Et voilà, un chapitre de plus. Ça avance, ça avance. Celui-ci est plus long que les précédents, j'espère qu'il vous plaira ! Merci à tous ceux qui me laissent un commentaire à chaque fois, et merci à tous ceux qui lisent.

/!\ Scènes explicites, rated M.

Bonne lecture :)


Partie Sept : Jouer avec le feu

Samedi, 9h27.

« Inspecteur Tutuola.

Hey, Fin. »

L'inspecteur s'appuya sur le dossier de sa chaise. « Salut Liv, quoi de neuf ?

Où est Elliot ? J'ai essayé de l'appeler mais j'ai eu le répondeur.

– Il a appelé un peu plus tôt. Kathy est malade, donc il joue à la maman aujourd'hui. Je lui ai dit que je le couvrais, étant donné qu'on tourne un peu en rond sur l'enquête.

Peut être pas. » Olivia sorti deux billets de sa poche qu'elle tendit au chauffeur de taxi avant de sortir du véhicule. « J'ai peut être une piste sur la mystérieuse invitée de Samantha la nuit de son meurtre. Samy était apparemment une cliente régulière d'un bar lesbien elle y allait avec cette femme chaque semaine. La propriétaire garde tous les fichiers. On devrait pouvoir y trouver un nom.

– Pourquoi est-ce que je sens un gros 'mais' arriver ?

– Parce qu'il y a toujours un 'mais' ? La proprio veut un mandat. Je vais voir si Cabot peut faire marcher sa magie pour nous.

– Un dimanche ? J'espère que tu as bien préparé ton coup.

Toujours. Morales s'en sort avec l'ordinateur de Samantha ?

– Apparemment non. Il semble que Little Miss Sunshine l'utilisait pour son boulot à Preston Charities. Tout est crypté, donc il va lui falloir des heures pour cracker tout ça. Ça reste quand même ma priorité.

Appelle moi si tu as du nouveau.

– Ça marche. À plus tard. »

Olivia entendit le bip lui indiquant que Fin avait raccroché. Elle garda le téléphone sur son oreille pendant quelques secondes avant de fermer le clapet. Elle soupira en regardant l'immeuble d'Alex.

Ça n'allait pas être une partie de plaisir.


Alex Cabot ouvrit les rideaux de sa baie vitrée, fermant les yeux lorsque la vive lumière du soleil envahit son salon. Elle attrapa son verre de jus d'orange et alla s'asseoir sur son canapé avec un léger soupir. Il devait y avoir une force diabolique ayant pour but de faire en sorte que lorsqu'elle était maussade, déprimée et/ou énervée, le temps dehors soit aussi beau que possible.

Il y avait quelque chose de terriblement déprimant à passer un magnifique dimanche seule. Non pas qu'elle n'y était pas habituée, mais le fait que cela aurait pu être différent cette fois-ci rendait la situation encore plus pénible. Avec une facilité plus que déconcertante, elle composa mentalement l'image d'Olivia. L'inspectrice avait la tête tournée vers elle et une expression d'intense plaisir sur le visage. Elle portait un bustier rose sous un petit pull blanc.

Alex secoua la tête avant de lever le verre à ses lèvres. Elle grimaça sous l'acidité du jus. Pendant quelques instants, elle hésita à ajouter un peu de vodka, mais comme d'habitude, sa bienséance la rattrapa. Boire à neuf heures et demi le matin n'était pas une activité digne d'une professionnelle saine d'esprit et qui regardait vers le haut.

Et c'était ce qui la définissait, non ? Regarder vers le haut.

« Qu'est-ce qu'il m'arrive ? », soupira-t-elle. Il n'y avait toujours eu que le travail se prouver à elle même qu'elle pouvait avoir ce qu'elle voulait sans que quoi que ce soit n'entrave sa voie. Son cœur n'avait jamais compté dans l'équation.

Donc elle l'avait laissé tomber, avec tout ce qui allait de paire.

Bien sûr, elle pouvait voir ses amis de la fac avec leur vie pleine et remplie, leurs 2,4 enfants et leur maison en banlieue. Et tard le soir, quand elle était seule et qu'elle s'autorisait à penser à cela, elle devait reconnaître qu'il y avait quelque chose de rassurant à l'idée d'avoir quelqu'un avec qui partager sa vie.

Mais elle n'avait jamais appris à maîtriser l'amour. Cela rendait ce sentiment dangereux. Trop dangereux.

