Tout minuscule chapitre pour vous faire patienter. J'ai pris du retard dans la traduction, j'espère que ça vous fera patienter ! Steph, Ticlo, et .9, merci pour votre fidélité ! Ce passage devrait vous faire rire.
Bonne lecture :)
Partie 8 - Le Loup Aux Roses Rouges
Lundi, 7h06
Elliot leva les yeux lorsque sa partenaire entra dans les bureaux de la brigade. Son regard se fixa immédiatement sur le pansement beige collé dans son cou. Il la questionna silencieusement pendant qu'elle retirait son manteau. Elle se servit une tasse de café avant de s'asseoir à son bureau.
Olivia senti le regard d'Elliot et leva un sourcil d'exaspération. « Quoi ?
– Problèmes de rasage ? »
Elle rougit alors que les coins de ses lèvres se retroussaient en un petit sourire. « Vas te faire foutre, Stabler.
– Non merci, je suis un homme marié heureux.
– Et c'est bien parce que tu es un homme que c'est le cas. »
Elliot s'esclaffa en voyant le regard noir qu'elle lui lançait. Au début, sa totale indifférence sexuelle envers lui avait été dure pour son égo. Mais il devait reconnaître qu'ils étaient de bien meilleurs équipiers comme cela. De plus, l'attirance d'Olivia pour les filles lui donnaient plein d'occasions de la taquiner. Il se leva et contourna son bureau pour aller s'appuyer sur celui de la brune.
« Donc... qu'est-ce qui te rend de si bonne humeur ?
– Qui a dit que je suis de bonne humeur ?
– J'ai une épouse, je sais à quoi ressemble une femme comblée.
– Comment est-ce que tu pourrais le savoir ? Tu étais déjà parti quand je suis allée voir Kathy ce matin.
– Aïe ! » Elliot plaqua ses deux mains au niveau de son cœur avec un air dramatique. « C'était brutal, Liv ! Ça va être comme ça tout la journée ?
– Eh, il ne faut jamais énerver le taureau... »
Avant qu'elle ne puisse réagir, Elliot avait arraché le pansement de son cou.
« Pourquoi ? Ça l'excite ? »
Il s'esclaffa en mettant le pansement hors de sa portée et en fixant la tache rouge de son cou.
« Je retire ce que j'ai dit, oublie le rasoir. Tu as dû danser avec un aspirateur. Regarde la taille de ce truc ! ». Olivia attrapa le pansement et le remit en place pendant qu'il se moquait. Il retourna s'asseoir et étendit ses jambes sur le bureau. « Tu sais, avec un bleu comme ça, tu pourrais porter plainte. Comment on appelle une attaque lesbienne ? Coups avec blessure ? C'est contraire au code 'pénal', ça ? »
Olivia se mordit la lèvre pour s'empêcher de rire. « Tu es bête. »
Elliot claqua des doigts. « Je sais ! » Il décrocha son téléphone et fit semblant de composer un numéro. « Demandons à Cabot ! »
Le sourire d'Olivia se figea aussitôt et Elliot la regarda rougir d'un air choqué alors qu'elle fixait son attention sur un dossier ouvert sur le bureau.
Il reposa lentement le téléphone sur son socle en la regardant d'un air ébahi.
« Tu n'es pas sérieuse ! Liv ?
– Quoi ? »
Il baissa le ton de sa voix. « Cabot ? Tu es sérieuse ? »
Dans un soupir, Olivia acquiesça.
« Oh mon dieu. » Il avait l'impression que son cerveau était sur le point d'exploser. « Je sais bien que je te provoque avec elle, mais exceptées ses cavités sûrement exceptionnelles, est-ce que tu réalises dans quoi tu te mets ? »
La brune tordit la bouche de dégoût. « Premièrement, tu es un porc. Et deuxièmement, oui, je le sais.
