Bonjour, hum, hum… Je ne me permettrai rien pas après plus d'un an et demi sans nouvelles sur cette fic mais je pense avoir eu très objectivement une panne d'inspiration même si paradoxalement, ce chapitre ressemble assez à ce que je pensais il y a plus de 4 ans…

Enfin bref, voilà l'avant-dernier chapitre de l''été inoubliable', enfin sauf changement incroyable.

La dernière fois j'avais mis 6 mois entre deux publications différentes d'ailleurs, à présent 10 mois, je vais tout faire pour que cela ne se reproduise plus c'est le temps des vacances après tout et puis quelqu'un veille au grain.

Merci par avance à toutes les personnes qui le liront et encore plus à celles qui prendront le temps de me reviewer.

Résumé : Harry, adolescent artiste perturbé par son passé douloureux se rapproche du père de son ancien petit ami, Lucius Malefoy. La dernière fois après plusieurs semaines, ils s'apprêtaient à franchir un nouveau cap… Voici la suite…

Chapitre 24 : Le temps de se quitter

Harry était allongé sur le lit, il regardait le plafond fixement, perdu dans le fil de ses pensées. Le soleil levé depuis déjà bien longtemps baignait la pièce d'une lumière blanche et douce mais malgré la chaleur qu'il diffusait, Harry n'arrivait pas à se réchauffer. Il tourna la tête vers le réveil.

« Déjà neuf heures, murmura-t-il à voix haute ».

Il regarda de nouveau le plafond blanc et souffla profondément, il aurait tellement voulu maîtriser le temps et pouvoir revenir en arrière de quelques jours. Depuis son anniversaire, tout avait été si parfait, si incroyablement parfait. Il avait finalement fait l'amour avec le Lord, pour la première fois, au milieu de la paille et à côté des chevaux qui hennissaient joyeusement et cela resterait comme l'un de ses meilleurs souvenir jusqu'à la fin de sa vie.

Il avait beau essayé de réfléchir à tout ce qu'il avait fait, jamais il ne s'était senti aussi bien que lorsque Lucius, transpirant, s'était couché sur lui, après avoir joui, pas même lorsque son pinceau avait glissé sur une toile blanche pour la toute première fois. Il se souvenait encore du contact de cette peau laiteuse et moite sur son corps encore tremblant de plaisir, du parfum enivrant de Lucius, du bruit de la paille séchée, qui craquait sous leur poids, du bruit des chevaux qui les entouraient. Ils ne quittèrent l'étable que très tard, ce jour-là. Le soleil avait déjà fui depuis longtemps, lorsqu'ils rentrèrent au Manoir. Ils riaient et se taquinaient gentiment, lorsqu'ils avaient franchi les portes de l'inestimable bâtisse, mais aucune des personnes qu'ils rencontrèrent ce soir-là n'osa émettre la moindre objection, pas même Drago. Le jeune blond avait été surpris de voir ces êtres qui lui étaient si chers à son cœur, d'habitude si tristes, enfin heureux de vivre. Depuis lors, Lucius et Harry ne s'étaient quasiment plus quittés, le Lord s'était mis en quelque sorte en vacances, pour profiter pleinement du court laps de temps qui leur avait été accordé, avant le retour d'Harry et de Drago, à Poudlard. Il avait même autorisé Dobby, à prendre quelques jours de congés supplémentaires, pour la plus grande joie du jeune secrétaire.

Pendant les jours qui suivirent, Lucius et Harry avaient fait de longues ballades, près du lac, parfois même plus loin, s'absentant des heures. Ils ne s'étaient pas isolés pour autant. Ils avaient passé aussi du temps avec les autres, Drago, Remus et même, parfois Severus qui était revenu. Même si tout n'était pas redevenu comme avant, Drago semblait à présent être revenu à de meilleures dispositions et tolérer la situation, à défaut de totalement l'accepter. Il faisait tout comme Harry et Lucius des efforts, pour que la fin des vacances se passe au mieux. Harry ne pouvait s'empêcher de croire que Remus était en grande partie responsable du changement d'attitude de son ami mais à vrai dire, il n'en avait que faire : la seule chose qui lui importait, c'était que Drago avait apparemment perdu toute sa rancœur et son animosité.