Et après tout. Qu'est-ce que l'amour pouvait apporter. On ne peut pas le manger, on ne peut pas payer les impôts avec, et ça ne tient pas chaud pendant la nuit.
Son souffle se coupa lorsque plusieurs images traversèrent son esprit des images décrivant les différents moyens qu'Olivia pouvait utiliser pour augmenter sa température.

Bon, c'était un mauvais exemple.

Elle essayait toujours de se remettre de ses pensées lorsque le bruit de la sonnette la ramena à la réalité. « Qu'est-ce que c'est, encore ? » Elle ne voyait pas qui avait suffisamment de courage pour appuyer sur sa sonnette avant midi, le seul jour de la semaine qu'elle gardait pour elle.

Cela dit, râler après quelqu'un était pile ce qu'il lui fallait pour faire descendre un peu la tension qui s'était accumulée dans son corps.

Les pensées d'Alex se stoppèrent lorsqu'elle ouvrit la porte devant Olivia qui se tenait face à elle, les mains dans les poches, l'air penaud.

Pendant un moment, la substitut ne put faire rien d'autre que d'empêcher ses mains de plonger dans les cheveux bruns de l'inspectrice pour la faire rentrer dans l'appartement.

Elle prit une grande inspiration et croisa les bras pour cacher ses mains tremblantes. Elle baissa le regard vers le sol. « Que fais-tu ici, Olivia ?

– Il faut que je te parle. »

L'inspectrice fit un pas à l'intérieur et referma la porte derrière elle. Comme Alex ne bougeait pas, elle la contourna avec précaution et alla s'appuyer contre le canapé.

La blonde haussa les épaules.

« Qu'est-ce qu'i dire ? »

Olivia leva légèrement les yeux au ciel. « Oh, j'ai plein de choses à te dire, mais ce n'est probablement par le meilleur moment pour le faire ! », aboya-t-elle. « Je suis ici pour l'affaire. »

Les joues d'Alex s'enflammèrent alors qu'elle resserrait le peignoir qu'elle portait. Elle avait soudainement réalisé qu'elle était nue dessous, et que la matière épousait plutôt bien ses formes, dont sa poitrine qui avait immédiatement réagit à la passion de la voix d'Olivia. « Pour l'affaire ?

– Je … Nous avons besoin d'un mandat pour la liste de clients de Zoey Merrin. »

La mâchoire d'Alex s'ouvrit lentement. « Zoey … ? »

Olivia hocha la tête. « Apparemment, Zoey et ses deux associées tiennent un club appelé Suede, dans les caves du Velvet. On a de bonnes raisons de croire que ces listes nous donnerons le nom de la femme avec qui Samantha a passé la nuit.

– Et quelles sont ces raisons ?

– Deux témoins ont séparément donné la description d'une femme plus âgée avec des cheveux noirs, yeux bleu-gris et un penchant pour les gants de conduite en cuir noir. La scientifique a aussi retrouvé du cuir noir sur une preuve de l'appartement de Samantha.

– Qui sont ces témoins ?

– Zoey Merrin.

– Et l'autre ? »

Olivia soupira « Serra Tate. »

L'avocate releva la tête en riant. « Serra Tate ? Celle qui, jusque là, était votre principal suspect ?

– Elle n'a jamais été mon principal suspect. Elle avait un intérêt pour l'enquête, mais son alibi est solide. Nos recherches sur ses antécédents financiers ont montré que Samuel Wainscott l'a payée dix millions d'euros pour qu'elle laisse sa fille tranquille. Voilà le secret qu'elle cachait.

Elle remarqua l'air choqué à peine masqué de la blonde alors que celle-ci essayait d'assimiler l'information. « Et tu penses que cette facilité à se faire soudoyer fait d'elle un témoin fiable ?

– Elle a eu un moment de faiblesse. Elle s'était déjà séparée de Sammy, et elle s'est convaincue qu'elle méritait bien un compensation pour ce qu'elle avait dû vivre. Ce n'est pas un comportement très responsable, mais, tout bien considéré, c'est compréhensible. Sinon, Zoey Merrin est un témoin crédible, et elle veut aider.

– Tu sais que le mandat ne tiendra jamais. Tu ne pourras pas utiliser ce que tu trouveras lors d'un procès.

– Ce n'est pas un problème. Je veux juste le nom ! »

Alex l'observa un moment. « Et Zoey ne s'y opposera pas ?

– Non, elle veut juste les formes.

– D'accord. » La blonde hocha la tête, résignée. Elle attrapa son portable et composa le numéro de son assistante.

