Bonjour à tous.

Dess, encore merci d'être toujours présente ! Je pense que je mets entre 1 et 3 heures pour traduire. Mais ça dépend beaucoup du chapitre, des conditions dans lesquelles je traduis, de mon état de fatigue... J'ai aussi tendance à traduire une demi-heure par ci, vingt minutes par là, donc c'est dur à estimer. ;)

Je ne suis pas sûre de pouvoir poster le weekend prochain, je ferais mon maximum, mais j'ai beaucoup de boulot. Bref, bonne lecture ! :)


Partie 3 : Impasses

Mardi, 7H00

Elliot attrapa le bras de sa partenaire qui rentrait dans les bureaux de l'USV et la tira hors de la pièce avant qu'elle n'ait eu le temps de poser son manteau.

« Eh ! », lança-t-elle. « Que se passe-t-il ?

– Warner a appelé. Elle a les résultats d'autopsie, il faut descendre la voir.

– Et tu n'aurais pas pu me laisser le temps de prendre un café ? », râla-t-elle.

« Nope », répondit-il avec un sourire bien trop large au goût d'Olivia. « Tu sais, il y a des gens qui arrivent au travail tôt.

– J'ai eu une longue soirée. » répondit-elle, regrettant immédiatement ses paroles.

« Ahhhhh ! ». Son partenaire haussa les sourcils d'un air entendu en montant dans la voiture. « Une longue soirée ? Est-ce le terme lesbien politiquement correct pour coucher avec quelqu'un ? »

Olivia jeta sa veste sur le siège arrière en roulant des yeux. « Ça m'étonne que tu puisses utiliser les mots 'politiquement correct' et 'lesbien' dans la même phrase. Si je ne t'aimais pas autant, je t'enverrais voir Huang pour un stage de sensibilité. »

Elliot prit un air horrifié, ce qui la fit éclater de rire. « Alors ? Qui c'est ?

– Quoi ? Oh, non. Ce n'est pas ça. J'avais un dîner de travail avec Alex.

– Ça veut dire que... tu 'travaillais' ça ?

– El ! » s'exclama-t-elle en lui frappant le bras. « On a revu mon témoignage pour l'affaire Neal, et elle m'a mise au courant de quelques infos intéressantes sur la famille Wainscott. »

Elle lui expliqua ce que la substitut lui avait dévoilé et son visage montra la même méfiance qu'elle ressentait.

« Il faut qu'on creuse dans cette direction », marmonna Elliot perdu dans ses pensées. Il sortit du boulevard et s'engagea dans les petites rues encombrées tout en regardant sa partenaire du coin de l'œil.

Olivia l'ignora pendant quelques minutes avant de grogner : « Quoi ?

– Cabot t'a 'mise au courant', hein ? », ricana-t-il.

Elle secoua la tête, desserrant la machoire : « Tu n'est qu'un crétin ! Cabot est notre substitut. Je la respecte et attache de l'importance à son amitié. C'est tout ! Je ne comprend pas pourquoi tu t'obstines à faire ces remarques idiotes- »

She's a child [C'est une enfant

Young and willing Jeune et enthousiaste
In a world that's unforgiving Dans un monde qui ne pardonne pas
That in time Qui avec le temps

Takes all the living from your soul Prend toute la vie de ton âme]

« Qu'est ce que c'est que ça ? » demanda Elliot en la regardant l'air interrogateur.

I stand in the night with a silver sword [Je me tiens dans la nuit avec une épée d'argent
Killing her demons beating em off her door Tuant ses démons, les repoussant derrière sa porte
Sleep baby don't you cry Dors, ma chérie, ne pleure pas
Daddy's got a worn-out lullaby Papa a une vieille berceuse pour toi
And I live forever dark and damned Et je vivrai sombre et maudit pour toujours
To see you spend one minute, girl... Pour te voir passer, petite, une minute

In Wonderland Au Pays des Merveilles]

Olivia piqua un fard. La musique venait de son téléphone portable qu'elle avait oublié de mettre sur vibreur. Il était dans la poche de sa veste qu'elle avait posé à l'arrière.

Elle détacha rapidement sa ceinture et se retourna entre les deux fauteuils pour attraper sa veste de cuir par le col. Alors qu'elle le tirait vers elle, le portable sorti de la poche et atterri derrière son siège.

