Et un chapitre de plus ! J'ai pas mal galéré, pour celui-là, j'espère qu'il n'y a rien de trop choquant dans la traduction. Merci à tout ceux (celles ?) qui suivent cette histoire !

Dess, encore et toujours fidèle, merci pour tes petits mots à chaque chapitre ! C'est vrai qu'il y a très peu d'Alex/Olivia en français, alors qu'il y en a beaucoup plus en anglais. Et je partage ton avis, j'adore ce pairing !

SherPrune, merci beaucoup. C'est surtout DAxilla qu'il faut remercier pour la qualité de l'histoire ! Voici la suite.

Bonne lecture :)


Jeudi 09H58

Olivia et Elliot attendaient silencieusement que l'ascenseur les fasse monter au labo criminel au troisième étage. Ils essayaient tous les deux d'intégrer les informations qu'avait donné la légiste. L'enquête n'avançait pas, et chaque nouvelle découverte semblait apporter encore plus de questions.

Ryan O'Halloran les salua de la tête lorsqu'ils entrèrent dans le labo. « Inspecteurs.

– Salut Ry. » répondit Olivia en souriant au technicien. « Tu as quoi pour nous?

– Les résultats d'analyse des fluides trouvés sur les draps sont arrivés. » annonça-t-il en attrapant un dossier en papier kraft sur le bureau derrière lui avant de le lui tendre. « Il y a deux ADN différents. Celui de la victime, et celui d'une femme inconnue. »

Elliot lança un regard entendu à sa partenaire une communication silencieuse était suffisante. Ils avaient la confirmation de l'orientation sexuelle de Samantha. Maintenant, ils devaient trouver en quoi cela pouvait faire avancer leur enquête. « C'est tout ce que tu as ?

– Pas tout à fait. Mais je ne suis pas sûr que la suite vous aide vraiment. » Il leur indiqua d'un geste de le suivre dans la pièce voisine. Les instruments sexuels trouvés chez la victime avaient été étalés sur une table en acier. « J'ai fait des prélèvements sur l'intégralité des jouets que vous nous avez envoyé. Ils ont été remarquablement bien entretenus.

– Tu veux dire qu'il n'y avait rien sur chacun d'entre eux ? », demanda Olivia étonnée.

« Oh, non, j'ai trouvé de l'ADN. On ne peut pas tout nettoyer entièrement. Le problème, c'est qu'il n'y a que l'ADN de votre victime.

– Comment est-ce possible ? », grogna Elliot.

– C'est impossible, à moins que votre fille ait été complètement désarticulée. » Il attrapa un fouet avant de continuer. « La plupart de ces objets ne sont pas fait pour être utilisé seul. Sans compter le fait qu'elle avait besoin de quelqu'un pour l'attacher à la table. Et là aussi on n'a trouvé que l'ADN de Samantha Wainscott.

– Donc elle ne changeait pas les rôles avec sa partenaire. » avança Olivia en faisant la moue.

« C'est aussi mon avis. », confirma Ryan en attrapant une cravache en caoutchouc. « Et l'absence d'empreintes digitales montre qu'il y avait une sorte d'organisation. J'ai fait quelques recherches sur Internet. Dans les cas extrême de ces pratiques sadomasochistes, celui qui est dessous n'a même pas le droit de toucher les instruments. Mais j'ai trouvé ceci. » compléta-t-il en tendant un petit sac en plastique contenant une petite fibre.

« Qu'est-ce que c'est ? », demanda Olivia en mettant le sac à la lumière.

« C'est du cuir.

– Ça ne peut pas venir d'un fouet ou d'une cravache ? »

Ryan secoua la tête négativement en reprenant le sac. « Pas celui-ci. C'est du cuir de pécari : excellente qualité tanné et séché pour des utilisations particulières, surtout dans les gants de conduite. » Il ouvrit une boîte et en sorti un paire de gants toujours emballés qu'il tendit à Elliot.

« Le cuir est souple, ferme, lavable et se conserve très longtemps. Il semble que la partenaire de votre victime avait des goûts de luxe en matière de gants.

– Ça explique pourquoi il n'y a pas d'empreintes. » murmura Elliot.