– Vraiment ? » Il s'avança, une expression inquiète sur le visage. « On parle bien d'Alex Cabot, là ?! La Reine des Glaces ? La femme qui a dit a un suspect qu'elle serait la première à décrocher le téléphone lorsque le Gouverneur appellerait pour fixer la date de son exécution. La femme qui a des idées politiques qui ne correspondent pas tout à fait à une orientation lesbienne. Tu es vraiment sûre de savoir ce que tu fais ? »
Olivia haussa les épaules d'un air nonchalant, essayant en réalité de cacher la profondeur des sentiments qu'elle ressentait pour l'avocate. « Ce n'est pas comme ça, Elliot.
– Pas comme quoi, Olivia ?
– Pourquoi est-ce que je dois être une inspectrice qui fréquente une substitut du procureur ? Pourquoi est-ce qu'on ne peut pas juste être deux personnes qui s'essayent ? Enfin, Stabler ! Tu peux pas séparer un peu les choses ? »
Il leva les sourcils, sceptique. « Je te connais, Liv. On respire le même air tous les jours de la semaine. Je connais ce regard. Et sans tenir compte de ce que tout ça signifie pour Cabot, je sais que ça signifie déjà énormément pour toi. »
Elle secoua la tête sans répondre.
Son partenaire soupira en se passant une main sur le visage. Doux Jésus, est-ce que toute cette merde peut devenir plus compliquée ?
« Écoute … Dis moi juste que tu n'es pas tombée éperdument amoureuse d'elle. Dis moi que tu as réussi à te raccrocher au moins à un peu de cette réserve qui est la tienne. »
Olivia tacha d'afficher un sourire confiant, mais une image d'Alex nue et endormie fit apparition dans sa tête, et son expression se situa entre une extrême satisfaction et un amour désespérément languissant.
Elliot grogna et s'étendit sur sa chaise. Il l'observa pendant quelques instants. « Donc c'est vrai. C'est sérieux...
– Je ne sais pas... » Elle secoua la tête, mais le petit sourire sur ses lèvres s'élargit. « Je pense, oui.
– Tu sais », il commença avec un sourire suffisant, « si j'avais su que la seule chose qu'il te fallait pour te poser était une blonde aux yeux bleus, je t'aurais casée avec la cousine de Kathy depuis longtemps. Comme ça, on reste dans la famille, et ça nous aurait évité les colères de Cabot lorsque tu la mettras inévitablement en colère.
Olivia grogna. « Si j'avais su, je serai au téléphone avec 'Le Saviez-Vous'.
– Ha ha. » Elliot roula des yeux avant de les fixer dans ceux d'Olivia. Ils se regardèrent pendant une longue minute, faisant passer tout ce qu'ils ne se diraient jamais. Finalement, Elliot hocha la tête comme signe d'acceptation et il brisa l'échange.
« Bien, tout ce que j'ai à dire, c'est qu'elle a intérêt à être bien pour toi. Ou alors que son successeur soit encore mieux qu'elle. »
Elle eut un rire horrifié. « Tu sais, je doute que proférer des menaces de mort à l'encontre d'une substitut du procureur soit bon pour ta carrière.
– Je ne profère pas des menaces de mort à l'encontre de la substitut. Je profère des menaces de mort à l'encontre de ta petite amie. Enfin, Benson ! Tu peux pas séparer un peu les choses ? »
Entendre Elliot parler d'Alex comme de sa petite amie fit naître un grand sourire sur les lèvres de la brune.
« Tu es déjà accro... Écoute Casanova, pendant que tu te faisais huiler les rouages dehors, il y en a qui bossaient...
– Bosser ? », se moqua-t-elle. « Est-ce que ça implique un sandwich au fromage toasté, par hasard ? »
Il l'ignora. « Fin et Munch ont trouvé notre femme mystère. On a une correspondance ADN. »
Olivia releva la tête. « Qui est-ce ?
– Elle s'appelle Kate Hansen. Et elle nous attend dans la salle une. »
