Disclaimer : Les personnages d'Hetalia appartiennent à Hidekaz Himaruya.

Notes : Voici le nouveau chapitre de cette fic ! Il est bien fluff celui-là. J'aime le fluff. Bon, ça le sera moins dans le chapitre suivant (enfin un peu quand même enfin bref :p).

Donc dans ce chapitre il y a mention de PruCan, de la FACE Family (et donc du FrUk… mais peu par rapport à ce que je fais d'habitude !)

Je ne vois pas trop quoi dire d'autre alors bonne lecture à tous !

Réponse à Zbz : Je suis contente que ça compense, surtout que j'aime pas trop être en retard ! Voici donc la FACE Family ! :D Et pour la bouffe de l'asile, ma meilleure amie qui y est allée confirme que c'est parfaitement infect. Je suppose que c'est pas le cas partout quand même, mais bon !


Chapitre 7 : Oasis

Alfred avait un appartement à lui, qu'il payait et entretenait tout seul, mais un dégât des eaux l'avait temporairement trop endommagé pour qu'il soit habitable. En attendant que les travaux se finissent, le médecin vivait chez ses parents qui habitaient dans la même ville.

Normalement, il aurait proposé à Ivan de dormir chez lui, mais cela étant impossible, le blond avait demandé à ses parents. Ces derniers n'avaient vu aucun inconvénient à héberger sous leur toit un patient d'hôpital psychiatrique, qui y avait été envoyé par un juge d'instruction.

Oui, Ivan trouvait cela complètement étrange. Ils devaient faire énormément confiance à leur fils pour accepter une telle chose...

Quoiqu'il en soit, le slave avait tout d'abord refusé la proposition d'Alfred. Cela le gênait trop, il avait peur de se confronter à des gens normaux, de la vraie vie. Il avait peur de tout gâcher si jamais son autre lui sortait... en bref, l'idée ne lui inspirait rien qu'y vaille.

Alfred avait cependant tant et si bien insisté qu'Ivan avait consenti à au moins y aller pour le dîner.

L'Américain l'emmena à la maison familiale. Cette dernière était plutôt grande sans être une villa pour autant. Les murs étaient blancs, les tuiles plutôt sombres, et dans l'ensemble, elle semblait être plutôt moderne.

Alfred le fit entrer.

-Mes parents ne sont pas encore là. Y'en a un qui travaille et l'autre à la librairie ! Pour des heures et des heures, certainement.

Ivan sourit. Il pouvait comprendre. Il aurait volontiers planté une tente dans une librairie pour y vivre s'il avait pu.

Alfred lui fit visiter la maison. Les pièces étaient spacieuses, le mobilier moderne, surtout en ce qui concernait la cuisine. Cette dernière était immense et extrêmement bien équipée. Sûrement parce que son père tenait un restaurant.

Il y avait aussi un immense bureau qui servait de bibliothèque, un salon confortable avec une télé à écran plat et plein de films et séries dans les étagères prévues à cet effet. Tout était clair et chaleureux. Une vraie maison familiale, comme Ivan en rêvait lorsqu'il était plus jeune. Rien à voir avec la sienne, petite, délabrée.

-Désolé de t'avoir un peu forcé la main... s'excusa Alfred en lui servant un verre d'eau. C'était aussi pour une étape de ta guérison. Reprendre contact avec le monde extérieur c'est une bonne chose mais... il faut aussi communiquer avec les gens. Voir d'autres personnes que ceux qui errent dans l'hôpital. Ce n'est pas facile, mais c'est nécessaire.

Ivan acquiesça. Il avait bien compris que la démarche d'Alfred n'avait pas été totalement innocente non plus. Cela avait un but médical.

Il but tranquillement son verre d'eau. Dire que la situation ne l'angoissait pas aurait été mentir...