Harry avait le sentiment confus qu'il avait enfin trouvé une place qui lui correspondait, un endroit où il était en paix avec lui-même et avec son passé. Depuis son anniversaire, ses crises d'angoisses et ses cauchemars avaient considérablement diminué. Evidemment, il avait encore rêvé de Lui mais lorsqu'il se réveillait en sursaut, au milieu de la nuit, les bras puissants du Lord le serraient tendrement et contrairement à son habitude, il arrivait à se rendormir, hypnotisé par le son de la voix douce et grave qui réussissait l'exploit de l'apaiser temporairement. Il avait toujours eu conscience que, dans sa vie qui n'avait été que suite de mésaventures et déceptions, cette période hors du temps ne pourrait pas durer mais cela ne l'empêchait pas de redouter cet instant où tout allait prendre fin, cet instant où la locomotive de l'express en direction de Poudlard sifflerait le départ, cet instant qui allait se produire d'ici, quelques heures.

Harry prit l'oreiller et le mit sur son visage, pour chasser ses sombres pensées. Il appuyait de ses mains délicates de plus en plus fortement, pour réprimer un cri qui, il le sentait, était sur le point de s'échapper. Il fut arrêté par des mains puissantes qui lui enlevèrent l'oreiller et le jeta au loin :

« Qu'est-ce qu'il y a, Harry ? demanda Lucius, visiblement inquiet.

- Rien du tout, maugréa le garçon qui détourna le regard de ces yeux gris, inquisiteurs.

- Tu vas voir, tout va bien se passer, lui murmura le Lord pour le rassurer. Tu vas retourner à Poudlard, tu vas retrouver tous tes amis, le vieux Dumbledore et l'année prochaine, tu rentreras dans la faculté des Beaux-Arts de Londres où bien sûr tu brilleras parmi tous les autres étudiants médiocres que cette école peut accueillir. »

Le ton de la voix de Lucius se voulait chaud et réconfortant, il posa ses lèvres sur la cicatrice en forme d'éclair du garçon pour apaiser la tristesse qu'il devinait sans peine dans ce regard vert, perçant. Il sortait à peine de la douche et son corps ceint d'une simple serviette était encore humide mais cela ne l'empêcha pas pour autant de s'allonger auprès d'Harry. Le Lord avait conscience qu'il ne servait à rien de parler, tout ce qu'il pourrait dire pour tenter de consoler le jeune homme ne serait que des fadaises inutiles, il se contenta de regarder avec attention le brun qui ne lui avait jamais paru aussi fragile à la lumière de ce matin. Harry s'obstinait à se murer dans un silence pesant. Il regardait fixement le plafond et semblait compter des moutons invisibles. N'y tenant plus, Lucius se plaça au-dessus d'Harry, des gouttes d'eau s'écoulaient et tombaient sur le corps pâle, provoquant de légers frissons chez son jeune amant.

« Harry… Harry… »

Le garçon avait légèrement tourné la tête en direction de la grande baie vitrée.

« Tu pourrais me regarder quand je te parle, insista le blond.

- Oui, euh, désolé, bégaya Harry, rougissant.

- Ne t'excuse pas non plus. Cela n'en vaut absolument pas la peine, le rassura-t-il dans un sourire.

- Je… je…, bégaya le brun, ne sachant comment poursuivre la conversation. »

Harry se sentait déjà nostalgique de cet été alors qu'il n'avait pas encore quitté le Manoir et il craignait par-dessus tout d'en parler au Lord, n'ayant aucune idée de la réaction qu'il pourrait avoir.

« Tu veux vraiment que je te supplie, Harry. Parle-moi, j'espère que tu as bien conscience que tu peux tout me dire.

- Je suis juste inquiet, les vacances que j'ai passées ici, dans cet endroit merveilleux sont et de loin les meilleures vacances de toute ma vie et je ne sais pas à quoi m'attendre en partant.

- Moi, je le sais et je te l'ai déjà dit. Tu vas avoir droit à une dernière année à Poudlard juste exceptionnelle et époustouflante. Tu vas tous les laisser bouche bée, lorsque tu vas leur montrer tes nouveaux dessins et tu deviendras la coqueluche de ce petit monde ridicule. Par contre, si tu pouvais faire l'impasse sur celui où je pose dans la chambre, je ne serai pas contre. »

Harry sourit à Lucius. Le Lord lui avait depuis le début de l'été apporté réconfort et soutien, et ce jour triste ne dérogeait pas à la règle. Le garçon avait conscience qu'il ne pourrait jamais exprimer toute sa gratitude à cet homme si extraordinaire, il se contenta d'un léger baiser sur les lèvres tentatrices du plus âgé avant de reprendre la conversation.

