*avance à petits pas* Euh... Salut ! Ça baigne ?
Moi ? Oui, j'ai été absente très longtemps, et (encore une fois) je m'en excuse. Vous pouvez checker mon profil si vous voulez savoir le pourquoi du comment, je ne veux pas me plaindre ici. Je reprends donc cette fanfiction, sans promettre aucun rythme de publication, cette fois, mais en vous promettant cependant autre chose : je vais tout faire pour être le plus régulière possible.
Alors, changeons de sujet ! Qu'était le titre du chap 8 ?
Oui, il s'agit bien d'une citation de Mathieu lors de la conférence Polymanga 2014 (que vous pouvez retrouver en tapant "CONFÉRENCE POLYMANGA - MATHIEU SOMMET ET ANTOINE DANIEL" sur la chaîne de Mathieu) : Antoine arrive, ils se prouvent leur amour mutuel grâce à leur T-shirt respectif (ça vaut le détour, c'est vers 25 min ^^), puis ils parlent de cette fanfic érotique qu'ils ont lu et auraient du imprimer, et entre deux éclats de rires, ils imitent la scène : « Antoine... regarda Mathieu... avec son regard de braise... et lui susurra ces doux mots à l'oreille... » Je vous laisse découvrir le reste ;)
Un grand bravo à kittytheanimatronicscat, Nahira Unsho (je vois qu'on a changé de pseudo ^^), servanebarre2307 et Papioutche pour avoir trouvé ! Vous êtes douées !
Quant à ce chapitre, je ne pense pas que ce soit simple de vous en souvenir... Allez, un indice : c'est dans un épisode de SLG. Bon courage :3
Passons aux RàR. C'est normalement la dernière fois que je vous réponds sur le chapitre :
RoronoaAgathou : Merci de ta compréhension, ta patience et tes compliments ! Tu es adorable ^^ Tu verras enfin dans ce chapitre ce qu'il en est ;) Bisous !
UneFolleDeManga : Parce que je suis sadique et que j'aime les cliffhangers, bien sûr :3 Oui, c'est nul les déprimes, mais maintenant ça va mieux, merci :) *owi gros câlin* Ta longue attente est terminée !
La Mandragore de Nantes : Espèce de méchante x) Nan sinon, merci beaucoup pour ton soutien et ton enthousiasme, tu me touches beaucoup :) Et me tease pas comme ça, j'ai repris NMTVCQTD dès les début parce que j'étais trop paumée ! x(
Papioutche : Hum, j'aurais eu des morts pires que celle-là x) Merci de ta review ! :D
Nahira Unsho (je comprends le Nahira, mais pourquoi Unsho ?) : Merci ! Effectivement, on voit la meuf qui est parfois un tout petit peu trop fan x) Mais tu es devin en fait ! *choc* Oui, moi aussi parfois j'aime bien mes formulations de phrase xD Tu vas finalement avoir le fin mot des hypothèses !
SunWings : Merci pour ta review ! Hé bien, tu vas voir... :3
Mitsuki81 : Rah là là, je suis sadique, parfois. Hé oui. Merci d'avoir réagi avec autant de force x) Voici le dénouement de ce baiser ! *tin tin tiiiiin*
kittytheanimatronicscat : ... Et c'était la bonne réponse ! Vous pouvez repartir avec votre million d'euros, félicitations ! Roh merci pour ton câlin ! :D Pour la peine, allez, je t'en fais un aussi ! *câlin*
Eya Silvers : Alors, préviens avant de faire des déclarations comme ça, mon cœur va me lâcher sinon xD Moi aussi, j'ai seulement shippé le Matoine après avoir lu des fanfics, alors je comprends tout à fait x) Ah ah, merci infiniment en tout cas ^^ Et voici enfin la suite ! :D
Peter Queen : Nyaaaaa viens dans mes bras toi :D Ta coloc' a du te frapper ? xD Je suis touchée par tant de fanboyisme :3 Voilà enfin la suite, et comme d'habitude, MERCI !
servanebarre2307 : Et si, ça se fait, la preuve :3 Merci !
Evig Morder : Merci ! Et voilà la suite tant attendue :) (oui, je me jette des fleurs xD)
Bonne lectuuuuuuuuuuuure !
Chapitre 9 : Toi, tu t'es fait avoir
.
- Mais... mais... mais qu'est-ce que tu fais, Patron ?!
- Ça me semble plutôt clair, gamin !