-Et puis surtout, vu le temps que tu es resté là-bas... je me suis dit qu'une vraie permission, de deux jours, te ferait du bien. Tu n'allais tout de même pas dormir à l'hôtel...

-H-hum... répondit Ivan.

Les deux hommes discutèrent un bon moment. Alfred voulait qu'Ivan pense à autre chose que l'univers dans lequel il évoluait habituellement. Le blond voyait bien que cette journée lui avait fait du bien et il en était heureux.

Il s'attachait de plus en plus au Russe. Celui-ci était intéressant lorsqu'il parlait, son sens de l'humour un peu moqueur lui plaisait... il y avait des tas de choses qu'il aimait chez lui. Il sentait que le slave était réellement quelqu'un de bien, à qui il était arrivé de mauvaises choses.

Au bout d'un moment, ils entendirent la porte s'ouvrir puis se refermer. Ivan se sentit aussitôt gêné et mal à l'aise, et pria pour qu'il s'agisse du frère d'Alfred, qu'il avait déjà vu.

Il faillit soupirer de soulagement quand il vit que c'était effectivement le blond aux yeux violets.

-Bonjour Ivan, lui sourit gentiment le nouvel arrivant.

-B-bonjour...

-Hey Mattie ! s'exclama Alfred. Tu vas bien ?

-Oui et vous deux ?

Les deux jumeaux se mirent à discuter, et Ivan leur fut reconnaissant de l'inclure dans leur discussion. Il se serait senti très mal s'il avait été mis à l'écart.

Alfred s'installa à côté de lui sur le canapé en cuir couleur crème et Matthew en face d'eux deux.

-Je me demandais ce que tu faisais comme études, avant ? questionna Matthew. Si tu en faisais bien sûr !

-J'ai fait des études de Management... j'avais le choix entre ça, médecine ou une prépa d'Ingénieur... j'ai préféré faire ce qui me pourrirait le moins la vie, avoua le slave.

-Tu n'avais pas d'autres choix ? fit son vis-à-vis, surpris.

-Mon père ne me l'a pas laissé.

Matthew fit un « Oh » un peu gêné. Alfred se sentit un peu mal à l'aise. Il savait bien qu'Ivan et sa famille étaient plutôt pauvres, et il venait de se rendre compte d'un coup qu'avec sa maison, la bonne situation de ses parents… il étalait un peu sa « richesse » devant ses yeux.

Techniquement ce n'était pas « sa » richesse puisqu'il avait fait des petits boulots assez tôt pour se payer le permis, ses études, son logement, histoire d'être totalement indépendant, mais tout de même…

Ivan dut sentir un malaise s'installer car il sourit et questionna alors le jumeau de son médecin sur son métier.

-Je suis zoologiste au Canada ! révéla Matthew. J'étudie la faune de là-bas, surtout les ursidés. D'ailleurs, je suis allé en Russie, dernièrement, pour une collaboration. Je me demandais si tu y étais déjà allé ou bien si tu en étais juste originaire ?

-J'y ai vécu cinq ans et j'y suis allé pendant trois ans en vacances, répondit Ivan. Maintenant, ça fait des années que je n'y suis plus retourné. Et vous, vous êtes Américains tous les deux, c'est ça ? Vos parents aussi ?

-Oui ! répondit Alfred. Et non, c'était notre mère, l'Américaine !

-C'était ?

-Oui, notre père ne vit plus avec elle ! En fait, on ne l'a presque pas connue !

Ivan supposa donc que leur père avait du se remarier avec une autre femme.

Ils discutèrent encore un peu, Matthew parla un peu de son travail, surtout d'un collègue allemand. Ses yeux brillaient tellement quand il parlait de ce dénommé Gilbert qu'il n'y avait que peu de doutes à avoir sur ses sentiments envers lui. Alfred le taquina à ce sujet d'ailleurs, et essaya de le convaincre de l'inviter chez eux.