« Fait chier ! » jura-t-elle en tendant les doigts pour l'attraper alors qu'il sonnait toujours. En se rasseyant correctement, elle remarqua le sourire taquin d'Elliot et grogna. « Quoi ?

Olivia ?

Le son du portable était bas et faible, mais c'était bien cette voix.

« Salut ! » L'inspectrice colla le téléphone sur son oreille et regarda par la fenêtre, espérant que la rougeur de ses joues allait disparaître.

« Quoi de neuf ? Hein ? Non, ça va. Non... C'est juste que je... ne trouvais pas mon portable. » Elliot ricana et elle lui lança un coup de poing sur le bras. Il regarda son visage se détendre avec un petit sourire. « Oui... Moi aussi... J'ai bien aimé, mais c'est toi qui paye les margarita, la prochaine fois... Ouais ? Eh bien je ne suis pas bon marché non plus, madame la substitut. » Olivia réalisa qu'elle souriait et s'arrêta immédiatement. « On est sur la route pour voir Warner. Je te rappelle après ? Ok, oui. Ok. Bye. »

Elle referma le téléphone et l'observa pendant quelques instants en silence avant que son partenaire ne la regarde de nouveau. « QUOI ? »

« Une épée d'argent, hein ? » Il lui lança de nouveau un sourire moqueur. « Est-ce qu'il y a aussi une sorte de harnais en cuir ? »

Elle plissa les yeux mais, avant qu'elle ne puisse répondre, son portable sonna de nouveau. Elle le rouvrit avec un soupir d'exaspération.

« Benson. Ah, capitaine, quoi de nouveau ? » Elle écouta pendant quelques instants. « D'accord, On va voir Warner, on pourra s'y arrêter ensuite. Munch et Fin ? » Elle lança un regard à Elliot qui fit un geste obscène de la main. « Ils s'occupent du sex-shop. Oui, ok. Merci. » Elle ferma son téléphone avant d'expliquer à Elliot : « Les résultats biologiques sont arrivée. Il faudra qu'on passe au labo après avoir vu Mélinda. »

Elliot acquiesça. « Donc... Cragen n'a pas de sonnerie personnalisée ? Il va être déçu.

– Oh mon Dieu, tais-toi et conduis, veux-tu ? »

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Mélinda Warner leva la tête lorsque les deux inspecteurs poussèrent les portes de la morgue. Lorsqu'ils regardèrent le cadavre posé sur la table, elle remarqua le léger rictus sur le visage d'Olivia, ainsi que la machoire serrée d'Elliot.

Le corps avait été minutieusement nettoyé. Là où il y avait avant du sang et des bouts de chairs, on pouvait maintenant voir clairement ce qui lui avait été infligé. Mais cela n'en n'était pas moins brutal.

« Liv, Elliot, voici Samantha Wainscott. »

Elliot expira lentement. « Donc ça correspond ?

– Correspondance familiale avec le juge Wainscott. », confirma Mélinda. « Il n'y a plus aucun doute : il s'agit de Samantha.

– Qu'as-tu d'autre ?

– Beaucoup de choses intéressantes, mais aucune réponse », répondit-elle en fronçant les sourcils.

« Que veux-tu dire ? » demanda Olivia.

– Les dégâts sur le visage et dans la bouche ont été fait post-mortem. Tout comme l'éviscération.

– Quelle est la cause de la mort, dans ce cas ?

– Les incisions en hachures. Vous voyez ici ? », demanda-t-elle en montrant une vilaine coupure près de l'aine de la victime. « L'artère fémorale a été perforée. Je ne pense pas que ça ait été l'intention du tueur, ce n'est pas très profond. Mais c'était suffisant pour qu'elle se vide de son sang, et probablement bien plus rapidement qu'il ne l'aurait voulu.

– Qu'est-ce qui te fait dire ça ? »

Mélinda haussa les épaules. « Il semble que le tueur suivait une sorte de rituel. Les coupures avaient pour but de faire souffrir, mais pas de tuer. Votre type s'est un peu emporté. Ces coupures sont précises, méticuleuses. Celles-ci, en revanche... », dit-elle en montrant le ventre de la victime. « Ce sont l'œuvre de quelqu'un qui avait perdu tout contrôle. »

Olivia prit une inspiration avant de demander : « Tu penses qu'il peut y avoir deux tueurs ?

