un instant, Olivia avait quitté son masque d'inspectrice cynique des crimes sexuels, pour devenir une femme vivante et incroyablement belle.
Sa beauté l'avait touché si profondément qu'Alex avait senti l'air lui manquer. Cette impression avait été renforcée par le 'Salut ma belle, tu te ballades souvent par ici ?' qu'Olivia lui avait murmuré à l'oreille.
En réalité, il n'y avait aucune étiquette qu'on pouvait coller à Olivia Benson. Avec ses profonds yeux foncés qui semblait lire en vous, et ses mains… Ses mains douces qui pouvaient atténuer les peurs des victimes… ou faire frissonner son corps entier lorsqu'elles la frôlait accidentellement...
« Alex ? » La blonde senti qu'on lui tirait doucement la manche, et rougit violemment en voyant les yeux bruns amusés qui la fixait. « Ça va ? »