- Tu crois que c'est le moment d'assouvir je-ne-sais-quelle pulsion, abruti ?
- Mais quel ramassis de crétins quand vous vous y mettez !
- Tu aurais du demander à Antoine d'abord, gros.
- Je suis d'accord avec lui.
- Vos gueule, putain de Hippie et Panda de mes deux ! Je m'en branle de vos avis... Aux grands maux les grands remèdes !
- Je ne comprends plus rien...
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Le premier réflexe d'Antoine au moment où le Patron se jette littéralement sur sa bouche, c'est de se demander s'il s'est lavé les dents. Question stupide (et la réponse est non, donc ça doit être plutôt désagréable de partager sa salive avec lui. Remarque, c'est du Patron qu'on parle, ça se trouve il le préfère même comme ça).
Le deuxième réflexe est de rougir. Furieusement. Et de tenter de repousser le corps de son ami, qu'il n'aurait jamais soupçonné si fort. Tentative totalement vaine et un brin humiliante – Antoine sait que par rapport à sa corpulence il n'a pas une puissance phénoménale, mais quand même, il y a une sacrée différence de carrure entre eux, ça ne devrait même pas être un problème de le maîtriser.
Et là, il bugue. Complètement.
- Hmgmph ! laisse-t-il échapper d'une voix étouffée lorsque des mains impatientes et aventureuses se baladent sans vergogne sous le tissu de son fin T-shirt.
Bon, connaître les lubies du Patron et en être la victime, ce n'est pas du tout la même chose. Et Antoine est hétéro, même s'il n'a rien contre les homos. Merde, quoi, c'est juste pas son trip !
Sa protestation ne peut fuser, ses lèvres toujours dévorées par celles du Patron, et ses mains sont brutalement ramenées au-dessus de sa tête sans qu'il ne puisse réellement se débattre. Putain, mais c'est quoi cette force phénoménale ?! Et pourquoi il a fait ça, déjà... ? Antoine croyait que le Patron le prenait avec un minimum de considération !
Deux doigts pincent son téton. Fort. Si le présentateur de « What The Cut !? » avait pu sortir autre chose que des borborygmes incompréhensibles, il aurait sûrement crié d'une manière fort peu virile.
Et le pire, dans tout ça, c'est qu'il ne le déteste pas complètement. Le chevelu commet la fatale folie de lever les yeux et de se heurter à ceux du Patron.
Puits de sentiments orageux. Transparent. En colère et déterminé.
La peur envahit Antoine lorsqu'il se rend compte que tant que le criminel n'aura pas atteint son objectif – quel est-il, il n'en sait rien – il ne laissera pas tomber.
Et putain, ce corps qui le surplombe, ces bras qui le caressent, cette bouche qui l'assaille... Depuis quand Mathieu est-il aussi beau ?
Reprends-toi, Antoine !
Le Patron éloigne un instant son visage du sien et marmonne à lui-même d'une voix menaçante et résignée :
- Tu réagis toujours pas, gamin ? C'est toi qui l'aura voulu...
Que... ? a le temps de penser le plus grand avant que son T-shirt ne soit carrément déchiré du haut vers le bas en un large mouvement visiblement habitué à la chose.
- Mathieu... hoquette-t-il en retenant son souffle, sentant une main se diriger vers un endroit qui abrite le peu de contrôle qui lui reste...
.
C'était une erreur de répondre à Antoine. Il est toujours trop réceptif lorsqu'il s'agit de lui. Il faut qu'il se retire. Loin. Plus loin, pour ne plus l'entendre, ne plus le voir... Juste sombrer dans l'oubli...
…
- Mathieu...
Un appel, de la part d'Antoine – il reconnaît si facilement cette voix – se fait entendre, troublant le brouillard rassurant et cotonneux qui l'envahit doucement et l'empêche gentiment de voir le temps passer. Tais-toi. Le YouTuber ne veut vraiment pas entendre la voix de son ami, aussi implorante et tremblante soit-elle.
Minute ! Implorante et tremblante ? Ça ne ressemble vraiment pas à Antoine, ça. Même lorsqu'il était vraiment au bord de la dépression, Mathieu n'a jamais entendu le plus grand laisser filtrer une telle impuissance.
Que se passe-t-il... ? Le présentateur de « Salut les Geeks » maudit sa propre faiblesse qui le pousse à s'ouvrir aux signaux de son corps, à voir, à entendre, à ressentir.