« Rebecca ? J'ai besoin d'un document, et j'en ai besoin tout de suite. »

Olivia ne put retenir un sourire. Alex était une femme magnifique, mais il y avait quelque chose dans le pouvoir qu'elle dégageait lorsqu'elle faisait son travail qui la rendait irrésistible. L'inspectrice se détacha de cette vue pour regarder par la fenêtre.

« Non, vous allez voir le Juge Kramer. Dites lui qu'Alexandra Cabot demande cette faveur. S'il fait l'imbécile, expliquez-lui que la lettre que je vais rédiger enverra son fils dans un centre de réhabilitation pour les six mois prochains, sans compter les travaux d'intérêt général. C'est bon ? Parfait, rappelez-moi dès que vous l'avez. »

Elle ferma son portable qu'elle glissa dans la poche de son peignoir avant de croiser le regard interrogateur d'Olivia. « Rebecca est douée. Elle l'aura. Je dirais dans une heure maximum. »

L'inspectrice regarda sa montre. « Je devrais rentrer au commissariat pour y attendre le mandat-

– Olivia. »

La blonde avait chuchoté son nom. Le voile nerveux de son regard s'était envolé.

« J... Je te dois des excuses. », continua la blonde d'une voix calme. « Ce que j'ai fais... j'ai dit... Tu as dû te sentir-

– Comme un coup facile ? »

Alex eut un rire sarcastique. « C'est tout sauf facile pour moi, Liv.

– Parce que tu crois que pour moi, c'est du gâteau ?

– Non ! » Alex senti que la discussion allait lui échapper « Si tu me laissais juste finir ce que je voulais dire-

– Pourquoi ? », la coupa de nouveau Olivia. « Pour que tu puisses me dire à que tout ça ne signifiait rien pour toi ? Que c'était juste du sexe ? Merci, Alex, mais non. Je me sens déjà assez mal comme ça. » Elle se tourna et se dirigea vers la porte.

« Merde, Liv ! » Elle attrapa le bras de l'inspectrice et la fit se retourner. « Ce n'est pas ça... Je ne ... » Sous la frustration, la voix de la substitut s'éleva. « Pour le moment, je n'ai juste pas de place pour ça dans ma vie !

– De place ? De place pour quoi ? Pour ça ? »

La brune passa la main derrière le cou d'Alex et plaqua ses lèvres sur les siennes. Elle senti quelques instants de résistance avant que la blonde ne passe ses bras dans son dos, et sa cuisse entre ses jambes. Alex ouvrit les lèvres pour laisser le passage à la langue d'Olivia, tout en lui retirant sa veste en cuir.

L'inspectrice se mit à trembler lorsqu'elle senti deux mains froides glisser sur son ventre. Des lumières rouges se mirent à clignoter dans sa tête et elle essaya de se reculer. Sa bouche s'assécha lorsqu'Alex détacha sa chemise et son pouls s'accéléra lorsque la blonde découvrit sa peau incroyablement douce et pale. La voyant immobile, Alex attrapa ses mains et les posa sur sa poitrine.

« Alex... », murmura la brune d'une voix rauque en sentant le bout des seins d'Alex se durcir sous ses mains.

Toutes ses hésitations s'envolèrent lorsqu'Alex lui déboutonna le pantalon et commença à doucement caresser son ventre. Avec un grognement, elle se pressa contre la substitut, la poussant contre la table à manger derrière elle.

Ce n'était pas l'idéal, mais ça ferait l'affaire.

Sans s'arrêter, Olivia allongea Alex sur le dos et retira son pantalon et sa culotte. Elle monta sur la table et se plaça au dessus de la blonde qui commençait à lui déboutonner la chemise pour pouvoir l'enlever. Son soutien-gorge suivit rapidement la chemise sur le sol.

Complètement nue, Olivia se baissa jusqu'à ce que son corps soit collé à celui de la blonde. Ses lèvres parcouraient le corps d'Alex avec une faim presque effrayante. Elle eut un gémissement de satisfaction lorsque la substitut plia la jambe pour presser son genou sur l'intimité humide d'Olivia. Elle protesta lorsque les longues mains pâles quittèrent son corps avant de réaliser qu'Alex retirait juste son peignoir.

