Coucou tout le monde, voici la suite d''un été inoubliable', Harry et Lucius se sont plus que rapprochés la dernière fois mais ils ont été interrompus par la voix de Dobby qui appelait le Lord, et maintenant qu'ils vont rester avec tous les autres ensemble, comment cela va se dérouler ?
Bonne lecture…
Petit message à ange34, je suis désolée de ne pas publier plus rapidement mais ce n'est pas toujours facile… Je ne sais même pas si je vais pouvoir publier la semaine prochaine avec le pont et il faut que j'avance dans mes fics.
Chapitre 9 : Le rendez-vous
« Lucius, Lucius… Tu es avec nous…
- Hm, bien sûr, Severus. »
Harry fixait le Lord, son visage était tendu, encore plus pâle qu'à l'accoutumée, il savait à quoi il pensait, lui-même était poursuivi par les images de ce qu'ils avaient fait plus tôt et depuis Harry ne cessait de se demander ce qu'ils auraient fait s'ils n'avaient pas entendu l'assistant du Lord, il ne savait qu'une seule chose, ce n'était pas lui qui aurait arrêté Lucius.
« Et de quoi parlions-nous, Père, si vous suiviez la conversation ?
- Drago, laisse ton père tranquille, cela peut arriver à tout le monde d'être un peu perdu dans ses pensées.
- Cela ne m'étonne pas de toi, l'artiste, que tu viennes en aide à mon père car avoir la tête dans les étoiles c'est l'une de tes spécialités.
- Tu sais, Drago, je serais toi, je n'essaierais pas trop de me sortir de ma rêverie, surtout quand tu tiens à la main un verre rempli de Whisky, n'oublie pas que tu es encore mineur et que je ne t'ai jamais autorisé à ce que je sache à boire de l'alcool sous mon toit et pour la millième fois aujourd'hui, laisse Harry un peu tranquille…
- Père, père, père, je vous trouve bien protecteur avec notre cher artiste, vous savez il a l'habitude de mes petites remarques et même si Harry a l'air très fragile et docile à première vue, ce n'est plus un enfant, il est capable de me dire tout seul, si je le dérange ou si je le mets mal à l'aise, il ne s'est jamais gêné jusqu'à présent, vous pouvez me croire… D'ailleurs, vous qui semblez tant tenir à protéger Harry, vous pourriez lui interdire l'alcool, d'autant plus qu'il est lui aussi mineur, pour tout dire, je suis même plus âgé que lui et en plus, il a une fâcheuse tendance à devenir incontrôlable sous l'emprise de la boisson. Au bal de fin d'année, il a choqué tout Poudlard en entamant une danse, enfin si on peut appeler ça une danse, certains puristes seraient tentés par le mot 'striptease'.
- Drago, t'es chiant. Pourquoi tu remets cette histoire sur le tapis ? De toute manière, tu avais bien profité du spectacle, il me semble et tu n'as rien fait pour m'arrêter.
- Ce n'est pas faux, mais, il ne faut jamais brider l'inventivité, la créativité, surtout d'un artiste comme toi.
- Harry, tu es apparemment le digne héritier des maraudeurs, je crois qu'il n'y a pas eu une seule fête où James, Sirius ou moi-même, nous n'avons pas fini ivres morts, dans des situations plus que compromettantes. Severus tu te souviens, à la fin de notre sixième année… »
Harry se détourna de la conversation et n'écouta pas le reste de l'histoire qui devait se révéler fort passionnante vu les éclats de rire généralisés, il était furieux, absolument hors de lui. Il avait repoussé d'un mouvement d'épaule, le bras de Drago qui s'était approché de lui. Pourquoi diable Drago ne pouvait pas rester seulement cinq secondes, sérieux, ne pas dévoiler ses bêtises d'adolescent surtout devant Lucius. Il faisait tourner dans son verre le liquide ambré qu'il avait à peine goûté, et regardait son reflet à la surface de l'alcool, ses doigts frôlaient le rebord du cristal. Même s'il ne faisait plus vraiment attention aux autres, il sentait le poids du regard du Lord sur lui, il savait qu'il ne l'avait pas quitté des yeux et il se décida enfin à tourner la tête dans sa direction. Harry se calma aussitôt et inconsciemment, il se mordit la lèvre inférieure devant la vision de cet homme qui le dévorait du regard et qui portait avec nonchalance et grâce, le verre de whisky à ses lèvres douces et tentantes. Le brun ne réagissait pas, le monde extérieur n'avait plus d'importance et il ne prêta guère plus d'attention quand Drago raconta plus en détail à Remus et Severus la fête de fin d'année, il se concentrait seulement pour ne pas se diriger droit vers le Lord, sur le champ et reprendre là où ils avaient été interrompus tout à l'heure.