Yeux écarquillés alors que ses jambes se dérobent sous lui.
- Tu ne m'as pas laissé le choix, gamin...
Yeux qui fixent, hypnotisés, la scène à laquelle il assiste – la scène dans laquelle il joue ?
Et Mathieu observe cette main (sa main) qui imprime un mouvement de va-et-vient ferme et puissant sur le membre gorgé de sang de son ami – mais l'appellation « ami » a-t-elle un sens alors que Mathieu sent un sentiment d'incroyable plaisir qui l'envahit lorsqu'il voit Antoine sous le contrôle du Patron (son contrôle) ?
Un haut-le-cœur qui le saisit et le terrasse en comprenant l'ampleur de ce qu'il vient de ressentir, un dégoût de lui-même et une fureur assassine envers celui qui lui fait subir tant d'émotions dont il ne soupçonnait même pas l'existence.
Et Antoine est devant lui, à sa merci, emprisonné, le peu de vêtements qui lui restent en lambeaux. Si désirable, si beau.
- Non !
Sans avoir le temps de réaliser ce qu'il se passe, il se sent brutalement projeté dans son corps sous l'empire brouillon et malmené de ses sentiments qui vocifèrent en une seule et même voix.
Il sent tout ce qu'il refusait lui revenir de droit, il sent sa langue qui attaque et conquiert la bouche d'Antoine, il sent sa main crispée qui tient deux poignets qui se secouent sans réelle conviction contre elle et l'autre qui enferme la virilité du chevelu, il entend les gémissements étouffés qu'ils poussent tous deux, il voit les yeux marron du YouTuber entraînés dans une masse informe de sentiments, il hume cette odeur entêtante de musc qui agresse ses narines.
Et alors, Mathieu hurle. Exposé. Vulnérable. Trahi.
.
Antoine se sent glisser vers le fond. Au-delà de l'humiliation et de la honte, au-delà de ces émotions qui lui martèlent l'estomac, il y a le plaisir. Malsain et répugnant. Il y a le corps de Mathieu qu'il voit sous un jour nouveau, son propre désir qu'il n'avait même pas conscience d'avoir qui lui explose à la figure, et il y a l'impuissance.
Il ne contrôle plus son corps, et il bande, bordel de merde. Et il se sent tellement, tellement misérable.
Brusquement, la torture délicieuse qui s'exerçait sur son entrejambe s'arrête, et Antoine se retient de justesse de pousser un pathétique gémissement de frustration. Sa bouche et ses bras sont libérés tout à coup, et le chevelu s'écroule à moitié sur lui-même.
Un cri de pure souffrance le fait relever immédiatement la tête, et il a le temps de voir deux yeux bleus brouillés avant qu'ils ne se durcissent et que le Patron ne crache :
- Je ne te laisserai pas repartir, gamin !
Perdu, le présentateur de « What The Cut !? » sent ses yeux lui piquer désagréablement lorsqu'il comprend qu'il a été utilisé depuis le début. Juste un appât dont on se fiche des états d'âme pour récupérer Mathieu. Et par quel moyen... ! Antoine savait que le Patron était prêt à tout. Mais il faut croire que lui et le criminel n'ont pas la même définition de ce « tout », le YouTuber y apposant tout de même une barrière mentale implicite. Il semblerait que ce ne soit pas le cas de la plus noire des personnalités de Mathieu.
À quoi je m'attendais, c'est le Patron... Pendant un moment, il avait cru... Il avait cru que pour Mathieu, ses personnalités pourraient changer. Mais tout pendant que le Patron utilisait le corps d'Antoine pour faire réagir son créateur, pas une seule des personnalités n'avait tenté de l'en empêcher. Il compte donc si peu ?
Un nouveau cri qui semble dépasser la loi de la physique sous la puissance des décibels expulsés retentit, et Antoine voit avec horreur un combat entre les personnalités et leur créateur sur le visage de Mathieu, qui transforme son visage sans interruption, passant d'une grimace peinée et douloureuse à une détermination destructrice et absolue, laissant quelques fois un visage effrayé et triste ou encore un autre résigné et fatigué.
Et entre deux cris animaux poussés par Mathieu, les personnalités parlent, crient, pleurent, véritable chaos ambiant qui finira par fatalement les faire sombrer.
- Arrête Patron, regarde à quel point il souffre !
- Mathieu... ne... repartira... pas, gamin !
- Ça suffit gros, tu nous entraîne tous dans ton terrain !