« Ne t'inquiète pas l'histoire de ce dessin ne sortira pas de ces murs, répondit un Harry, amusé.

- Ne te méprends pas, cher petit génie, je n'ai pas honte d'avoir posé mais je ne voudrais pas me retrouver être l'objet de plaisanterie de mauvais goût de la part de jeunes morveux, encore trop immatures pour réellement comprendre ce qu'est le bon goût artistique.

- Euh, de ce côté-là, tu n'as rien à craindre, il me paraît presque impossible que quelqu'un de sensé puisse faire de mauvaises plaisanteries à ta vue.

- Tu donnes dans la basse flatterie, Harry, je n'aurais jamais cru ça possible.

- Je ne suis on ne peut plus sérieux. »

Et pour confirmer ses dires, Harry déposa un léger baiser sur l'épaule droite, encore humide, du Lord les yeux brillants de malice.

« Tu as l'air d'aller un peu mieux, M. Harry Potter.

- Non, mais je ne veux pas que ça m'empêche de savourer ces derniers instants… avec toi.

- Eh bien, soit. Carpe diem, répondit Lucius qui s'installa plus confortablement entre les cuisses d'Harry. »

Lucius savait qu'il aurait dû poursuivre la conversation au lieu de rentrer dans le petit jeu d'Harry mais en cet instant, il ne s'en sentait pas la force. Il avait appris à détecter les réactions du garçon et il ne faisait aucun doute qu'Harry n'était pas prêt à l'écouter, pas maintenant. Cette fois, il embrassa plus longuement le jeune homme, savourant le goût de ses lèvres rouges, pulpeuses, délicieusement sucrées.

Après de longues secondes, le Lord s'arrêta et prit entre ses doigts une mèche de cheveux bruns, doux. Il dévisageait ce visage angélique.

« Tu es magnifique, Harry. Le sais-tu ? »

Le pensionnaire de Poudlard ne répondit rien et se contenta de légèrement bouger, visiblement mal à l'aise devant le compliment.

« Cela te gêne encore ?

- Quoi ?

- D'entendre la vérité. TU ES MAGNIFIQUE. Et, à chaque fois que mes yeux se posent sur toi, je ne peux que remercier Dieu ou n'importe quelle autre entité supérieure d'avoir permis que mon chemin ait croisé le tien. »

Harry sentait ses joues s'empourprer un peu plus. Il devait en cet instant avoir approximativement la jolie teinte d'une tomate bien mûre. Lucius sourit devant le garçon avant de nicher son visage dans le cou gracile et d'embrasser la peau laiteuse. Il faisait sortir de faibles gémissements de la bouche tentatrice. Harry repoussa avec plus ou moins de réussite le drap qui recouvrait le bas de son corps tandis que le Lord jetait au lointain la serviette devenue superflue. Les deux corps étaient enfin débarrassés des barrières de tissus. Lucius prit place plus confortablement, entre les jambes du jeune homme. Il l'embrassait avec toujours plus de ferveur et de passion. Leur excitation augmentait en intensité tandis que leur entrejambe se frottait. La main d'Harry glissa sur le bas-ventre du plus âgé et fit quelques allers-retours des plus excitants.

« Je n'ai pas besoin de ça, tu peux me faire confiance, souffla dans un sourire le blond. »

Harry sourit à son tour. Après ces dernières semaines, il n'avait guère de doute quant à la véracité des propos du Lord. Il s'arrêta instantanément, laissant Lucius poursuivre comme il le désirait. L'homme ne tarda pas à agir. Tandis qu'il se tenait en équilibre, sa main gauche partit à la recherche du tube de lubrifiant qui traînait sur la table de chevet, à côté de quelques préservatifs. Lucius retira le bouchon avec ses dents et tant bien que mal, il en déposa une noisette sur le bout de ses doigts. Harry ne put retenir un léger frisson lorsque le gel entra en contact avec lui. Alors que le Lord le préparait, Harry avait l'impression confuse qu'il n'aurait jamais plus de partenaire aussi attentionné et qui faisait toujours tout, pour le mettre le plus à l'aise. Le brun prit l'un des sachets. Il déchira la petite enveloppe plastique avec attention. Alors qu'il retirait le préservatif, il entendit la voix du Lord lui susurrer de sa voix la plus chaude et la plus suave de le lui enfiler. Harry s'exécuta de très bonne grâce.