« Ils sont chers, mais pas très rares. Je vous avais dit que ça ne vous aiderai sans doute pas beaucoup. Vous avez donc à trouver une adepte de pratiques sadomaso qui dirige seulement, qui est méticuleuse, et qui porte des gants en cuir. À New-York ? Bon courage ! Quoi que... » Sa bouche se tordit en un rictus dégouté. « Je dirais que le banc fétichiste et les cordes placent votre suspect dans le royaume des vrais tordus.

– Quel est le problème, Ryan ? On n'aime pas tous les simples glaces à la vanille. » s'esclaffa Olivia.

« Est-ce votre point de vue personnel, inspectrice ? »

Olivia fut surprise : elle ne s'attendait pas à ce qu'il réplique.

Elliot eut un petit sourire moqueur. « Benson adore la vanille. » fit-il en la poussant vers la porte. « Elle préfère même avoir deux boules à la fois. »

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« Deux boules ? » reprit Olivia en levant les sourcils alors qu'elle montait dans la voiture.

« Ose dire que j'ai tort ! »

Elle essaya de prendre un air renfrogné, mais réussit juste à sourire. « Tu n'es qu'un imbécile, tu sais ?

– T'es juste énervée parce que je t'ai cernée. » dit-il en démarrant la voiture.

« Tu penses ?

– Oh oui. » répondit-il avec un clin d'œil. « Tu veux savoir quelles boules je pense que tu regardes, ces derniers temps ? »

Olivia se racla la gorge et regarda par la fenêtre. « Bref. Donc on devrait rentrer au commissariat, et retrouver Fin et Munch pour voir ce qu'ils ont trouvé sur le sex-shop et le fleuriste.

– Bonne idée », approuva Elliot avec un petit sourire.


Tout était calme lorsqu'ils rentrèrent, mais ils trouvèrent Munch dans la salle de réunion. Il passait en revue un tas de photos provenant de l'appartement de la victime.

« Où est Fin ? » demanda Olivia en posant les tasses de café qu'elle tenait près de la boite de donuts qu'Elliot avait posé sur la table.

« Dans les toilettes des filles », se moqua John en attrapant un donut fourré à la confiture.

« Vous avez trouvé quelque chose au sex-shop ? » demanda Elliot ?

« Rien à signaler, mis à part l'envie pressante de mon partenaire de régurgiter son petit-déjeuner. Toutes les commandes de Samantha étaient envoyées par mail et payées par téléphone. Ils ne l'ont jamais vue. C'était son domestique qui réceptionnait les colis.

– Et à propos des photos ? »

Il glissa un feuille de papier devant elle. Elle haussa un sourcil alors qu'elle relisait plusieurs fois la même information.

« L'adresse de Samantha ? Qu'est-ce que ça veut dire ?

– C'est là où les fleurs étaient livrées.

– Les vingt-deux bouquets ?

– Oui. » confirma John en buvant une grande gorgée de café. « Et puisque Mlle Wainscott ne semblait pas être le genre de femme à s'envoyer des bouquets à elle même, on en a conclut que la personne à qui elles étaient destinées a sûrement vécu avec elle pendant une période. C'est pour ça qu'on regarde les photos.

– Et tu en as trouvé quelque chose ?

– Non... Mais si les lesbiennes se séparent de la même manière que les hétéros, toutes les photos du couple heureux ont dû finir brûlées quelque part.

« Et sur les cartes livrées avec les fleurs ?

– Toutes adressées à 'S. de la part de S.' avec tout un tas de 'pardonne-moi' au milieu. », ricana Munch.

« Donc on n'a pas de nom ?

– Tu vas pouvoir me dire que à quel point tu m'aimes », fanfaronna Fin en entrant dans la pièce, un dossier à la main.

« Qu'est-ce que tu as ? » demanda Elliot en tassant un demi donut dans sa bouche avant d'attraper le dossier.

« L'avocat de Wainscott vient juste de le déposer. » répondit-il en s'étirant le cou, faisant bruyamment craquer plusieurs vertèbres. « Devinez qui a modifié son testament une semaine avant de mourir.