– Je ne pense pas », répondit Warner en secouant la tête. « Toutes les incisions ont été faites avec la même lame et de la même manière. Mais quelque chose a rendu votre gars fou. Complètement fou.

– Et qu'en est-il du viol ? » demanda Elliot en serrant les dents.

– C'est le deuxième point. Je ne pense pas qu'elle ait été violée, ou du moins pas dans le sens où vous l'entendez.

– Tu peux expliquer, s'il-te-plait ? », demanda Olivia.

« La déchirure que j'avais constaté à la découverte du corps n'est pas importante. Après l'avoir nettoyée, j'ai remarqué que la plaie avait été recouverte d'une substance. » Elle attrapa un tube avant de continuer. « C'est un baume antibactérien mélangé à une crème analgésique.

– Tu veux dire qu'elle avait été soignée ? » demanda la brune en écarquillant les yeux ?

« En effet, et ce n'était pas la première fois. J'ai trouvé d'autres déchirures en partie cicatrisées, ainsi que des cicatrices plus anciennes. J'ai aussi trouvé du lubrifiant non organique à l'intérieur de son vagin. Cela correspond aux préservatifs retrouvés dans un tiroir dans sa chambre... juste à côté d'un phallus artificiel. Et puis, il y a ceci. » Elle retira le drap qui couvrait le corps de la victime, et les deux inspecteurs s'arrêtèrent de respirer en voyant les centaines de petites marques rouges visibles sur les cuisses et le ventre.

« Mon dieu. » souffla Elliot en détournant le regard.

Mélinda les mena vers un ordinateur proche. « J'ai entré les mesures du banc fétiche que vous avez trouvé dans l'appartement de la victime. La disposition des marques sur son corps suggère qu'elle ait été appuyée contre le banc sur le ventre, et pénétrée par derrière. L'état de sa peau et des marques indique qu'elle pratiquait ce sadisme sexuel depuis longtemps. » Mélinda retourna près du corps et remit le drap en place. « J'en ai conclu que l'activité sexuelle a eu lieu la nuit du meurtre de la victime, au moins quelques heures avant sa mort effective.

– Donc le 'viol' et le meurtre... » commença Olivia avant de laisser sa question en suspend.

« Ne sont à priori pas liés. » fini Warner. « Si j'avais à donner mon avis au vu des coupures, je dirais que vous avez affaire à un criminel en série. » Elle attrapa une feuille et la tendit à Stabler qui y lança un regard rapide avant de le donner à sa partenaire.

« Malheureusement », continua la légiste, « je n'ai rien trouvé qui corresponde à ce mode opératoire dans la base de donnée.

– Ce pourrait être sa première fois », proposa Elliot.

« Je n'y crois pas. Comme j'ai dit, les incisions étaient faites très méticuleusement. Il a juste appuyé trop fort au mauvais endroit. »

Olivia plissa les yeux en lançant un regard à Elliot. « Ça peut être quelqu'un qui est sorti du terrain depuis un bout de temps et qui s'est un peu trop excité en jouant de nouveau.

– C'est plus probable. Mais je n'ai jamais vu autre chose de son œuvre, je m'en souviendrais. »

Elliot se renfrogna. « Tu as quelque chose sur l'arme ? »

Mélinda soupira. « Vous pouvez chercher un couteau cranté. Les coupures sur le torse indiquent que la lame mesure treize centimètres, peut-être plus. » Elle se rapprocha du corps et leur montra des coupures du petit doigt. « Vous voyez les lacérations au début de chaque incision ? Le bout de la lame était abimé. Un éclat ou quelque chose dans le genre. Si le couteau avait été intact, le début de l'incision serait large mais régulier. Il y a le même type de marques sur les coupures du torse et du visage.

– Un tueur, un couteau ? » demanda brutalement Olivia.

« Je pense, oui. » répondit la légiste en lui tendant un enveloppe épaisse. Lorsqu'Olivia lui lança un regard interrogateur, elle expliqua : « Ce sont des photos pour votre psychologue. Il vous donnera peut-être une idée plus précise du tueur.

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La sonnerie du portable d'Olivia pour Alex est un extrait de la chanson de Angie Aparo, Wonderland.