-Il est au Canada, là ! protesta Matthew. Et puis je ne veux pas que tu lui racontes des bêtises ! Je ne veux pas que tu gâches tout !

-Que je gâche quoiiiiiiii ? sourit largement Alfred.

Les joues de l'autre blond s'empourprèrent et Ivan eut un petit sourire.

Ils se ressemblaient beaucoup physiquement, mais c'était amusant de constater à quel point leurs caractères divergeaient. L'un était vif, énergique, parlait fort et beaucoup, tandis que l'autre était timide, doux, et avait une voix toute douce. Cependant, les deux Américains semblaient s'entendre à merveille, et ils se complétaient bien.

-Tu rougis Mattie, tu rougis ! Il te plaît !

Alors que Matthew bredouillait quelque chose d'inintelligible, la porte d'entrée s'ouvrit de nouveau, et une voix claire et chaleureuse retentit dans la maison.

-Alfred ? Mattie ? Vous êtes rentrés ? s'exclama le nouveau venu.

-On est dans le salon, avec Ivan, papa ! répondit Alfred d'une voix forte.

Les bruits de pas se firent de plus en plus proches, et Ivan regrettait de ne pas avoir son écharpe pour cacher son visage dedans…

Minute. À quoi venait-il de penser, là ?

Son écharpe ?

Qu'est-ce qu'il…

-Bonjour tout le monde ! Bonjour Ivan, mon fils m'a beaucoup parlé de vous ! Je m'appelle Francis !

Ivan se leva un peu timidement pour serrer la main de l'homme qui venait d'apparaître, et ce même s'il le dépassait d'environ trente centimètres.

Le père des jumeaux avait des cheveux blonds mi-longs, une légère barbe sur le menton et la mâchoire et des yeux bleus profonds, qui n'étaient cependant pas les mêmes que ceux d'Alfred. Il avait un sourire lumineux, les yeux qui pétillaient, et était bien habillé avec sa chemise bleue claire lissée et son pantalon blanc.

-En-enchanté… répondit Ivan.

La présence d'Alfred près de lui le rassurait, et son stress ne semblait pas suffisant pour que son autre lui surgisse. D'ailleurs, celui-ci ne parlait même pas. Il était tapis bien tranquillement dans un coin de sa tête. Bien. C'était une bonne chose.

-Vous allez bien ? lui demanda le patriarche.

-Ou-oui, merci.

-Je suis désolé de ne pas rester très longtemps pour vous parler… s'excusa-t-il. Je dois préparer le repas pour ce soir !

-Tu veux que je t'aide ? intervint alors le blond aux yeux violets.

-Oui, merci, Mattie ! lui sourit affectueusement son père.

Les deux s'en furent dans la cuisine tandis qu'Alfred restait avec Ivan. Il lui sourit gentiment et posa une main rassurante sur son épaule.

-Ça va aller, t'en fais pas ! s'exclama le blond.

Ivan acquiesça, un peu gêné. Ils continuèrent de parler, tandis que, de la cuisine, commençait à émaner une bonne odeur de nourriture. Il avait oublié sa pensée à propos de l'écharpe.

Au bout d'une heure, la porte d'entrée s'ouvrit une nouvelle fois.

Cependant, contrairement à ce qu'Ivan pensait, ce ne fut pas une femme qui pénétra dans le salon.

-Daddy ! s'exclama Alfred avec un grand sourire.

Ivan fut particulièrement surpris de cette interjection mais n'en montra rien. L'homme était plus petit que le premier. Il était blond lui aussi, ses yeux étaient d'émeraude. Il semblait plus réservé et avait des sourcils particulièrement fournis…

-Bonjour ! sourit-il à Ivan en lui tendant la main. Je suis Arthur ! Mon fils parle beaucoup de vous !

Alfred s'empourpra. POURQUOI ses deux pères avaient éprouvé le besoin de dire qu'il leur avait beaucoup parlé d'Ivan ?