Les lèvres de la blonde retrouvèrent avec un petit sourire la peau d'Olivia alors que celle-ci s'attaquait à son cou. La substitut raffermit sa prise autour de la brune, voulant mettre le moins d'espace possible entre elles. Elle gémit en sentant l'humidité contre sa cuisse. « Liv … J'ai besoin de tes mains sur moi... S'il te plaît... »

La supplication transcenda Olivia ses veines se remplirent de feu et son pouls s'envola. Elle retira ses mains des cheveux blonds pour aller les poser sur les deux seins qui s'offraient à elle. Insatiable, elle dévorait les lèvres d'Alex comme si sa vie en dépendait. Jamais elle ne s'était sentie perdre à ce point le contrôle. Jamais elle ne s'était sentie autant à la merci de ses émotions. Et le plus effrayant était qu'elle s'en fichait.

Alex arqua le dos alors que la main gauche d'Olivia descendait sur son ventre en une caresse. Lorsque les doigts de l'inspectrice se glissèrent entre ses cuisses, la blonde s'appuya contre la table, offrant de nouveau son cou.

Olivia ralentit un moment, appréciant la texture soyeuse de la peau humide sur laquelle ses doigts se promenaient, alors que ses dents laissaient une marque rouge sur le cou de la blonde. Lorsqu'elle atteint finalement son petit bouton de nerfs, elle senti le corps pressé contre elle se mettre à trembler.

« Livia... »

Ce mot soufflé était la seule permission dont elle avait besoin. Dans un mouvement fluide, ses doigts pénétrèrent dans le velours de la blonde.

« Jesus... », murmura l'inspectrice alors que des vagues de plaisirs parcouraient tout son corps.

Alex était au delà des mots. Les doigts d'Olivia bougeaient en elle, semblant trouver sans problème les zones les plus sensibles. Son corps se tortillait sans qu'elle ne puisse le contrôler, et se pressait contre l'inspectrice. Les décharges de plaisirs s'accentuèrent lorsqu'Olivia attrapa un de ses téton entre ses lèvres.

« Oh mon dieu ! » Alex avait une main dans les cheveux bruns d'Olivia, et l'autre maintenait sa bouche contre la sienne.

Le bassin de la brune ondulait contre Alex qui ne pouvait plus retenir ses gémissements.

« Liv … Oh mon dieu. » Les doigts d'Alex s'enfoncèrent dans les muscles du dos d'Olivia alors que les vagues de plaisir s'intensifiaient. Usant toutes ses forces, elle se plaqua contre la brune, voulant désespérément jouir en même temps qu'elle.

Olivia ferma les yeux, se laissant aller au plaisir montant en elle et à la chaleur qui entourait ses doigts. Le corps d'Alex collé contre le sien amplifiait ses sensations, et les cris de la blonde résonnaient dans ses oreilles.

« Olivia... ! »

Leurs corps se raidirent l'un contre l'autre pendant quelques instants avant de se relâcher ensemble dans la sueur et les respirations haletantes.

« Oh mon dieu, Olivia. », murmura Alex, les lèvres pressées contre la peau chaude du cou de la brune.

« Malgré le fait que j'apprécie l'idée, tu n'as pas besoin de me diviniser. », se moqua Olivia tout en se retournant de manière à ce que la blonde soit au dessus d'elle. Un petit rire s'échappa de ses lèvres lorsqu'elle senti le froid de la table sous son dos. « Il va vraiment falloir qu'on essaye ça dans un lit, je pense. »

Alex senti un sentiment de panique familier prendre possession de sa poitrine. Sans dire un mot, elle se détacha de la brune et s'assit.

« Alex ? »

Elle pouvait entendre l'inquiétude de la voix d'Olivia, mais le son de son propre cœur battant dans ses oreilles noyait ses paroles. Elle attrapa le t-shirt de la brune et le fit glisser vers elle.

« Tu te moques de moi ! », réagit l'inspectrice. Elle se leva et se positionna entre les jambes de la substitut. Elle lui attrapa le menton pour plonger ses yeux dans son regard. « Tu ne peux pas continuer à faire ça, Alex ! Tu ne peux pas coucher avec moi puis me rejeter comme n'importe quelle nana que tu aurais trouvé dans un bar ! Je mérite mieux que ça ! »

Les yeux de la blonde se remplirent de larmes et sa voix se cassa. « Je sais.