– Samantha ? » Olivia se rapprocha de son partenaire et essaya de lire par dessus son épaule. « Qi est le nouveau bénéficiaire ?

– Il est marqué que c'est une certaine Serra Tate. » Elliot secoua la tête. « Qui est-ce ?

– Je suppose que c'est l'autre S. », répondit-elle en écrivant le nom sur un bout de papier. « Je vais voir si elle a un permis de conduire. »

Quinze minutes plus tard, elle fut de retour dans la pièce, un pli de frustration sur le front.

« Qu'est-ce qu'il y a ? », grogna Elliot. « Ne me dis pas que cette salope ne conduit pas !

– Non, ce n'est pas ça. » dit-elle en lui tendant un copie en couleur du permis de conduire. La photo montrait une jolie femme d'une vingtaine d'année, blonde aux yeux bleus. « Regardes ses informations personnelles. Elle fait un mètre cinquante, pour quarante-sept kilos.

– Et ?

– Et quoi ? », s'exclama-t-elle en roulant des yeux. « C'est un poids-plume, Elliot ! Samantha faisait vingt centimètres et quinze kilos de plus qu'elle. Ce n'est pas possible que quelqu'un de cette taille ait infligé de pareil dégâts à Samantha. »

Elliot tourna légèrement le dos aux autres et baissa la voix. « Écoute Liv, je sais que cette affaire a... quelques aspects personnels pour toi, mais on sait tous les deux que l'argent peut faire faire des folies à n'importe qui. Et ce genre d'argent... » Il ouvrit le dossier pour lui montrer la quantité astronomique d'argent dont il était question : cent millions d'euros. « On devient facilement un meurtrier avec tout ça. »

Olivia senti son dos se raidir quand Elliot insinua qu'elle laissait ses opinions personnelles altérer son jugement. Elle serra les dents en répondant :

« Samantha Wainscott aimait suffisamment cette femme pour tout lui léguer, mais nous n'avons trouvé aucune trace d'elle dans l'appartement. Je sais que tu es marié depuis longtemps Elliot, mais tu dois admettre que si quelqu'un te brise le cœur, tu ne lui laisses pas toute ta fortune. Tu effaces les traces qui montrent que cette personne a fait partie de ta vie, d'accord. Mais tout lui léguer, c'est ce que tu fais si c'était toi le fautif. Si on ajoute à ça que les fleurs étaient livrées il y a plusieurs mois, sachant que la modification du testament a été faite la semaine dernière, je dirais que Sam a réalisé qu'elle ne faisait pas les choses comme il le fallait. » Elle se passa une main dans les cheveux. « Est ce qu'on sait si Tate a été prévenue de cette modification ?

– Négatif » intervint Fin. « D'après son avocat, Sam ne voulait pas que Serra le sache.

– Ça ne veut pas dire qu'elle ne le savait pas. » ricana Elliot. « Quelqu'un aurait pu lui en parler. Et elle aurait pu aider le tueur. » Il fit glisser une photo du corps de Sam sur la table. « Regardez ses blessures... C'était personnel. Et il n'y a rien de plus personnel qu'un amour qui a mal fini.

– Peut importe. » conclut Olivia en levant une main pour stopper la conversation. « Je ne dis pas qu'on ne devrait pas enquêter sur elle. Je dis juste ce que je pense. » Elle attrapa le dossier et le ferma. « Quoi qu'il en soit, on a une notification à faire. Peut-être que le juge Wainscott pourra nous renseigner un peu plus sur la relation que sa fille entretenait avec Serra Tate.

– On peut rester ici et voir ce qu'on peut déterrer de plus sur elle », proposa Fin.

Il regarda Elliot et Olivia quitter silencieusement la pièce. « On dirait qu'il y a de l'orage à Bouillasseville. »

Munch lui lança un regard étonné. « Mais qu'est ce que tu racontes ?

– C'est une métaphore.

– Non, » corrigea Munch en roulant des yeux. « C'est une allégorie.

– Tais-toi et mange ton donut.

– Maintenant, c'est un cliché.

– Tout comme les colères noires », rit Fin. « Mais si tu continues de parler, tu vas en voir une pour de vrai. »