Le lendemain, alors que je marchais en direction de la bibliothèque pour rattraper le retard que j'avais pris à cause de ma distraction d'hier, je fus entourée de bras puissants et fus attirée dans un coin sombre du couloir. Puis des lèvres se posèrent sur les miennes. Il m'embrassait fiévreusement. Je répondis à ce baiser avec la même passion. Malgré ma grande envie d'aller plus loin, je le forçai à arrêter.

" Que se passe-t-il ? lui demandai-je. "

Il soupira fortement.

" On ne peut plus continuer, lâcha-t-il finalement. "

Je savais que notre " histoire " n'allait pas durer éternellement mais cela ne m'empêcha pas de souffrir à cette nouvelle.

" Et tu m'annonce ça juste après ce baiser, lançai-je amer.

- Tu savais que ça ne pouvait pas marcher. "

Il avait raison mais il restait un mois avant la fin de l'année et je me disais que nous aurions pu rester ensemble jusqu'à la fin de l'année.

" Donne-moi une raison au moins ! Je pense la mériter.

- Peut-être. Mais es-tu prête à l'entendre ? "

Il m'avait susurré cette question sur un ton plus que terrifiant. J'appréhendais la raison de notre rupture et j'espérais fortement que ce ne soit pas ce à quoi je pensais.

" Tu parles à une Gryffondors. Bien sûr que je prête à entendre cette foutue raison, dis-je avec force.

- Je dirais plutôt que c'est de la fierté mal placé, sourit-il cette fois amusé. Mais bon cela dépend du point de vue. "

Je ne pus m'empêcher de sourire. Il fronça les sourcils.

" Tu as caché mes marques, souffla-t-il visiblement énervé.

- Je ne peux pas les montrer et tu le sais très bien. Tout le monde voudrait une explication sinon. Et puis je te rappelle que tu viens de rompre quand même, me rebellai-je.

- C'est vrai, concéda-t-il. "

Il venait de revêtir son masque d'indifférence. Rien ne pouvait indiquer ses émotions, sauf ses yeux. Mais il fallait le connaître un minimum pour cela. Et là, je sentais que je n'allais pas apprécier. Et il le fit. Il fit ce que je craignais le plus. Il souleva sa manche gauche. Je la vis. Cette marque horrible. Elle semblait absorber la lumière proche. Pour je ne sais qu'elle raison, une forte nausée me prit d'assaut. Après quelques minutes à observer ce tatouage, je relevai vers lui des yeux écarquillés.

" Tu le savais, ne joue pas la choquée, s'il te plaît, me souffla-t-il. "

Je me repris.

" Tu as raison, mais je ne pensais pas que ça arriverait si vite. Je pensais qu'on avait le temps. "

Il me regarda intensément.

" La guerre approche, Granger. Plus proche que toi, et tes amis de l'Ordre, ne semblez le voir.

- Pourquoi me dis-tu cela ? Nous ne sommes pas dans le même camp !

- Pourquoi faut-il toujours que tu cherches le pourquoi du comment, Granger ? s'énerva-t-il. "

Puis, je ne sus comment cela se produisit, nous nous embrasâmes. Ce baiser était fiévreux. Nous savions que c'était la dernière fois que nous serions aussi proche alors nous en profitions un maximum. C'est pour cette raison qu'il me prit. Là dans ce couloir sombre. Personne ne pouvait nous surprendre puisque tout le monde était dehors suite au match de Quidditch qui opposait Poufsouffle et Serdaigle. Cette après-midi là, il me fit jouir comme jamais.

" Malfoy, criai-je au moment de l'extase. "