Sous le coup de la première poussée de Lucius, le brun gémit. Au fur et à mesure, Harry se mordit la lèvre inférieure jusqu'au sang, de peur de ne réveiller le reste des habitants du Manoir. Il se retenait aux draps du lit, dernier rempart pour qu'il ne perde pas totalement l'esprit, sous le plaisir ressenti. Lucius accélérait de plus en plus le rythme et le garçon avait l'impression que jamais il n'arriverait à tenir. Lucius admirait les traits délicats de son amant lorsqu'il progressait en lui. Le jeune artiste se laissait totalement aller aux sensations, il profitait de chaque seconde, sans jouer. Le Lord remarqua une goutte de sueur qui glissait le long de la tempe pâle et passa lentement sa main sur le visage angélique, pour l'enlever. Il ne fallut guère plus de temps pour qu'Harry ne se libère. Il fut suivi par son amant amené à son tour à la jouissance quelques instants plus tard. Tandis que Lucius se rallongeait sur le plus jeune il se rendit compte qu'Harry tremblait encore sous le flot des sensations qui l'envahissaient. Après avoir repris leur souffle quelques instants, côte-à-côte, dans un silence reposant, Harry murmura finalement :

« Wow, c'était… wow, c'était fantastique, absolument fantastique, s'émerveilla le peintre. »

Devant le naturel si touchant d'Harry, Lucius ne put réprimer un sourire de fleurir sur ses lèvres, ce qui n'échappa pas au jeune homme qui lui envoya un léger coup de coude, dans les côtes.

« Tu te moques de moi ? Ce n'est pas très charitable de votre part, M. Malefoy.

- Je ne me le permettrai pas, voyons, répondit Lucius, les yeux brillant de malice. »

Le sourire se mua en un rire franc. Avant que son amant ne puisse répondre quoi que ce soit, Lucius attrapa son paquet de cigarettes qui reposait sur sa table de nuit ainsi que son briquet. Il tendit une cigarette à son amant. Harry accepta l'offre malgré l'heure encore bien matinale. Le brun veilla à rapprocher le cendrier en verre, qui brillait d'un éclat particulier, à la lumière du soleil et le posa entre les deux hommes, afin de ne pas salir inutilement la chambre. Il ne voulait pas rajouter du travail à la pauvre Winky, la jeune femme avait déjà bien assez à faire avec le nettoyage de tout le Manoir.

« Quelle prévenance !

- Ce n'est pas parce que tout tourne autour de toi, dans cet endroit que tu ne dois pas penser un peu aux autres, M. le Lord. »

A peine avait-il fini sa phrase qu'il inspira profondément la première bouffée de sa cigarette tout juste allumée. Lucius fixa Harry qui soufflait la fumée en direction du plafond. L'homme était fasciné, envoûté par les volutes grisâtres, qui s'élevaient en direction du plafond, en contraste avec la lumière du jour, qui augmentait progressivement, à en devenir éblouissante. Harry se tourna en direction de Lucius et dit simplement :

« Je voudrais tellement rester ici et que cette journée ne se finisse jamais. »

Lucius souffla faiblement, les yeux, à son tour, fixés au plafond. Une petite voix au fond de lui murmurait que lui aussi voudrait bien garder le peintre à ses côtés et rester ainsi éternellement mais il ne voulait, ne pouvait se laisser aller à cette idée aussi séduisante qu'elle puisse paraître en cet instant magique. Ce ne serait pas juste envers le garçon qui méritait toutes les joies et les bonheurs du monde et sans nul doute, tout valait plus que de rester ici, inconnu dans ce grand manoir isolé. Lucius savait que le génie de ce garçon extraordinaire éclaterait devant le tout-Londres et que là-bas, il rencontrerait un jeune homme de son âge, un peintre tout comme lui et les sentiments qu'ils ressentiraient l'un pour l'autre finiraient par panser les dernières blessures d'Harry. Le Lord avait bien conscience de l'impact de ce séjour au Manoir aurait sur la vie future du brun. Aussi grand que fut ce premier pas, ce n'était qu'un début dans la construction d'Harry qui était encore loin d'être terminée. Severus l'avait déjà prévenu. Les horreurs qu'avait subies Harry ne s'effaceraient jamais. Les cicatrices seraient-elles tout juste apaisées par les années ?