« … Et c'est comme ça qu'il a fini en boxer devant Rusard.
- Eh bien, Harry, tu es un vrai Maraudeur, Sirius et James auraient été vraiment fiers de toi. Harry ?
- Euh… oui. »
Drago fit claquer ses mains contre ses jambes.
« Bon, ce n'est pas tout ça mais je meurs de faim et si nous allions manger, tout doit être prêt à présent. Qu'en dites-vous, Père ?
- Euh… oui… Oui, allons-y. »
Tandis que Drago, Remus et Severus étaient déjà partis en direction de la salle à manger, Harry n'avait pas encore totalement émergé de ses pensées troublées et était resté légèrement en retrait, suivant les autres machinalement. Il s'apprêtait à porter à ses lèvres une gorgée du liquide qu'il avait à peine effleuré, lorsqu'une main se posa sur le verre. Frôlant le plus jeune, le lord chuchota contre son oreille :
« Non, je te l'interdis, je n'ai aucune envie que tu finisses ce soir, en boxer devant Drago ou Remus.
- Et devant vous…
- On en discutera plus tard, dans la soirée, dans ta chambre, si tu veux bien. »
Juste avant de rejoindre les autres, Lucius reprit le verre coupable et ne put s'empêcher de laisser son autre main traîner le long du dos du jeune homme et le caresser lentement jusqu'aux fesses. Harry ouvrit grand les yeux à ce contact si fugace, il n'eut cependant pas l'occasion de dire quoi que ce soit d'autre, l'aristocrate était déjà parti comme à chaque fois.
A table, Drago se retrouva bien évidemment à côté de Harry, à sa gauche et Lucius qui était en bout de table se tenait à sa droite, un mauvais génie devait bien s'amuser avec lui, toute une soirée entre son ex-petit ami et le père de ce dernier qui venait de lui donner un rendez-vous clandestin dans sa propre chambre. Dray était d'humeur particulièrement joyeuse ce soir, dans cette même pièce étaient présentes toutes les personnes à qui il tenait le plus et il avait une folle envie de taquiner le brun qui s'était légèrement inquiété quand il avait vu le sourire radieux et illuminé de Dray. Au moment où ils avaient pris place à table, Harry eut l'impression que le blond lui avait soufflé dans le cou, en s'asseyant, il ne put s'empêcher de penser que le repas risquait d'être long, très long. Tandis que Winky apportait l'entrée, Harry sentit une première fois le pied de Drago sur sa jambe, ce n'était guère qu'un léger frôlement. Au début, il avait même cru qu'il avait rêvé car le blond parlait à son oncle comme si de rien n'était, mais quand le jeune blond s'était tourné vers lui et lui avait fait un clin d'œil, le jeune artiste avait pris conscience de la dure réalité, son ami voulait vraiment jouer avec lui. Au fur et à mesure que le repas se poursuivait, les gestes et les propos équivoques de Drago vis-à-vis d'Harry se multipliaient. C'était une main qui effleurait la joue rougissante du plus jeune, de plus en plus mal à l'aise, cette même main se posait parfois, très innocemment, sur son épaule et flattait une mèche brune. Remus s'amusait beaucoup du jeu peu discret du blond, Severus, lui, haussait un sourcil sarcastique vers son filleul pour lui faire savoir qu'il désapprouvait son attitude envers ce pauvre jeune homme qui était mortifié, les yeux rivés sur son assiette, Harry n'osait affronter les autres, surtout Lucius, qui ne disait plus rien depuis un long moment. Les yeux gris s'attardaient longuement sur le brun et lorsque Harry les croisa enfin, il aurait voulu s'enfuir loin d'ici. Au moment où Winky apportait enfin le dessert, le jeune artiste sentit la main de Drago appuyer d'un coup sec contre son entrejambe et il ne put réprimer un hoquet de surprise, Lucius lança alors un regard furieux, perçant, lourd de sous-entendus et de reproches et sans le quitter des yeux, le Lord déclara froidement :
« Drago, si tu pouvais vraiment arrêter cette fois, je te l'ai déjà dit tout à l'heure, ton oncle vient d'arriver, tu ne l'as pas revu depuis des mois, nous avons en plus un invité et tu te comportes de façon totalement déplacée. Harry et toi aurez tout le temps, plus tard, dans la soirée, dans sa chambre, pour passer ensemble un charmant moment. »