Ce dernier ne commenta pas ce fait non plus mais en fut particulièrement heureux.

Il sourit à Arthur et lui serra la main.

-Enchanté, le salua-t-il avec un petit sourire.

-Moi de même !

Arthur resta pour leur parler un petit peu, leur demander si leur journée s'était bien passé, puis il fila retrouver Francis et Matthew dans la cuisine.

-Je ne savais pas que tu avais deux pères, sourit Ivan.

Alfred se tourna vers lui, avec un air étonné peint sur son visage.

-Quoi ? Je l'ai jamais dit ? Oh… désolé, pour moi c'était évident !

-Oh, ce n'est pas grave. Ça m'a surpris parce que je ne m'y attendais pas, c'est tout, sourit Ivan. Lequel est ton père biologique ? Arthur ?

-Yes ! Les gens croient souvent que c'est Papa à cause des yeux ! Mais non, c'est Daddy !

Il ponctua sa phrase d'un grand sourire et Ivan fut amusé de la distinction qu'il faisait entre ses deux pères, en utilisant un mot en anglais et un en français.

-Je suppose que ton père adoptif est français, donc ?

-Yep ! Daddy l'a rencontré peu après notre naissance. Il a préféré rompre avec notre mère plutôt que de la tromper. On l'a un peu connue mais elle nous cassait tellement les pieds, à tous, et en plus elle était tellement homophobe qu'aucun de nous n'a envie de la revoir…

-Oh, je vois…

Dire que lui-même avait un père homophobe… Ivan retint un sourire amer. Parfois il se demandait comment il aurait réagi en sachant que son seul fils aimait les hommes. S'il l'avait su avant, il n'y aurait pas eu de doute à avoir sur la réponse à cette question, mais Ivan faisait désormais deux bons mètres. Même s'il n'était plus aussi musclé qu'avant, il restait impressionnant.

-Je trouve ça super que tu le prennes bien ! sourit Alfred. Je sais que la Russie… enfin je prétends pas que tous les Russes sont pareils, pas du tout, hein…

Alfred rougissait de plus en plus à ses paroles et Ivan vint à son secours en souriant.

-Ne t'en fais pas, je comprends. Mon père à moi n'est pas du tout tolérant là-dessus, mais je suis totalement différent de lui.

Alfred décida tout de même d'orienter la discussion sur des sujets plus joyeux que l'homophobie, et ils allèrent se promener dans le grand jardin en attendant que le repas soit prêt. Il y avait énormément de rosiers et l'Américain révéla que c'était là l'œuvre d'Arthur.

Il y avait des lys, également, les fleurs préférées de Francis apparemment. Les deux se mariaient très bien. La floraison semblait tardive, mais cela embaumait le jardin avec un parfum envoûtant.

-Je pense qu'on va manger dehors ! sourit Alfred. C'est beau ici, hein ?

Ivan contempla un bassin qui glougloutait doucement, avec des plantes et plein de poissons à l'intérieur.

-C'est magnifique, répondit Ivan en lui renvoyant son sourire.

Le visage d'Alfred s'illumina encore plus si cela était possible et Ivan se sentit heureux d'être là, avec lui. Quelque chose céda en lui et il posa sa main sur son poignet, pas loin des doigts de l'Américain.

-Je veux bien rester ici ce soir.

-Really, man ? C'est super super super super géniaaaaaaaaaaaal ! s'exclama son ami, des étoiles dans les yeux.

Son regard si content réchauffa Ivan et lui donna l'impression d'avoir une nuée de papillons dans l'estomac.

Si l'on ne comptait pas Katyusha, c'était la première fois que quelqu'un était à ce point heureux de sa présence, de façon saine et naturelle.

Et cela le comblait de bonheur. Il avait une place dans la vie de quelqu'un, qu'elle fusse petite ou moyenne… cela lui suffisait amplement.

Surtout si c'était la vie d'Alfred.