- Bordel, réfléchis un peu, on n'est pas tous aussi endurants que toi !
- Il n'y a pas que toi qui souffres, Patron, et tu nous entraîne dans ta chute !
- Cassez-vous, merde, je vais me débrouiller tout seul, mais ne me gênez pas !
- Mathieu... Mathieu, je ne l'ai jamais vu comme ça... C'était une erreur, Patron, une erreur...
- La ferme gamin, je ne le laisserai pas nous abandonner encore une fois ! Assume tes responsabilités, Mathieu !
- Ça va mal finir gros !
La peur et l'inquiétude paralysent Antoine, qui ne peut qu'assister, tel un spectateur enchaîné à son siège, à la chute et la lutte des personnalités sous les cris déchirants et de plus en plus faibles de leur créateur.
Puis brusquement, les vociférations, les cris, les pleurs, tout s'arrête. Irréalité du moment, deux regards se croisent, l'un chocolat et l'autre océan, et se comprennent. Un éclair passe, et ils savent. Antoine sait que Mathieu s'est fait piéger à cause de lui, Mathieu sait qu'Antoine est perdu au milieu d'une tempête de sentiments qu'il est incapable d'identifier. Ils savent ce qu'il s'est passé, et qu'ils ne pourront pas faire semblant.
Par-dessus tout, ils savent tous les deux à quel point Mathieu était terrifié de revenir.
Et là, alors, le visage du plus petit s'affaisse, reprend enfin une expression qui lui appartient, mais est-ce vraiment une bonne chose ?
Remettant maladroitement son pantalon, le chevelu approche doucement une main de l'épaule de son ami, craignant que le moindre toucher fasse voler en éclats le peu de contrôle que Mathieu a pu saisir et afficher. Mais avant qu'il ait pu achever son geste, des larmes roulent par dizaines sur les joues du plus petit, et le présentateur de « What The Cut !? » sait qu'il ne s'agit pas du Geek, parce que ces pleurs-là sont silencieux et rares, et une innocence détruite s'en échappe, lentement, irrémédiablement.
- Mathieu... ? prononce-t-il, hésitant.
Incapable de lui répondre, son ami ne peut que hocher la tête dans un geste convulsif, recroquevillé sur lui-même tel un animal blessé, tremblant de tous ses membres.
Et alors, Antoine, sentant à son tour une larme rouler sur sa joue, attire le plus petit à lui dans un geste protecteur, et le serre avec force dans ses bras.
Aujourd'hui, ils ont tous les deux compris quelque chose. Mais cette chose, au moment-même de sa découverte, est partie en fumée, aspirée dans les méandres dangereux d'un homme qui a joué le tout pour le tout, et ne le regrette probablement pas. Parce qu'il ne regrette jamais.
Mais Antoine n'est pas le Patron, et en sentant le corps fragile de son ami pressé contre le sien, si différent de la démonstration de force à laquelle il a eu droit, il regrette ; profondément.
Il se demande si ce qui s'est brisé entre eux pourra jamais être réparé. Il se demande si Mathieu sent la même cassure que lui dans son cœur. Il se demande lequel des deux a le plus perdu, aujourd'hui.
Promis, ce ne sera pas toujours comme ça, ça va bientôt s'arranger. Enfin, peut-être pas tout de suite... :3
La bonne réponse était en effet la 3, "Matthieu va revenir mais ne va pas du tout assumer les agissements du Patron". Bon certes, c'était pas si difficile à trouver, on commence à me connaître xD Bravo quand même à RoronoaAgathou, Papioutche, Nahira Unsho (sérieux, je vais mettre un peu de temps à m'y faire, à ce nouveau pseudo), SunWings, kittytheanimatronicscat, Eya Silvers et servanebarre2307 ! Vous déchirez les gens !
Alors Peter Queen, le hasard ne fonctionne pas toujours ^^ Et Evig Morder, je ne suis en général pas si marrante que ça xD
Bon, on ne casse pas les bonnes habitudes ! A votre avis :
1) Mathieu va s'enfuir de chez Antoine
2) Antoine va se refermer complètement
3) Le Patron va obliger Mathieu à faire face à la situation
4) Une personnalité va reprendre le contrôle du corps de Mathieu pour débloquer la situation
5) Antoine et Mathieu vont tous les deux traverser une phase de déni
Ah AH, mais quelle réponse est-ce ?
A VOS CLAVIERS, mes chéris !