– Alors quoi ? »

Alex fronça tristement les sourcils. Des tremblements secouèrent ses épaules alors que la brune la prenait dans ses bras. Elle voulait lui expliquer, mais ne savait pas par où commencer. Elle soupira et posa sa tête sur l'épaule d'Olivia. « J'imagine que je suis juste une cause perdue... »

Olivia caressa doucement la joue de la blonde. « S'il y a bien quelque chose que tu devrais savoir, c'est que les causes perdues sont ma spécialité. » Elle l'embrassa tendrement. « Je n'abandonnerai pas. »

Alex leva les yeux vers elle. « Tu n'abandonneras pas ?

– Jamais. » Elle l'embrassa plusieurs fois sur les lèvres avant de remonter jusqu'à son oreille pour chuchoter : « Je veux tout ça. Je te veux toi. Et depuis plus longtemps que tu ne pourrais l'imaginer. Je te donnerai autant de temps et d'espace qu'il te faut pour que tu le comprenne. »

Alex senti ses yeux se remplir de nouvelles larmes. Elle prit une grande inspiration en serrant fort la main de la brune dans la sienne avant de la regarder dans les yeux. « Olivia- »

La sonnerie de son téléphone la coupa dans son élan. Avec un grognement de frustration, Alex descendit de la table et chercha son portable au milieu des affaires répandues sur le sol.

« Cabot ! », aboya-t-elle. Son expression et son ton s'adoucirent immédiatement lorsqu'elle entendit la voix de son assistante. « Rebecca, désolée. Vous me coupez juste au milieu de quelque chose. Non, ce n'est pas grave. Vous avez vu Kramer ? Et alors ? »

Elle lança un regard à Olivia, hochant la tête devant l'air interrogateur de celle-ci. Elle leva un sourcil lorsque la brune ramassa sa culotte et son jean noir. Lorsqu'elle s'assit par terre pour remettre ses chaussures, Alex eut du mal à s'empêcher de rire. Voir l'inspectrice habituellement stoïque être assise, torse nu par terre, en train de lacer ses chaussures de police, avait quelque chose de totalement absurde.

Elle secoua la tête pour se concentrer sur la conversation. « Quoi ? Oh, vous pourriez prévenir la station pour moi ? Non, pas Benson. »

À la mention de son nom, l'inspectrice se figea, son soutien-gorge pendant autour de ses doigts. Ses lèvres formèrent un parfait 'o' de surprise lorsqu'Alex l'attrapa pour l'amener sur le canapé.

« L'inspectrice Benson est occupée pour le reste de la journée. Il me semble que Tutuola est de garde au poste. Très bien Rebecca, merci. »

Elle ferma son téléphone et le posa sur la table avant de rejoindre Olivia sur le canapé. Ses doigts glissèrent sur l'épaule de la brune.

« Avez-vous besoin de passer un coup de fil, Inspectrice ? » Ses lèvres parcouraient la peau sous le lobe d'Olivia. « Dans ce cas, je vous suggère de le faire maintenant. Parce que dans dix minutes... » Elle l'embrassa légèrement et glissa rapidement sa langue contre celle de la brune. « Dans dix minutes, vos lèvres seront bien assez occupées. »

Olivia frissonnait sous le ton grave de la blonde. Elle attrapa son portable et composa rapidement le numéro du commissariat.

« Tutuola.

– Hey, Fin... gahhh... » La voix d'Olivia s'éteignit lorsque les dents de la substitut se fermèrent sur son lobe.

« Liv, c'est toi ?

– Euh... hmmm... Oui. » Elle tourna la tête, voulant mettre son oreille hors de portée des lèvres conquérantes de la blonde, seulement pour lui exposer son cou. « Oh... »

De l'autre côté de la ligne, Fin fronça les sourcils. Il lança un regard à son partenaire qui revenait avec deux sandwichs. Munch eut un air interrogateur et Fin articula silencieusement le mot 'Olivia.

« Tout va bien, Liv ?

Quoi ? Oui, oui, tout va bien. » Il y eut une pause. « Écoute, j'ai besoin... j'ai besoin que tu t'occupes de quelque chose. »

L'inspecteur l'écouta avec attention, prêt à noter les consignes sur son calepin.

Munch lança un regard curieux à son partenaire en voyant que son stylo s'arrêtait tous les deux mots. Lorsque Fin eut raccroché, un petit sourire était affiché sur ses lèvres. « Qu'est-ce qu'il se passe ?

– On a un mandat de Cabot. Benson veut qu'on y aille dès qu'il arrive ici.

– Et en quoi est-ce si drôle ?

– Ce n'est pas ce qu'elle a dit, c'est la manière dont elle l'a dit.

– C'est à dire ?

– Dans un langage dont ton vieux cul ne peut même plus se souvenir ! »