Harry qui s'était brusquement redressé fut foudroyé par le regard du Lord, hautain et condescendant… Comment cela, Drago et lui auraient le temps plus tard, dans la soirée, dans sa chambre, mais alors… L'aristocrate avait apparemment renoncé à leur projet, à cause de l'attitude de Drago ! A leur tour, les yeux d'émeraude répondaient au plus âgé... Pour qui se prenait-il pour le traiter de la sorte ? Il n'était pas un simple objet que l'on se passe sans qu'il n'ait son mot à dire, il n'allait pas passer un 'charmante moment' avec Drago sous prétexte que son père ne voulait visiblement plus le rejoindre cette nuit, il n'était pas une vulgaire putain. Il fulminait de rage. Le peintre ne comprenait plus rien, il n'y pouvait rien si Dray aimait plaisanter et puis depuis la fête de Noël, le jour où ils étaient officiellement sortis en public pour la première fois ensemble, le blond s'était toujours comporté ainsi par défi, pour clouer le bec à tous les moralisateurs étriqués aux préjugés homophobes. Il paraissait assez inconcevable au brun que le jeune aristocrate puisse changer radicalement d'attitude, du jour au lendemain, même s'il avait accepté, il y a quelques heures de rompre avec lui. L'ambiance s'était brusquement figée et refroidie autour de la table et personne n'osait rompre le silence pesant quand Remus toussota légèrement :
« Voyons, Lucius, ils n'ont rien fait de bien méchant, ton fils est jeune, il peut bien s'amuser et puis repense à ton adolescence, toi aussi, devant les adultes, devant tes parents, je peux dire sans trop me tromper que tu en as fait autant. Par contre, charmant blondinet, je crois que si tu ne veux pas être déshérité ce soir, tu ferais mieux de garder tes mains en place.
- Et vous croyez que je peux encore jouer avec mes pieds ?
- Tu pourrais aussi me laisser tranquille, comme tout le monde te l'a déjà dit et répété ! »
Harry avait prononcé ses dernières paroles très durement même s'il ne voulait pas véritablement blesser Drago qui n'était pas réellement responsable de sa colère, il en voulait au Lord, à son regard méprisant et froid, d'ailleurs il n'avait pas regardé Drago quand il avait dit cela, il regardait Lucius et sans plus de cérémonie, Harry se releva :
« Excusez-moi, Monsieur Snape, Monsieur Lupin, je vais prendre l'air, fumer dehors et je monte me coucher, la journée a été très longue…
- Fais, fais, Harry. Nous aurons tout le temps d'apprendre à nous connaître pendant ces vacances.
- Merci, Monsieur Lupin, au revoir. »
Le jeune artiste quitta la pièce d'un pas décidé, sans se retourner, les autres ne disaient plus rien, le silence régnait mais il s'en fichait, il avait vraiment besoin de prendre l'air, d'oublier cette fin de repas désastreuse. Il n'avait pas fait un pas sur le perron qu'il sortait déjà une cigarette de son paquet et l'allumait nerveusement, il exhala la fumée tout en admirant le paysage au soleil couchant, le miroitement des rayons de soleil sur l'herbe, les feuilles des arbres, il se sentait déjà mieux, plus calme. Il ne resta que très peu de temps sur la terrasse du Manoir, il avait besoin de s'aérer, de s'éloigner de cette atmosphère étrange et troublante et il commença à faire quelques pas dans le Parc, il écoutait les hululements d'une chouette au lointain. Il souriait, il se souvenait d'une fois, il était sorti au mépris de tous les règlements de Poudlard, dans le parc du château par un temps quasi identique et il avait vu sur une branche d'arbre une magnifique chouette blanche et l'avait observée durant de longues minutes avant qu'elle ne s'envole vers une destination inconnue, il avait regretté ce jour-là de ne pas avoir pris pour une fois son matériel de dessin avec lui.
Ses pas l'avaient amené inconsciemment, près du lac, là où ce matin même il peignait Lucius, il ressentait encore toute cette gêne et tout ce désir qu'il avait ressentis face à son modèle. Le jeune homme s'approcha des berges du lac, s'agenouilla avant de saisir dans sa main quelques cailloux à la surface polie. Il se redressa et lança de toutes ses forces une première pierre qui ricocha à la surface de l'eau. Il recommença ce geste plusieurs fois, puis quand il n'eut plus de munitions, il se coucha dans l'herbe de plus en plus fraîche admirant le ciel où lentement les étoiles apparaissaient.
« Harry ? »
Le brun tourna lentement la tête vers la voix qui avait prononcé si doucement son prénom.
« Lu… Lucius. Qu'est-ce que vous faites ici ?