Ils restèrent là, silencieux, devant le bassin, jusqu'à ce que la voix d'Arthur les appelle à venir à table.

Les deux hommes allèrent s'installer à la table de jardin, côte à côte. Alfred avait dû sentir que si le malade n'avait pas son médecin à ses côtés, il risquait d'en faire une crise d'angoisse. Ce qui était la réalité, Ivan ne se sentait pas capable de s'éloigner de lui en territoire inconnu pour l'instant.

Francis servit les plats et le repas se passa tranquillement.

Ivan avait eu un aperçu du talent du Français grâce aux pâtisseries que lui apportait l'Américain, mais il put constater dès lors que tout le repas était un véritable délice. Il n'avait jamais aussi bien mangé de toute sa vie, surtout depuis qu'il était à l'hôpital. Le slave en aurait presque pleuré.

Les pères d'Alfred et son frère furent d'une compagnie très agréable, lui posant des questions sur lui sans être trop intrusifs.

Il apprit donc qu'Arthur travaillait pour le gouvernement, sans qu'il n'ose demander quel poste il occupait, et que lui aussi était passionné de lectures. Ils purent tous deux échanger sur leurs livres favoris, d'autant plus que la fantasy était également le genre préféré d'Arthur. L'Anglais lui promit même de lui prêter des livres.

Jamais Ivan n'avait passé si bonne soirée, et il ne cessa de remercier ses hôtes pour cela, et complimenta également la nourriture de Francis.

Les parents d'Alfred eurent du mal à assimiler le fait que ce grand Russe timide était enfermé en hôpital psychiatrique depuis un bon bout de temps. Ivan lui-même réussit à se sentir presque normal, bien qu'il sentît que ça n'allait pas durer éternellement. Ses ténèbres étaient bien loin d'être dissipées. Cette soirée était un peu comme un bel oasis en plein désert hostile et aride.

Il avait encore beaucoup de chemin avant d'avoir fini de le traverser, ce désert.

Après qu'Ivan eut aidé à débarrasser la table et qu'il eut encore un peu discuté avec la famille d'Alfred, il bailla. Les horaires de l'hôpital avait réglé son cycle de sommeil comme du papier à musique.

Alfred l'emmena dans sa propre chambre.

-Je t'ai installé un lit dans ma chambre, pour que tu ne sois pas seul dans un endroit inconnu ! déclara-t-il.

-Merci… souffla Ivan, reconnaissant.

-Oh, et tiens ! J'ai pris des affaires à toi à l'hôpital !

Ivan prit le sac qu'Alfred lui tendait et lui fit un petit sourire, qui lui renvoya Alfred mais en plus éblouissant.

Alfred lui ouvrit la salle de bain d'à côté pour qu'il puisse s'y changer, et se mit en pyjama lui-même en attendant. La journée avait été bien remplie et il était fatigué…

L'Américain s'allongeait dans son lit quand Ivan revint dans la chambre. Il s'allongea à son tour.

-Merci beaucoup… murmura-t-il.

-De rien ! répondit Alfred. C'est normal ! Je suis sûr que tout va aller de mieux en mieux… tu vas guérir ! Ça va prendre encore un peu de temps, mais tu vas guérir ! J'en suis persuadé ! Et puis, j'en fais mon affaire personnelle, ah ah ah ah ah !

Ivan sourit dans le noir.

Il guérirait… ne serait-ce que parce que les battements rapides de son cœur en présence de l'Américain lui donnaient l'impression qu'il pouvait tout faire pour lui.


C'est donc la fin de ce chapitre ! Il était plus long que les précédents d'ailleurs, et j'en suis fière vu que je n'ai pas eu beaucoup de temps pour l'écrire ! J'espère que vous l'avez apprécié ! N'hésitez pas à me laisser vos avis… un repas avec la FACE Family vous sera offert ! :D

À la prochaine, merci de votre fidélité à tous !