« Lus', Lus', tu m'écoutes ? demanda soudainement Harry »

Le jeune peintre dévisageait son amant, les yeux légèrement froncés, un air songeur. Après cet été mouvementé, Harry avait appris à connaître Lucius mais il avait encore des difficultés à déchiffrer les pensées profondes de cet homme que le Lord s'entêtait à garder pour lui, comme un trésor précieux, très précieux.

Le blond sembla sortir de son songe et fixa Harry, sa tête reposant sur son poing.

« Evidemment, M. Potter, tout ce que vous dites est parole d'évangile pour moi.

- Idiot, répondit Harry dans un sourire. Tu sais, je suis très sérieux quand je te dis que je ne veux pas bouger d'ici de la journée. »

Harry avait détourné les yeux, parfaitement conscient du ridicule de la situation et du fait de passer pour un gamin capricieux et totalement immature aux yeux de Lucius.

Le Lord passa, dans un geste réconfortant, sa main douce et blanche le long de la joue du brun, il avait lu la gêne dans le regard vert. Par cette douce caresse, il voulait lui faire comprendre qu'il n'y avait rien de mal à craindre pour son futur mais qu'il fallait d'une façon ou d'une autre l'affronter et c'était son rôle, sa mission, il devait pousser Harry au-delà de ses retranchements.

« Harry, je crois qu'il va falloir se préparer, à présent.

- Non, pas envie, marmonna Harry.

- Si tu ne veux pas être en retard et devoir tout finir en catastrophe, je te le conseille quand même, insista-t-il. »

Lucius se leva alors, il regarda la serviette qui traînait au sol avant de se retourner vers le peintre et de lui tendre une main secourable.

« Viens, Harry. »

Le brun accepta l'offre à contrecœur mais il savait que la plaisanterie avait assez duré et qu'il ne pourrait plus s'opposer ou changer quoi que ce soit. Il repartirait à Poudlard. Alors qu'il était à côté du Lord, Lucius lui susurra au creux de l'oreille.

« Je vais te rhabiller, ainsi, je suis sûr que tu seras prêt dans les temps et puis tu verras que ça peut être très intéressant.

- Je préfère quand tu me déshabilles, répondit Harry dans un sourire.

- Attends de voir tout d'abord ! »

Et effectivement, même s'il devait regretter tous ces gestes, le moins que pouvait reconnaître Harry, c'était l'incroyable sensation que provoquaient les mains du blond lorsqu'elles glissaient pour lui permettre d'enfiler un boxer, un tee-shirt, un pantalon. Tout ceci fut bien trop rapide au goût du peintre qui s'était mordu à plusieurs reprises les lèvres lorsque les doigts experts étaient passés sur des zones sensibles. Il était à présent entièrement vêtu et admirait son reflet triste dans le miroir et resta ainsi, un peu perdu, tandis que le Lord s'affairait et s'habillait à ses côtés.

Lucius se rapprocha et serra sa taille fine, alors qu'il regardait leurs deux reflets, il dit :

« Tu es superbe. »

Dans un élan de tendresse, il l'embrassa sur la tempe, il espérait lui transmettre toute son énergie, Harry sourit fugacement. Ils restèrent ainsi, quelques instants supplémentaires, à savourer ce moment de paix. Sans dire un mot de plus, l'aristocrate se dirigea vers la porte de la chambre puis il l'ouvrit. Il se tenait droit, comme tout majordome digne de ce nom.

« Prêt ?, demanda-t-il simplement. »

Harry comprit que Lucius acceptait de s'effacer pour laisser passer le jeune homme en tête. Le brun soupira une ultime fois mais il s'exécuta et se lança. Car malgré cet été inoubliable, il était temps de se quitter.

A suivre…