- Je suis venu ici, pour me détendre et fumer un peu, mais apparemment tu m'as devancé, je croyais que tu étais dans ta chambre…
- A attendre sagement Drago et de préférence les jambes bien écartées, je présume. »
Harry s'était brusquement redressé et relevé, il faisait face au Lord et son regard lançait des éclairs.
« Je n'ai pas dit ça.
- Si vous ne l'avez jamais dit aussi clairement, vous l'avez au moins pensé et tout le monde l'a parfaitement compris au dîner.
- Harry, je n'aurais jamais dû me comporter comme je l'ai fait au cours du repas, je me suis laissé emporter…
- C'est le moins que l'on puisse dire, vous me dites que vous me rejoindrez dans ma chambre à la fin du repas et une heure plus tard, vous me faites clairement comprendre que vous avez changé d'avis et que votre fils pourra en profiter largement à votre place sans aucune raison apparente.
- Sans aucune raison apparente… Je te trouve de bien mauvaise foi, ton attitude alors que Drago n'a pas eu de cesse de te peloter laissait croire que ça ne te dérangeait pas, bien au contraire…
- Bien au contraire, bien au contraire… Vous vous moquez de moi ou quoi, je vous ai déjà dit à plusieurs reprises ce que je ressentais et combien cette relation avec Drago ne me convenait plus et j'ai ROMPU avec votre fils. Si j'avais voulu faire quoi que ce soit avec lui, je n'aurais pas attendu cette nuit mais je me serais laissé faire ce matin ou même quand vous êtes parti pour l'aéroport. Je peux vous assurer que je n'aurais pas eu besoin de le supplier. Vous savez, vous n'êtes pas le seul à ne pas savoir comment réagir, je ne m'attendais pas à être attiré par le père de mon petit ami et à me sentir aussi bien en votre présence, mais moi, je n'ai pas essayé de trouver le premier prétexte pour annuler notre rendez-vous.
- Harry, je sais que j'ai parlé sèchement durant le repas mais quand je t'ai vu avec lui, j'ai été très troublé. D'un côté, je ne voulais pas que Drago te frôle ainsi, mais d'un autre côté, je me disais que c'était mieux pour toi…
- Qu'est-ce qui était mieux pour moi ?
- Que tu rejoignes mon fils, qu'on ne fasse rien… Je ne crois pas que ce soit raisonnable de nous voir, tu mérites mieux, je sais que je te l'ai dit ce matin mais je le pense vraiment. Drago n'est peut-être pas la personne qui te convient mais je ne le suis pas plus, j'ai plus de deux fois ton âge, j'étais plus âgé que ton propre père.
- Rassurez-vous je ne vous ai pas pris pour mon père.
- Ce n'est pas ce que je t'ai dit, c'était juste… un conseil.
- Un conseil ? C'est ça votre précieux conseil. En attendant de trouver un garçon de mon âge qui ait des sentiments pour moi, il vaut mieux que je continue à m'envoyer en l'air avec votre fils. J'ai bien compris ? Dans la chambre, vous avez dit que vous n'aviez pas ma force de caractère, apparemment vous aviez raison. Je crois que je vais y aller, je n'ai plus rien à faire ici. »
Harry se dirigeait vers le chemin qui allait le ramener vers le Manoir, loin du Lord, loin de cet homme qui faisait marche arrière. Alors qu'il passait tout près de Lucius, l'aristocrate l'agrippa et l'arrêta :
« Je t'en prie…
- Quoi ?
- Reste. Nous devons parler.
- Je croyais qu'il valait mieux que nous ne nous voyons pas, que ça ne serait pas… Ah oui, comment vous avez dit tout à l'heure… que ça ne serait pas 'raisonnable', c'est bien ça, Lucius.
- Ne sois pas sarcastique, Harry, cela ne te ressemble pas. »
Lucius serrait fortement le bras du jeune homme qui le dévisageait, le Lord semblait perdu, nerveux, hésitant. Il ne savait visiblement pas ce qu'il voulait, laisser partir Harry ou au contraire le garder contre lui, le Lord n'arrivait pas à choisir ce qui était préférable. Le jeune peintre n'arrivait pas à le comprendre, il était évident même à ses yeux que Lucius était très attiré par lui mais pour d'obscures raisons, il semblait vouloir le repousser et le brun demanda tout de go :
« Tout à l'heure quand tu m'as proposé de venir me retrouver dans ma chambre, tu voulais quoi ? Continuer là où nous nous étions interrompus, tu voulais qu'on baise ou tu voulais me dire qu'il fallait que l'on arrête tout ?
