Et voici un autre chapitre. Il est très court, surtout comparé au précédent. Je vais tout faire pour vous en poster un autre d'ici dimanche (vous allez bien arriver à me motiver, non ? ;))

Encore une fois, merci de lire cette traduction ! Dess, contente que tu sois de retour, et contente que tu aimes toujours autant !
Steph, ta frustration est compréhensible, mais l'auteur se rattrape peu à peu par la suite.

Bonne lecture ! :)

Partie Cinq – Objets en mouvement

Olivia entra dans la salle d'observation. Elle se figea lorsqu'elle vit Alex et Cragen se tenant devant le miroir semi-réfléchissant. La blonde portait la même chemise couleur pêche et la même jupe qu'un peu plus tôt dans la soirée, ce qui signifiait que le capitaine l'avait appelée alors qu'elle rentrait chez elle.

Super...

Elle remarqua que les joues de la substitut était rouge, faisant encore plus ressortir le bleu de ses yeux. Pendant un moment, complètement subjuguée, elle se contenta de fixer Alex. Elle gémit intérieurement lorsqu'elle réussi à s'extirper de ses pensées.

Elle réalisa alors que Cragen aussi était rouge, et que le langage corporel entre eux deux indiquait, au mieux, un léger désaccord.

« Que se passe-t-il ? », demanda-t-elle prudemment.

Ils semblèrent enfin réaliser sa présence et se tournèrent vers elle. Olivia vit un éclair de chaleur traverser les yeux énervés de la blonde. Mais cela ne dura que quelques instants.

« Ce qu'il se passe, c'est que je m'en vais. », annonça Alex en rassemblant sa mallette et sa veste.

« Quoi ? », demanda Olivia en la rejoignant au centre de la pièce, lui bloquant par la même la sortie. « Pourquoi ? Tu ne restes pas pour l'interrogatoire ?

– Il ne va pas y avoir d'interrogatoire.

– Alex », commença Cragen d'un ton qu'il voulait neutre. « Si vous vouliez juste bien nous écouter jusqu'au bout...

– Écouter quoi ? » La substitut se tourna brusquement vers lui. « Que vous avez lancé une opération sous couverture non autorisée, durant laquelle votre inspecteur a utilisé un subterfuge afin de pouvoir faire sortir une citoyenne d'un établissement privé dans le but de la retenir illégalement ? »

Olivia n'en croyait pas ses oreilles. « Alex, les fluides sur les draps viennent de deux femmes. D'après le père de Samantha, cette femme n'était pas seulement sa petite-amie, mais aussi sa seule héritière par un testament qui a été changé une semaine avant sa mort.

« Circonstanciel. » Alex se redressa, dominant ainsi Olivia. Elle baissa les yeux vers elle, se rappelant à quel point cela énervait l'inspectrice, les premiers mois où elles avaient commencé à travailler ensemble. Retour au bon vieux temps.

« Vous n'avez aucune preuve, aucune trace de Tate dans l'appartement de la victime. Si elles étaient amantes, ne penses-tu pas qu'il y aurait eu des signes de sa présence ? Tout ce que vous avez, ce sont les paroles d'un père endeuillé qui n'acceptait pas l'homosexualité de sa fille lorsqu'elle était en vie, et qui maintenant, cherche à mettre sa mort sur le dos de celle qu'il pensait être son amante.

– Et que fais-tu du fait qu'elle nous fuit depuis deux jours ? »

Alex se mordilla la lèvre inférieure en étudiant la femme qui lui faisait face. Olivia portait toujours la petite robe noire qui lui avait coupé le souffle. D'une certaine manière, cela lui paraissait injuste. « On ne peut pas l'obliger à nous donner son ADN. », dit-elle sur un ton catégorique.

« On peut toujours lui demander, non ? »

La substitut soupira. « D'accord, tu peux lui demander. », accorda-t-elle avec frustration. « Mais à la première remarque qui montre qu'elle veut partir, tu lui ouvres la porte. Sinon ça compromettra toute mesure qu'on pourrait prendre contre elle plus tard.

– Ça marche ! » Elle laissa apparaître un petit sourire sur ses lèvres en regardant la blonde s'éloigner. Elle ne l'appela que lorsqu'elle était sur le point de franchir la porte. « Alex ? »

La substitut se retourna, lui lançant un regard impatient.

Olivia laissa ses sentiments transparaitre autant qu'elle le pu lorsqu'elle verrouilla son regard dans celui colérique d'Alex. « Merci. » elle murmura.

« Sois prudente, inspectrice. » La voix d'Alex était grave, menaçante. « Mon aide est limitée. »