Keukouw ! Me revoilà, avec du retard (j'ai deux thèmes à rattrapper T_T)... encore. Désolée ! Breeef, voici donc le texte sur le thème Rouge. C'est - encore - un UA (j'aime les UA, niark) sur Sting et Minerva qui m'a été inspiré par la légende du Fantôme de l'Opéra. Bonne lecture !
Genre : Tragédie/Romance/Horreur
Rating : T (pour présence de sang et de descriptions assez détaillées)
Personnages : Sting, Minerva
Musique
Phantom of the Opera - Theme Song
L'Opéra Rouge
« Le rouge est la couleur de l'amour. Mais, plus encore, celle de la mort. » - H.
Il s'approche. Lentement. Ses pas résonnent sur le sol de marbre. Une voix l'appelle à l'intérieur de la salle de représentation. Un murmure doux et sucré. Une voix de femme.
« Sting… Sting… Sting… Sting… »
Il savoure cette tonalité, il est attiré vers elle. Il ne peut pas lui résister. Il entre dans la salle. Partout, du rouge.
Les sièges. Rouges.
Le sol. Rouge.
Il s'avance. Une douce mélodie lui parvient. Un air de violon qui l'enivre, le séduit. Il lève la tête. Sur la scène, il y a une jeune femme. Elle danse tout en jouant d'un violon pourpre posé contre son cou blanc. Il se rapproche un peu plus. Elle se retourne et darde son regard obsidienne sur lui. Ses longs cheveux sombres tombent gracieusement sur ses épaules dénudées, pareils à une cascade d'encre. Deux tresses battent sur sa chevelure libre au rythme de ses mouvements. Elle tournoie sans le quitter des yeux, virevoltant dans sa robe blanche. Il monte les marches de la scène. Il ne maîtrise plus ses gestes. Toute son attention est tournée vers cette mystérieuse jeune femme à la beauté envoûtante. Toute son attention est accaparée par cette paire de pierres précieuses qui le fixent d'un air froid. Il avance encore et encore. Il ne sait plus ce qu'il fait. La mélodie continue. La jeune femme entame un morceau triste, qui lui arrache même quelques larmes. Elles coulent sur sa peau blême et gouttent sur le sol. Il arrive près d'elle. Il tend le bras et lui touche doucement la joue.
Elle arrête de jouer.
C'est là qu'il s'en rend compte. Les larmes de la jeune femme ne sont pas faites d'eau. Mais de sang. Un sang d'un rouge profond qui tâche ses mains. Il écarquille les yeux. La robe, qu'il voyait quelques instants auparavant blanche, est à présent striée d'éclaboussures vermeilles. Les murs tout d'or ornés sont décorés de larges filets couleur cerise qui dégoulinent pour venir finir leur course dans les creux des gravures anciennes. Sur le sol s'étalent d'immenses flaques bordeaux comme du bon vin. Il recule. Une goutte lui tombe sur le visage. Il l'essuie avec sa main puis l'amène au niveau de ses yeux.
Du sang.
Il commence à trembler. Il lève son regard. Accrochés au plafond, une vingtaine de corps. Des hommes. Des femmes. Même une fillette et un petit garçon se tenant par la main. Tous ont les yeux et la bouche grand ouverts, comme si leur cri leur avait été arraché avant qu'ils n'aient eu le temps de l'entendre résonner sur les murs ensanglantés. Ils sont recouverts d'un liquide carmin. Ils sont pendus, accrochés à des chaines dorées par le cou. Il baisse les yeux. La jeune femme a repris son morceau tout en continuant à le regarder. Il fait un pas en arrière. Puis deux. Soudain, un bruit de métal rompu. Un sifflement. Un poids s'abat sur lui dans un énorme fracas de cristal brisé. Alors qu'il ne sent plus rien et que ses yeux se ferment, une perle de verre roule devant lui. Et la dernière chose qu'il voit avant de sombrer, c'est cette minuscule perle.
Rouge.