- Harry… »
Quand Lucius avait prononcé le prénom du jeune artiste, son visage était contre la tempe du brun, sa voix était sourde, et il respirait l'odeur des cheveux d'Harry. Pendant plusieurs secondes, il ne rajouta rien comme s'il cherchait la réponse.
« Je ne sais pas, vraiment, Harry, je n'en sais rien. Tu es si jeune, si beau, si doux, tellement parfait et je… Je ne peux rien t'apporter de bon, rien de plus que ce que t'offre déjà mon fils, et je ne veux pas gâcher ta vie, je ne veux pas faire ça.
- Mais c'est ma vie, c'est à moi de décider comment je dois la passer. Je suis le seul à pouvoir savoir si être là avec toi, c'est gâcher ma vie. De toute manière, ce que je ressens pour toi n'a rien à voir avec ce que je ressens pour Drago, alors arrête de me parler de lui une bonne fois pour toute.
- Même si tu ne ressens pas la même chose pour moi, cela ne change rien au fait que tu mérites quelqu'un de mieux, pas un homme marié de plus de quarante ans, totalement écoeuré par sa vie et qui n'attend plus rien.
- Et si moi, c'est toi que j'attendais, ça ne compte pas si je suis irrésistiblement attiré par toi, que je ne me sois jamais senti aussi bien que lorsque tu as posé tes mains sur moi, que durant tout le repas, je n'ai pensé qu'à une seule et unique chose, au moment où nous serions tous les deux, ça ne change rien pour toi… vraiment rien… »
Ces derniers mots n'étaient plus qu'un murmure prononcé tout contre le Lord qui ne savait décidément plus où il en était, Harry était si franc, si direct, ce qu'il n'était plus depuis son adolescence et il avait du mal à composer avec, il en avait si peu l'habitude. Les deux yeux verts qui le fixaient l'acculaient encore plus, il savait qu'il ne devait pas, quel parent fallait-il être pour se laisser aller dans les bras du petit ami de son fils. Harry le fit définitivement flancher quand il prit les mains de Lucius dans les siennes pour les amener sur le premier bouton de la chemise blanche que portait le jeune homme. Le lord était incapable d'expliquer comment mais il poussait le corps frêle en direction du chêne au fur et à mesure que ses mains déboutonnaient la chemise du peintre. Le dos d'Harry frottait maintenant contre l'écorce rugueuse de l'arbre qu'il sentait à travers le fin tissu en coton blanc, il s'abandonnait aux caresses expertes de Lucius sur son torse, sur ses fesses, il ne faisait rien, ses bras restaient le long de son corps, il attendait juste le moment où la bouche du Lord viendrait prendre possession de la sienne comme ce matin. Rapidement l'une des mains de Lucius glissa sur la cuisse du jeune homme et la souleva avec force, Harry pour ne pas être déséquilibré se retenait aux épaules de son hôte, ses ongles, agrippant le plus fermement possible le costume sombre du Lord au tissu si délicat. Lucius commença à poser sa bouche sur le cou qu'il suçotait légèrement, Harry sentait la pression des lèvres remonter sur le trajet de la jugulaire, son pouls s'était accéléré et battait fort, le jeune homme était si bien, probablement trop bien et il gémit lamentablement lorsque les deux bouches s'unirent à nouveau, la langue de Lucius dans sa bouche qui pourchassait la sienne. Lucius avait retiré la chemise du pantalon du plus jeune et passait ses mains en caresses soutenues sur ce corps fin et fragile, qui tremblait légèrement. Quand à bout de souffle, le Lord s'écarta du brun, ses yeux gris brillaient, il désirait tant Harry qui s'abandonnait si facilement, il était si doux, il était si jeune... Il posa ses mains sur les joues rougies de l'adolescent.
« Harry, je… »
Lucius s'écarta un peu plus et un éclair de compréhension passa dans les yeux du jeune homme.
« Ne regrette pas, s'il te plaît.
- Rentre Harry, avant que ça n'aille trop loin.
- Viens avec moi.
- Non, nous ne devons pas.
- Viens avec moi, je t'en prie, Lucius.
- Harry, ce ne serait pas correct. Nous le regretterions tous les deux. Va-t-en. Harry, je crois aussi qu'il faudrait éviter de se voir plus que nécessaire et notamment je ne crois pas qu'il faut que je continue à poser pour toi.
- Mais… Je… Tu n'es pas sérieux. S'il te plaît, dis-moi que tu n'es pas sérieux.
- Harry, il… »
Avant que le Lord ne finisse sa phrase, le jeune peintre s'était dégagé de la prise du plus âgé et fuyait.
A suivre…
A demain pour la suite d'"harry et l'héritier" ou de "l'appartement"... je verrai...
